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Tableaux générés par IA sur mes Indications
Mitrailleuse légère Type 96 Calidre 6.5 mm Kyuroku-shiki kei-kikanju Adoptée en 1936 et construite à eznviron 41 000 exemplaires
Le nom
Ky?roku-shiki kei-kikanj? signifie « mitrailleuse légère modèle 96 ». Le chiffre ne renvoie pas au calendrier occidental mais au calendrier impérial japonais, qui compte les années depuis la fondation légendaire de l’empire : l’année 2596 correspond à 1936, d’où « 96 ». La Type 11 qui la précède porte, elle, le numéro d’une année de l’ère Taish? (1922).
Remplacer la Type 11
La mitrailleuse légère Type 11, en service depuis 1922, s’enraye souvent. Sa trémie ouverte laisse entrer la poussière et le sable, et elle exige des cartouches huilées. L’armée lance l’étude d’une remplaçante en 1931, et les travaux commencent l’année suivante.
Plusieurs établissements proposent un modèle : l’arsenal de Kokura, Tokyo Gas Electric, Nippon Special Steel et la firme de Kijir? Nambu, qui devient Ch?? K?gy? en 1936. Après une première comparaison en 1933, deux projets restent en lice : l’arme « A » de Nambu, et l’arme « B » de l’arsenal, très proche de la mitrailleuse tchécoslovaque ZB vz. 26.
Les essais durent de novembre 1934 à mai 1935. L’arme de Nambu l’emporte en août 1935. Elle reçoit le nom provisoire de Type 96 en janvier 1936, une adoption provisoire en juillet 1937 et une adoption définitive en juin 1938. Nambu a déposé les brevets du verrouillage (1935) et de la sûreté (1936).
Une fausse jumelle de la ZB 26
Avec son chargeur courbe planté sur le dessus, son canon à ailettes et sa poignée de transport, la Type 96 rappelle beaucoup la ZB 26 et la Bren britannique qui en dérive. Les Japonais avaient d’ailleurs étudié des ZB 26 prises aux Chinois. Le mécanisme est pourtant différent : la culasse est verrouillée par un bloc basculant, dans la tradition Hotchkiss chère à Nambu, et les étuis sont éjectés à droite, et non vers le bas.
Fonctionnement
La question de l’huilage
Les cartouches de 6,5 mm à bourrelet s’extraient mal d’une chambre chaude. Sur la Type 11, un graisseur intégré huilait chaque cartouche, ce qui attirait la poussière. La Type 96 supprime ce graisseur dans l’arme. Les sources divergent ensuite. Selon des auteurs occidentaux, l’huilage est simplement déplacé dans l’outil de remplissage des chargeurs, qui comporte un réservoir d’huile. Selon l’article japonais de référence, cet outil n’en avait pas sur la Type 96 et n’en recevra que sur la Type 99. Les manuels américains de l’époque indiquent en tout cas que les cartouches devaient être huilées.
Même désaccord pour les munitions. La plupart des sources occidentales parlent d’une cartouche à charge réduite, qui limitait aussi la flamme de bouche. La source japonaise affirme qu’une modification de la chambre, inspirée de la ZB 26, permit d’employer la cartouche normale du fusil Type 38, mais ce point n’y est pas sourcé.
Visée et baïonnette
Le chargeur occupant le dessus de l’arme, les organes de visée sont décalés à gauche. La hausse est graduée de 200 à 1 500 m. Une lunette de 2,5 × à 10° de champ peut être montée ; elle permet de mieux distinguer les cibles et d’améliorer le taux d’impact à longue distance, une idée que l’armée américaine ne généralisera que dans les années 1990.
Particularité presque unique pour une mitrailleuse, la Type 96 reçoit la baïonnette Type 30 du fusil, fixée sous le canon. Avec la Type 99, ce sont les seules mitrailleuses de la guerre ainsi équipées. On ne sait pas bien pourquoi : certains vétérans, et un essai mené aux États-Unis dans les années 2000, affirment que la baïonnette, faisant contrepoids, améliorait la précision. Avec 9 kg, l’arme était de toute façon malcommode au corps à corps.
Le bipied pliant est fixé au bloc des gaz. Pour le tir antiaérien, un servant à genoux pouvait poser le bipied sur son épaule.
La Type 99 est une Type 96 adaptée à la cartouche plus puissante de 7,7 mm, jugée nécessaire après les combats de Mandchourie, où le 6,5 mm avait paru trop faible. La production de la Type 96 se poursuit néanmoins jusqu’en 1943, et les deux armes servent côte à côte jusqu’à la fin de la guerre, sans pièces interchangeables.
Emploi
La Type 96 sert dans la guerre sino-japonaise, au Khalkhin Gol (Nomonhan) en 1939 contre les Soviétiques, puis dans toute la guerre du Pacifique. Légère et maniable, elle convient à la jungle. La Marine l’emploie aussi, et elle est fournie au Mandchoukouo.
Les fantassins la préféraient nettement à la Type 11. Elle restait pourtant sensible au sable et à la saleté, demandait un nettoyage constant et s’enrayait encore. Ses pièces, ajustées à la main et variables d’un fabricant à l’autre, ne s’échangeaient pas d’une arme à l’autre.
Après 1945, les armes japonaises capturées passent à d’autres armées : forces indonésiennes pendant la guerre d’indépendance, Viet Minh puis armée nord-vietnamienne en Indochine, armées chinoises pendant la guerre civile. Elle a probablement aussi servi du côté chinois et nord-coréen en Corée.
Réserves
Caractéristiques
Type 11, Type 96, Type 99
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