
Article fait par :Claude Balmefrezol
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Leur redoutable adversaire était le célèbre sultan d'Égypte, Salah Al-Din (Saladin) (sultan : 1176-1193), qui parvint en quelques années à mettre à genoux les royaumes chrétiens de Terre Sainte, profitant également des intrigues et des complots au sein des Occidentaux, dont les Tripolitains eux-mêmes n'étaient pas exempts.
Ceux-ci, menés par Maître Gérard de Rideford, contrecarrèrent les efforts de Raymond III, comte de Tripoli, pour obtenir un pacte de coexistence avec les Arabes. Le résultat fut désastreux : lors de la bataille du mont Hattin en 1187 (suivie de la chute de Jérusalem),
l'armée chrétienne subit une lourde défaite et tous les Templiers prisonniers furent massacrés, à l'exception de Gérard, qui aurait abjuré sa foi et s'était converti à l'islam.
Les Templiers changèrent alors de tactique : ils gardèrent les points stratégiques en se barricadant dans leurs forteresses et en sortirent pour effectuer des raids, mais malheureusement aussi pour exercer un chantage pur et simple sur les caravanes de passage.
Au cours des années suivantes, de 1189 à 1228, trois autres croisades furent organisées (III, IV, V), mais, malgré tous leurs efforts, le royaume de Jérusalem devint définitivement musulman en 1244. La même année 1244, les Templiers., avec Maître Armand de Périgord, malgré une alliance temporaire avec leurs rivaux, l'Ordre des Hospitaliers, et même avec le Sultan de Damas, ne purent éviter la défaite face aux Mongols à la bataille de Gaza, (bataille de la Forbie) où ils laissèrent 312 chevaliers sur le terrain, dont le Maître lui-même.
Les deux dernières croisades désastreuses (VIe et VIIe), organisées par le roi (saint) Louis IX de France (1226-1270) hâtèrent la chute du dernier bastion chrétien en Terre sainte d'Acre en 1291. De nombreux Templiers furent tués pendant le siège, dont le maître, Guillaume de Beaujeu, et les survivants réussirent à s'échapper à Chypre .
Le déclin
Ayant perdu la Terre Sainte, contrairement aux autres ordres de chevalerie qui se fixèrent un autre objectif géographique pour la défense de la chrétienté (les chevaliers teutoniques au nord-est et les Hospitaliers de Saint-Jean à Rhodes), les Templiers survivants restèrent militairement « sans emploi », à l'exception de l'Espagne, où ils combattirent les Sarrasins.
Il est vrai que les Templiers défendirent Chypre, mais le procès en France fit passer cette défense au second plan, et dès 1310, ils abandonnèrent l'île suite à la reconquête du pouvoir par le roi Henri II de Chypre et de Jérusalem, soutenu par les Hospitaliers.
En Europe, l'idée commença à se répandre que la perte de la Terre Sainte était imputable aux Templiers et qu'il était donc inutile de maintenir l'Ordre. Cette idée était d'autant plus renforcée que le pouvoir des Templiers véritables banquiers d'affaires, dans les domaines financier et diplomatique commençait à irriter plus d'un.
De plus, leur loyauté exclusive envers le pape était mal vue par le clergé séculier, en particulier les évêques, qui s'opposaient à leur totale autonomie d'action sur le territoire.
Cependant, le sort du Temple fut scellé par les luttes entre le pape Boniface VIII (1294-1303) et le roi de France, Philippe IV, dit le Bel (1285-1314),
Excommunié par Boniface en 1302 pour un différend sur les limites des pouvoirs de l'Église et de l'État Philippe, se trouvait dans une période difficile d’autant qu’il avait été battu par les milices flamandes à Courtrai en 1302 et était au bord de la faillite,
Il ne put se relever qu'en empruntant lourdement auprès du Temple , et c'est précisément à ce moment-là que Philippe conçut son plan : affaiblir la papauté et confisquer les biens du Temple
Pour la première partie de son plan, il fit enlever Boniface dans son palais d'Anagni (surnommé « la Gifle d'Anagni ») opération menée par Guillaume de Nogaret. Bien que libéré par la population indignée, Boniface mourut sous le choc quelques semaines plus tard.
Le nouveau pape, Benoît XI (1303-1304), ne vécut pas longtemps : il mourut le 7 juillet 1304 d’une indigestion de figues( la légende dit qu elles avaient été empoisonnées à la poussière de diamant par Guillaume de Nogaret.
En réalité, le commanditaire de l’assassinat était qui avait trouvé indigne de recevoir une bulle papale le condamnant comme l’instigateur du célèbre épisode de la « gifle d’Anagni »
.Finalement, un an plus tard, Philippe réussit à faire élire « son » pape, Clément V (1305-1314), un homme faible et influençable, et à transférer le siège pontifical à Avignon sous sa « protection ». Philippe joua un rôle clé auprès de Clément, menaçant d'organiser un procès posthume contre Boniface, accusé d'hérésie et de magie noire. Il semble que, pour sauver l'honneur de l'Église, Clément accepta de poursuivre les Templiers,
La fin
Le vendredi 13 octobre 1307 tous les Templiers . présents sur le sol français, dont le Grand Maître Jacques de Molay (1243-1314), furent arrêtés sur ordre de Philippe. L'accusation d'hérésie reposait sur les déclarations délirantes d'un certain Esquieu de Floryan, témoin direct des « aveux » d'un Templier expulsé de l'ordre et de son compagnon de cellule à la prison de Béziers.
Ce dernier avait relaté une cérémonie basée sur le reniement du Christ, des crachats sur la Croix, de la sodomie et des baisers obscènes, ainsi que des rites magiques.
Cela suffit à Guillaume de Nogaret pour monter un procès retentissant contre l'ordre religieux le plus puissant de l'époque.
Les premiers interrogatoires commencèrent par un usage intensif de la torture, malgré les faibles tentatives de protestation de Clément V : Jacques de Molay se révéla cependant beaucoup plus coriace que prévu, ferme dans sa défense de l'orthodoxie de l'Ordre.
En 1310, les 54 Templiers se rétractèrent en dénonçant des aveux extorqués sous la torture,
Ils furent jugés relaps et furent immédiatement brûlés vifs.
En 1311, le concile de Vienne (en Dauphiné) fut convoqué pour trancher la question, mais au cours de ses travaux, Clément, qui ne parvint jamais à trancher entre l'opinion des évêques favorables au maintien de l'Ordre et celle du roi favorable à une lourde condamnation de l'Ordre, décida en 1312 d'une sentence (la bulle Vox in excelso ) digne de Ponce Pilate.
De fait, la suppression (mais non la condamnation) de l'Ordre fut ratifiée, avec le transfert des biens du Temple aux Hospitaliers, qui durent verser un million de livres tournois à Philippe pour en prendre possession.
Le 18 mars 1314, la commission des cardinaux tous alliés de Philippe rendit un verdict condamnant les principaux coupables à la réclusion à perpétuité, sous réserve d'aveux publics.
La sentence fut lue à Jacques de Molay et au Grand Précepteur de Normandie, Geoffroy de Charnay, ainsi qu'à deux autres chefs templiers
Mais Jacques et Geoffroy se rétractèrent tous deux à la barre en arguant que leurs aveux,avaient obtenus sous la torture
Philippe, sans consulter le pape, convoqua alors le Conseil d'État le jour même, où la condamnation à mort immédiate fut prononcée contre les deux chefs des T. : ils périrent sur le bûcher le soir du 18, sur une petite île de la Seine, derrière Notre-Dame.
La légende raconte que Jacques aurait prédit la mort de Clément et de Philippe avant la fin de l'année, et ils moururent en effet respectivement en avril et novembre 1314.
Mais dans les autres pays européens les Templiers furetn souvent blanchis
En Angleterre Edouard II ne pris aucune sanctions et en espagne et pPortugal les Templiers vont se fondrent dans deux ordres l'Ordre deine dei Cavalieri di Santiago (San Giacomoordre de Sant'Iago de l'Épée (Ordem de Sant'Iago da Espada) et l'Ordine Militare di Cristo (portugais). Ordem Militar de Nosso Senhor Jesus Cristo