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Tableaux générés par IA sur mes indications
Voir Aussi See Also URSS Histoire et Organisation des troupes à skis soviétiques (1919-1945) Le Bouclier écran Bronechtchik ou un blindage mobile de l'infanterie soviétique
Présentation générale
Le petit bouclier de tir également appelé bronechtchik dans les sources russes, est un équipement de protection individuelle développé en Union soviétique dans les années 1930 et largement employé pendant la guerre d'Hiver contre la Finlande, puis durant la Grande Guerre patriotique. Il s'agit d'une simple plaque d'acier blindé, façonnée en forme de bâtière (deux pans inclinés se rejoignant en arête), destinée à protéger la tête et le buste d'un fantassin allongé au sol ou posté au bord d'une tranchée.
Le modèle présenté est un bouclier de tir individuel soviétique à skis : la variante mobile de cet équipement, conçue pour l'attaque plutôt que pour la seule défense statique.
Description technique
Le bouclier est constitué d'une tôle d'acier de 5 à 6 mm, pliée en deux pans obliques qui se rejoignent en une arête centrale verticale, formant une silhouette pentagonale vue de face. Cette forme en toit permettait de faire ricocher les balles plutôt que de les recevoir perpendiculairement. Une meurtrière d'environ 120 × 65 mm était percée dans l'un des pans, généralement décalée vers la gauche ou la droite, afin de permettre au tireur de faire feu au fusil, voire au fusil-mitrailleur léger, sans exposer son visage. Sur les versions les plus abouties, la meurtrière recevait une garniture de cuir sur son rebord inférieur, et un crochet latéral permettait de caler la crosse de l'arme.
À l'intérieur du bouclier étaient soudées des fixations à étriers permettant de le monter sur une paire de skis. Des pattes étaient également prévues à l'extérieur, à la base des parois latérales, pour y passer une lanière de traction : hors combat, le bouclier pouvait ainsi être tracté comme un traîneau.
Emploi au combat
Deux usages principaux coexistaient.
En position défensive, le bouclier était simplement posé sur le parapet d'une tranchée ou d'une position de tir, offrant une protection fixe à l'observateur ou au tireur. En version offensive, monté sur ses skis, il devenait un moyen de progression protégée : le soldat, couché à plat ventre, poussait le bouclier devant lui en rampant sur la neige, pouvant ouvrir le feu à tout moment tout en restant abrité des balles et des éclats adverses. Des essais réalisés sur les cours de perfectionnement des cadres « Vystrel », près de Solnetchnogorsk, ont permis d'évaluer la résistance de ces boucliers : à une distance de tir de 200 mètres, la tôle de l'Ijorski résistait aux balles de fusil ordinaires.
Ces tests ont conduit à des améliorations successives, notamment un renfort de la partie avant et l'ajout d'un crochet d'appui pour l'arme. Au cours de la guerre, plusieurs usines produisirent des variantes proches du modèle initial : les boucliers de conception Ijorski, une version modernisée d'après les plans de l'usine Kirov, ainsi que le modèle 150K de l'usine ZIK. Pendant le siège de Leningrad, l'usine Ijorski continua à fabriquer localement ce type de bouclier, parfois dans des conditions de production très dégradées.
Vue en perspective du bouclier sur ses skis, avec la meurtrière et la fixation visibles.
Description
La photographie présentée ici montre un ensemble caractéristique de l'équipement du fantassin-skieur soviétique : une paire de skis militaires, peints en blanc pour le camouflage sur la neige, sur laquelle repose un fusil Mosin-Nagant muni de sa bretelle de toile. Ce type de skis, à la peinture blanche largement écaillée par l'usage, est identique à celui employé pour le transport des boucliers-écrans individuels de la même période : il s'agit d'un accessoire standard de l'infanterie légère soviétique engagée dans les unités de ski, que ce matériel ait servi à porter une arme, un blindage individuel ou, plus simplement, à permettre le déplacement rapide du combattant sur la neige.L'association du ski et du fusil Mosin-Nagant renvoie directement à l'histoire des bataillons de volontaires-skieurs engagés par l'Armée rouge, en particulier durant la guerre d'Hiver contre la Finlande, où la mobilité sur neige profonde constituait un impératif tactique majeur face à un adversaire finlandais lui-même passé maître dans l'art du combat à skis.
Skis, fixations et fusil forment ainsi un ensemble cohérent, révélateur des contraintes propres au combat hivernal sur le front germano-soviétique et finno-soviétique : déplacement silencieux et rapide sur la neige profonde, port d'une arme individuelle facilement mobilisable, et recherche systématique du camouflage par la peinture blanche appliquée sur tout le matériel exposé au regard de l'ennemi — skis, blindages individuels, tenues de combat. Cette association se retrouve aussi bien dans les unités régulières de skieurs de l'Armée rouge que dans les bataillons de volontaires levés en toute hâte à l'hiver 1939-1940, à Léningrad, Louga ou Novgorod, pour faire face à l'adversaire finlandais sur un terrain où la maîtrise du ski faisait toute la différence. Loin des seuls boucliers-écrans individuels, l'équipement du fantassin-skieur soviétique reposait avant tout sur une paire de skis rudimentaires, un système de fixation robuste et le fusil Mosin-Nagant, arme éprouvée et simple à entretenir même dans les conditions les plus rigoureuses. Cet ensemble, aujourd'hui conservé dans les collections consacrées à la guerre d'Hiver et à la Grande Guerre patriotique, illustre bien la manière dont l'Armée rouge dut, dans l'urgence, adapter son infanterie aux exigences du combat hivernal. Conclusion
Modeste par sa conception une simple tôle pliée montée sur des skis le bouclier-écran individuel soviétique illustre la persistance, jusqu'en pleine Seconde Guerre mondiale, de solutions de protection balistique rudimentaires héritées de la Première Guerre mondiale, adaptées ici aux conditions particulières du front de l'Est et de la guerre d'Hiver. Produit en série limitée, essentiellement dans la région de Leningrad, il demeure aujourd'hui une pièce de collection recherchée dans les musées consacrés à la Grande Guerre patriotique.
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