

Rome Vexillum Veteranorum. Cohorte Vétérans Nimes 2026
English Translation
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COH VET : la cohorte des vétérans En effet les vétérans de la légion et leur étendard, le vexillum
Lors d’un défilé de reconstitution romaine, parmi les étendards des légions, flotte un petit drapeau rouge carré frangé d’or portant les lettres COH VET. Ces deux abréviations désignent selon toute vraisemblance la cohors veteranorum, l’unité des vétérans, ces légionnaires expérimentés maintenus sous les armes après leur temps de service.
Le vexillumDescription. C’est un étendard en tissu carré, d’environ 50 cm de côté, suspendu à une traverse horizontale au sommet d’une hampe. Il pend comme une bannière et ne flotte pas latéralement comme nos drapeaux. Le bas porte souvent une frange, et des rubans peuvent pendre aux extrémités de la traverse. La couleur dominante est le rouge. Le tissu porte en général le nom ou le numéro de l’unité, parfois une figure, une divinité ou l’emblème de la légion. La hampe peut se terminer par une pointe de lance ou un ornement. Les témoignages.
Sa place parmi les enseignes. L’armée romaine en hiérarchise plusieurs.
Comme les autres enseignes, il a une valeur religieuse. On le conserve dans le sanctuaire du camp (aedes signorum), on l’honore et on prête serment devant lui. Les fonctions.
Le porteur. C’est le vexillarius. Le mot désigne soit le porte-étendard, soit, par extension, un soldat qui sert dans un détachement ou parmi les vétérans « sous le vexillum ». La postérité.
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Lire l’inscription
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Abréviation |
Lecture et sens |
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COH |
Cohors, la cohorte : unité d’environ 480 hommes ; une légion en compte dix. |
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VET |
Veteranorum, « des vétérans » |
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COH VET |
ohors veteranorum, l’unité des vétérans, que les sources antiques regroupent plutôt sous un étendard propre, le vexillum veteranorum. |
Les vétérans dans l’armée romaine
Sous Auguste, l’armée romaine devient une armée de métier. Selon les sources antiques, le légionnaire sert d’abord seize ans, puis vingt ans à partir de l’an 5 de notre ère. Au terme de ce service, une partie des soldats n’est pas renvoyée tout de suite : ils restent quelques années encore dans la légion, comme vétérans, avant de toucher leur prime de démobilisation ou une terre.
Ces vétérans sont regroupés à part des cohortes ordinaires, sous leur propre étendard : on dit qu’ils servent « sous le vexillum » (sub vexillo). Ils jouissent d’un statut privilégié : ils sont dispensés de la plupart des corvées du camp et ne sont mobilisés que pour le combat ou pour des tâches demandant leur savoir-faire. Leur expérience en fait une réserve précieuse au cœur de la légion.
Apres la fin de son service qui durait en moyenne 25 ans il obtenait le statut officiel de vétéran (veteranus).
Parmi eux on trouve des
Les Evocats ou Evocati Les vétérans les plus expérimentés pouvaient être rappelés sous les drapeaux à la demande d'un général ou d'un consul. Ils formaient une cohorte d'élite (cohorte d'évocats), jouissaient d'un grand respect, recevaient une solde supérieure et étaient exemptés des corvées les plus pénibles.
Les colonies de vétérans : Pour récompenser les soldats et pacifier ou romaniser les territoires conquis, l'État romain leur octroyait à la fin de leur service une prime de démobilisation importante (argent ou terres) et permettait leur installation dans des colonies militaires dédiées.
Les vétérans conservaient de nombreux honneurs et constituaient une classe influente, servant souvent d'exemple ou accédant à des responsabilités locales ou à des promotions directes au rang de centurion s'ils reprenaient du service
Sub vexillo : « sous le vexillum »L’objet. Le vexillum est un étendard romain. C’est un morceau de tissu carré, souvent rouge, suspendu à une traverse fixée en haut d’une hampe. Le mot est un diminutif apparenté à velum (« voile, toile »). Il se distingue de l’aquila, l’aigle de la légion, et des signa des manipules et des cohortes. Celui qui le porte est le vexillarius. Le français a tiré de ce mot la vexillologie, l’étude des drapeaux. Les sens militaires de l’expression
Un usage civique. Pendant que les comices centuriates votaient au Champ de Mars, un vexillum rouge flottait sur le Janicule. C’est un souvenir de l’époque où il fallait guetter l’ennemi étrusque. Si on l’abaissait, l’assemblée était aussitôt dissoute. Ce stratagème a servi en 63 av. J.-C. pour interrompre le procès de Rabirius. La christianisation. L’étendard militaire est repris pour la croix. Le labarum de Constantin est en fait un vexillum frappé du chrisme. Venantius Fortunat compose au VI? siècle l’hymne Vexilla regis prodeunt (« Les étendards du roi s’avancent »), chantée pendant la Passion. Dans la bulle fondatrice des Jésuites (1540, puis 1550), est membre de la Compagnie celui qui veut « combattre pour Dieu sous l’étendard de la croix » (sub crucis vexillo Deo militare). En résumé. Sub vexillo veut dire « enrôlé, mobilisé ». Selon le contexte, on sert sous un drapeau particulier plutôt que sous l’aigle commune, ou bien on reste sous les armes alors qu’on pourrait être libéré. Au figuré, l’expression désigne l’engagement sous une bannière, qu’elle soit politique ou religieuse. |
Ce maintien prolongé sous les armes a aussi été source de tensions. En 14 après J.-C., à la mort d’Auguste, les légions de Pannonie et de Germanie se mutinent : l’historien Tacite rapporte que les soldats se plaignaient, entre autres, d’être retenus sous le vexillum bien au-delà de leur temps.
Les vétérans sub vexillo : la réforme augustéenneLe problème de départ. À la fin de la République, les soldats démobilisés attendaient des terres, et chaque général ambitieux les leur promettait. C’est ce qui a nourri les guerres civiles. Auguste veut une armée permanente, loyale à l’État et donc à lui, dont la retraite ne dépende plus du bon vouloir d’un chef de guerre. Les étapes.
Où intervient le vexillum. Entre la fin du service actif et le congé définitif, le soldat passe dans une catégorie intermédiaire, celle des veterani sub vexillo. Ces vétérans quittent leur centurie et sont regroupés sous un étendard propre. Ils sont exemptés des gardes, des corvées et des travaux, mais restent mobilisables pour le combat. Pour l’État, c’est une réserve aguerrie qui coûte peu et qui retarde le paiement des primes. Pour le soldat, c’est une semi-retraite qui n’en finit pas. La crise de 14 apr. J.-C. À la mort d’Auguste, les légions de Pannonie puis de Germanie se mutinent. Chez Tacite (Annales I, 17), le meneur Percennius énumère leurs griefs : des hommes qui servent trente ou quarante ans, gardés sous le vexillum bien après leur temps, et qui reçoivent au bout du compte des marécages ou des terres incultes en guise de récompense. Pour calmer les troupes, Germanicus en Germanie et Drusus en Pannonie concèdent le congé à 20 ans et le passage sous le vexillum dès 16 ans. Dès 15, Tibère revient sur ces concessions et rétablit les 20 ans pleins, en invoquant l’état du trésor militaire (Annales I, 78). La suite. Le statut de vétéran sub vexillo s’efface progressivement au I?? siècle. Le service s’allonge de fait à 25 ans, et le congé honorable (honesta missio) devient une étape nette, sans période intermédiaire. Les vexillationes : du détachement au corps d’arméeLe principe. Une légion est installée à demeure dans son camp, avec son aigle. Quand une campagne lointaine ou un chantier demande des hommes, on ne déplace pas toute la légion, ce qui dégarnirait la frontière. On en prélève une partie, de quelques centaines à deux ou trois mille hommes, qui part sous un vexillum. Le détachement est commandé par un tribun, un centurion ou un praepositus. Plusieurs légions peuvent fournir chacune un contingent pour composer une force ad hoc. Sur le limes.
Le glissement du III? siècle. Pendant la crise du III? siècle, les empereurs ont besoin de forces mobiles en permanence. Les vexillations deviennent alors durables et forment le noyau des armées de campagne, notamment la cavalerie de Gallien. Le détachement provisoire se transforme en institution. Dans l’armée tardive. Dans la Notitia Dignitatum (vers 400), le mot vexillatio ne désigne plus un détachement mais une unité de cavalerie de l’armée mobile. Il y a les vexillationes palatinae, attachées à la cour, et les vexillationes comitatenses. Le mot qui voulait dire « les hommes sous l’étendard » est devenu un type de régiment. Le fil commun. Dans les deux cas, le vexillum marque un statut à part de l’ordre normal de la légion. Pour les vétérans, c’est un sursis avant la libération. Pour les vexillations, c’est un service loin de l’aigle. Dans les deux cas, ce statut provisoire a fini par se figer en institution. |
Le vexillum, étendard des détachements
Le vexillum est un étendard de tissu carré suspendu à une traverse horizontale, au sommet d’une hampe ou d’une lance. Il porte le nom et parfois l’emblème de l’unité. Contrairement à l’aigle, qui représente toute la légion, le vexillum sert à identifier une unité particulière ou un détachement, une vexillatio, envoyé en mission loin du gros de la légion.
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Le vexillum vu de près : traverse, attaches de cuir et franges dorées. |
Celui des photos en reprend les codes : tissu rouge, bordure et lettres jaune d’or, frange au bas, traverse fixée par des attaches de cuir et lanières pendantes. À côté, l’étendard au lion porte le nom de la Legio XIII Gemina, dont le lion était l’emblème, et un autre celui d’une légion numérotée V.
Réserves
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Points à garder en tête
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