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Les Forces Aéroportées Soviétiques (VDV) entre 1930 et 1945 3e Partie 1943 1945

Article fait par :Claude Balmefrezol

Mis en ligne le 19/03/2026 à 22:49:42



 

Les Forces Aéroportées Soviétiques (VDV) entre 1930 et 1945 :3e Partie 1943 1945 

1e Partie Voir ICI

2 Partie Voir ICI

 


 

Les forces aéroportées de l’Union soviétique, sont connues  sous l’achronime  VDV (Vozdushno-Desantnye Voyska),

 

Les Forces Aéroportées Soviétiques (VDV) entre 1943 et 1945 :
Les échecs des opérations aéroportées soviétiques de 1942, comme Vyazma ou celles du 4e Corps, ont conduit la Stavka à abandonner les largages massifs en profondeur jusqu'à l'après-guerre, avec conversion des VDV en unités d'infanterie.
Il faut une Coordination Terrestre-Aérienne
Les parachutistes ont été largués sans percée simultanée des armées de surface (Rzhev-Vyazma), les isolant face aux contre-attaques allemandes ; leçon : les opérations verticales exigent une synchronisation stricte avec l'offensive principale, absente en 1942 faute de reconnaissance et de renseignement fiable.
Il faut  de la  Logistique pour faire face à la Dispersion
Dispersion massive due aux largages nocturnes hivernaux, perte des ravitaillements (ballots non récupérés), et manque d'avions de transport/escorte ; les VDV ont manqué de radios, munitions et regroupement, transformant les brigades en guérilla impuissante. Leçon : priorité à la préparation météo, aux répétitions et aux communications adaptées (radios "avion-sol").
Il faut aussi une doctrine et de l’Entraînement
Ambition opérative irréaliste (encerclements profonds sans appui) avec troupes sous-entraînées pour missions prolongées ; échec doctrinal hérité des années 1930 (Toukhachevski). Leçon : limiter les VDV à des rôles tactiques (harcèlement, soutien partisans) plutôt qu'opératifs, renforçant la planification et l'initiative individuelle.
Face à ces échecs et à la nécessité urgente d’unités d’infanterie d’élite, les corps aéroportés seront massivement convertis en divisions de fusiliers de la Garde dès l’été 1942 (neuf participent à Stalingrad).
 En 1943, de nouvelles brigades et divisions (11e à 16e) sont créées, mais restent surtout employées au sol dans la poursuite vers le Dniepr et au-delà.
En 1944, trois corps aéroportés de la Garde (37e, 38e, 39e) forment même une « armée aéroportée » temporaire, rapidement transformée en 9e Armée de la Garde pour les offensives classiques.
De 1944 à 1945, les VDV, réorganisées en divisions de fusiliers de la Garde, participent aux grandes offensives (Bagration, Vistule-Oder, Berlin). Elles sont tenues en réserve stratégique pour exploiter les percées plutôt que pour des largages massifs. En août 1945, lors de l’invasion de la Mandchourie contre le Japon, des unités aéroportées sont utilisées avec succès pour saisir des aérodromes et des centres-villes en avant des troupes terrestres – une des rares réussites tardives.
On assiste aussi à la mise en œuvre de Planeurs
La réorganisation
L'échec des opérations aéroportées de Viazma mit un terme aux opérations aéroportées soviétiques pendant plus d'un an. Ce long laps de temps entre l'opération de Viazma et le parachutage de la tête de pont du Dniepr à l'automne 1943 s'explique par une interaction complexe de facteurs,
La pénurie persistante d'avions de transport,
 l'incapacité des VDV à maintenir une force de réserve de divisions aéroportées entraînées en raison des besoins en effectifs de l'Armée rouge,
 l'importance croissante d'une alternative aux opérations aéroportées 
 le mouvement partisan en pleine expansion.
La STAVKA tira les leçons de l'opération de Viazma et conclut qu'une réforme était nécessaire avant toute nouvelle opération aéroportée. Mais tout espoir d'utiliser les divisions des VDV s'évanouit durant l'été 1942. L'échec coûteux des plans offensifs de l'Armée rouge à Kharkov entraîna des pertes massives en hommes et en matériel. Il fut suivi d'une offensive allemande dans le sud de la Russie, qui atteignit Stalingrad et le Caucase à l'automne.
Dans ces circonstances, les dix divisions aéroportées et les cinq brigades aéroportées furent transformées en divisions de fusiliers de la Garde afin de compenser les lourdes pertes de l'été. Le fait qu'aucune division, ni même brigade, ne fût maintenue en réserve pour la poursuite de l'entraînement et du développement des troupes aéroportées témoignait du manque criant d'effectifs au sein de l'Armée rouge, ainsi que du scepticisme des dirigeants de l'Armée rouge à l'égard du concept aéroporté.
Les divisions de la VDV s'étaient forgées une réputation de ténacité et de bravoure, durement acquise et la bataille de. Stalingrad va confirmer  cette réputation
 Réorganisation du corps des VDV,
Voila le résultat qui ressort de la réorganisation
Conclusion : Une force pionnière mais contrainte
Entre 1930 et 1945, les VDV passent d’une expérience innovante (première force aéroportée mondiale) à une élite de combat au sol. Les deux grandes opérations (Vyazma et Dniepr) et les dizaines de petits largages montrent à la fois l’audace soviétique et les obstacles insurmontables comme la: pénurie chronique d’avions de transport, pertes aériennes, conditions météo extrêmes et priorité donnée à la défense du territoire.
 Les Soviétiques en tireront les leçons après 1945 : ils conserveront la plus grande force aéroportée du monde, mais privilégieront des unités mieux équipées et plus réalistes.Les « Desantniki » (surnom des parachutistes) resteront une légende de l’Armée rouge, symboles d’un courage exceptionnel, même si la guerre les a empêchés de réaliser pleinement leur potentiel théorique. Leur héritage perdure encore aujourd’hui dans les troupes aéroportées russes.