Projecteur Flakscheinwerfer 60 Cm 36 Stromaggregat Moscou









Projecteur Flakscheinwerfer Flak-Sw 36  60cm  Stromaggregat Moscou
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Flakscheinwerfer (Flak-Sw 36, diametre 60cm) sur remorque Sd.Ah.51 avec son Stromaggregat (380V / 60V; 90A; 8 KW). Les projecteurs de recherche allemand de la deuxième guerre mondiale ont été utilisés pour détecter les avions ennemis pendant la nuit. Il existe trois grandes tailles, 60, 150 et 200 centimètres. Les projecteurs de recherche utilisent une haute puissance lumineuse avec des lampes à arc de carbone, couplé à une forte génératrice autonome à moteur BMW à essence.
Un  des plus petis Projecteurs Mobile utilisés par les Allemands Posée sur une remorqueà un essieu Sd.Ah.51 le  projcteur de 60 cm et sa generatrice  de  85-volt, 8 kW.  pouvait être tractée par un  Krupp Protze L 2 H 143,  ou des vehicules legér comme les type Sd.Kfz. 83

Le Sonderanhänger 51 (Sd.Ah. 51)

Identité. Le Sd.Ah. 51 est une remorque spéciale à un seul essieu, donc à deux roues. Sa désignation officielle allemande était Sonderanhänger (1 achs.). C'est l'une des remorques les plus répandues de la Flak légère.

Destination principale : la 2 cm Flak. Elle a été conçue avant tout pour transporter les canons antiaériens 2 cm Flak 30 et 2 cm Flak 38 avec leurs équipements. Sa désignation complète énumère d'ailleurs ses usages : canons de 2 cm, caisse d'accessoires et de munitions, et projecteur de 60 cm. Le principe est le même que pour les grosses remorques de Flak : la pièce est posée sur la remorque pour la route, puis déchargée au sol pour le tir.

Emploi pour les projecteurs. C'est ce qui la relie à nos sujets précédents. Le Sd.Ah. 51 portait aussi le Flakscheinwerfer 36 de 60 cm, le petit projecteur de la Flak légère, utilisé pour la défense rapprochée et l'éclairage à courte portée. C'est une autre catégorie que les 150 cm, qui eux roulaient sur les lourds Sd.Ah. 102 puis 104.

Caractéristiques. C'est une remorque légère, avec un châssis simple et une plateforme de chargement. Elle pouvait être tractée par des camions comme par des tracteurs d'artillerie, ce qui permettait de mettre rapidement en batterie un canon ou un projecteur, un atout pour les unités de Flak mobiles. Son cadre inférieur en « U » était très robuste, adapté à la route comme au tout-terrain. Elle apparaît à la fin des années 1930 et est décrite dans un manuel de 1938 (L.Dv.).

En pratique, on la voit souvent derrière les semi-chenillés porte-Flak de 20 mm. Au fil des campagnes, elle servait souvent de remorque à tout faire, chargée de munitions et de matériels divers.

À propos du siège pour l'opérateur. Les sources que j'ai consultées ne mentionnent pas ce détail. Il est possible que certaines versions aient eu un siège, par exemple pour un servant chargé du frein, comme sur d'autres remorques allemandes de l'époque. 

Ce dossier documente deux pièces d'équipement complémentaires de la défense antiaérienne légère allemande de la Seconde Guerre mondiale : un projecteur de repérage nocturne de 60 cm de diamètre (Flakscheinwerfer 36) et le groupe électrogène mobile (Maschinensatz) qui l'alimentait en électricité.
Le projecteur : 60 cm Flakscheinwerfer 36 (Flak-Sw 36)
Désignation
60 cm Flakscheinwerfer 36 (Flak-Sw 36)
Rôle
Projecteur de repérage nocturne pour la DCA légère/moyenne (leichte/mittlere Flak)
Miroir
Parabolique en verre, 60 cm de diamètre, 25 cm de focale
Lampe
Lampe à arc à courant continu auto-régulatrice (Invert-Hochleistungslampe)
Intensité lumineuse
≈ 150 millions de bougies Hefner (soit environ 1 300 000 candelas)
Alimentation de la lampe
60 V, 90 A en fonctionnement normal
Portée de détection
2 000 à 5 000 m selon les conditions météorologiques
Poids
≈ 643 kg
Affût / transport
Sonderanhänger 51 (remorque spéciale à deux roues, dotée d'un siège pour l'opérateur)
Fabricant
AEG, Werk Gerätebau Oberspree, Berlin (entre autres)
Production
Plus de 6 300 exemplaires
Équipage
1 chef de projecteur (Scheinwerferführer) + 3 servants

 
Le faisceau du projecteur pouvait être obturé par une bande de volets métalliques verticaux (« Labyrinthblende »), disposés devant la vitre de fermeture, servant à masquer rapidement la lumière. Un ventilateur électrique intégré dans la partie basse du boîtier assurait le refroidissement de l'appareil.
2. Le groupe électrogène : le Maschinensatz
L'appareil à cadrans et prises bleues photographié à côté du projecteur en est le groupe électrogène mobile — désigné « Maschinensatz » dans la nomenclature allemande — chargé de produire et de réguler le courant nécessaire à la lampe à arc du projecteur. Une caisse en bois posée devant l'ensemble porte l'inscription « Vorratsstelle 2. Masch. Satz FSV 6 kW », confirmant qu'il s'agit bien d'un groupe électrogène de secours/rechange d'une puissance de 6 kW, affecté au 2? équipement d'une unité de projecteurs.
  • Un moteur thermique entraînant une génératrice ;
  • Un tableau de bord avec ampèremètres, voltmètres et rhéostats de réglage, permettant de stabiliser la tension et l'intensité fournies à la lampe à arc du projecteur ;
  • Des prises de raccordement (les fiches bleues visibles sur le panneau) reliant le groupe au câble d'alimentation du projecteur, câble enroulé sur un tambour fixé sur le flanc de l'appareil ;
  • Un ventilateur de refroidissement du moteur.
Pour un projecteur de 60 cm consommant environ 60 V × 90 A (soit environ 5,4 kW), un groupe de 6 à 8 kW correspond exactement à la puissance nécessaire — les groupes associés aux projecteurs plus grands (150 cm, 200 cm) devaient fournir bien davantage : de l'ordre de 24 kW (Maschinensatz 33/37, 200 A sous 110 V) pour le 150 cm Flakscheinwerfer 34, et jusqu'à 60 kW pour le très grand projecteur de 200 cm.
 
Vue de l ensemble  Goupe et projecteur.
 
 Emploi tactique : le couple projecteur / repérage acoustique
Le Flakscheinwerfer ne fonctionnait pas seul : dans la défense antiaérienne allemande, chaque batterie de projecteurs était associée à des appareils d'écoute acoustique, les Ringtrichter-Richtungshörer (RRH), ou « Horchgeräte », destinés à détecter et à localiser approximativement les avions ennemis de nuit avant l'illumination par le projecteur.

Le Ringtrichter-Richtungshörer (RRH) et les Horchgeräte

Le principe. Avant le radar, le seul moyen de localiser un avion la nuit était de l'écouter. Les Horchgeräte (« appareils d'écoute ») allemands reposent sur l'écoute binaurale. Deux cornets écartés d'une certaine distance renvoient le son vers les deux oreilles d'un opérateur casqué. Si le son arrive plus tôt à une oreille qu'à l'autre, l'avion n'est pas dans l'axe. L'opérateur fait pivoter l'appareil jusqu'à entendre le son « au centre de la tête » : l'appareil pointe alors vers la source sonore.

Le RRH. Le Ringtrichter-Richtungshörer (« écouteur directionnel à cornets annulaires ») est l'appareil standard de la Flak allemande à la fin des années 1930. Il se reconnaît immédiatement à ses quatre grands cornets en forme d'anneau (Ringtrichter), montés sur un affût orientable. Ils sont groupés en deux paires :

  • une paire horizontale, qui donne l'azimut (direction) ;
  • une paire verticale, qui donne le site (hauteur angulaire).

Deux opérateurs travaillent en parallèle, un par axe, chacun avec son casque, et suivent l'avion en continu. La forme annulaire des cornets devait améliorer la captation et la directivité par rapport aux anciens pavillons en trompette. La portée d'écoute était de l'ordre d'une dizaine de kilomètres par bonnes conditions, beaucoup moins avec du vent ou des bruits parasites.

Le problème du retard du son. C'est le défaut fondamental de tous les Horchgeräte. Le son met du temps à parvenir au sol : un avion entendu à 5 km a déjà parcouru plusieurs centaines de mètres, voire plus d'un kilomètre, depuis l'émission de ce son. L'appareil pointe donc vers l'endroit où l'avion était. Pour corriger cette erreur, on utilisait un Umwertungsgerät, un calculateur mécanique qui estimait la position réelle à partir de la vitesse du son, de la hauteur et de la vitesse supposées de la cible. Il corrigeait aussi la parallaxe, c'est-à-dire la distance entre l'appareil d'écoute et le projecteur.

La liaison avec le projecteur. Avec le Sw 34, les données corrigées étaient transmises à l'équipe du projecteur par téléphone ou par des cadrans récepteurs, et les servants pointaient à la main. Avec le Sw 37, un système de transmission électrique permettait d'asservir le projecteur à distance. Le projecteur était allumé une fois pointé vers la position calculée, puis l'équipage corrigeait à vue.

Limites et remplacement. Les limites étaient nombreuses : précision médiocre (quelques degrés d'erreur), sensibilité au vent et à la température, confusion quand plusieurs avions volaient ensemble, et fatigue des opérateurs. Les avions de plus en plus rapides et hauts aggravaient encore l'erreur due au retard du son.

À partir de 1940-1941, le radar Würzburg remplace progressivement l'écoute pour le guidage des projecteurs maîtres. Les Horchgeräte restent pourtant en service comme moyen de secours, notamment face au brouillage radar après 1943, et dans les secteurs moins bien équipés.

Pour les caractéristiques exactes (dimensions, portée, précision), les chiffres varient selon les sources. Les documents techniques d'époque et les ouvrages spécialisés sur la Flak restent la meilleure référence.


 
Le RRH se composait de quatre pavillons acoustiques réunis en couronne, montés sur un affût orientable, actionnés par deux opérateurs (« Horcher ») dotés d'une excellente acuité auditive, entraînés à percevoir simultanément le bruit moteur de l'avion dans les deux oreilles pour en déduire la direction. Un calculateur de délai, fixé à l'arrière de l'appareil, corrigeait ensuite l'écart entre l'émission du son et sa réception, en tenant compte du déplacement estimé de la cible pendant ce laps de temps. Avant-guerre, chaque batterie de projecteurs lourds (150 cm) alignait ainsi de six à neuf projecteurs associés à autant de RRH.
Une fois la direction approximative de l'appareil ennemi obtenue par l'écoute, le projecteur balayait le ciel dans cette direction pour accrocher visuellement la cible, permettant alors aux pièces de DCA de pointer et de tirer, ou aux chasseurs de nuit de repérer l'avion illuminé.
 Contexte historique
Après une interruption de développement imposée par le traité de Versailles, l'Allemagne réintroduit dans les années 1930 des projecteurs de DCA modernes : le 60 cm pour la Flak légère et moyenne, et le nouveau 150 cm Flakscheinwerfer 34 pour la Flak lourde. Contrairement au 150 cm — dont la lampe « Invert » était montée tête en bas dans le boîtier — le 60 cm employait une configuration plus compacte, adaptée à un déploiement rapide au plus près des batteries de canons légers, avec lesquelles il partageait souvent la même remorque de transport (Sonderanhänger 51).
 
Caractéristiques
Constructeur: AEG, Bodenbach
Zeiss, Jena
Exemplaires ( 1941 1945 ) 6376
Poids: 643 kg
Longueur: 1880 mm
Largeur 1360 mm
Hauteur: 1560 mm
Courant: 90 amps
Focale 250 mm
Lampe Volt: 60V
Portée - 7000 m
Remorque SdAnh 51

One of the smallest, but also German mobile headlamp was the 60th anti-aircraft unit headlamp This consisted of the uniaxial Sd.Ah.51 special trailer, the 60 cm headlights and the machine sets 85-volt, 8 kW. The car was mainly the Krupp Protze L 2 H 143, exit lights cars (Sd.Kfz. 83).
Technical Data
Manufacturer: AEG, Bodenbach
Zeiss, Jena
Quantity: 6376
Weight: 643 kg
Length: 1880 mm
Width 1360 mm
Height: 1560 mm
Current: 90 amps
Focal Length: 250 mm
Lamp Voltage: 60V
Range: 4000 - 7000 m
Trailer SdAnh 51



 
 



 
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