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Mitrailleuse légère japonaise Type 11 Jyuichinen-shiki Kei-kikanju



La mitrailleuse légère japonaise Type 11 Jyuichinen-shiki Kei-kikanju
English Translation

 
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La mitrailleuse légère japonaise Type 11 modèle 1922 (Type 11) ». C’est la première mitrailleuse légère de conception japonaise, et l’une des plus singulières de la Seconde Guerre mondiale.
La Type 11 exposée, vue de profil. La trémie est la boîte à couvercle au-dessus du mécanisme.
 
 
Origines
Au début des années 1920, l’armée japonaise veut doter chaque groupe d’infanterie d’une arme automatique légère, à l’image des armées européennes de 1914-1918. Le colonel Kijir? Nambu, le grand concepteur d’armes japonais de l’époque, dérive la nouvelle arme de la mitrailleuse lourde Hotchkiss, fabriquée sous licence au Japon. Elle est adoptée en 1922, soit la 11e année de l’ère Taish?.
Une idée originale : la trémie
La Type 11 n’utilise ni bande ni chargeur. Elle est alimentée par une trémie fixée sur le côté gauche, dans laquelle le servant dépose directement les lames-chargeurs de cinq cartouches du fusil Arisaka. La trémie en accepte six, soit 30 coups.
L’idée était séduisante sur le papier : tout fusilier du groupe pouvait ravitailler la mitrailleuse avec ses propres munitions, sans chargeur spécial à fabriquer ni à transporter.
 
Vue d’ensemble : la trémie et son levier, le canon à ailettes et le bipied replié.

 

 

Les défauts

 

À l’usage, la trémie se révèle le point faible de l’arme :

Le mot trémie vient au départ de l’agriculture et de l’industrie : c’est un récipient ouvert, souvent en forme d’entonnoir, dans lequel on verse une matière (grain, sable, charbon) qui descend ensuite d’elle-même vers la machine. En anglais, on dit hopper.

Sur la Type 11, le mot désigne une boîte d’alimentation ouverte, fixée sur le côté gauche de l’arme, au niveau de la culasse. Elle fonctionne ainsi :

  • Le chargement : le servant pose à plat dans la boîte, les unes sur les autres, jusqu’à six lames-chargeurs de cinq cartouches, celles du fusil Arisaka. Il n’a pas besoin de remplir un chargeur ni une bande : il prend les lames telles qu’on les distribue aux fantassins.
  • La pression : un couvercle à ressort, articulé, appuie sur la pile de lames et la pousse vers le bas.
  • L’alimentation : à chaque coup, le mécanisme arrache une cartouche de la lame du bas et la fait glisser vers la chambre.
  • Le changement de lame : quand la lame du bas est vide, elle est éjectée et la suivante descend à sa place.

On parle de trémie, et non de chargeur, parce que la boîte se remplit par le haut comme un entonnoir et que les munitions y descendent par empilement. Un chargeur, au contraire, est un étui fermé et amovible qu’on enfonce dans l’arme.

Ce système avait un avantage : n’importe quel fusilier de la section pouvait ravitailler la mitrailleuse avec ses propres munitions. Il avait aussi des défauts. La boîte ouverte laissait entrer la poussière et la boue, causes fréquentes d’enrayages. L’arme exigeait aussi des cartouches graissées, d’où le graisseur incorporé au-dessus de la trémie, qui huilait chaque cartouche à son passage

Description
Élément
Caractéristique
Désignation
Mitrailleuse légère Type 11 (Juichinen-shiki kei-kikanju?)
Adoption
1922 (11e année de l’ère Taish?, d’où « Type 11 »)
Concepteur
Kijir? Nambu
Calibre
6,5 × 50 mm, la cartouche du fusil Arisaka Type 38
Alimentation
Trémie latérale recevant six lames-chargeurs de fusil de 5 cartouches, soit 30 coups
Signes distinctifs
Trémie à couvercle sur le côté gauche, canon à ailettes, bipied, crosse déportée vers la droite, poignée quadrillée

Voir Aussi See Also
Mitrailleuse légère japonaise Type 11 Jyuichinen-shiki Kei-kikanju
Mitrailleuse Type 96 Kyuroku-shiki kei-kikanju Les Invalides