USA Aviation Bombardier Boeing B 17 Utilisation

Article écrit par : Claude Balmefrezol

Mis en ligne le 09/06/2026 à 22:08:02



Le B 17 au combat
1e partie Voir ICI
Tableaux générés par IA sur mes indications


La première utilisation au combat du B-17 ne vint pas de l'armée américaine, mais de la Royal Air Force. Faute de bombardier lourd adapté au début de la guerre, la RAF acheta 20 B-17C désignés Fortress Mk.I. Leurs performances lors des raids à haute altitude de l'été 1941 furent décevantes  l'appareil s'avéra inadapté aux conditions européennes dans cette version précoce. En 22 raids sur Brême, Brest, Emden, Kiel, Oslo et Rotterdam, les résultats furent maigres et huit appareils furent perdus.

Le B-17 Fortress au sein du RAF Bomber Command
C'est un fait souvent oublié : c'est bien la RAF, et non l'USAAF, qui engagea le B-17 au combat pour la première fois. Le 8 juillet 1941, trois Fortress Mk.I du No. 90 Squadron décollèrent pour attaquer Wilhelmshaven, la grande base navale allemande, depuis une altitude que la presse britannique appela alors un « raid stratosphérique ».
La mission fut un échec complet, les trois appareils rentrant sains et saufs mais sans résultats. Ce n'était que le début des déboires. Pendant les trois mois suivants, le No. 90 Squadron enchaîna problème sur problème : pannes mécaniques, pertes face aux chasseurs ennemis, crashs inexpliqués. En septembre 1941, les Fortress Mk.I furent retirées des opérations européennes.
Le bilan est accablant : en 51 sorties opérationnelles, 25 furent abandonnées pour défaillances techniques. Seulement 50 tonnes de bombes furent larguées, dont environ une tonne seulement atteignit les cibles visées.
Pourquoi un tel échec ?
L'expérience confirma à la RAF qu'aucun bombardier de jour ne pouvait opérer en sécurité face aux défenses aériennes allemandes. Les Américains signalèrent de leur côté que la RAF utilisait l'appareil au-dessus de son altitude de conception, surchargeait les avions, et les faisait voler en très petites formations  sacrifiant ainsi les avantages de la défense mutuelle. De plus, le froid à haute altitude gelait les mitrailleuses.
Les survivants furent transférés au Coastal Command pour des patrouilles maritimes, et c'est là que les versions Mk.II et Mk.IIA firent leur véritable carrière opérationnelle.
Fortress Mk.III (B-17G)  1944-45 : Le rôle secret du 100 Group
Le vrai apport du B-17 au Bomber Command fut bien différent et bien plus discret. Bien que le Bomber Command n'ait eu aucun usage du Fortress comme bombardier nocturne classique après les expériences de 1941, le B-17G allait néanmoins jouer un rôle vital dans l'offensive de nuit britannique contre l'Allemagne nazie  dans le rôle de guerre électronique (ECM), au sein du No. 100 (Bomber Support) Group
   

 
Le No. 214 Squadron fut le premier à recevoir les Fortress Mk.III modifiés. Basé à RAF Oulton à partir de mai 1944, il fut rejoint plus tard par le No. 223 Squadron. Ces appareils étaient méconnaissables de l'intérieur car les B-17 étaient lourdement modifiés pour l'ECM, équipés du système de brouillage « Airborne Cigar » (ABC) un dispositif opéré par des membres d'équipage germanophones qui identifiaient et brouillaient les communications des contrôleurs au sol allemands, ou se faisaient passer pour eux afin de dérouter les chasseurs de nuit loin des formations de bombardiers.
À partir d'octobre 1944, les B-17 furent également équipés du brouilleur « Piperack » pour contrer le radar de bord Lichtenstein SN-2 des chasseurs de nuit allemands.
Ces missions n'étaient pas sans danger. Lors d'une opération, les Fortress du 214 Squadron semblent s'être détachées de la force principale, offrant aux chasseurs de nuit de la Luftwaffe l'opportunité de plusieurs attaques réussies, dont deux B-17 abattus par un Junkers Ju 88G-6 du NJG 6.
Le  223th  Squadron effectua sa dernière mission opérationnelle dans les nuits du 2 au 3 mai 1945, lors d'un raid « spoof » (de diversion) avec du window au-dessus de Kiel, pendant le tout dernier raid de Bomber Command de la guerre. This Day in Aviation

En résumé
Version
Équivalent USAAF
Rôle au Bomber Command
Résultat
Fortress Mk.I
B-17C
Bombardement de jour à haute altitude (No. 90 Sqn)
Échec — retiré en sept. 1941
Fortress Mk.III
B-17G
Guerre électronique, brouillage (No. 100 Group, 214 & 223 Sqn)
Succès opérationnel 1944-45
Au total, la RAF reçut 20 Fortress Mk.I, 19 Fortress Mk.II et 85 Fortress Mk.III. Le B-17 fut donc avant tout, pour le Bomber Command, un outil de guerre électronique plutôt qu'un bombardier  rôle pour lequel son grand volume intérieur et son autonomie se révélèrent parfaitement adaptés.
Lors de l'attaque surprise de Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, 12 B-17 qui arrivaient de Californie sans armement ni munitions se retrouvèrent au milieu de l'attaque japonaise. Un raid japonais fut d'ailleurs un instant confondu avec l'arrivée de cette formation. Les B-17 présents aux Philippines furent en grande partie détruits au sol.
Le 17 août 1942, dix-huit B-17 du 97e Bomb Group attaquèrent avec succès la gare de triage de Rouen-Sotteville  premier raid de la 8e Air Force sur l'Europe occupée. La campagne de bombardement stratégique était lancée.
La Stratégie du Bombardement Diurne de Précision

 

Les Américains adoptèrent une stratégie radicalement différente des Britanniques : le bombardement diurne de précision, par opposition aux raids nocturnes britanniques. Le principe était que des formations serrées de B-17  les fameuses « combat box » — pourraient se protéger mutuellement grâce à leurs mitrailleuses .50 cal, créant des champs de feu entrecroisés.
La conférence de Casablanca (janvier 1943) formalisa l'Opération Pointblank : une offensive combinée américano-britannique devant affaiblir l'industrie de guerre allemande et établir la supériorité aérienne en vue du débarquement. Les B-17 américains frappaient le jour, les Lancaster britanniques la nuit  un bombardement presque en continu.
Le « Jeudi Noir » de Schweinfurt (14 octobre 1943)
La vulnérabilité des formations de B-17 face aux chasseurs allemands, particulièrement au-delà du rayon d'action des chasseurs d'escorte, se révéla lors des raids sur Schweinfurt et Ratisbonne. Ces usines produisaient des roulements à billes, composant crucial pour toute machine militaire.
Le premier raid du 17 août 1943 : 376 B-17 attaquèrent les deux cibles. 60 appareils furent perdus, 11 autres durent être mis à la casse, et 162 furent endommagés. Taux de perte : 19 %  chiffre trop élevé pour être maintenu.
Le second raid du 14 octobre 1943, baptisé le « Jeudi Noir » : 291 forteresses volantes s'élancèrent vers Schweinfurt. 59 furent abattues au-dessus de l'Allemagne, une disparut dans la Manche, cinq s'écrasèrent en Angleterre, et douze de plus furent mises au rebut après atterrissage. Au total : 77 B-17 perdus, 131 endommagés. Ces pertes catastrophiques contraignirent l'USAAF à suspendre temporairement les raids en profondeur.
La solution vint avec l'introduction du chasseur d'escorte longue portée North American P-51 Mustang début 1944, capable d'accompagner les bombardiers jusqu'à Berlin et retour. Dès lors, les formations de B-17 opérèrent avec une bien meilleure protection.
Le Débarquement en Normandie et la Victoire (1944–1945)
Les B-17 participèrent massivement à la préparation et au soutien du Débarquement du 6 juin 1944. Dans les jours précédents, ils martelèrent les infrastructures de transport, les nœuds ferroviaires et les défenses côtières. Lors du Jour J même, plus de 1 300 B-17 et B-24 survolèrent les plages normandes.
En 1944-1945, avec l'escorte des P-51, les formations de B-17 purent frapper l'Allemagne en profondeur : Berlin, les raffineries de pétrole synthétique, les usines d'armement, les nœuds de communication. La production pétrolière allemande chuta de 90 %, paralysant progressivement la Luftwaffe et les troupes au sol.
À la capitulation de l'Allemagne en mai 1945, la 8e Air Force avait effectué 291 508 sorties de bombardiers lourds, largué 697 000 tonnes de bombes, et perdu 4 688 B-17 en action de combat sur le seul théâtre européen.
Le Théâtre Pacifique
Dans le Pacifique, le B-17 joua un rôle important dès les premières heures de la guerre. Il effectua des missions de bombardement et de reconnaissance contre les forces japonaises aux Philippines, en Nouvelle-Guinée et dans les îles Salomon. Mais dès 1944, il fut progressivement remplacé par le Boeing B-29 Superforteresse, plus moderne et adapté aux longues distances du Pacifique.
Les Forteresses Volantes Célèbres
Memphis Belle
Le Memphis Belle (B-17F, s/n 41-24485) appartenant au 324th Bomb Squadron, 91st Bomb Group, est probablement le B-17 le plus célèbre de l'histoire. En mai 1943, son équipage dirigé par le capitaine Robert Morgan acheva ses 25 missions de combat — la règle fixée pour obtenir un billet de retour aux États-Unis.


Un film documentaire de 45 minutes fut réalisé dès 1944 par William Wyler, réalisateur hollywoodien enrôlé dans l'USAAF. En 1990, Michael Caton-Jones réalisa un long métrage romantique sur cette histoire. Aujourd'hui conservé au National Museum of the United States Air Force à Wright-Patterson, Ohio.
Shoo Shoo Shoo Baby (B-17G, s/n 42-32076) — 24 missions de combat avec le 91st Bomb Group. Atterrit contraint en Suède le 29 mai 1944 après une avarie moteur. Internement pour toute la durée de la guerre. Préservé au NMUSAF.
Yankee Doodle (B-17E, s/n 41-2463) — Transporta le général Ira Eaker lors du premier raid sur l'Europe (17 août 1942). Vétéran de la bataille de Midway.
General Ike (B-17G, s/n 42-97061) — Abattu le 8 mai 1944 au-dessus de Berlin, exactement un an avant la capitulation allemande.
The Pink Lady (B-17G) — Conservée au musée Salis à La Ferté-Alais (France). Participa au film Memphis Belle de 1990. En cours de rénovation.
Swoose (B-17D, s/n 40-3097) — Seul B-17D survivant. Entreposé au hangar Paul Garber à Silver Hill, Maryland.
L'Opération Aphrodite — Les B-17 Bombes Volantes
Parmi les utilisations les plus extraordinaires du B-17 figure l'Opération Aphrodite (1944), où des appareils en fin de vie furent transformés en missiles guidés télécommandés pour détruire les bunkers allemands et les sites de lancement des V-1 et V-3.
Le plan était simple dans son concept : charger un B-17 hors service de 9 000 kg d'explosifs Torpex (50 % plus puissant que le TNT), le faire décoller avec un équipage minimal de deux hommes, activer le système de télécommande, armer les détonateurs... et sauter en parachute avant de céder les commandes à un avion directeur CQ-17 volant à distance sécurisée. Des caméras de télévision transmettaient une image en direct pour le guidage final.
Le programme fut lancé en août 1944 depuis la RAF Fersfield, dans le Norfolk. Dix B-17 drones (BQ-7) et quatre avions directeurs (CQ-17) participèrent aux premières missions.
La mission la plus célèbre — et la plus tragique  concerna la variante navale (Opération Anvil) : le Lieutenant Joseph P. Kennedy Jr., frère aîné du futur président, se porta volontaire pour piloter un B-24 converti. Le 12 août 1944, 18 minutes après le décollage, l'appareil chargé de 9 600 kg de Torpex explosa au-dessus du Suffolk. Kennedy et son co-pilote périrent. La cause de la détonation prématurée ne fut jamais établie.

 


L'Opération Aphrodite s'acheva en janvier 1945 sur un bilan négatif : plus de soldats alliés tués que d'Allemands. Mais elle constitua un jalon dans l'histoire des drones militaires — les précurseurs directs du programme QB-17/DB-17 d'après-guerre.
Production et Industrialisation
Le programme B-17 constitua l'un des plus grands efforts industriels de l'histoire. Face à des besoins colossaux, la production fut confiée à trois constructeurs formant l'association BVD. Au pic de production en 1944, une Forteresse Volante sortait de chaîne toutes les 300 secondes — l'une des prouesses industrielles les plus impressionnantes de la guerre.

 

Constructeur

Site principal

Appareils produits

Boeing

Seattle, Washington

6 981

Douglas

Long Beach, Californie

2 395

Vega (Lockheed)

Burbank, Californie

2 750

TOTAL

Tous sites confondus

12 731 (dont 12 726 B-17 + 5 prototypes)


Le coût d'un B-17G au plus fort de sa production en 1943-1944 était de 238 329 $ au total (planeur : 127 069 $, moteurs : 38 483 $, hélices : 11 900 $, électricité et électronique : 9 040 $, matériel divers : 45 495 $). En 1945, grâce aux économies d'échelle, le prix moyen était tombé à 187 742 $ par appareil.
Les Versions Post-Guerre (1945–1968)
La polyvalence du B-17 lui valut une longue carrière après la fin des hostilités, sous de nombreuses désignations différentes.


 

Désignation

Rôle et caractéristiques

RB-17G

Reconnaissance photographique et photo-cartographie. Tourelle de menton remplacée par logement pour caméras tri-métrogon. Rebaptisés RB en 1948. Première mission de la Guerre de Corée (25 juin 1950).

SB-17G

Sauvetage en mer (Sea Rescue). Canot Higgins aérolargable sous le fuselage. Anciennement B-17H. Opérèrent en Corée.

DB-17G/P

Drone Director — avion directeur contrôlant à distance les QB-17 drones. Participèrent aux essais nucléaires (Opération Greenhouse, 1951) et aux tests de missiles à Holloman AFB.

QB-17G/L

Drone-cible radiocommandé. Peints en orange Day-Glo. Utilisés comme cibles pour les nouveaux missiles sol-air et air-air.

VB-17G

Transport VIP pour officiers supérieurs. Réaménagé avec cabine passagers confortable.

TB-17G

Avion d'entraînement spécialisé.

PB-1W

31 appareils pour la US Navy. Premiers avions de guet aérien (Early Warning) — ancêtre de l'AWACS. Radar AN/APS-20 ventral imposant.

PB-1G

17 appareils pour la Garde Côtière (US Coast Guard). Missions de sauvetage en mer.

JB-17G

Bancs d'essai moteurs volants. Nez retiré et remplacé par un support pour un 5e moteur. Moteurs testés : P&W XT-34, Wright XT-35, Wright R-3350, Allison T-56.

Le Dernier Vol Militaire d'un B-17  6 août 1959
Un jalon historique marqua la fin de l'ère militaire du B-17 : le 6 août 1959, le DB-17P portant le numéro de série 44-83684  connu aujourd'hui sous le nom de « Kismet » et exposé au Planes of Fame Museum de Chino, Californie — effectua la toute dernière mission opérationnelle d'un B-17 piloté dans l'USAF.
Sa mission : diriger le QB-17G 44-83717, utilisé comme cible pour un missile air-air AIM-4 Falcon tiré depuis un F-101 Voodoo, près de la base de Holloman, Nouveau-Mexique. Le dernier B-17 militaire rejoignit ensuite le dépôt de Davis-Monthan pour être transféré au musée de Chino.
Héritage et Survivants
Le B-17 est bien plus qu'un avion de guerre : il est devenu un symbole de la génération qui a combattu la Seconde Guerre mondiale. Son image fuselage en aluminium brillant ou en camouflage olive drab, tourelles hérissées de mitrailleuses, traînées de condensation dans le ciel d'Europe — est indissociable de la mémoire collective américaine et européenne du conflit.
Les Appareils Préservés dans le Monde
Environ 50 B-17 subsistent dans le monde, dont une dizaine encore en état de vol.


 

Appareil

N° de série

Localisation

État

Memphis Belle

41-24485 (B-17F)

NMUSAF, Wright-Patterson, Ohio

Exposé en musée

Shoo Shoo Shoo Baby

42-32076 (B-17G)

NMUSAF, Wright-Patterson, Ohio

Exposé en musée

Sentimental Journey

44-83514 (B-17G)

CAF Airbase Arizona, Mesa, Arizona

En état de vol

Kismet / Piccadilly Lilly II

44-83684 (B-17G)

Planes of Fame Museum, Chino, CA

Restauration pour vol

The Pink Lady

B-17G

Musée Salis, La Ferté-Alais, France

En cours de rénovation

Swoose

40-3097 (B-17D)

Smithsonian / Silver Hill, Maryland

Entreposé

 

Fiche Technique — B-17G


 

Caractéristique

Valeur

DIMENSIONS

 

Envergure

31,63 m

Longueur

22,78 m

Hauteur

5,82 m

Surface alaire

131,92 m²

MASSES

 

Masse à vide

16 391 kg

Masse maximale au décollage

29 710 kg

MOTORISATION

 

Moteurs

4 × Wright R-1820-97 Cyclone (radial 9 cylindres)

Puissance

4 × 1 200 ch au décollage / 1 380 ch avec turbocompresseur

Hélices

Hamilton Standard tripales à pas variable

PERFORMANCES

 

Vitesse maximale

462 km/h à 7 620 m d'altitude

Vitesse de croisière

293 km/h

Vitesse de montée

274 m/min

Plafond opérationnel

10 850 m (35 600 ft) — missions typiques : ~7 600 m

Rayon d'action

2 897 km avec charge de bombes complète

Autonomie max (convoyage)

3 219 km

Carburant embarqué

Jusqu'à 10 524 litres (100 octanes)

ARMEMENT

 

Armement défensif

13 mitrailleuses M2 Browning calibre .50 (12,7 mm)

Charge offensive (standard)

2 722 kg (6 000 lb) de bombes en soute interne

Charge offensive (max)

7 983 kg (17 600 lb) dont emports externes

Visée bombardement

Viseur Norden M-9 couplé au pilote automatique Honeywell C-1

Équipage

10 hommes : pilote, copilote, navigateur, bombardier, opérateur radio, 5 mitrailleurs

 

Conclusion

Le Boeing B-17 Flying Fortress aura été l'instrument principal du bombardement stratégique allié en Europe, l'arme qui démolit méthodiquement l'industrie de guerre du IIIe Reich au prix d'un sacrifice humain considérable. Sur les 12 731 appareils construits, plus de 4 700 furent perdus au combat en Europe seule avec leurs équipages.
Sa robustesse exceptionnelle permit à des centaines d'équipages de rentrer dans des appareils qui n'auraient logiquement jamais dû voler encore. Cette réputation de solidité, plus que les performances brutes, forgea la légende de la « Reine du Ciel ».
Après la guerre, sa polyvalence lui offrit une seconde vie dans les rôles les plus variés  de la photo-cartographie au Pacifique aux essais nucléaires dans l'atoll d'Eniwetok, de la lutte contre les incendies de forêt en Californie jusqu'aux collections des musées du monde entier. Le dernier B-17 militaire américain prit sa retraite en août 1959  24 ans après le premier vol du prototype.Une époque révolue, mais une légende impérissable.


 

 

   


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