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Vexillum LEG II AVG : IIe légion Augusta Nimes 2026



 
 
Vexillum LEG II AVG : IIe légion Augusta Nimes 2026
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 Recherches faites avec IA ainsi que les tableaux qui ont été générés sur mes indications
 
Sous le signe du capricorne, Elle colmbat de l'Espagne aux confins de la Bretagne romaine
 
Le vexillum de la IIe légion Augusta, surmonté d'un capricorne en bronze.

Dans le cortège des enseignes, un étendard pourpre se dresse plus haut que les autres. Il porte en lettres blanches l'inscription LEG·II·AVG, un capricorne brodé, et il est couronné d'une statuette de bronze représentant ce même animal fabuleux, mi-chèvre, mi-poisson. C'est l'emblème de la Legio II Augusta, l'une des légions les plus durables de l'histoire romaine : elle a servi pendant plus de quatre siècles, presque entièrement en Bretagne (l'actuelle Grande-Bretagne).
Que signifie LEG II AVG ?
  • LEG : legio, la légion, une grande unité d'environ 5 000 fantassins lourds, tous citoyens romains.
  • II : son numéro. Plusieurs légions portaient le même chiffre, d'où l'importance du surnom.
  • AVG : Augusta, « d'Auguste ». Ce titre honorifique rattache la légion au premier empereur, qui l'a créée ou réorganisée et lui a sans doute accordé ce nom pour récompenser ses services.
Le capricorne, signe d'Auguste
Le capricorne est l'animal astrologique associé à Auguste. L'empereur en fit un symbole personnel : il le fit frapper sur ses monnaies et graver sur des camées. Plusieurs légions liées à Auguste l'adoptèrent pour emblème. Sur les monuments de la IIe Augusta, on trouve le capricorne aux côtés de Pégase, le cheval ailé, et parfois de Mars, dieu de la guerre.
Sur l'enseigne reconstituée, il apparaît deux fois : brodé en blanc sur le tissu rouge du vexillum, et sculpté en ronde-bosse au sommet de la hampe, couché, les cornes recourbées et la queue de poisson enroulée.
La II Augusta en tête des enseignes, suivie de la I Germanica et de la cohorte prétorienne.
De l'Espagne au Rhin
La légion apparaît dans les guerres cantabres (26–19 av. J.-C.), quand Auguste achève la conquête du nord de l'Espagne. Après le désastre de Varus en Germanie (9 apr. J.-C.), elle est envoyée sur le Rhin pour renforcer la frontière et s'installe à Argentoratum, l'actuelle Strasbourg.
La conquête de la Bretagne
En 43, l'empereur Claude lance l'invasion de la Bretagne. La IIe Augusta fait partie des quatre légions engagées. Elle est alors commandée par un légat promis à un grand avenir : Vespasien, futur empereur. Selon Suétone, il livre trente batailles, soumet deux peuples puissants, s'empare de plus de vingt places fortes et conquiert l'île de Wight. On associe souvent à cette campagne la prise des oppida du sud-ouest, comme Maiden Castle dans le Dorset.
En 60–61, lors de la révolte de la reine Boudicca, la légion connaît un épisode moins glorieux. Son préfet de camp, Poenius Postumus, refuse de rejoindre le gouverneur Suetonius Paulinus. Après la victoire romaine, couvert de honte, il se donne la mort, selon Tacite.
Caerleon, deux siècles de garnison
Après un séjour à Exeter (Isca Dumnoniorum), la légion s'installe vers 75 à Isca Silurum, aujourd'hui Caerleon, au sud du pays de Galles. Elle y reste environ deux siècles. On peut encore y voir l'amphithéâtre, les thermes et les seuls baraquements de légionnaires visibles en Europe ; le National Roman Legion Museum y présente ses vestiges.
Les soldats de la IIe Augusta furent aussi de grands bâtisseurs. Des inscriptions attestent leur participation à la construction du mur d'Hadrien (à partir de 122), puis du mur d'Antonin en Écosse, où ils ont laissé des « plaques de distance » sculptées, ornées de leur capricorne et de leur Pégase.
La fin d'une légion
Au IVe siècle, la Notitia Dignitatum mentionne encore la IIe Augusta, désormais stationnée à Rutupiae (Richborough), sur la côte du Kent, face aux raids venus de la mer. Elle disparaît des sources avec la fin de la présence romaine en Bretagne, au début du Ve siècle, après plus de quatre cents ans d'existence.
Le cortège des enseignes ; la II Augusta et son capricorne ferment la marche à gauche.

 
 
 
Dates clés
26–19 av. J.-C. : guerres cantabres en Espagne.
9 apr. J.-C. : après la défaite de Varus, transfert sur le Rhin (Strasbourg).
43 : invasion de la Bretagne sous Claude ; Vespasien commande la légion.
60–61 : révolte de Boudicca ; suicide du préfet Poenius Postumus.
vers 75 : installation à Isca Silurum (Caerleon).
à partir de 122 : participation à la construction du mur d'Hadrien.
IVe–Ve s. : dernière garnison à Richborough, puis disparition.
Photos personnelles. Sources antiques : Suétone, Tacite, inscriptions, Notitia Dignitatum.