Nemi Sanctuaire de Diane Artemisium Nemorense









Nemi Sanctuaire de Diane Artemisium Nemorense
English Translation
Merci à Carole Raddato pour les photographies



Historique Voir ICI
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  Le sanctuaire de Diane

Le lac de Nemi situé à environ 25 kms de Rome au cœur des célèbres Castelli Romani. est célèbre par la légendes des Bateaux de Caligula mais il abrite aussi le temple de Diane qui était un sanctuaire très connu dans l Antiquité.  Sur les hauteurs du cratère se trouve la ville actuelle de Nemi ,
Le lac Nemi, avec ses eaux céruléennes caractéristiques encadrées par les pentes verdoyantes, est site exceptionnel avec son atmosphère de silence et de lieux mystérieux.
On entre dans ce lieu où on devine qu'il renferme un mystère ou des mystères sur lequels toute la lumière n'a pas encore été faite. D'un passé lointain remonte des histoires de légendes avec ses bois impénétrables son lac de cratère .
Avec le temple de Jupiter sur le mont Albano situé a proximité, le sanctuaire a été considérée comme le centre politique et religieux plus important de la Ligue latine.
Ce complexe est étalé sur une superficie de plus de 5000 m² avec une vaste terrasse artificielle soutenu deux porches et grandes niches semi-circulaires ornées de sculptures
qui sont dissémines dans les musées du monde Entier
Historique
Ce complexe de temples est le centre du culte matriarcal pré-chrétien de Danae (Diana, ou Tuatha de Danaan) mais il est aussi la patrie de "Rex Nemorensis",
Le culte de Diana Nemorensis 
C’était un ancien culte romain qui avait son centre ici autour du lac de Nemi

 Ici, au centre du bois sacré ,ou nemus qui a donné son nom à la ville actuelle de Nemi ,se trouvait le sanctuaire de la déesse Diane Nemorensis , la "Diane des bois". Ce culte d'origine pré-romaine continua dans tout l'empire

En son honneur, le 13 août, un festival du feu similaire à celui des cultures celtiques de l'Europe du Nord a lieu à l'occasion des solstices ou de célébrations particulières de l'année (feux de Beltane, de Samain, de Lugnasad, de Carême, etc.).
Au cours de la cérémonie, le bosquet s'est éclairé d'une myriade de flambeaux dont la lueur s'est reflétée dans les eaux du lac. Ce geste rituel a été répété à des fins d'évocation par toutes les familles du territoire italien. 
Dans le sanctuaire, les fidèles ont apporté des offrandes de bougies et de torches et il semble qu'ils soient présents avec les vierges Vestales qui gardaient le feu sacré. De plus, le nom de Vesta donné à la Diane de Nemi indique clairement l’existence d’un feu perpétuel dans le sanctuaire de la forêt.
Il faut le mettre en relation avec le temple de Vesta sur la Via Sacra, à Rome, dans le Forum, confirmant l'importance religieuse du sanctuaire, un temple dédié à la déesse Diana fut construit par le roi Servius Tullus dans lequel les Vierges Vestales gardaient le feu sacré perpétuel
Le culte de Diane à Nemi remonterait selon la tradition, à  Oreste fils d'Agamemnon et de Clytemnestre, fuyant son pays natal après avoir tué sa mère pour venger son père .

Selon le récit épique Oreste, pour échapper à la fureur punitive provoquée par son geste, conseillé par Apollon se rend dans la cité de Tauri, dans la péninsule de Crimée, et vole l'ancienne statue d'Artémis (Diana Taurica).Ensuite il s’enfuit vers un lieu où coulait une rivière formée de sept sources, aujourd'hui identifiée au sud de la Tyrrhénienne Lavinum
 À l'intérieur du sanctuaire de Nemi se trouve  un arbre dont il était interdit de casser les branches,
La légende raconte que cet arbre particulier et isolé, probablement un chêne était surveillé jour et nuit par une silhouette vigilante qui tenait une épée dans sa main droite.
Toutefois  seul un esclave évadé  peut en casser une branche. Si l'esclave réussissait il avait le droit de se battre avec le prêtre et, s'il le tuait, il devenait de droit le Rex Nemorensis.
Selon d'anciennes légendes, la branche détachée par   l'esclave serait a relier à Énée qui sur ordre de la Sibylle  de Cumes après son départ (ou fuite ) de Carthage se prépare à faire un dangereux voyage dans le monde des morts afin de rencontrer le fantôme de Didon pour lui demander pardon ce qu’il refuse de faire
 La fuite de l'esclave serait la fuite d’Énée, tandis que son combat avec le prêtre serait à relier aux  sacrifices humains accordés à la déesse Diana Taurica.
 La règle qui prescrivait l’obtention de la succession par le glaive et cela resta en vigueur jusqu’à l’âge impérial. De fait, l’empereur Caligula , persuadé que le prêtre de Nemi était resté en poste trop longtemps, engagea un homme pour le tuer. 
On trouve encore des témoignages écrits, dont celui d'un voyageur grec qui a visité l'Italie à l'époque des Antonins qui raconte que dans le culte de Diana Nemorensis, le sacerdoce était toujours attribué comme prix au gagnant d'un duel.le "roi du bois".  qui est  un esclave en fuite qui doit tuer l'ancien Rex Nemorensis pour devenir le nouveau roi du bois. mais de chasseur il devient ensuite gibier Inutile de dire que le roi des bois devait pour espérer vivre avoir les yeux ouverts.
Le "rex nemorensis" présidait donc symboliquement le cycle sans fin de la vie et de la mort avec la régénération de la vie, le changement continu de la nature qui se transforme et se renouvelle avec le changement des saisons.
Ainsi, il incarnait le rôle de représentant mortel du dieu de la végétation et en vertu de cette fonction, il s'associait à la prêtresse de Diane, chef de la communauté et icône de la déesse de la vie, pour garantir la prospérité de toute forme de vie, végétale et animale;
I est symboliquement tué pour interpréter la fin du cycle qui se préparait à se renouveler avec la renaissance. 
Le renouvellement du sacerdoce était donc un signe de la continuité d'une tradition ancienne.


 

 Le Site

Carole Raddato a mis en ligne une série de Photographies du sanctuaire et elle a permis que je les publie . Je l'en remercie
Construit sur la rive nord du lac Nemi, le sanctuaire de Diane a des origines anciennes, probablement protohistoriques.
 Initialement, le culte devait se dérouler à l'extérieur, dans le "bois sacré" ou nemus
À l’époque archaïque (fin du VIe siècle av. J.-C.), une clairière dans les bois était dédiée à Diane, vénérée, probablement toujours dans un espace ouvert et non encore dans un vrai temple, dans son triple aspect de déesse de la chasse, de veilleuse et naissances. 

 


 À cette époque, le sanctuaire avait aussi une signification politique, ayant été définitivement dissous en 338 Av. JC date de la dissolution de la Ligue Latine
Au début le sanctuaire fondé en 495 AV jC se trouvait plus en amont mais après la réalisation de l'émissaire,au VIe siècle le lieu de culte a été déplacé plus en aval, vers la rive nord du lac

 

L' émissaire du lac Nemi est un ouvrage datant du 6ème siècle av. J.-C long de  1653 mètres , pour une largeur d'environ 80 cm .Il avait pour fonction de maintenir constants le niveau des eaux du lac Nemi et de les canaliser jusqu'à leur déversement dans l 'ancien cratère de volcan d'Arricia qui a été bonifié , où il était utilisé pour l'irrigation.De là, le ruisseau continuait à ciel ouvert vers la mer Tyrrhénienne, à Ardea.


;Au IVe siècle  le temple était de type étrusque et italique, avec une structure en bois et un revêtement en terre cuite. fronton ouvert, quatre colonnes à l'avant, grande cellule à ailes latérales: ainsi, au moins, il est représenté dans des modèles en argile trouvés au siècle dernier dans l'espace sacré.


Entre la fin du IIe et le début du Ier siècle Le sanctuaire a subit une transformation complète tout comme les sanctuaires contemporains de Gabii, Palestrina, Tivoli, Terracina,
Il fut reconstruit avec un aspect plus monumental.
Le nouveau complexe consistait en une plate-forme de m. 200 x 175, soutenus vers le lac par des constructions triangulaires (A), et possédant vers la paroi du cratère des niches semi-circulaires (B)
A l'intérieur de ceux-ci, il y avait un portique dorique avec des colonnes enduites de rouge et un entablement en péperin (R)
la technique utilisée était le conglomérat de ciment recouvert d'un opus incertum de péperin et de basalte, matériaux répandus dans la région et d'origine volcanique.
Sur la terrasse, on a trouvé des petites chapelles ou sacello de divinités, adorées dans le sanctuaire avec Diane, servant aux pour les prêtres et peut-être pour les fidèles (F), des bains servant pour l ‘hydrothérapie ,es nombreux ex-voto trouvés témoignent du fait que la déesse avait aussi des qualités bénéfiques, probablement pour la présence à proximité immédiate de la source de la nymphe Egeria) et du temple de Diane,


Celui ci bâti en opus reticulatum est incorporée dans une ferme moderne (K).
Cependant, certains spécialistes pensent que le temple de la divinité se trouvait sur une terrasse supérieure. 
Au Ie siècle Av JC une partie de la colonnade a été fermée, créant des cellules (M) qui; ont livré une grande quantité de stèles et de statues lors des fouilles du siècle dernier, Ces cellules étaient appelées t "donarie"
De cette époque date la construction d’un petit théâtre (S) et de quelques bains (T) construits en dehors du sanctuaire et avec une orientation légèrement différente.
Des restaurations et des embellissements ont été apportés par les empereurs Julio Claudien mais surtout par Hadrien


Le sanctuaire a probablement été fréquenté jusqu'au 4ème siècle puis, avec l'avènement du christianisme, il a été abandonné, dépouillé de marbre et de décorations, abandonné aux hommes et aux ravages de la nature


Les fouilles ont eu lieu à partir du XVIIe siècle et la plupart des découvertes ont abouti dans des musées étrangers (Copenhague, Nottingham, Palma de Majorque, Boston, Londres); il ne restait que quelques découvertes en Italie (Rome, Musée de la Villa Giulia et Musée national romain; Nemi, Palazzo Ruspoli et Musée des navires romains).
 Les fouilles les plus importantes et les plus significatives ont été celles de Lord Savile Lumley, ambassadeur d’Angleterre à Rome en 1885, et celles de G. Gatti et L. Morpurgo au théâtre en 1924.Les structures trouvées à ces occasions sont actuellement enterrées car  si les propriétaires  ont autorisés les fouilles  à des fins d'étude, ils ont voulu que les terres soient ensuite rendues à la culture .Les visites sont permises
La Surintendance archéologique du Latium a récemment repris les recherches et mis au jour les vestiges d’un portique monumental composé de colonnes en opus incertum et mixtes (réticulés et en briques), recouvertes de plâtre à rainures rouges, préservées deux mètres, avec entablement doriques, avec chapiteaux métope et linteau de triglyphes (R).

Entre la colonnade R et l'enceinte extérieure du sanctuaire comportant des niches en opus incertum (B), un mur intermédiaire a été découvert réalisé dans la même technique de construction (Q), dans laquelle des passages réguliers étaient ouverts, reliés au porche par un toit en tuiles. ; Ces vestiges peuvent être datés de la phase républicaine tardive du complexe et de la restauration d’Hadrien, est également attestée par des inscriptions dédicatoires trouvées dans le passé.
Conclusion
Le sanctuaire de Diane constitue, avec les complexes religieux précités du Latium, un exemple d'architecture scénographique inspiré des sanctuaires hellénistiques de la Grèce insulaire comme celui d'Asclepius à Cos et celui d'Athena Lindia à Rhodes.
La particularité de ces sanctuaires monumentaux est la présence de grands espaces, de colonnades, de petits lieux de culte disséminés et d'un théâtre où se déroulaient des représentations rituelles liées au culte.  Il pouvait aussi y avoir la présence d'un oracle comme dans d’ autres sanctuaires.

 

 

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