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La mitrailleuse légère japonaise Type 99 Un trophée de la campagne de Mandchourie, août 1945 En effet nous avons dans cette vitrine réunit du matériel de l’armée impériale japonaise pris par l’Armée rouge en août 1945, lors de l’offensive soviétique contre l’armée du Guandong.
Le 9 août 1945, l’Union soviétique attaque l’armée japonaise du Guandong en Mandchourie. En moins de deux semaines, cette armée est battue et capitule. Des centaines de milliers de soldats japonais sont désarmés, et leurs armes rejoignent les dépôts et les musées soviétiques. La Type 99 de cette vitrine est l’un de ces trophées : l’arme standard de l’escouade d’infanterie japonaise à la fin de la guerre.
La pièce centrale est une mitrailleuse légère Type 99, présentée avec une baïonnette Type 30 et plusieurs instruments d’artillerie.
Le cartel indique : « Mitrailleuse légère modèle 1936 (Type 99). Calibre 7,7 mm. Capacité du chargeur secteur : 30 cartouches. Japon. » Il présente aussi une « baïonnette à lame modèle 1897 (Type 30), de fabrication tardive ».
Une erreur de date. La Type 99 a été adoptée en 1939, pas en 1936. Les armes japonaises portent le numéro de l’année impériale : 2599 correspond à 1939. Le modèle 1936 est la Type 96, sa devancière en 6,5 mm. Le musée a sans doute confondu les deux.
Origines
La Type 99 est l’aboutissement d’une lignée de mitrailleuses légères japonaises :
Type 11 (1922) : alimentée par une trémie latérale où l’on versait des lames de fusil. Le système était simple pour la logistique mais s’encrassait facilement. L’arme exposée au-dessus de la Type 99, avec sa trémie et sa crosse déportée, semble être de ce modèle. Type 96 (1936) : en 6,5 mm, avec un chargeur courbe par le dessus. Sa conception s’inspire de la mitrailleuse tchèque ZB vz. 26, que l’armée japonaise avait rencontrée en Chine. Type 99 (1939) : l’armée adopte la nouvelle cartouche de 7,7 mm, plus puissante et sans bourrelet. La Type 99 reprend la Type 96 adaptée à ce calibre. La cartouche sans bourrelet supprime le graissage des munitions, source de pannes sur les modèles précédents. Le détail le plus étonnant est le tenon de baïonnette sous le canon : la Type 99, comme la Type 96, pouvait recevoir la baïonnette réglementaire du fusil. C’est presque un cas unique pour une mitrailleuse. Il reflète une doctrine japonaise qui accordait une grande place au combat rapproché. La baïonnette Type 30 exposée à côté est justement celle qui se montait sur l’arme.
La baïonnette Type 30
Adoptée en 1897 (30e année de l’ère Meiji), la baïonnette Type 30 est restée la baïonnette standard de l’armée japonaise jusqu’en 1945. Elle se montait sur les fusils Arisaka et sur les mitrailleuses légères Type 96 et Type 99. La mention « fabrication tardive » désigne les exemplaires simplifiés produits en fin de guerre, quand l’industrie japonaise manquait de matières premières et de main-d’œuvre.
Le reste de la vitrine
Les autres objets complètent le tableau des trophées de 1945 :
Description
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