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1940 Artillerie 157e RAP Chef d'Escadron Draguignan

1940 Artillerie 157e RAP Chef d'Escadron Draguignan
English Translation
Merci Vincent
Recherches faites avec IA ainsi que les tableaux qui ont été générés sur mes indications
Historique Voir ICI
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Un chef d’escadron du 157e RAP
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Subtilité traditionnelle de l’armée française :
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Cavalerie (arme blindée et cavalerie) et Train : on écrit chef d’escadrons, avec un « s ». Ce grade correspond à celui de commandant, et l’officier a en principe plusieurs escadrons sous ses ordres, d’où le pluriel.
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Artillerie et Gendarmerie : on écrit chef d’escadron, sans « s ». Dans l’artillerie, les unités élémentaires sont des batteries et non des escadrons. Le grade a gardé son nom historique au singulier.
Dans l’infanterie et les autres armes, on dit simplement commandant, ou chef de bataillon dans l’usage ancien et réglementaire.
Pour l’oral, on s’adresse à tous de la même manière : « mon commandant
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Le commandant d’un ouvrage de la Ligne Maginot des Alpes face à l’offensive italienne de juin 1940
Dans une salle du musée de l’Artillerie de Draguignan, aménagée comme l’intérieur d’un ouvrage fortifié, avec sa sonnerie d’alerte, son tableau de transmissions et sa lanterne, un mannequin en tenue kaki tient une cravache à la main. Le cartel le présente comme un chef d’escadron du 157e régiment d’artillerie de position, un « chef d’ouvrage », c’est-à-dire le commandant d’un fort de la Ligne Maginot.
Il est exposé avec un brigadier du même régiment, et le cartel résume leur histoire en une phrase : retranchés dans les ouvrages du secteur fortifié des Alpes-Maritimes, de la mer jusqu’à la région de Sospel, ces artilleurs ont résisté victorieusement aux attaques italiennes, notamment pendant la bataille de Menton, du 18 au 24 juin 1940.
La tenue est un dépôt de l’association du Musée franco-américain du Débarquement en Provence, dite « Provence 44 ».
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Le mannequin du chef d’escadron, devant une sonnerie et une lanterne d’ouvrage.
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Le grade : chef d’escadron
Dans l’artillerie, comme dans la cavalerie et le train, le chef d’escadron correspond au grade de commandant dans l’infanterie. C’est le premier grade d’officier supérieur, au-dessus de capitaine. On le reconnaît aux quatre galons dorés du képi et des manches. Le nom rappelle que l’artillerie a longtemps été une arme à cheval, organisée en « escadrons » de batteries.
Dans un grand ouvrage de la Ligne Maginot, le chef d’ouvrage commande l’ensemble de la garnison : artilleurs, fantassins d’équipage, sapeurs et électromécaniciens, soit plusieurs centaines d’hommes vivant sous terre. C’est un poste de responsabilité, souvent confié à un chef d’escadron ou à un capitaine expérimenté.
Le 157e régiment d’artillerie de position
Les régiments d’artillerie de position (RAP) ont été créés pour servir les canons des fortifications. Ils ne se déplacent pas : leurs batteries sont installées à demeure dans les blocs et les tourelles des ouvrages, ou dans des positions préparées à proximité.
Le 157e RAP, en garnison à Nice, est rattaché au secteur fortifié des Alpes-Maritimes. À la mobilisation d’août 1939, il se dédouble : son IIe groupe donne naissance au 158e RAP et son IIIe groupe au 167e RAP. Le 157e de guerre garde la partie la plus exposée du front, le secteur des Corniches, entre la mer et Sospel. Ses quatre groupes, à La Lavina, au Mont Agel, à Braus et à La Turbie, servent environ 55 pièces.
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157e RAP en juin 1940
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Fiche résumée
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Type
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Régiment d’artillerie de position (artillerie de forteresse)
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Garnison
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Nice
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Secteur
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Secteur fortifié des Alpes-Maritimes, secteur des Corniches
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Groupes
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Quatre : La Lavina, Mont Agel, Braus, La Turbie
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Matériel
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Environ 55 pièces, dont les canons de 75 mm des ouvrages
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Ouvrages
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Cap Martin, Mont Agel, Sainte-Agnès, Castillon, etc.
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Distinction
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Cité à l’ordre de l’armée
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Juin 1940 : la bataille de Menton
Le 10 juin 1940, Mussolini déclare la guerre à la France, alors que l’armée française est déjà en train de céder au nord face aux Allemands. Sur la Côte d’Azur, l’objectif italien est Nice. Le long de la côte, la division Cosseria doit percer entre Castellar et Menton, pour atteindre Roquebrune et La Turbie.
Elle se heurte d’abord au petit avant-poste du Pont Saint-Louis, une casemate qui barre la route de la corniche à la frontière. Sous les ordres du sous-lieutenant Charles Gros, une poignée d’hommes du 96e bataillon alpin de forteresse bloque la route. Derrière eux, l’ouvrage du Cap Martin, armé de canons de 75 mm, soutenu par Sainte-Agnès et par les tourelles du Mont Agel, couvre toute la baie de Menton de ses tirs.
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14 juin : le Cap Martin tire ses premiers coups sur le Pont Saint-Louis italien.
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20 juin : la division Cosseria attaque. Le Cap Martin ouvre le feu, appuyé par Sainte-Agnès et le Mont Agel.
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21-22 juin : l’artillerie lourde italienne, puis l’aviation, frappent le Cap Martin. Un canon de 75 du bloc 2 est endommagé. Les tourelles du Mont Agel détruisent un train blindé italien armé de canons de 120 mm.
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24 juin : les Italiens progressent dans Menton, appuyés par deux trains blindés. Une salve de onze obus du 157e RAP détruit un convoi en gare de Vintimille. Le régiment est cité à l’ordre de l’armée.
L’armistice franco-italien entre en vigueur le 25 juin 1940. Les ouvrages n’ont pas été pris et le Pont Saint-Louis tient toujours. Les Italiens n’ont conquis qu’une partie de Menton, qu’ils occuperont jusqu’en 1943. Le Mont Agel a tiré à lui seul plus de 1 250 coups. Pour les artilleurs du 157e, comme pour toute l’armée des Alpes, juin 1940 reste une victoire défensive au milieu de la défaite.
Lecture de la tenue
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| Le képi à quatre galons et les losanges de col au numéro 157. |
Le képi
Le képi, sombre, porte quatre galons dorés sur son bandeau supérieur : c’est le grade de chef d’escadron. Un petit insigne brodé orne le devant, et une jugulaire dorée passe au-dessus de la visière de cuir noir. Comme pour le capitaine du 309e, le képi reste en 1940 la coiffure de service des officiers, le casque Adrian étant réservé au combat.
La vareuse et les losanges de col
La vareuse kaki a un col ouvert sur une chemise et une cravate kaki, quatre poches plaquées et une rangée de boutons dorés. Sur le col, les deux losanges à fond écarlate, couleur de l’artillerie, portent le numéro 157 et sont bordés d’une soutache sombre. Les galons au bas des manches rappellent le grade.
Les insignes de poitrine
Sur la poitrine droite est épinglé un insigne rond en métal doré. Les unités de la Ligne Maginot portaient souvent l’insigne rond « On ne passe pas », et ceux des secteurs fortifiés reprenaient souvent un motif de fort ou d’animal, mais ce détail est difficile à lire sur la photo. Côté gauche, on distingue une barrette de décoration au-dessus de la poche et, sur la poche, un insigne en forme d’étoile, peut-être un insigne de régiment ou de grande unité.
L’équipement
L’officier porte un ceinturon de cuir brun à boucle carrée et un baudrier passé en travers de la poitrine, qui soutient l’étui de pistolet à la hanche droite. En 1940, l’arme réglementaire des officiers est le pistolet modèle 1935 ou, encore souvent, le revolver modèle 1892.
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| Culotte de cheval, jambières claires, brodequins et cravache. |
Culotte, jambières et cravache
Le bas de la tenue garde l’allure de l’officier monté : une culotte de cheval évasée sur les cuisses, des jambières de toile claire fermées par un bouton à la cheville et des brodequins de cuir brun. La cravache est un accessoire traditionnel de l’officier d’artillerie, même lorsque, comme ici, il sert dans un fort où les chevaux n’ont plus leur place.
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En bref
Grade : chef d’escadron, équivalent de commandant (quatre galons dorés).
Fonction : chef d’ouvrage, commandant de la garnison d’un fort de la Ligne Maginot.
Unité : 157e régiment d’artillerie de position, secteur fortifié des Alpes-Maritimes.
Bataille : Menton, 20-24 juin 1940 ; les ouvrages ne sont pas pris avant l’armistice du 25 juin.
À vérifier : la nature exacte des insignes de poitrine, peu lisibles sur la photo.
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