

Turquie Perse 1550 Sipar Rondache Bouclier Ravennes Museo Nazionale
English Translation
| Soldat équipé d'un Bazuband d'un Sipar et d'un Kulahd Khun |
Recherches faites avec IA ainsi que les tableaux qui ont été générés sur mes indications
Historique Voir ICI
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Un bouclier de parade autant que de combat. Au XIXe siècle, les armes à feu avaient rendu le bouclier presque inutile sur le champ de bataille. Les sipar qadjars, souvent vendus avec un casque, des brassards et des plaques de cuirasse assortis, étaient aussi des objets d'apparat et de prestige, et de nombreux voyageurs européens en ont rapporté comme souvenirs d'Orient. C'est peut-être ainsi que celui-ci est arrivé à Ravenne.
Ce sipar est un bouclier d'acier gravé .Ce disque d'acier est bombé comme une coupole, hérissé de quatre bossettes et couvert d'une fine gravure, il paraît bien loin des mosaïques byzantines qui ont fait la gloire de la ville. Ce bouclier rond est un sipar, l'arme défensive des cavaliers de Perse et du monde indo-persan. Persan ou ottoman ? L'objet lui-même apporte la réponse.
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Le sipar dans sa vitrine : une coupole d'acier cerclée de laiton, aux quatre bossettes.
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L’expression « acier de Damas » désigne en fait deux choses différentes, ce qui crée souvent de la confusion. 1. Le vrai damas historique : l’acier wootz C’est l’acier des célèbres sabres du Moyen-Orient, réputés au Moyen Âge pour être à la fois très tranchants et souples. Le métal lui-même ne venait pas de Damas : il était produit en Inde et au Sri Lanka sous forme de lingots appelés wootz, obtenus en fondant du fer et du carbone dans des creusets fermés. Les forgerons syriens et persans les transformaient ensuite en lames. Le nom pourrait venir de la ville, grande place de commerce des armes, ou d’un mot arabe évoquant l’aspect moiré, comme de l’eau, de la lame. L’origine reste discutée. Le motif ondulé n’est pas dessiné par le forgeron. Il apparaît naturellement : en refroidissant lentement, l’acier très riche en carbone forme des bandes de carbures durs dans une matrice plus tendre, et le forgeage les étire en vagues. La technique s’est perdue vers le XVIIIe–XIXe siècle, probablement parce que les mines indiennes contenant certaines impuretés (notamment du vanadium), indispensables à la formation des bandes, se sont épuisées. Dans les années 1990, les métallurgistes Verhoeven et Pendray ont réussi à la reproduire. En 2006, une étude publiée dans Nature a aussi trouvé des nanotubes de carbone dans un sabre ancien, ce qui a beaucoup fait parler. 2. Le damas moderne : l’acier corroyé C’est ce qu’on trouve aujourd’hui sur la quasi-totalité des couteaux vendus comme « damas ». La technique est différente : on soude à la forge des couches alternées de deux aciers différents, l’un riche en nickel (qui reste clair) et l’autre plus carboné (qui fonce). On replie et on ressoude plusieurs fois pour obtenir des dizaines ou des centaines de couches. Un bain d’acide (souvent du perchlorure de fer) fait ensuite ressortir le contraste. En tordant, entaillant ou découpant la barre, le forgeron choisit le motif : torsadé, échelle, goutte de pluie, plume, ou mosaïque pour les plus complexes. Cette technique est ancienne aussi : les épées mérovingiennes et vikings étaient déjà faites ainsi. Ce qu’il faut en retenir
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Détail de la face : cartouches calligraphiés à gauche, médaillons et nuées gravés, bossettes à collerette polylobée.
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| Vue de profil : la courbure de la coupole et le décor calligraphié du pourtour. |
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Fiche descriptive
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Type
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Sipar (en persan : « bouclier »), rondache de main
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Origine probable
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Iran, époque qadjare (XIXe siècle)
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Matériau
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Acier forgé en coupole, bordure rapportée en laiton
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Diamètre
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Environ 45 cm (ordre de grandeur des exemplaires comparables)
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Décor
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Gravure : cartouches calligraphiés, médaillons, rinceaux et nuées
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Fixation
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Quatre bossettes à collerette polylobée, tenant les attaches des courroies
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Lieu d'exposition
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Ravenne (Italie)
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