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2eGM Bronechtchik Bouclier de tir PPSh-41 Moscou



 2eGM  Bronechtchik Bouclier de tir  PPSh-41 Moscou


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 Tableaux générés par IA sur mes indications
Voir Aussi  See Also  URSS Histoire et Organisation des troupes à skis soviétiques (1919-1945)
 


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Le  Bouclier écran  Bronechtchik  ou un blindage mobile de l'infanterie soviétique
 
Désignation russe
bouclier de tir sur skis
Origine
URSS, fabriqué notamment à l'usine Ijorski  près de Leningrad
Modèle de base
modèle 1938, décliné en plusieurs versions
Matériau
Tôle d'acier blindé, épaisseur 5 à 6 mm
Dimensions (type)
Hauteur ≈ 54 cm, longueur ≈ 54 cm, largeur à la base ≈ 85,5 cm
Bojnitsa (meurtrière)
Environ 120 × 65 mm, décalée pour permettre le tir au fusil ou au fusil-mitrailleur
Secteur de tir
≈ 40-45° vers la droite de l'axe, 10-15° vers la gauche (réduit de 5° avec un fusil-mitrailleur)
Emploi hivernal
Fixation sur skis pour un usage offensif : le tireur pousse le bouclier devant lui en rampant sur la neige
Période d'emploi
Guerre d'Hiver contre la Finlande (1939-1940) et Grande Guerre patriotique (1941-1945)
 Présentation générale
Le petit bouclier de tir  également appelé bronechtchik dans les sources russes, est un équipement de protection individuelle développé en Union soviétique dans les années 1930 et largement employé pendant la guerre d'Hiver contre la Finlande, puis durant la Grande Guerre patriotique. Il s'agit d'une simple plaque d'acier blindé, façonnée en forme de bâtière (deux pans inclinés se rejoignant en arête), destinée à protéger la tête et le buste d'un fantassin allongé au sol ou posté au bord d'une tranchée.
Le modèle présenté est un bouclier de tir individuel soviétique à skis : la variante mobile de cet équipement, conçue pour l'attaque plutôt que pour la seule défense statique.
 Description technique
Le bouclier est constitué d'une tôle d'acier de 5 à 6 mm, pliée en deux pans obliques qui se rejoignent en une arête centrale verticale, formant une silhouette pentagonale vue de face. Cette forme en toit permettait de faire ricocher les balles plutôt que de les recevoir perpendiculairement. Une meurtrière  d'environ 120 × 65 mm était percée dans l'un des pans, généralement décalée vers la gauche ou la droite, afin de permettre au tireur de faire feu au fusil, voire au fusil-mitrailleur léger, sans exposer son visage. Sur les versions les plus abouties, la meurtrière recevait une garniture de cuir sur son rebord inférieur, et un crochet latéral permettait de caler la crosse de l'arme.
À l'intérieur du bouclier étaient soudées des fixations à étriers  permettant de le monter sur une paire de skis. Des pattes étaient également prévues à l'extérieur, à la base des parois latérales, pour y passer une lanière de traction : hors combat, le bouclier pouvait ainsi être tracté comme un traîneau.
 Emploi au combat
Deux usages principaux coexistaient.
En position défensive, le bouclier était simplement posé sur le parapet d'une tranchée ou d'une position de tir, offrant une protection fixe à l'observateur ou au tireur.
En version offensive, monté sur ses skis, il devenait un moyen de progression protégée : le soldat, couché à plat ventre, poussait le bouclier devant lui en rampant sur la neige, pouvant ouvrir le feu à tout moment tout en restant abrité des balles et des éclats adverses.
Des essais réalisés sur les cours de perfectionnement des cadres « Vystrel », près de Solnetchnogorsk, ont permis d'évaluer la résistance de ces boucliers : à une distance de tir de 200 mètres, la tôle de l'Ijorski résistait aux balles de fusil ordinaires.
Ces tests ont conduit à des améliorations successives, notamment un renfort de la partie avant et l'ajout d'un crochet d'appui pour l'arme.
Au cours de la guerre, plusieurs usines produisirent des variantes proches du modèle initial : les boucliers  de conception Ijorski, une version modernisée d'après les plans de l'usine Kirov, ainsi que le modèle 150K de l'usine ZIK. Pendant le siège de Leningrad, l'usine Ijorski continua à fabriquer localement ce type de bouclier, parfois dans des conditions de production très dégradées.
 
Vue en perspective du bouclier sur ses skis, avec la meurtrière et la fixation visibles.
 
Armement PPSH 41 

Origines

Le PPCh-41 ( Pistolet-Pouliemiot Chpaguina, « pistolet-mitrailleur Chpaguine ») est conçu en 1940 par l'ingénieur Gueorgui Chpaguine, et adopté officiellement par l'Armée rouge le 21 décembre 1940. Il entre en production de masse dès 1941, au moment même où l'URSS entre en guerre contre l'Allemagne — un timing qui va faire de lui l'une des armes les plus emblématiques du front de l'Est.

L'un des grands mérites de Chpaguine fut de concevoir une arme conçue pour la production industrielle rapide et bon marché : contrairement aux pistolets-mitrailleurs précédents (comme le PPD-40, plus coûteux à usiner), le PPCh utilise massivement l'emboutissage et le poinçonnage de tôle, réduisant drastiquement le temps de fabrication — environ 5,6 heures de main-d'œuvre par arme, contre plus de 13 heures pour le PPD-40.

Caractéristiques techniques

  • Calibre : 7,62×25 mm Tokarev
  • Fonctionnement : masse mobile (blowback), tir à culasse ouverte
  • Cadence de tir : environ 900 coups/minute
  • Chargeurs : tambour de 71 cartouches (inspiré du finlandais Suomi KP/-31), puis chargeur courbe de 35 cartouches, plus simple et fiable à produire, introduit à partir de 1942
  • Poids : environ 3,6 kg chargé (avec tambour)
  • Portée pratique : environ 100-200 m

Un rôle central dans la guerre

Le PPCh-41 devient l'arme emblématique de l'infanterie soviétique en 1942-1945, produit à plus de 6 millions d'exemplaires durant la guerre — l'un des pistolets-mitrailleurs les plus fabriqués de l'histoire.

Sa cadence de tir élevée et sa robustesse en firent une arme redoutée en combat rapproché, notamment lors des combats de rue (Stalingrad en est l'exemple emblématique), où des unités entières furent parfois équipées exclusivement de PPCh — les fameux bataillons d'assaut (compagnies de sous-mitrailleurs) armés en masse pour saturer le feu à courte distance dans les ruines urbaines.

Il fut également distribué en priorité à certaines unités spéciales, notamment — comme évoqué précédemment — les bataillons de ski distincts, dont l'armement individuel incluait des PPCh aux côtés des SVT-40 et Mosin-Nagant.

Fiabilité et défauts

  • Points forts : simplicité mécanique, robustesse, tolérance à la saleté et au froid (contrairement au SVT-40), cadence de tir élevée en combat rapproché.
  • Points faibles : imprécision au-delà d'une centaine de mètres, poids important avec le tambour, chargeur tambour parfois capricieux à charger et sujet à des dysfonctionnements — d'où l'adoption du chargeur courbe plus simple à partir de 1942.

Postérité

Après-guerre, le PPCh-41 continue d'être utilisé par de nombreux pays du bloc de l'Est et alliés soviétiques (Corée du Nord, Chine — où il fut copié sous le nom Type 50 —, Vietnam...), et reste visible dans plusieurs conflits jusque tard dans le XXe siècle. Il demeure aujourd'hui l'un des symboles visuels les plus reconnaissables de l'infanterie soviétique de la Seconde Guerre mondiale, aux côtés du fusil Mosin et de la mitraillette allemande MP 40, son grand rival sur le front de l'Est.

Conclusion
Modeste par sa conception  une simple tôle pliée montée sur des skis  le bouclier-écran individuel soviétique illustre la persistance, jusqu'en pleine Seconde Guerre mondiale, de solutions de protection balistique rudimentaires héritées de la Première Guerre mondiale, adaptées ici aux conditions particulières du front de l'Est et de la guerre d'Hiver. Produit en série limitée, essentiellement dans la région de Leningrad, il demeure aujourd'hui une pièce de collection recherchée dans les musées consacrés à la Grande Guerre patriotique.

Voir Aussi See also
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