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Historique Voir ICI
Dionysos voulait traverser le territoire de Lycurgue, mais celui-ci s'y opposa et s'attaqua à Ambrosia, nourrice de Bacchus.
Lycurgue est enveloppé par les branches de la vigne en laquelle le dieu Dionysos a transformé la nymphe Ambrosia, qui a ainsi échappé à la mort que Lycurgue voulait lui donner avec son bipen et qui gît maintenant sur le sol. Cette mosaïque représente le roi de Thrace, Lycurgue, frappé de folie par Dionysos pour avoir capturé les Bacchantes Croyant extirper la vigne du sol de Thrace, le roi coupa les jambes de ses fils, puis il s'imposa la même mutilation ; il périt sous les coups de ses sujets qui l'écartelèrent pour apaiser la colère de Dionysose que l'on voit sur la mosaïque
En regardant attentivement votre image, on distingue trois personnages :
A gauche Lycurgue : figure masculine nue, au corps puissant et rougeâtre, le bras levé brandissant sa hache à double tranchant (le bipennis). Son visage barbu exprime la fureur et la démence. Les sarments de vigne commencent à s'enrouler autour de lui, l'emprisonnant progressivement — c'est la punition divine en train de s'accomplir. En bas à droite Ambrosia : la nymphe est représentée à demi allongée, le torse dénudé, dans une posture de vulnérabilité mais aussi de transformation. Sa métamorphose en vigne est en cours, ce qui lui permet d'échapper à l'arme de Lycurgue.
En haut à droite une figure divine : personnage féminin vêtu d'un manteau orangé, portant une lance ou un sceptre, avec des cheveux blonds. Il pourrait s'agir d'une Bacchante, d'une Ménade ou d'une divinité du cortège de Dionysos venue assister à la scène.
En arrière-plan, des entrelacs de vigne et de raisins envahissent toute la composition — signe omniprésent de la puissance de Dionysos, le dieu de la vigne.Une œuvre emblématique du monde dionysiaque
Ce mythe illustreun thème célèbre dans l'Antiquité. Ces représentations s'intègrent dans la série des nombreux décors antiques honorant le dieu de la vigne, de l'ivresse, de la nature et du théâtre. La technique utilisée est celle de l'opus vermiculatum — de minuscules tesselles de pierre, verre et pâte colorée, assemblées avec une précision extraordinaire pour rendre les volumes, les chairs et les drapés avec un naturalisme saisissant. Les tons chauds — ocres, rouges, orangés — contrastent avec le fond clair, donnant à la scène une intensité dramatique remarquable.
Il n'existe à ce jour que quatre mosaïques connues représentant cette légende : une en Italie à Herculanum, une à Délos en Grèce, une à Narbonne, et celle-ci à Saint-Romain-en-Gal.Celle de Saint-Romain-en-Gal est une résentations plus complètes et la mieux conservée de ce mythe rare dans l'art de la mosaïque. La version napolitaine capture l'instant dramatique La fureur de Lycurgue, la transformation en cours, la violence du geste. La version gauloise propose une narration plus ample, incluant la punition divine et le triomphe de Dionysos banquetant paisiblement pendant que son ennemi est étranglé par la vigne. |
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