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France Etat Major Machéchal Berthier Armure Maréchal Berthier Etat Major Maréchal Berthier Bicorne 1812 Moscou Etat Major Maréchal Berthier Uniforme Moscou 1812 Napoléon I 1804 Baton Maréchal Louis Alexandre Berthier Paris Napoléon I 1804 Baton Maréchal Louis Alexandre Berthier Moscou Aide de Camp Maréchal Berthier Chronologie — Louis-Alexandre Berthier
Biographie
Sa famille est une famille au service du Roi .Louis-Alexandre Berthier naquit le 20 novembre 1753 à l'Hôtel de la Guerre de Versailles dans les murs mêmes du pouvoir royal. Son père, Jean-Baptiste Berthier, était ingénieur ordinaire des camps et armées du Roi — un homme de technique et de service au service de l'État militaire. La famille venait d'être anoblie en 1763, après une ascension progressive dans les fonctions d'État. Berthier entra très jeune dans la carrière des armes par la filière de l'ingénierie géographique — une formation qui allait marquer toute sa carrière. Ingénieur-géographe des camps et armées dès 1766, à treize ans seulement, il apprit à lire le terrain, à cartographier les positions, à organiser la logistique des armées. Ces compétences techniques allaient faire de lui le chef d'état-major le plus efficace de son époque. Entre 1777 et 1783 1783, le jeune Berthier servit dans les forces françaises envoyées soutenir l'indépendance américaine sous le commandement de La Fayette et Rochambeau. Cette expérience fut formatrice à plus d'un titre il y découvrit les réalités d'une guerre moderne sur un théâtre d'opérations immense, y affina ses techniques cartographiques, et y acquit une connaissance pratique de l'organisation des états-majors à l'américaine. De retour en France, il devint rapidement l'un des officiers d'état-major les plus réputés de l'armée royale— une réputation qui lui valut d'être choisi par La Fayette comme chef d'état-major de la Garde nationale parisienne dès l'automne 1789. Mais la période de la Révolution est difficile pour lui En effet Berthier n'est pas à laise durant cette période et il navigue à vue dans les tempêtes politiques. Son manque d'enthousiasme lui valut les attaques de Marat et plusieurs destitutions successives mais qui sont toujours suivies de reprises des postes car ses compétences techniques étaient irremplaçables. Ce n'était ni un homme politique ni un idéologue c'était un technicien, et les techniciens étaient rares.Quoique la révolution n'a pas besion de savant aurait dit un juge du tribunal à Lavoisier En 1793, lors de la prise de Saumur, il reçut quatre blessures preuve que cet homme de bureau savait aussi se battre. Mais sa vocation profonde restait l'organisation, la planification, la coordination pas le combat. La date du 27 mars 1796 marqua le tournant absolu de l'existence de Berthier. Ce jour-là, il devint chef d'état-major de Bonaparte à l'armée d'Italie. Ils ne vont plus se quitter Les deux hommes se comprirent presque immédiatement. Bonaparte avait le génie stratégique, la fulgurance décisive, l'intuition du champ de bataille mais il lui manquait la capacité à traduire ses visions en ordres précis, coordonnés, transmis à temps à toutes les unités concernées. Berthier avait exactement ce qui manquait à Bonaparte une rigueur administrative absolue, une mémoire extraordinaire, une capacité de travail surhumaine, et le talent rare de transformer en ordres clairs et exécutables les impulsions parfois contradictoires de son général. Chef d'état-major incomparable de 1796 à 1814, Berthier fut présent à toutes les grandes campagnes napoléoniennes de l'Italie, Égypte, Marengo, Austerlitz, Iéna, Eylau, Friedland, Wagram, Russie, campagne d'Allemagne, campagne de France. Il exécutait de jour comme de nuit les ordres de l'Empereur, rédigeait les dépêches, coordonnait les corps d'armée, organisait les marches et les ravitaillements. Napoleon a dit de lui à St Hélène Il expédiait tous les ordres et les différents détails particuliers avec une régularité, une précision et une promptitude admirables... et il aurait conclus Si j'avais eu Berthier, je n'aurais pas eu ce malheur. Cette dernière phrase dit tout. À Waterloo, sans Berthier, Napoléon ne disposait plus de la machine administrative qui avait rendu possibles toutes ses victoires. Le Major-Général était irremplaçable et son absence en juin 1815 fut l'une des raisons profondes de la catastrophe finale. Soult n" a pas pu le remplacer Pas contre comme commandant chef d'une grande unité en temps que commandant en chef par deux fois ce fut un echec Par deux fois, Napoléon confia à Berthier le commandement en chef d'une armée en Italie en 1798 et en Allemagne au printemps 1809. Les deux expériences furent des échecs retentissants. Berthier n'était pas un homme de guerre car il n'avait ni le coup d'œil tactique, ni l'audace décisive, ni l'autorité naturelle qui font les grands capitaines. C'était un exécutant d'un génie absolu, mais absolument incapable de prendre seul des décisions stratégiques.Cette limitation était connue de Napoléon, qui ne lui confia plus jamais de commandement autonome après 1809. Mais elle ne diminuait en rien l'admiration et la dépendance de l'Empereur envers son Major-Général. Berthier après la Russie Après la retraite de Russie, Berthier continua à servir Napoléon lors des campagnes de 1813 et 1814 mais dans un état de fatigue et d'épuisement moral qui transparaissait de plus en plus. À Brienne en janvier 1814, il reçut un coup de lance à la tête une blessure de plus dans une longue liste. La chute de l'Empire en avril 1814 le surprit dans une situation impossible. Après avoir tout donné à Napoléon pendant dix-huit ans, il rallia Louis XVIII une décision que l'Histoire lui reprocha longtemps, même si elle était compréhensible pour un homme épuisé, blessé, et qui avait trois enfants à protéger. La Mort de Berthier Les Cent-Jours trouvèrent Berthier en Bavière, réfugié à Bamberg avec la famille royale française après l'arrivée de Napoléon à Paris. Il n'avait pas rejoint l'Empereur une trahison que Napoléon ressentit profondément, et que certains attribuèrent à l'influence de sa femme bavaroise. Le 1er juin 1815, cinq jours avant Waterloo, Berthier mourut à Bamberg dans des circonstances que l'Histoire n'a jamais complètement élucidées — une chute depuis une fenêtre du palais du prince de Hohenlohe. Suicide ? Accident ? Assassinat ? Chaque hypothèse a ses partisans. La thèse du suicide est la plus souvent retenue un homme épuisé, tiraillé entre sa loyauté à Napoléon et sa situation en Bavière, voyant défiler sous ses fenêtres les troupes russes et bavaroises qui marchaient contre la France. Selon certains témoins, il aurait regardé longtemps défiler ces armées avant de tomber. « Du côté de Berthier, il y a une profonde fidélité, une immense admiration pour l'Empereur, même si ses sentiments vont s'émousser progressivement, à partir de 1812, face aux réponses impériales méprisantes. »
Il avait 61 ans. Son nom est inscrit sur la 23e colonne du pilier sud de l'Arc de Triomphe — l'un des rares maréchaux à n'avoir jamais commandé de grande victoire, mais sans lequel aucune des grandes victoires napoléoniennes n'aurait été possible.
Voyons le Train de Vie de celui qui sera prince de Neutchatel Il fut largement récompensé par Napoléon Les services rendus par Berthier furent récompensés avec une prodigalité qui témoignait de l'estime ou plutôt de la dépendance de Napoléon envers son chef d'état-major. Voici un état des titres et décorations
Le château de Grosbois acquis par Berthier en 1805, devint rapidement l'une des demeures les plus fastueuses de l'Empire. Berthier y investit des sommes considérables pour transformer ce château du XVIIe siècle en résidence digne d'un prince souverain.
Les intérieurs étaient décorés avec un luxe qui reflétait les goûts de Berthier mobilier Empire de première qualité, tableaux de maîtres, argenterie, porcelaines de Sèvres. Berthier avait des goûts d'aristocrate — il aimait les belles choses, les arts, le raffinement. Cette passion du beau et du luxe allait se retrouver dans l'équipement extraordinaire qu'il emportait en campagne. Le Grand Veneur de l'Empereur Parmi ses fonctions officielles, Berthier était Grand Veneur de l'Empereur responsable de l'organisation des chasses impériales. Cette charge lui donnait accès permanent à Napoléon dans les périodes de paix et renforçait encore sa position au coeur du pouvoir. Cette fonction explique aussi une partie de son train de vie le Grand Veneur devait recevoir avec éclat, organiser des chasses prestigieuses, entretenir des meutes et des équipages dignes de la majesté impériale. Ses Amours La vie sentimentale de Berthier fut marquée par une passion extraordinaire et tragique. Épris follement de la marquise Visconti depuis la campagne d'Italie de 1796, il l'aima pendant des années avec une fidélité absolue entretenant avec elle une correspondance passionnée que ses contemporains considéraient comme l'unique faiblesse de cet homme par ailleurs si maître de lui. Napoléon mit fin à cette liaison en 1808 en forçant Berthier à épouser Marie-Élisabeth de Bavière-Birkenfeld une alliance dynastique qui consolidait les liens avec la Bavière. Le mariage eut lieu en mars 1808. Marie-Élisabeth avait trente ans de moins que son mari. Trois enfants naquirent de cette union Napoléon-Alexandre en 1810, Marie-Anne et Caroline. Le mariage forcé ne guérit pas Berthier de son amour pour la marquise Visconti il continua à la voir en secret pendant des années, dans une situation dont ses contemporains témoignent avec une certaine compassion pour cet homme puissant mais profondément malheureux dans sa vie privée. Le train de vie en campagne Ce qui rendait Berthier singulier parmi les maréchaux et fascinait ou scandalisait ses contemporains était son refus absolu de renoncer à son confort et à son luxe en campagne. Alors que d'autres maréchaux partageaient parfois les difficultés de leurs troupes, Berthier voyageait avec un équipage proprement princier. Son train de campagne comprenait Plusieurs voitures de voyage luxueusement équipées dont une berline de commandement et des fourgons pour les bagages Une argenterie complète de table assiettes, couverts, plats, saucières, candélabres Une cave de voyage vins fins de Bourgogne et de Bordeaux, champagnes Une bibliothèque portative cartes, ouvrages de référence, archives d'état-major Plusieurs malles d'uniformes et d'habits grande tenue, petite tenue, habits de cour, habits de dignitaire Un service de cuisine complet et son cuisinier qui était réputé Des tapis, rideaux et tentures pour aménager ses quartiers De nombreux domestiques valets, cuisiniers, secrétaires, palefreniers Ce train de vie colossal était à la fois un signe de sa puissance et une vulnérabilité militaire comme allait cruellement le démontrer la campagne de Russie. Les aides de camp Un détail significatif et souvent méconnu illustre le statut absolument exceptionnel de Berthier dans la hiérarchie impériale En effet ses aides de camp personnels portaient une livrée rouge. Cette couleur était extraordinairement rare dans l'armée française napoléonienne contrairement aux armées britannique, autrichienne qui en usaient largement. Ce choix délibéré du rouge pour ses aides de camp distinguait visuellement l'entourage immédiat du Major-Général sur le champ de bataille et lors des cérémonies un signe supplémentaire du rang quasi souverain qu'occupait Berthier dans la Grande Armée. Les Habits et Insignes de Berthier Les tenues sont nombreuses et complexes Berthier cumulait tant de titres et de fonctions que son vestiaire officiel était d'une complexité extraordinaire. Chaque dignité, chaque ordre, chaque fonction correspondait à un habit réglementaire distinct avec ses couleurs, ses broderies, ses boutons et ses accessoires spécifiques.Un grand dignitaire de l'Empire comme Berthier possédait ainsi : L'habit de Maréchal de l'Empire drap bleu nuit avec broderies d'or de feuilles de chêne et de laurier sur toutes les coutures L'habit de Vice-Connétable habit de grande dignité impériale avec broderies spécifiques à sa fonction L'habit de Grand Aigle de la Légion d'honneur fonctions liées à l'ordre L'habit de Grand Veneur habit vert sombre avec broderies or spécifiques à la vénerie impériale L'habit de Prince de Neuchâtel tenue princière souveraine Les habits de cour grande tenue et petite tenue pour les cérémonies aux Tuileries La Campagne de Russie 1812 Berthier aborda la campagne de Russie avec un mauvais pressentiment qu'il n'essaya pas de dissimuler. Dès le début de la préparation, il multiplia les réserves et les objections chose rare chez cet homme habituellement si docile aux volontés de Napoléon. Cette campagne lui semblait une aventure démesurée et imprudente. Le 1er février 1812, il prit officiellement les fonctions de Major-Général de la Grande Armée pour cette campagne. Il accomplissait sa mission avec son professionnalisme habituel mais sans la foi qui animait ses débuts. Les relations entre lui et l'Empereur s'étaient progressivement dégradées depuis 1812, face à ce que Berthier ressentait comme un mépris croissant de Napoléon à son égard. Mais pendant l'avance vers Moscou, Berthier assura avec son efficacité coutumière les fonctions de coordination et de transmission des ordres. Il fut présent à la bataille de Borodino le 7 septembre 1812 la plus grande bataille de toute la campagne, qui coûta aux deux camps des pertes effroyables. Le 14 septembre, la Grande Armée entra dans Moscou une ville à moitié vide, bientôt en flammes. L'Empereur attendit en vain une capitulation russe qui ne vint jamais. Pendant les semaines d'attente au Kremlin, Berthier continuait à travailler transmettant les ordres de Napoléon, maintenant le contact avec les corps d'armée dispersés, gérant les approvisionnements de plus en plus difficiles. Le 1er octobre, Napoléon demanda à Berthier de faire augmenter l'armement et les fortifications du Kremlin. Le 14 octobre, il lui ordonna d'organiser l'évacuation des blessés vers Smolensk. Ces ordres témoignent que jusqu'aux derniers jours de l'occupation de Moscou, Berthier resta le pivot de toute l'organisation de la Grande Armée. La retraite 19 octobre 1812 Le 19 octobre 1812, la Grande Armée quitta Moscou pour entamer ce qui allait devenir l'une des plus grandes catastrophes militaires de l'histoire. Berthier suivit l'Empereur dans la retraite, continuant à exercer ses fonctions de Major-Général dans des conditions de plus en plus dramatiques.La retraite fut une agonie progressive. Le froid s'abattit précocement et avec une violence inhabituelle des températures de -25 à -30 degrés qui tuaient aussi sûrement que les balles. Les Cosaques harcelaient sans cesse les flancs et les arrières de la colonne, capturant isolés, traînards et bagages abandonnés. Les Cosaques avaient l'habitude de galoper autour de l'ennemi, attanquant les trains de bagages d' artillerie et encerclant les compagnies éparpillées ou isolées La colonne s'étirait, encombrée par le butin amassé à Moscou et tiré dans diverses voitures. Des voitures qui finissaient toutes sur les bords des routes quand les chevaux succombaient à leur tour du froid et de la faim. La perte des bagages de Berthier Dans ce désastre, les bagages du Major-Général ne furent pas épargnés. Les fourgons de Berthier chargés de son argenterie, de ses habits de cour, de ses uniformes de parade, de ses effets personnels, de ses instruments de travail furent soit capturés par les Cosaques, soit abandonnés sur les routes de la retraite faute de chevaux pour les tirer. C'est dans ce contexte que fut rédigée la lettre la plus poignante que Berthier ait jamais écrite adressée à sa femme depuis Königsberg le 24 décembre 1812, alors que les lambeaux de la Grande Armée repassaient le Niémen : « Je vous dirai mon amie que j'ai perdu toute mon argenterie, tous mes effets, que j'ai été obligé d'emprunter pour avoir le nécessaire J'ai perdu environ 80 000 francs. Le froid toujours excessif, on a peu mémoire d'un hiver si précoce et si rigoureux [...] L'armée souffre, on ne voit que morts, pieds, mains ou figures gelés, c'en est une calamité. Pour moi j'avoue que je suis fatigué, que j'ai besoin de repos. » 80 000 francs de pertes — une somme colossale, mais Berthier était l'un des hommes les plus riches de l'Empire. Ce n'est pas la perte financière qui compte ici c'est le témoignage direct, dans sa propre écriture, de la catastrophe personnelle que représenta la retraite de Russie pour cet homme habitué au luxe absolu. La capture des pièces conservées à Moscou Les objets aujourd'hui conservés dans les musées moscovites l'habit de grand dignitaire, le bicorne de grande tenue, le bâton de maréchal furent capturés par les forces russes lors de la retraite. Plusieurs scénarios sont possibles : Capture par les Cosaques lors d'une attaque sur le convoi de bagages du quartier général Abandon sur la route lors de la nécessité de se délester des voitures devenues impossibles à traîner Récupération à Vilna en décembre 1812 lors de l'attaque cosaque de la côte de Ponari qui prit plus de 100 canons et pilla les bagages Ces pièces furent ensuite collectées par les autorités russes comme trophées de la victoire témoignages matériels du triomphe russe sur la Grande Armée. Conservées précieusement, elles parvinrent jusqu'à nous dans un état remarquable Les artefatcs conservés à Moscou Un habit drap bleu nuit avec broderies d'argent absolument somptueuses couvrant le col, les revers, les parements et les pans correspond à un habit de grande dignité civile plutôt qu'à un habit militaire. Plusieurs éléments orientent vers un habit de Grand Dignitaire de l'ordre de la Légion d'honneur ou de Vice-Connétable : e fond bleu nuit — couleur des fonctions civiles et de la Légion d'honneur Les broderies d'argent — et non d'or comme pour les habits militaires des maréchaux La nature purement florale des motifs — fleurs, rinceaux, palmes — sans les feuilles de chêne ou de laurier caractéristiques des habits militaires La densité exceptionnelle des broderies — réservée aux plus hauts dignitaires La coupe de l'habit habillé — caractéristique des tenues civiles de cérémonie Le bicorne de grande tenue Le bicorne conservé à Moscou est un bicorne de grande tenue immédiatement identifiable à plusieurs caractéristiques : Feutre noir de haute qualité Galon d'or large tout autour des bords réservé aux maréchaux et grands dignitaires Garniture de plumes blanches marabout ou autruche exclusive à la grande tenue de cérémonie Le bicorne de campagne n'avait pas de plumes et un galon beaucoup plus sobre La présence d'un bicorne de grande tenue dans les bagages de Russie confirme l'extraordinaire richesse de l'équipement que Berthier emportait en campagne avec des pièces destinées aux cérémonies et aux revues, absolument inutiles dans les bivouacs de la Grande Armée mais indispensables pour maintenir l'apparat princier du Major-Général. Le bâton de maréchal Le bâton de maréchal Les bâtons de maréchaux d'Empire étaient des objets d'une richesse et d'un symbolisme extraordinaires : Velours bleu nuit recouvert sur toute la longueur de broderies dorées Motifs alternant les aigles impériales et les fleurs de lys dorées Feuilles de chêne et de laurier brodées Embouts en métal doré ciselé aux deux extrémités Devise brodée : « Terror belli, decus pacis » — Terreur à la guerre, ornement de la paix Le bâton de maréchal n'était pas seulement un insigne — c'était l'incarnation même de la dignité martiale suprême. Le perdre pendant la retraite de Russie était une humiliation symbolique qui ajoutait à la douleur de la défaite. Ces objets conservés à Moscou sont les témoins silencieux de cet homme extraordinaire. Capturés dans la neige et le chaos de la retraite de Russie, ils racontent mieux que n'importe quel texte l'écart vertigineux entre la splendeur du Premier Empire et la réalité brutale de sa chute. |
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