Blindés Le nom de Baptème des Séries des chars américains et britanniques du Commonwealth et ex Empire Britannique de la Seconde Guerre mondiale à nos jours

Article écrit par : Claude Balmefrezol

Mis en ligne le 28/04/2026 à 10:57:34



Le nom de Baptème des Séries des chars américains et britanniques  et du Commonwealth et ex Empire Britannique de la Seconde Guerre mondiale à nos jours

 
Une tradition vivante

Qu'il s'agisse des généraux américains, des rois et conquérants britanniques, des animaux emblématiques canadiens et australiens, ou de la faune africaine, la tradition de donner des noms évocateurs aux chars de combat reste vivace à travers le Commonwealth et au-delà. Elle répond à un besoin profondément humain : celui de donner une identité, presque une personnalité, à ces machines de guerre imposantes. Les équipages s'identifient plus facilement à un « Sherman » ou à un « Chieftain » qu'à un simple numéro de modèle, et ces noms contribuent à forger l'esprit de corps et la fierté des unités blindées.
Aujourd'hui, alors que les armées occidentales développent la prochaine génération de chars de combat — comme le programme britannique Challenger 3, le futur char franco-allemand MGCS (Main Ground Combat System), ou le programme américain AbramsX  La question du nommage reste entière. Perpétuera-t-on ces traditions historiques, ou verra-t-on émerger de nouvelles conventions pour les blindés du XXIe siècle ? Une chose semble certaine : tant qu'il y aura des chars, il y aura des hommes pour leur donner des noms.
Une tradition vivante à travers le Commonwealth
À travers le Commonwealth et au-delà, la tradition de nommer les chars et véhicules blindés reflète l'identité culturelle et historique de chaque nation. Les Britanniques puisèrent dans leur histoire médiévale et moderne, les Canadiens dans leur faune nordique, les Australiens dans leur esprit pionnier, les Indiens dans leur riche mythologie et leur histoire impériale, tandis que les Néo-Zélandais adoptèrent une approche plus pragmatique.
Qu'il s'agisse d'Arjuna l'archer mythologique, du Grizzly canadien, du Sentinel australien ou du Challenger britannique, ces noms racontent chacun à leur manière l'histoire des nations qui les ont choisis. Ils donnent une âme à des machines de guerre et témoignent de la volonté universelle des soldats de s'identifier à leur outil de combat, de lui conférer une personnalité, presque une humanité.
Aujourd'hui, alors que les armées du Commonwealth modernisent leurs forces blindées — Challenger 3 britannique, Arjun Mk 2 indien, NZLAV néo-zélandais — cette tradition de nommage continue d'évoluer, mêlant héritage historique et exigences du combat moderne du XXIe siècle.

 
Durant la Seconde Guerre mondiale, les chars américains portaient deux types d'identifiants distincts : une désignation technique officielle américaine, et un nom propre attribué par les Britanniques. De leur côté, les Britanniques et les autres nations du Commonwealth avaient développé leurs propres traditions de nommage, suivant des logiques tout aussi intéressantes.
Les désignations américaines
Le système de désignation officiel était géré par le département de l'Ordonnance de l'armée américaine. Il reposait sur une logique simple et rigoureuse.
La lettre M signifiait Medium (char moyen), Light (char léger) ou Heavy (char lourd), suivie d'un numéro de modèle. Lorsqu'une variante significative était introduite  moteur différent, coque soudée au lieu de rivetée, ou autre modification majeure  une lettre de suffixe était ajoutée : A1, A2, A3, etc. Ainsi, le M3 de base à coque rivetée et moteur radial à essence devenait M3A2 avec une coque soudée, M3A3 avec une coque soudée et un moteur diesel, ou M3A5 avec une coque rivetée et un moteur diesel. Ce système purement fonctionnel ne laissait aucune place à la fantaisie, mais avait le mérite d'être précis et universel.
Les noms britanniques donnés aux chars américains
C'est la Mission britannique d'approvisionnement à Washington, agissant pour le compte du War Office, qui introduisit la pratique de donner des noms propres aux chars américains reçus dans le cadre du Prêt-Bail. Cette tradition répondait à un besoin pratique : il était plus simple et plus évocateur pour les équipages de parler du « Grant » ou du « Sherman » que du « Medium Tank M3 à tourelle britannique » ou du « Medium Tank M4 ».
Les Britanniques choisirent de nommer ces chars d'après de grands généraux américains, en puisant principalement dans le panthéon de la guerre de Sécession (1861-1865) :

Grant — d'après le général Ulysses S. Grant, commandant des armées de l'Union et futur président des États-Unis
Lee — d'après le général Robert E. Lee, commandant en chef des armées confédérées, adversaire de Grant

Sherman — d'après le général William Tecumseh Sherman, célèbre pour sa « Marche vers la mer »

Stuart — d'après le général J.E.B. Stuart, brillant chef de cavalerie confédéré
Honey — surnom affectueux donné par les équipages britanniques au char léger américain M3 Stuart, qui impressionna favorablement par sa fiabilité et sa maniabilité en Afrique du Nord
Il est piquant de noter que les Britanniques nommèrent leurs chars d'après des généraux des deux camps opposés de la guerre de Sécession, sans distinction idéologique particulière — ce qui aurait pu être source de malaise dans le Sud des États-Unis, mais ne sembla guère préoccuper le War Office.
Les exceptions notables côté américain
Avec le temps, la pratique de nommage s'étendit au-delà de la guerre de Sécession, pour honorer des généraux américains d'autres époques :

Chaffee (M24) — nommé d'après le général Adna Chaffee Jr., considéré comme le père des forces blindées américaines. Pionnier de l'arme blindée aux États-Unis, il mourut en 1941, peu avant que le char ne soit développé. Son nom fut choisi en hommage à son rôle fondateur dans la création des unités blindées américaines modernes.


Pershing (M26) — nommé d'après le général John J. Pershing, commandant du Corps expéditionnaire américain en Europe durant la Première Guerre mondiale. Surnommé « Black Jack », il était l'une des figures militaires les plus respectées des États-Unis au moment où le char fut conçu.


Patton (M46, M47, M48, M60) — nommé d'après le général George S. Patton, l'un des commandants blindés les plus célèbres de la Seconde Guerre mondiale, dont les exploits à la tête de la 3e Armée américaine sont restés légendaires.
Abrams (M1) — nommé d'après le général Creighton Abrams, commandant des forces américaines au Vietnam et chef d'état-major de l'armée. Le M1 Abrams, entré en service en 1980, reste le char de combat principal de l'armée américaine à ce jour.
Bradley (M2/M3) — véhicule de combat d'infanterie nommé d'après le général Omar Bradley, héros de la Seconde Guerre mondiale, surnommé « le général des soldats ».


La tradition britannique de Baptème
De leur côté, les Britanniques développèrent pour leurs propres chars une tradition de nommage tout aussi riche, mais suivant des logiques différentes selon les époques.
Cruiser Tank années 1930-1945
Durant la Seconde Guerre mondiale, les Britanniques distinguaient deux grandes catégories de chars : les chars d'infanterie, lents mais lourdement blindés, destinés à soutenir l'infanterie au pas, et les chars de croiseur, plus rapides, destinés à l'exploitation et aux percées. Cette distinction se reflétait souvent dans les noms.
Les chars d'infanterie portaient souvent des noms évoquant la force et la puissance :
Matilda (A11/A12) — nom d'origine incertaine, peut-être inspiré d'un personnage de dessin animé de l'époque, ou d'une référence populaire australienne à la chanson Waltzing Matilda
Valentine — ainsi nommé car les plans furent soumis à l'approbation le jour de la Saint-Valentin 1938
Churchill (A22) — nommé en hommage au Premier ministre Winston Churchill, grand défenseur de l'arme blindée depuis la Première Guerre mondiale, où il avait contribué à la création des premiers chars britanniques
Black Prince (A43) — « le Prince Noir », en référence à Édouard de Woodstock, prince de Galles du XIVe siècle, célèbre pour ses victoires militaires à Crécy et Poitiers. Ce char, dérivé du Churchill, n'entra jamais en production de série.
Les chars de croiseur portaient souvent des noms évoquant la vitesse et la chevalerie :
Cruiser Mk I à Mk IV — désignations purement techniques dans un premier temps
Covenanter (A13 Mk III) — référence aux Covenanters, les presbytériens écossais du XVIIe siècle qui s'opposèrent à la tutelle anglaise sur leur Église
Crusader (A15) — en référence aux Croisés du Moyen Âge, évoquant la chevalerie et la guerre sainte. Le Crusader fut le char de croiseur britannique le plus produit et le plus utilisé en Afrique du Nord
Cavalier (A24) — évoquant les royalistes de la guerre civile anglaise, partisans du roi Charles Ier
Centaur (A27L) — référence à la créature mythologique mi-homme mi-cheval, symbole de puissance et de rapidité
Cromwell (A27M) — nommé d'après Oliver Cromwell, le chef militaire et politique de la révolution anglaise du XVIIe siècle, adversaire des Cavaliers
Comet (A34) — évoquant la vitesse et la modernité, ce char fut l'aboutissement de la lignée des chars de croiseur britanniques et l'un des meilleurs chars britanniques de la fin de la guerre
L'après-guerre et la Guerre froide
Après 1945, les Britanniques adoptèrent une nouvelle tradition : nommer leurs chars d'après des figures historiques et des titres évocateurs :
Centurion (1945) — référence aux officiers de l'armée romaine, évoquant la discipline et la puissance militaire. Le Centurion fut l'un des chars les plus réussis de l'après-guerre, exporté dans de nombreux pays et utilisé dans plusieurs conflits jusqu'aux années 1980, notamment en Corée, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est.
Conqueror (1955) — « le Conquérant », char lourd britannique développé pour contrer les chars soviétiques lourds comme le JS-3. Armé d'un canon de 120 mm, il servit aux côtés du Centurion avant d'être retiré du service dans les années 1960.
Chieftain (1966) — « le Chef de clan », référence aux chefs militaires celtes et écossais. Le Chieftain fut le char principal de l'armée britannique pendant deux décennies, réputé pour son blindage et son canon de 120 mm particulièrement puissants. Il fut également exporté en Iran, en Jordanie et au Koweït.
Challenger 1 (1983) — « celui qui relève un défi ». Développé à partir du projet iranien Shir 2 abandonné après la révolution islamique de 1979, le Challenger 1 succéda au Chieftain comme char principal de l'armée britannique.
Challenger 2 (1998) — successeur direct du Challenger 1, il reste à ce jour le char de combat principal de l'armée britannique. Réputé pour son blindage Chobham/Dorchester de seconde génération, il fut engagé en Irak en 2003 et plus récemment livré à l'Ukraine en 2023. Une version modernisée,
Challenger 3, est actuellement en cours de développement.
Les chars canadiens


Le Canada, en tant que membre actif du Commonwealth et producteur important de matériel de guerre, développa ses propres chars durant la Seconde Guerre mondiale, en suivant des traditions de nommage proches des Britanniques.
Ram (1941) — char moyen canadien basé sur le châssis du M3 américain, mais avec une tourelle entièrement canadienne. Le nom « Ram » (bélier) évoque la force et la puissance d'impact. Bien qu'il n'ait jamais été engagé au combat en tant que char, il servit abondamment comme char d'entraînement au Canada et au Royaume-Uni,
Kangaroo Variante RAM fut transformée en transporteur de troupes blindé, jouant un rôle important dans les campagnes de 1944-1945.
Grizzly (1943) — version canadienne du char américain M4A1 Sherman, assemblée par le Montreal Locomotive Works. Le nom « Grizzly » fait référence à l'ours grizzli, symbole de force et de puissance nordique. Environ 188 exemplaires furent produits avant que la production ne soit arrêtée en faveur de l'approvisionnement direct en Sherman américains.
Sexton (1943) — canon automoteur de 25 livres basé sur le châssis du Ram, produit en grande quantité au Canada. Le nom « Sexton » (sacristain) s'inscrit dans une tradition britannique de nommer les canons automoteurs d'après des personnages d'église, aux côtés du Bishop (évêque) et du Priest (prêtre) américain.
Otter (1942) — véhicule blindé léger de reconnaissance canadien, nommé d'après la loutre, animal semi-aquatique emblématique du Canada, évoquant l'agilité et l'adaptabilité.
Lynx (1943) — véhicule de commandement blindé canadien, nommé d'après le lynx du Canada, félin sauvage symbolisant la rapidité et la discrétion

.Les chars australiens
L'Australie, confrontée à la menace japonaise à partir de 1941 et consciente de sa dépendance envers les livraisons alliées, entreprit de développer son propre char national.
Sentinel (AC1, AC2, AC3, AC4) le Sentinel (la sentinelle) fut le premier char conçu et produit entièrement en dehors des États-Unis et du Royaume-Uni. Développé à partir de 1940 et produit à partir de 1942 par le New South Wales Railway and Tramway Workshops à Sydney, il représentait un exploit industriel remarquable pour un pays qui n'avait aucune expérience préalable dans la construction de chars. Le nom « Sentinel » évoquait le rôle défensif attendu du char, gardien des côtes australiennes face à une invasion japonaise imminente. Diverses variantes furent développées, dont l'AC3 armé du canon français de 25 livres et l'AC4 équipé d'un canon de 17 livres, mais la production fut arrêtée en 1943 lorsqu'il devint clair que les livraisons de Sherman américains suffiraient à équiper les forces australiennes. Au total, 66 Sentinel furent produits, dont aucun ne vit le combat.


Les chars sud-africains
L'Afrique du Sud contribua également à l'effort blindé du Commonwealth, bien que sa production de chars fût plus limitée.
Marmon-Herrington — série de véhicules blindés légers produits en Afrique du Sud, nommés d'après les fabricants américains Marmon et Herrington dont les composants mécaniques étaient utilisés. Ces véhicules servirent abondamment en Afrique du Nord et en Afrique orientale.
Rooikat (1990) — véhicule blindé de combat sud-africain moderne, nommé d'après le rooikat (lynx du Cap en afrikaans), félin sauvage d'Afrique du Sud symbolisant la rapidité et l'agilité. Ce nom s'inscrit dans une tradition sud-africaine de nommer les véhicules militaires d'après la faune locale.


Les chars indiens
L'Inde britannique, qui fournit un effort de guerre considérable durant la Seconde Guerre mondiale, ne développa pas de char national propre durant le conflit, dépendant entièrement des livraisons britanniques et américaines. Cependant, après l'indépendance de 1947, l'Inde se lança progressivement dans le développement de sa propre industrie blindée, en suivant une tradition de nommage puisant dans sa riche histoire et sa mythologie.
La période coloniale (1939-1947)
Durant la Seconde Guerre mondiale, les unités blindées indiennes utilisèrent les mêmes chars que leurs alliés britanniques — Valentine, Stuart, Grant, Lee, Sherman, Matilda — sans leur attribuer de noms propres supplémentaires. Quelques unités donnaient des surnoms affectueux à leurs chars individuels, mais il ne s'agissait pas d'une pratique officielle.
L'après-indépendance et la Guerre froide
Après 1947, l'Inde hérita d'un parc de chars varié et continua à acquérir du matériel étranger — principalement britannique et soviétique — avant de développer ses propres véhicules. La tradition de nommage indienne s'inspira largement de la mythologie hindoue et de l'histoire des empires indiens :
Vijayanta (1965) — « le Victorieux » en sanskrit, ce char était une version sous licence du Centurion britannique, produit en Inde par la Hindustan Defence and Government Ordnance Factories. Le Vijayanta servit comme char principal de l'armée indienne pendant plusieurs décennies, participant notamment aux guerres indo-pakistanaises de 1965 et 1971, ainsi qu'au conflit au Sri Lanka. Il ne fut retiré du service qu'à la fin des années 1990.
Arjun (1996) — nommé d'après Arjuna, l'un des cinq frères Pandava du Mahabharata, grande épopée de la mythologie hindoue. Arjuna était le plus grand archer de son époque, symbolisant le courage, la précision et l'excellence au combat. Le char Arjun, développé par le Defence Research and Development Organisation (DRDO) indien, fut un projet extrêmement long et difficile — commencé dans les années 1970, il n'entra en service qu'en 1996 après de nombreuses difficultés techniques. Une version améliorée, l'Arjun Mk 1A, est actuellement en service, et l'Arjun Mk 2 est en développement.
Bhishma — surnom donné au char russe T-90 en service dans l'armée indienne. Bhishma est un personnage du Mahabharata, grand guerrier invincible et sage conseiller, symbolisant la puissance et la sagesse. L'Inde est l'un des plus grands opérateurs de T-90 au monde, avec plus de 1 000 exemplaires en service, dont une grande partie produits localement sous licence.
Zorawar (en développement) — char léger actuellement développé par le DRDO et Larsen & Toubro, destiné aux opérations en haute altitude, notamment dans les régions himalayennes frontalières avec la Chine. Nommé d'après le général Zorawar Singh, brillant commandant militaire du royaume sikh du XIXe siècle, célèbre pour ses campagnes victorieuses au Ladakh et au Tibet. Ce choix est particulièrement symbolique, car le char est précisément destiné à opérer dans les régions où Zorawar Singh mena ses campagnes deux siècles auparavant.
Les véhicules blindés de transport de troupes et autres AFV indiens
Sarath — version indienne sous licence du BMP-2 soviétique, produite par Ordnance Factory Medak. Le nom « Sarath » signifie « cocher » ou « conducteur de char de combat » en sanskrit, en référence au rôle de Krishna comme conducteur du char d'Arjuna dans le Mahabharata — un choix particulièrement approprié pour un véhicule de transport de troupes.
Namica — lanceur de missiles antichar en développement, dont le nom s'inspire également de la mythologie indienne.


Les chars pakistanais
Le Pakistan, né de la partition de l'Inde britannique en 1947, hérita d'une partie du parc blindé de l'armée des Indes britanniques. Confronté dès sa création à des tensions avec l'Inde voisine, le pays développa rapidement ses forces blindées, en acquérant du matériel auprès de diverses sources et en développant progressivement une industrie de défense nationale.
Les débuts (1947-1965)
Dans les premières années de son existence, le Pakistan utilisa le matériel hérité de l'armée britannique des Indes — Sherman, Stuart, Centurion — sans leur attribuer de noms propres particuliers. Lors de la guerre indo-pakistanaise de 1965, les forces blindées pakistanaises utilisèrent des Patton M47 et M48 américains, également sans noms propres officiels.
Le développement d'une tradition nationale
Avec le temps, le Pakistan développa sa propre tradition de nommage, puisant dans son histoire islamique et ses héros nationaux :
Al-Zarrar (2004) — char développé par les Heavy Industries Taxila (HIT), basé sur une modernisation poussée du Type 59 chinois. Le nom « Al-Zarrar » fait référence à Zarrar ibn al-Azwar, célèbre guerrier arabe du VIIe siècle, compagnon du calife Omar ibn al-Khattab, réputé pour sa bravoure et ses exploits militaires lors des premières conquêtes islamiques. Ce choix reflète l'identité islamique du Pakistan et son attachement aux valeurs guerrières de l'Islam des origines.
Al-Khalid (1996) — char principal de l'armée pakistanaise, développé conjointement par le Pakistan et la Chine, produit par les Heavy Industries Taxila. Nommé d'après le général Khalid ibn al-Walid, l'un des plus grands stratèges militaires de l'histoire islamique, surnommé « l'Épée de Dieu » (Saif Allah). Khalid ibn al-Walid fut le commandant des armées musulmanes lors des premières conquêtes arabes au VIIe siècle, et resta invaincu tout au long de sa carrière militaire. Ce nom prestigieux reflète les ambitions du Pakistan pour son char national. Une version améliorée, l'Al-Khalid 1, est actuellement en service, et l'Al-Khalid 2 est en développement.
Haider (en développement) — nouveau char de combat principal en cours de développement, dont le nom signifie « lion » en arabe et est l'un des attributs du calife Ali ibn Abi Talib, cousin et gendre du prophète Mahomet. Ce nom évoque la force, le courage et la foi.
Les véhicules blindés pakistanais
Talha — véhicule blindé de transport de troupes développé par les Heavy Industries Taxila, nommé d'après Talha ibn Ubaydullah, l'un des compagnons du prophète Mahomet, célèbre pour sa bravoure lors de la bataille d'Uhud.
Saad — char d'entraînement léger, nommé d'après Saad ibn Abi Waqqas, général arabe qui mena la conquête de la Perse au VIIe siècle.
 


Les chars néo-zélandais
La Nouvelle-Zélande, pays membre du Commonwealth à la population relativement modeste, contribua néanmoins de manière significative à l'effort de guerre allié. Ses forces blindées, bien que limitées en nombre, se distinguèrent dans plusieurs théâtres d'opérations.

La Seconde Guerre mondiale
Comme l'Inde, la Nouvelle-Zélande n'avait pas de production de chars nationale et dépendait entièrement des livraisons britanniques et américaines. La 2e Division néo-zélandaise, qui combattit en Afrique du Nord et en Italie, était équipée de chars britanniques et américains standard — Valentine, Stuart, Sherman — sans leur attribuer de noms officiels supplémentaires.
Cependant, une initiative locale mérite d'être mentionnée : les chars Bob Semple (1940-1941). Face à la menace japonaise et à la pénurie de chars, le ministre des Travaux publics néo-zélandais Bob Semple fit construire des véhicules blindés improvisés à partir de tracteurs agricoles Caterpillar D8, recouverts de plaques d'acier ondulé. Ces engins rudimentaires, qui ne furent jamais engagés au combat, portèrent le nom de leur concepteur et constituent l'une des tentatives les plus originales — et les plus modestes — de production de chars nationale de la Seconde Guerre mondiale.
L'après-guerre
Après 1945, la Nouvelle-Zélande maintint un petit parc blindé équipé de matériel britannique :
  • Centurion — la Nouvelle-Zélande acquit des Centurion britanniques dans les années 1950, qui servirent comme chars principaux de l'armée néo-zélandaise jusqu'aux années 1980. Ils furent engagés au Vietnam dans le cadre de la contribution néo-zélandaise à la guerre, aux côtés des Australiens.
  • M113 — véhicule blindé de transport de troupes américain, utilisé sans nom propre particulier.
  • LAV III / NZLAV (1999) — véhicule blindé léger de la famille LAV (Light Armoured Vehicle), développé par General Dynamics Land Systems Canada sur la base du Piranha III suisse. La version néo-zélandaise fut baptisée NZLAV (New Zealand Light Armoured Vehicle). Ce véhicule constitue aujourd'hui l'épine dorsale des forces blindées néo-zélandaises, ayant été engagé en Afghanistan et dans diverses missions de maintien de la paix. La Nouvelle-Zélande ne donna pas de nom propre à ce véhicule au-delà de son désignateur officiel, s'éloignant ainsi de la tradition de nommage du Commonwealth.
    LAV III / NZLAV (1999) — véhicule blindé léger de la famille LAV (Light Armoured Vehicle), développé par General Dynamics Land Systems Canada sur la base du Piranha III suisse. La version néo-zélandaise fut baptisée NZLAV (New Zealand Light Armoured Vehicle). Ce véhicule constitue aujourd'hui l'épine dorsale des forces blindées néo-zélandaises, ayant été engagé en Afghanistan et dans diverses missions de maintien de la paix. La Nouvelle-Zélande ne donna pas de nom propre à ce véhicule au-delà de son désignateur officiel, s'éloignant ainsi de la tradition de nommage du Commonwealth.
   


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