Sarthe Le Mans Vindunum Remparts









Le Mans Vindunum Remparts
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Merci à Carole pour les photographies

 


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En 4000 ans avant J.C. une peuplade  vivait sur le site de la future cite
L 'age du fer et l'expension celte fit ce tte region la patries de Cénomans  En 52 avant J.C., La cité du Mans fournie un contigent  par l'armée de secours pour délivrer Alésia. D'après César, 5000  soldats Cénomans participèrent à l'expédition.Une fois la guere finie et la pacification achevée regne la Pax romana et en 21 avant J.C., sous le règne d'Auguste, la cité Vindunum (Le Mans) devint la capitale des Cénomans.
Vindunum, sous le Haut Empire, profite de la paix et de la prospérité générale, notamment grace   à sa position de carrefour.C 'est une capitale provinciale, peu peuplée, à demi champêtre, qui  ne joue pas de rôle Mais Malgré,. tout c'est une cité avec tout ce que comporte cette fonction : activité économique et   culturelle, cadre urbain, bourgeoisie. Mais, de même que la vie religieuse se transforme, et cela jusqu'à la  crise à la fin du II° siècle et au début du III°
La cite avait un terroir occupé par de petits éleveurs et cultivateurs qui approvisionner la cité. Ainsi nous avons que les habitants de Vindunum se nourrissaient de porcs sauvages ou d'élevage, de bovins, ovins, et  volailles. Finalement, on trouve le cerf et le poisson. Sur les marchés, on pouvait trouver du blé, du millet ou de l'orge, venant des   campagnes avoisinantes.
On trouvait également de quoi s'habiller avec du lin ou du   chanvre tissé. Les ruraux locaux se servaient du jambon, de la laine et du fromage   comme monnaie d'échange, ce qui prouve bien que la romanisation n'a pas très bien   réussie dans la région.  

On importait également des moules et des huîtres qui étaient proposées aux nobles de   la cité. Enfin, on pouvait s'approvisionner en outils, armes, vaisselle ou objets de   toilettes en provenance de tout l'empire
Les élites locales vont participer à la vie politique de la province et en  12 après J.C. les habitants de cette cité participèrent à la dédicace de
l'Autel des trois Gaules à Lyon.
C'est cette même année que fut construit le temple de Mars Mullos à Allonnes. En 14, sous le règne de Tibère, on construisit le sanctuaire de la tour aux Fées à Sablé.
Mais en 21 après J.C., les peuples de l'Ouest, parmi lesquels celui du Mans, participèrent aux révoltes de Florus et de Sacrovir Révoltes qui furent matées
En 50, des thermes furent contruits

Construits  au milieu du premier siècle, ces thermes vont connaître plusieurs campagnes de construction. La restructuration totale du quartier voit leur implantation s'effectuer sur la pente sud-est du vallon d'Isaac. Une succession de murs de soutènement disposés parallèlement à l'axe du vallon permit l'établissement de grandes terrasses supportant les suites des salles des thermes. On retrouve sous les terrasses les plus proches du vallon les niveaux d'occupation du début de notre ère.
Les thermes dans leur état final  peuvent decrire comme  trois alignements parallèles qui, avec les salles annexes, pour une largeur de plus de 36 mètres, sur une longueur inconnue du fait des limites du bâti moderne. C'est tout un groupe de salles juxtaposées recouvrant parfois un ou deux niveaux plus anciens qui ont été mis à jour.
Dans le premier alignement à partir de la rue des Fossés-Saint-Pierre, nous avons :
une salle A, dont les niveaux supérieurs appartiennent à un état terminal froid réaménagé sur le même cadre d'une première salle chaude ;
- une piscine froide B ;
 une cour C riche en matériel archéologique datant de la destruction du site. Ces thermes furent totalement détruits à la fin du troisième siècle, suite au choix du tracé de l'enceinte, située un peu plus haut sur la pente. Ils devinrent une carrière de pierres dont les remblais ont scellé un mobilier se rapportant à la fin de la grande crise du III° Siècle.

 

 

Dans un deuxième alignement apparaît une grande salle de forme octogonale sur hypocauste au sol recouvert d'un pavement de mosaïque. Cette salle recouvre la plus grande partie de deux salles appartenant à un état antérieur. L'une d'elle correspondait à un bassin froid.Dans un troisième alignement se présentent une grande salle quadrangulaire sur hypocauste formant probablement la plus grande salle du monument. Elle est bordée par deux petites salles annexes F et G.
Un grand mur terrasse termine le monument en surplomb de la vallée du ruisseau d'Isaac.


L'alignement des salles A et B correspond au frigidarium. Les salles F, G et la salle octogonale sont probablement des tepidarium (les praefurnium ou chaufferies extérieures n'ayant pas été retrouvées).
 La décoration de ce monument nous apparaît à l'état de vestiges. Ce sont les fragments de deux mosaïques, d'enduits peints, de stucs et de corniches. La mosaïque recouvrant le sol de la grande salle octogonale est formées de tesselles de type « Pavimentum » tesselarum, petits cubes de pierre plus ou moins réguliers de 2 cm² de surface. Elle se compose de motifs géométriques. La seconde mosaïque montre un triton.
Aussi pour alimenter la ville en eau et assurer le bon foctionnement des thermes la cité possédait deux aqueduc desservant le site, qui a été retrouvé en deux points sur la crête du promontoire. Cette position peut correspondre à une fonction de répartition (château d'eau). La pente du vallon d'Isaac, dont les thermes, en auraient tiré leur alimentation.


L'aqueduc des Fontenelles avait un tracé long de 3,5 km et celui d'Isaac un parcours de 1,5 km. Ils couraient sur chacun des versants du promontoire selon des courbes de niveau différentes (70-72 mètres et 75-77 mètres). L'aqueduc des Fontenelles aboutissait sur la crête du vieux Mans et   monte alors un radier dont les dimensions internes sont de 35 cm de large sur 32 cm de hauteur.   Ses dimensions dans sa partie rurale sont plus importantes, laissant penser que des prises d'eau   ont dû se faire dans un parcours urbain.
L'aqueduc d'Isaac serpente sur la partie haute du vallon et se perd dans sa maçonnerie romaine sur la terrasse de Tessé.Cette alimentation en eau assurait en priorité les fontaines publiques et les monuments publics et enfin les maisons de quelques particuliers autorisés à se brancher sur les aqueducs. Mais la complexité de ces ouvrages ne saurait faire oublier des moyens plus simples pour se procurer de l'eau : les sources naturelles en bordure de la Sarthe et du ruisseau d'Isaac.
De 69 à 96 furent construits la villa de Noyen ainsi que le théâtre d'Aubigné-Racan. En 161, la crise économique et sociale frappa la cité du Mans. De 260 à 274, des ateliers locaux émettaient de la fausse monnaie. Deux ans plus tard les Francs et les Alamans envahirent la cité.C 'est après ce épisode troublé que les élites cont décider de protéger la cité
L'enceinte romaine,  se présente comme un quadrilatère irrégulier de 450 m de long sur 200 m de large, Et elle joué une role protecteur  pendant plus de quinze siècles pour le centre  historique de la ville. Actu
ellment elle est  l'enceinte la mieux conservée de tout l'ancien Empire romain, avec celles de Rome , Byzance , Meaux Senlis


 

Avec une longeur de  1300 mètres, elle enserre une surface de neuf hectares. Outre son rôle militaire, elle  affirme le renouveau de la puissance impériale.

En effet entre 260 et 274, l’Empire romain avait traversé une grave crise politique, militaire et économique mais à la fin du IIIe siècle, sous l’empereur Aurélien, la situation se redrersse et pour se protéger on assiste à une  mulitplication dede constructions d( enceinte fortifiées en Gaule. La ville  de Vindinum  capitale des Cénomans, se dote elle aussi d'une enceinte puissante  et visible
En effet pour faire comprendre aux ennemis que la période  troubles a fait place à une nouvelle ère de puissance impériale  la muraille est  imposante et  décorée de frises géométriques sur toute sa longueur de manière ostentatoire

 

,En plus de montrer le prestige impérial retrouvé elle montre aussi la puissance du pouvoir local comme,poulie de renvoi.
Construction

Les murs de l’enceinte, sont en brique  et pierres de roussard, liées par un mortier rose,composé de brique pilée, associée à du sable et de la chaux. ce qui donné à l'enceinte  sa couleur dominante, le rouge carmin.Les pierres de roussard tapissent le fond brun, les pierres claires et les briques dessinent le décor constitué de bandes horizontales où alternent 14 motifs géométriques polychromes, uniques ou associés, comme des triangles, des cercles pointés, des losanges ou des sabliers.Les matériaux proviennent des carrières des environs. mais d'autres  proviennent  d’anciens bâtiments détruits à cette occasion, car ils se situaient dans le périmètre du futur glacis défensif de l’enceinte


La construction du rempart a nécessité l'arasement d'une vaste superficie affectant le paysage urbain, de façon à dégager toute la zone des abords et du tracé même des défenses. Le fait de retrouver des éléments de grand module dans certaines parties du soubassement laisse supposer que plusieurs des grands monuments publics pouvaient se situer, ou sur le tracé même, ou à son avant
 Quant aux briques, elles proviennent de plusieurs ateliers qui fonctionnaient en même temps afin de fournir le chantier d’une quantité suffisante.
Le rempart ne possède pas de véritables fondations. Un lit de moellons corrige les inégalités du terrain et assure l'horizontalité de l'assise des blocs ou des dalles constituant la base du soubassement. Dans l'angle sud-ouest, près de l'église Saint-Benoît, des pilotis de bois servent de fondation pour assurer la stabilité dans un terrain gorgé d'eau.
Les tours


Onze tours sont encore visibles sur les trente ou trente-cinq qui ont pu exister, dont dix sur la face ouest où elles sont régulièrement disposées tous les trente-six mètres. Ces tours sont de formes différentes. La plus répandue est la forme demi-circulaire. La forme la plus originale se voit sur la tour des Pans-de-Gorron, tour hexagonale. Toutes ces tours sont pleines à l'exception de trois qui ont une chambre basse.
Les portes et poternes
On ne connaît qu'une porte principale située dans l'angle de la rue des Fossés Saint-Pierre et de la collégiale. Elle se compose de trois passages, le principal au centre encadré de deux passages piétons. Un de ces passages se trouve actuellement obstrué. Il est possible qu'une porte ait existé à l'extrémité nord du castrum sur la place du Cardinal Grente.
Trois poternes sont actuellement visibles sur le flanc ouest de l'enceinte. Deux autres poternes ont été retrouvées mais ne sont pas visibles pour le moment. Les textes anciens attestes de la présence de plusieurs autres poternes à retrouver.

Mais l'enceinte ne signifie que l'on ne rouve pas de habitat hors les murs. Nous savons que se trouvait en dehors de l enceinte la basilique des Apôtres construit au Ve siècle avec son  premier évêque attesté, Victeur
Elle trouvait sur la rive droite de la Sarthe, près du pont Perrin.
Mais rapidement la ville va connaitre un essor extra et intramuros et au Moyen age au XIIe siècle  de riches habitats des voies sont construits aux abords de la cathédrale jusqu’au site antique des thermes. Au XIVe  l’agrandissement de la collégiale royale de Saint-Pierre-La Cour et du chœur de liches a cathédrale Saint-Julien nécessitent également le dépassement du mur. Le chœur de la collégiale sera fortifié tandis que celui de la cathédrale est simplement enserré d’une palissade de bois.
Il faut attndre la Guerre de 100 ans  pour voir la construction de nouvelles fortifications pour faire face  aux menaces anglaises   Cers fortifications ont été construites pour renforcer certains points faibles des défenses de la villecomme les secteurs de la cathédrale, évêché et château  et pour  protéger certains faubourgs, comme Saint-Benoît et les Tanneries.

   


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