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Le parachutisme militaire polonais remonte aux années 1920, bien avant la création de la 1re Brigade en 1941mais il puise ses origines dans le Civil
Les débuts civils avec la Liga et les tours de saut dans les années 1930 Avant 1939, l'entraînement au parachutisme existait déjà en Pologne,au sein de la a Liga Obrony Powietrznej i Przeciwgazowej (la Ligue de défense aérienne et antigaz) dans de nombreuses villes. En 1937, cet organisme organisa un événement réunissant plus de 100 000 spectateurs venus assister aux sauts de parachutistes. Le 5 septembre 1937, près de Legionowo, des parachutistes avaient sauté d'un Fokker F.VII devant de nombreux spectateurs. Puis le premier cours de parachutisme militaire avait débuté Au départ considéré comme un sport populaire, le parachutisme attira l'attention de l'armée polonaise dès 1936, qui en perçut les possibilités tactiques et lança un programme d'entraînement physique. Des tours de saut furent conçues pour que les recrues apprennent à descendre et à atterrir. L'une de ces tours mesurait 28 mètres de haut, avec une plateforme de saut à 20 mètres. Elle était construite dans une emprise industrielle à Varsovie. Chaque jour, 200 à 300 personnes l'utilisaient Le Centre militaire de parachutisme de Bydgoszcz (1939) En Pologne, les études militaires sur le parachutisme débutèrent en 1936. Un Centre militaire de parachutisme fut établi à Bydgoszcz en mai 1939 et les premiers stagiaires militaires commencèrent un cours de deux mois. Le second cours de parachutisme était en cours lorsque les Allemands envahirent la Pologne le 1er septembre 1939. En 1937, l'armée polonaise avait développé des cours de parachutisme couvrant l'entraînement physique, la descente, le dépassement de la peur, le développement du courage et l'accomplissement de missions militaires. L'année suivante, un exercice test fut effectué lors duquel des parachutistes polonais réussirent à atterrir en territoire dit ennemi , détruisant des installations électriques, des voies de communication et des réseaux de transport. Le désastre de 1939 voit un départ vers les démocraties occidentales des militaires où ils vont servir les armées Britanniques et Françaises En septembre 1939, le Centre de parachutisme fut abandonné. Certains des stagiaires partirent vers l'Ouest pour combattre en France, où le général Sikorski était en train de former une armée polonaise. La fin de le campagne de France qui voit la défaite de l’Armée française va obliger un grand nombre de polonais a partir pour la Grande Bretagne pour continuer la lutte armée Là vont se trouver une homme qui va impulser un tournant décisif à cette branche militaire Il s’agit de Sosabowski qui va faire renaitre une troupe de parachutistes en Écosse Sosabowski recruta deux instructeurs du Centre de parachutisme de Bydgoszcz, les lieutenants Jerzy Górecki et Julian Gębołyś, qui étaient devenus instructeurs à la RAF de Ringway (Manchester). Ces hommes portèrent le savoir-faire polonais développé avant-guerre directement au cœur de la future brigade. Les deux officiers mirent en place les tours d'entraînement et le « monkey grove » (parcours de cordes) qui furent ensuite adoptés par les centres d'entraînement aéroportés britanniques et américains . Au passage ces allies ne vont pas toujours reconnaitre cet apport due aux Polonais. La première tour de parachutisme fut construite par les Polonais dans leur centre d'entraînement de Largo (Écosse) en 1941 preuve que les Polonais importèrent leur expertise d'avant_guerre sur le sol britannique, et non l'inverse En résumé, quand la 1re Brigade indépendante de parachutistes est officiellement créée en septembre 1941, elle ne naît pas de rien : elle est l'héritière directe d'une tradition de parachutisme militaire polonais construite patiemment au cours des années 1930, brisée par l'invasion, puis reconstruite en exil par des hommes qui avaient survécu à la défaite et traversé l'Europe pour continuer à se battre. Mais avant d’aborder l’histoire des troupes parachutistes polonaises s battanent sous les ardres des Alliés dit occidentaux voyons ci il y a eu des troupes parachutistes polonaises qui ont combattu en Pologne à l autombe 1939 La réponse est oui et non La situation en septembre 1939 avec des parachutistes formés, mais sans unité de combat constituée En Pologne, les études sur le parachutisme militaire avaient débuté en 1936. Un Centre militaire de parachutisme (Wojskowy Ośrodek Spadochronowy, WOS) fut établi à Bydgoszcz en mai 1939 et les premiers stagiaires militaires commencèrent un cours de deux mois. Le second cours de parachutisme était en cours lorsque les Allemands envahirent la Pologne le 1er septembre 1939. Au total, seulement environ 80 recrues avaient suivi le cours. Lors de l'invasion allemande en septembre 1939, le Centre de parachutisme fut abandonné et l'entraînement au parachutisme prit fin en Pologne. La réponse est donc claire : en septembre 1939, il existait des soldats polonais individuellement formés au parachutisme, mais il n'existait aucune unité de parachutistes constituée dans l'ordre de bataille de l'armée polonaise. Au 1er septembre 1939, l'ordre de bataille de l'armée polonaise comprenait 26 divisions d'infanterie, une division motorisée, 8 brigades de cavalerie, 3 brigades de montagne et 56 bataillons de défense territoriale mais aucune unité aéroportée. Voila ce qui existait réellement : Les troupes avaient subies un entraînement au parachutisme et au vol en planeur avait été dans les centres à Bydgoszcz, Jabłonna-Legionowo, Biała Podlaska et Bezmiechowa. Le parachutisme avait été intégré à la formation physique des écoles de formation d'officiers et de certaines écoles de sous-officiers dès 1936. Chaque école possédait des tours de saut pour les descentes contrôlées, et les cours comprenaient un entraînement clandestin pour des opérations derrière les lignes ennemies. On peut donc penser que quelques petits groupes de parachutistes formés auraient peut-être été engagés lors de la campagne. Toutefois, cela reste très peu documenté et de portée très limitée Il s'agissait au mieux de quelques dizaines d'hommes, sans unité organique. En 1939 l’ école de parachutisme à Legionowo, près de Varsovie fut fermée suite à l’attaque allemande en septembre 1939. Un cadre d'instructeurs de parachutisme réussit à s'échapper vers l'Angleterre et forma une section d'entraînement polonaise à la RAF de Ringway, apportant des connaissances techniques précieuses pendant la phase de formation des forces aéroportées britanniques après juin 1940. Résumé de la situation en fin 1939 La Pologne avait donc les germes d'une force aéroportée avec des instructeurs, des tours de saut, un centre d'entraînement à Bydgoszcz, et une centaine de soldats au plus ayant effectué des sauts — mais pas de véritable unité de parachutistes de combat. 1ÈRE BRIGADE INDÉPENDANTE DE PARACHUTISTES POLONAISE Grande-retagne · 1941 – 1947 « Par le chemin le plus court ! » ORIGINES ET CRÉATION (1940-1941) La 1ère Brigade Indépendante de Parachutistes Polonaise est née des cendres de la campagne de Pologne de septembre 1939. Après la double invasion germano-soviétique, une partie de l'armée polonaise parvint à s'échapper vers l'Ouest. En juin 1940, le colonel Stanisław Sosabowski débarquait en Grande-Bretagne à la tête d'environ 6 000 hommes évacués depuis La Pallice, résidu de la 4e Brigade de Fusiliers. En arrivant au Royaume-Uni, ces soldats n'avaient qu'une obsession : retourner libérer leur patrie. C'est dans cet esprit que naquit l'idée d'une force aéroportée capable de sauter directement sur le sol polonais.d’où leur cri de guerre par le Chemin le plus court Cette devise résume toute la philosophie de la brigade : pas question de contourner, pas question de détour. L'objectif était de sauter directement sur la Pologne occupée pour y déclencher ou soutenir le soulèvement national. La transformation en unité parachutiste Faute de pouvoir constituer une division d'infanterie complète car il manqauti du personnel malgré l’apport de canadiens d'origine polonaise, il fut décidé de transformer la 4e Brigade en unité de parachutistes. En octobre 1942, la brigade est déclarée opérationnelle et reçoit officiellement le titre de 1re Brigade Indépendante de Parachutistes. Le War Office britannique lui accorde ce statut à l'automne 1941, après les grandes manœuvres qui impressionnent les observateurs alliés. Le général Sikorski, commandant suprême des forces armées polonaises et Premier ministre du gouvernement en exil, s'adresse alors aux soldats avec une formule restée célèbre : « Le temps viendra où, tels des aigles victorieux, vous tomberez sur l'ennemi et serez les premiers libérateurs de la patrie ! » ORGANISATION ET STRUCTURE
Les Années d’entrainement 1941 1944 Quand éclate l'insurrection de Varsovie le 1er août 1944, la brigade est prête à sauter sur la capitale polonaise pour soutenir ses compatriotes. Mais la distance est trop grande pour les avions de transport de l'époque, et l'URSS refuse l'accès à ses aérodromes. Les plans sont abandonnés. Le moral de la brigade s'effondre, au point que des mutineries éclatent. Sosabowski, qui vient de perdre son fils lors du soulèvement, parvient néanmoins à rétablir la cohésion de ses hommes.
Les uniformes de la brigade Sosabowski Voir ICI les Parachutistes Britanniques
La tenue est britannique avec des marquages polonais
. La pièce maîtresse est le célèbre Denison smock Mk I, blouse camouflée caractéristique des parachutistes alliés. Le béret est maroon (bordeaux), couleur des troupes aéroportées alliées, orné de l'aigle polonais en argent. Sur les bras, le mot "POLAND" en jaune sur fond kaki. Les bottes sont spéciales para, lacées haut. Le brevet parachutiste (ailes dorées) est porté sur la poitrine. L'armement La différence est donc totale : un même peuple, deux uniformes qui reflètent deux systèmes politiques et militaires radicalement opposés L’armement Pistolets-mitrailleurs et fusils Les parachutistes britanniques et polonais sautaient avec un Sten et sept chargeurs.
Le Sten Mk V, version la plus aboutie, incluait des éléments en bois — poignée avant et crosse — et vit une utilisation intensive à Market Garden. Guns.com Le Lee-Enfield No.4 Mk.I, en calibre .303, était le fusil bolt-action standard, réputé pour sa cadence de tir élevée et sa fiabilité. Arme de sectionÀ Arnhem, après les combats, le 3e bataillon polonais se retrouvait à court de Brens et ne disposait plus que d'un seul PIAT. Derekcrowe Le Bren Mk.II était doté en 27 exemplaires par bataillon à chargeur courbe de 30 coups, canon interchangeable rapidement en combat. Antichar PIAT Chaque bataillon disposait de 18 PIAT Arme antichar britannique à ressort propulsant une charge creuse (HEAT) capable de percer 100 mm de blindage à moins de 100 mètres. Peu précis, difficile à réarmer, mais redoutable en embuscade urbaine. Pistolets d'officiers La plupart des parachutistes à Arnhem étaient équipés du revolver .38 Webley Mk IV ou de l'Enfield No.2, mais certains portaient des Browning Hi-Power canadiens. Les Américains avaient même largué deux fois plus de munitions .45 ACP que de .38, car beaucoup de soldats utilisaient des Colt M1911 Appui feu La batterie antichar de la brigade disposait de 16 canons QF 6 livres (57 mm), dont 15 effectivement engagés au combat. L'artillerie légère comptait 8 obusiers américains de 75 mm type "pack howitzer". La différence fondamentale avec la brigade de Berling est nette : armement entièrement britannique en calibre .303, avec le Sten en 9 mm comme seule exception — contre l'arsenal soviétique entièrement en 7,62 mm de l'autre côté. La Brigade au combat Opération avortée Aide aux insurgés de Varsovie ou le rêve brisé (août 1944) La raison d'être de la brigade avait comme mission exclusive de sauter sur la Pologne occupée. C'est la raison de son cri de guerre : « Par le chemin le plus court ! ». Le gouvernement en exil avait pour projet d'envoyer cette force sur le terrain en cas d'insurrection générale en Pologne. Pendant trois ans d'entraînement en Écosse, chaque exercice, chaque saut, chaque heure passée à perfectionner les techniques de combat nocturne avait un seul objectif : Varsovie. Le 1er août 1944 l’ Armia Krajowa se dévoile en provoquant l’insurrection de Varsovie Quand,, on apprend que Varsovie s'est soulevée, les parachutistes sont prêts à sauter sur la capitale. La nouvelle galvanise immédiatement la brigade. Dès le début août, les nouvelles de l'insurrection de Varsovie arrivent en Grande-Bretagne. La brigade était prête à être lancée sur Varsovie en faveur de leurs compatriotes de l'armée clandestine qui combattaient une bataille désespérée contre les forces allemandes. Mais les obstacles sont insurmontables Trois obstacles majeurs rendent le projet impossible : La distance d'abord. La distance était trop grande pour les avions de transport de l'époque. Car Varsovie se trouve à environ 1 800 km de l'Angleterre. Les avions de transport alliés — Douglas C-47 Dakota principalement n’ont pas une autonomie insuffisante pour un aller-retour sans escale intermédiaire. Un saut aurait nécessité de passer par l'Italie ou l'URSS. Le refus soviétique ensuite. L'accès aux aérodromes soviétiques a été refusé. Les aérodromes sous contrôle soviétique étaient même fermés pour empêcher tout secours occidental. Staline, qui laissait délibérément l'Armée rouge s'arrêter sur la Vistule pour que les Allemands écrasent les résistants qui sont majoritairement fidèles au gouvernement en exil de Londres et donc anticommunistes La politique britannique enfin. La brigade passa sous commandement opérationnel britannique dès le 10 août 1944 exactement au moment où le saut sur Varsovie aurait pu être décidé. Les Britanniques refusèrent d'autoriser l'opération. La crise morale — au bord de la mutinerie Les plans pour un lancement à Varsovie ont été abandonnés, et les troupes polonaises ont souffert d'une chute terrible du moral, qui toucha à la mutinerie. Les Britanniques ont menacé de se séparer de l'unité. Mais Sosabowski, malgré la perte de son fils Stanisław — médecin et membre du Kedyw pendant le soulèvement, sait tenir ses hommes remettre l 'unité sur pied Ainsi au lieu de prêter main-forte aux insurgés, la brigade a été utilisée dans l'opération Market Garden, ce que Sosabowski considérait comme impensable depuis le début. Ce qui fut fait ce sont des parachutages de ravitaillement Si la brigade ne put sauter, quelques Alliés tentèrent quand même d'aider Varsovie par les airs. Les Américains, sur l'insistance de Churchill, firent larguer des approvisionnements par 104 bombardiers lourds le 18 septembre. Les Soviétiques procédèrent à des parachutages d'approvisionnements le 14 septembre, mais mal préparés — les parachutes ne s'ouvraient pas et les conteneurs s'écrasaient au sol. La tragédie dans la tragédie
Les Unités de Parachutistes polonais formées par L URSS
1. LES UNITÉS La 1ère Brigade indépendante de parachutistes Elle a été formée en 1944 en URSS, Intégrée à la 1ère Armée polonaise (Armée de Berling) Elle est équipée et entraînée selon les standards soviétiques Ses Effectifs :seront d’environ 3 000 à 4 000 hommes Elle comprenait : des bataillons de parachutistes des unités de soutien (artillerie légère, transmissions, génie) Les parachutistes sont de Polonais restés en URSS après 1939 des Anciens prisonniers de guerre, des Rescapés du Goulag et des polonais procommunistes volontaires Ils sont encadrés par des Officiers polonais formés en URSS souvent doublés par des commissaires politiques soviétiques Le général Zygmunt Berling commandait l'ensemble de l'Armée polonaise de l'Est dont dépendait cette brigade Il faut savoir que ces soldats se trouvaient dans une situation complexe : Car combattre aux côtés des Soviétiques signifiait souvent accepter la future domination communiste sur la Pologne ; Mais beaucoup combattaient néanmoins par patriotisme sincère, voulant libérer leur pays des Allemands .Et ils n’étaient pas au courant du massacre de Katyn Après 1945, certains furent récompensés, d'autres épurés selon leur loyauté politique Uniforme des parachutistes de l'armée de Berling (1943-1945) La situation est particulière : les forces polonaises combattant aux côtés des Soviétiques (le 1er Corps Polonais, aka armée de Berling) n'étaient pas des parachutistes au sens opérationnel du terme Il n'existe donc pas de brigade parachutiste constituée côté soviétique comparable à celle de Sosabowski Les unités aéroportées polonaises restent des formations légères d'infanterie spéciale, et leur tenue reflète directement ce contexte. Les soldats de la 1ère Armée polonaise (Berling) portaient la rogatywka wz.1937 (coiffure de campagne polonaise à bords rigides), par-dessus laquelle ils arboraient le casque soviétique M 1940 frappé de l'aigle militaire polonais wz.1943 En raison de la pénurie d'officiers polonais,( voir massacre de Katyn) les officiers de l'Armée rouge représentaient près de 52 % du corps des officiers en mars 1945 — ce qui se reflétait dans l'équipement, très largement soviétique. Côté armée de Berling (soviétique) La tenue est intégralement soviétique
Elle fut créée le 23 septembre 1941 en Angleterre avec comme socle la 4e Brigade Fusiliers, que Sosabowski avait amenée en Grande-Bretagne après l'évacuation de France en juin 1940, avec environ 6 000 hommes. Il fut décidé de la transformer en brigade de parachutistes, et en octobre 1942 elle était prête au combat. Mission et cri de guerre La brigade était initialement placée sous le commandement exclusif du gouvernement polonais en exil, son objectif étant uniquement de mener des opérations sur la Pologne occupée. D'où son cri de guerre : "Par le chemin le plus court !" Elle comptait trois bataillons parachutistes, un groupe d'artillerie légère, un groupe d'artillerie antichars en tout 2 400 hommes Passage sous commandement britannique (1944) L'unité ne fut jamais employée dans l'optique d'un saut sur la Pologne et passa sous commandement opérationnel britannique dès le 10 août 1944, affectée à la 1st Allied Airborne Army et transférée dans le Lincolnshire, près de la base RAF de Spitalgate (Grantham) Conclusion Le bilan militaire
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