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Lance Flamme Ranzewüj ognemjot KS 3

Lance Flamme Ranzewüj ognemjot KS 3
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Tiré Internet
Les lance-flamme ROK 2/3 sont portables et ont été utilisés par l'Armée rouge durant la 2e Guerre mondiale
The ROKS-2 and ROKS-3 were man-portable flamethrowers used by the USSR in the Second World War. The ROKS-2 was designed not to draw attention so the fuel tank was square and resembled a regular backpack, and the nozzle looked like a service rifle. The propellant tank was a small bottle underneath the backpack fuel tank. ROKS-3 was a simplified design and had a regular cylindrical fuel tank. The Finnish designation for captured ROKS-2 units was m/41-r.Roks-2 were used, amongst other engagements, during the close-range fighting during the first days of the battle of Kursk in 194
Le lance-flammes ROKS-3 .
Le lance-flammes à dos de l’infanterie soviétique.cDix litres de mélange incendiaire sur le dos, une lance déguisée en fusil et une quarantaine de mètres de portée : le ROKS-3 est le lance-flammes portatif soviétique de la seconde moitié de la guerre. Mis au point début 1942, il reçoit son baptême du feu dans les ruines de Stalingrad.
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| La lance ROKS-3, montée sur une crosse de fusil en bois, |
La pièce exposée
Lance-flammes d’infanterie à dos Kliouïev-Sergueïev (ROKS-3). Arme de combat rapproché destinée à neutraliser les points de feu de l’ennemi (casemates en béton, abris en bois et terre), à lutter contre les chars et les véhicules blindés, à atteindre l’infanterie dans les tranchées et à incendier les bâtiments. Portée du jet : jusqu’à 40 m. Années de production : 1940-1945. Masse : 23 kg. »
ROKS est l’abréviation de rantsevy ognemiot Kliouïeva-Sergueïeva (???????? ??????? ??????-????????), « lance-flammes à dos de Kliouïev et Sergueïev », du nom de ses deux concepteurs.
Les photos montrent tous les éléments de l’arme. La lance reprend la crosse en bois, le pontet et la détente d’un fusil ; le tuyau souple se raccorde sous le boîtier de soupape et l’allumeur à barillet coiffe la bouche du tube. Le réservoir cylindrique kaki porte deux bouchons hexagonaux à son sommet. La petite bouteille d’air comprimé noire est sanglée sur son flanc, avec son robinet et son détendeur en laiton à la base. Une pochette sombre est fixée au réservoir, sans doute pour les accessoires. Le tout se porte sur un harnais de toile à bretelles rembourrées, avec un coussin dorsal.
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| À gauche, le réservoir, la bouteille d’air et le détendeur. |
À droite, le harnais et le tuyau souple. Photos fournies par l’auteur. |
De ROKS-1 à ROKS-3
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| ROK 2 Reservoir rectangulaire |
Les lance-flammes à dos soviétiques sont l’œuvre de V. N. Kliouïev et M. P. Sergueïev. Le ROKS-1 est adopté en 1940 : un réservoir plat relié par un tuyau à une lance, avec un allumeur à étoupe. Il a la capacité et la portée voulues, mais son allumeur est capricieux, son détendeur mal réalisé et ses deux détentes séparées compliquent le tir.
Le ROKS-2 corrige ces défauts. Il se distingue par son camouflage : le réservoir plat de 9 litres est caché sous un carter de tôle en forme de sac à dos et la lance imite un fusil Mosin, afin que le servant ne soit pas repéré et pris pour cible en priorité. Au début de la guerre, chaque régiment de fusiliers compte une équipe de lance-flammes dotée de vingt ROKS-2.
En 1941, la production ne suit pas la demande. Le ROKS-3, mis au point début 1942, est avant tout une version simplifiée : un réservoir cylindrique, plus facile à fabriquer que le réservoir plat embouti, remplace le faux sac à dos. La lance en forme de fusil est conservée, mais raccourcie, avec un nouvel allumeur, un percuteur amélioré et une soupape plus étanche.
Fiche technique
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Caractéristique
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Valeur
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Désignation
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Rantsevy ognemiot Kliouïeva-Sergueïeva, modèle 3 (????-3)
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Concepteurs
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M. P. Sergueïev (institut de construction mécanique) et V. N. Kliouïev (usine n° 846)
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Mise au point
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Début 1942
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Masse en ordre de tir
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23 kg
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Réservoir
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10 litres de mélange, soit environ 8,5 kg
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Gaz propulseur
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Air comprimé à 150 atmosphères, ramené à 15-17 atmosphères par un détendeur
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Lance
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Type fusil, 4 kg, environ 940 mm ; variante pistolet plus courte
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Allumage
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Barillet de 10 cartouches d’allumage à la bouche de la lance
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Autonomie
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6 à 8 jets courts ou 1 à 2 jets longs
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Portée
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30 à 35 m ; jusqu’à 40-42 m avec un mélange épaissi, selon le vent
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Servant
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Un homme
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Comment il fonctionne
L’air comprimé de la bouteille passe par le détendeur et vient pousser le mélange hors du réservoir. Une première pression sur la détente ouvre la soupape de la lance : le liquide remonte par le tuyau, tourne à angle droit dans le boîtier et file dans le tube. Une seconde pression percute une cartouche du barillet, dont la flamme allume le jet à la sortie.
Ce système à cartouches dispense de fil électrique et d’étoupe enflammée, et permet de doser des jets courts ou longs. Pour le combat en espace clos, une lance-pistolet plus courte remplace la lance-fusil, au prix d’une dizaine de mètres de portée.
Le mélange varie selon la saison et les stocks : gazole, pétrole brut, ou mazout coupé de kérosène et d’essence. Les mélanges épaissis à la poudre OP-2, mise au point en 1939, portent plus loin, collent aux parois et brûlent plus longtemps. Ils annoncent le napalm.
Des équipes régimentaires aux bataillons
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Date
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Organisation
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Avant-guerre
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Sections de lance-flammes à dos dans les compagnies chimiques des divisions de fusiliers
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13 août 1941
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Transfert aux régiments de fusiliers, sous forme d’équipes séparées
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Mai-juin 1942
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Compagnies autonomes de lance-flammes à dos (ORRO) : trois sections, 120 lance-flammes
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Juin 1943
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Regroupement en bataillons autonomes (OBRO) : deux compagnies, 240 lance-flammes
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1944
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Rattachement des bataillons aux brigades du génie d’assaut
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Les servants, surnommés « roksistes », combattent rarement en masse. Ils sont le plus souvent répartis par groupes de trois à cinq dans les unités de fusiliers, ou à raison d’un ou deux lance-flammes par groupe d’assaut de cinq à douze hommes.
Au combat
Le ROKS-3 est employé pour la première fois à grande échelle à Stalingrad. Le panneau du musée, à côté de la pièce, le rappelle : « Les lance-flammes faisaient partie des groupes d’assaut et étaient irremplaçables dans les combats de rue, pour brûler l’ennemi retranché dans les bâtiments, les caves et les abris. Trois compagnies autonomes de lance-flammes à dos (les 170e et 171e au sein de la 62e armée, la 172e dans la 64e armée) étaient armées de 360 lance-flammes ROKS-3. » La photo voisine montre le servant A. D. Poutchkov devant les ruines de la « Maison des cheminots » ; six lance-flammes de la 171e compagnie sont morts dans les combats pour ce bâtiment, les 3 et 4 décembre 1942.
En ville, les servants tendent aussi des embuscades depuis les étages et concentrent plusieurs lance-flammes à 20 ou 30 mètres sur les véhicules et l’infanterie dans la rue. On retrouve ensuite le ROKS-3 dans la percée des lignes fortifiées, puis dans les combats de Budapest, Breslau, Königsberg et Berlin. À Pozna?, en février 1945, le groupe du sergent N. D. Khitrov est crédité de 46 points d’appui incendiés.
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| Le plastron SN-42 et le ROKS-3 exposés côte à côte : l’équipement type des groupes d’assauts par l’auteur. |
Le bilan officiel soviétique attribue aux lance-flammes à dos 33 000 soldats ennemis tués, 120 chars détruits, 3 000 points de feu neutralisés et 2 300 bâtiments fortifiés incendiés. Ces chiffres sont ceux de la comptabilité de guerre soviétique et ne peuvent pas être recoupés.
Les limites de l’arme
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Portée courte : le servant doit s’approcher à distance de jet de grenade, sous la protection de l’infanterie.
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Vulnérabilité : avec dix litres de liquide inflammable sur le dos, une balle ou un éclat suffit à le transformer en torche. Il est une cible prioritaire et il est rarement fait prisonnier.
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Vent : un fort vent de face peut rendre le tir impossible.
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Entretien : l’arme demande un nettoyage soigneux ; les cartouches d’allumage craignent l’humidité et les tuyaux de caoutchouc se fendillent ou gonflent.
Après la guerre
Le ROKS-3 reste en service dans l’armée soviétique jusqu’au début des années 1950, puis cède la place au LPO-50, à trois réservoirs et allumage électrique. Les unités de lance-flammes passent alors du génie aux troupes chimiques. Des ROKS-3 sont livrés à la Tchécoslovaquie, à la Corée du Nord et au Nord-Vietnam, et cinquante exemplaires d’origine tchécoslovaque partent pour le Yémen en 1957. Pendant la guerre, les Finlandais avaient réemployé les ROKS-2 et ROKS-3 capturés sous le nom de liekinheitin M/41-r.
Points incertains
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Dates du cartel. « 1940-1945 » couvre toute la famille ROKS : le ROKS-3 lui-même ne date que de 1942.
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Débuts du ROKS-2. Certaines sources le font combattre dès la guerre d’Hiver de 1939-1940, d’autres ne le font entrer en service qu’au début de la guerre germano-soviétique, en 1941.
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Cartouches d’allumage. Elles sont décrites tantôt comme dérivées de la douille du revolver Nagant, tantôt de celle du pistolet TT.
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Gaz et capacité. Les sources russes parlent d’air comprimé et de 10 litres ; des ouvrages anglophones donnent de l’azote et environ 9 litres, chiffres qui semblent repris du ROKS-2.
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Production. Aucune des sources consultées ne donne le nombre d’exemplaires fabriqués.