Fort Drum un Cuirassé américain en beton
Le point le plus puissant de la forteresse Corregidor, était ouvrage situé à 6,5 kilomètres au sud de l'île. Qui était le summum de l'art de la fortification
Pour faire cet ouvrage qui commande la baie de Manille les ingénieurs américains ont complètement détruit l'île d'El Freila et érigé à sa place un cuirassé en béton armé insubmersible La construction a durée entre 1909 et 1918.
L'épaisseur de ses murs variait entre 7.5 et 11,En dessous les arches faisaient 6 mètres de Haut
Le bâtiment était armé de deux tourelles blindées armées de deux canons 14 pouces (356-mm) chacune . A ces deux tourelles il faut ajouter quatre canons de casemate 152-mm pour la protection rapprochée.
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Les Américains considéraient Fort Drum comme imprenable et invulnérable. En effet pour détruire cet ouvrage il fallait un coup direct d'un tir de gros calibre dans la tourelle d’artillerie
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Au moment de la construction c’est tout à fait improbable et même si cela s’était produit le fort (si le blindage était brisé) ne perdrait que la moitié de sa puissance de feu.
Pour l époque le fort ne pouvait craindre la menace aérienne
Les avions en particulier japonais, ne pouvaient de transporter que des bombes relativement petites. Pour qu'une telle bombe soit efficace , elle devait être arguée d’une très grande hauteur Plusieurs Kilomètres . Le bombardement en piqué n’eati un danger et avec ce style de bombardement la précision ne serait pas excellente
Les autres bombardiers ne peuvent qu’attaquer qu’en vol horizontal, avec des bombes plus lourdes, mais dans ce cas, placer une bombe sur une cible aussi petite qu’une tourelle était hautement improbable
A titre de comparaison Les allemands ont attaqué les forts de Sébastopol avec du calibre de 600 mm et les murs ont résisté Hors les Japonais s n’avaient rien de comparable dans leurs Arsenaux et les murs de Fort Drum étaient presque deux fois plus épaisses.
Description de Fort Drum
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Structure : Fort Drum a été conçu comme une fortification en béton armé, en forme de navire de guerre (croiseur). L'île rocheuse d'El Fraile a été nivelée puis recouverte d'une imposante structure en béton, mesurant environ 110 mètres de long sur 44 mètres de large, avec un toit de 6 mètres d'épaisseur et des murs allant de 7,6 à 11 mètres d'épaisseur. Cette conception le rendait pratiquement invulnérable au bombardement naval de l'époque.
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Armement : La forteresse était équipée de deux tourelles blindées en acier, chacune comportant deux canons de 14 pouces (356 mm) spécialement conçus pour Fort Drum. Ces tourelles pouvaient tourner sur 230° et 360°, offrant une couverture de tir étendue avec une portée de 17,6 km. Elle disposait aussi de canons secondaires de 6 pouces et de canons anti-aériens de 3 pouces.
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Installations : Les logements pour environ 240 hommes, les salles des machines, les réserves de munitions, un poste de commandement, des systèmes de contrôle de tir, des générateurs électriques, des installations de distillation d'eau potable et de glace étaient logés à l'intérieur de la structure bétonnée.
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Fonction : Fort Drum fermait l'entrée sud de la baie de Manille, complétant la défense de la région avec d'autres forts sur les îlots voisins. Sa conception visait à empêcher l'entrée de navires ennemis par ce canal.
Les relations américano-philippines
Après la guerre américano-espagnole de 1898, les États-Unis prirent le contrôle des Philippines en vertu du traité de Paris, où l'Espagne céda l'archipel américain pour 20 millions de dollars. Bien que les Philippines aient proclamé leur indépendance , ni les États-Unis ni l'Espagne ne reconnurent cette souveraineté.
Les États-Unis imposèrent leur protectorat, ce qui conduisit à la guerre américano-philippine (1899-1902), un conflit violent où plus d’un million de Philippins perdirent la vie.
Sous le joug américain, un système scolaire de type américain fut implanté, avec des soldats devenus enseignants, et les décisions politiques majeures furent contrôlées par les autorités américaines. Les États-Unis introduisirent des réformes en matière d’éducation, de santé publique et de justice pour moderniser les Philippines selon leur modèle, mais sans accorder l’indépendance.
Ce contrôle dura jusqu'à ce que les Philippines obtiennent leur indépendance en 1946 après la Seconde Guerre mondiale.
Sur le plan stratégique, la présence américaine aux Philippines fut cruciale pour asseoir l'influence militaire et économique américaine dans le Pacifique, notamment pour accéder aux marchés asiatiques, notamment la Chine.
La domination américaine fut aussi marquée par une forte présence militaire et la construction de bases importantes qui subsistèrent jusqu’à la fin du 20e siècle. Cette colonisation américaine fut diversement perçue, comme une expansion impérialiste justifiée par une prétendue mission civilisatrice américaine mais aussi dénoncée par de nombreux intellectuels et les Philippins eux-mêmes.
Ainsi, l’influence américaine après la guerre américano-espagnole fut centrale non seulement dans la transformation politique, sociale et éducative des Philippines, mais aussi dans la mise en place d’une domination militaire et stratégique durable dans la région Asie-Pacifique
Pour défendre l'archipel philippin, les Américains disposaient de moyens importants à savoir 10 divisions philippines et d'une division américaine.Mais dans les divisions autochtones les postes de commandement, y compris les sous-officiers, étaient généralement occupés par des Américains.
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En 1940, l'armée philippine était en cours de formation et d'expansion dans le cadre du Commonwealth des Philippines sous la tutelle américaine, en préparation à l'indépendance programmée. Elle comprenait deux composantes principales : une composante de service actif, notamment la police philippine paramilitaire qui fut plus tard transformée en 1re division philippine, et une importante composante de réservistes.L'organisation comprenait environ 10 divisions de réserve philippine dont le but était d'atteindre environ 100 000 hommes ou plus, bien que les bataillons n'aient pas été tous pleinement organisés ou équipés au moment de l'invasion japonaise en décembre 1941. La division philippine régulière comptait environ 10 000 hommes au milieu de 1941 avec beaucoup d'entre eux issus des Philippine Scouts, des forces composées de soldats philippins sous commandement américain. Les forces américaines sur place, y compris la division philippine, étaient sous le commandement du général Douglas MacArthur au sein de l'USAFFE (United States Army Forces in the Far East).
La réorganisation tentait de passer à une formation triangulaire classique, avec des unités blindées comme les 192e et 194e bataillons de chars légers M3 Stuart. L'armée disposait également de batteries d'artillerie côtière pour défendre Manille et les points stratégiques comme l'île de Corregidor. En tout, les forces sur place totalisaient environ 31 000 soldats américains et philippins mobilisés juste avant le déclenchement des hostilités contre le Japon.Ainsi, l'armée philippine de 1940 était une force encore en développement, combinant forces actives et réservistes, armée paramilitaire et unités spécialisées, cherchant à s'équiper et à se structurer en vue des menaces régionales majeures à venirEn 1940, la répartition géographique des garnisons philippines, intégrées dans l'armée sous commandement américain (USAFFE), se concentrait principalement sur l'île de Luçon, stratégique pour la défense de l'archipel. Les principales garnisons et bases étaient situées autour de Manille et de sa baie, notamment :