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MTLB RKhM « Kachalot » Machine de reconnaissance chimique soviétique



MTLB  RKhM « Kachalot »  Machine de reconnaissance chimique soviétique sur base MT-LB

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URSS Russie Blindés Anatomie d'un fauve le MT-LB
 
le  RKhM « Kachalot » est un engin de reconnaissance chimique soviétique sur base MT-LB
 

 
 
 
1. Présentation générale
Le RKhM « Kachalot »Razvedyvatel'naïa khimitcheskaïa machina , littéralement « machine chimique de reconnaissance ») est un véhicule blindé soviétique construit sur la base du tracteur multi-usage léger blindé MT-LB. Il est conçu pour la reconnaissance radiologique, chimique et de contamination biologique non spécifique (??M), l'observation du terrain et la transmission des données recueillies vers un poste de commandement.
Le véhicule est équipé d'un ensemble d'appareils de détection et de transmission de données permettant d'intégrer les informations RCB dans le système automatisé de commandement des troupes (ASU).
Le nom « Kachalot » (Cachalot) n'est pas une désignation officielle de fabrication ou militaire : il s'agit d'un surnom couramment employé dans les sources ouvertes pour désigner les variantes RKhM construites sur base MT-LB (RKhM-1, RKhM-3, etc.), alors que la documentation officielle du ministère de la Défense n'utilise que les indices numériques.
 Fiche technique
Désignation
??? « ?(RKhM « Kachalot », littéralement « Cachalot »)
Désignation officielle
???-3 (RKhM-3) — « Kachalot » est un surnom non officiel employé dans les sources ouvertes ; les documents du ministère de la Défense n'utilisent que l'indice RKhM-3
Type
Machine de reconnaissance chimique, radiologique et biologique (???? / RKhBR)
Châssis de base
Tracteur blindé polyvalent MT-LB (??-??)
Pays d'origine
URSS
Période de service
Modèle le plus répandu des années 1970-1980 ; toujours en service dans les troupes de défense RCB russes
Équipage
3 hommes
Masse au combat
13,3 tonnes
Moteur
Diesel V8, 8 cylindres, YaMZ-238N
Puissance
300 ch
Vitesse maximale
61,5 km/h sur route ; 6 à 8 km/h à la nage (véhicule amphibie)
Autonomie
500 km sur route
Blindage
Léger, anti-éclats et anti-balles
Armement
Mitrailleuse PKT de 7,62 mm, cadence 600 coups/min, portée maximale 2000 m, dotation de 1250 cartouches
Équipements de reconnaissance RCB
PRKhR, DP-3D (IMD-21D), DP-5V, PPKhR, VPKhR, GSA-12, ASP
Moyens de transmission
Postes radio R-123M (R-111) ; interphone de bord TPU R-124
 
Contexte historique et emploi
Le châssis MT-LB, particulièrement répandu dans l'armée soviétique puis russe, a servi de base à toute une famille de véhicules spécialisés. Le RKhM-3 (« Kachalot ») en constitue la version dédiée à la reconnaissance chimique et radiologique, la plus répandue des années 1970 et 1980 au sein des troupes de défense radiologique, chimique et biologique (RKhBZ).

Les troupes RKhBZ (??M)


Les Voïska radiatsionnoï, khimitcheskoï i biologuitcheskoï zachtchity (troupes de défense radiationnelle, chimique et biologique) forment une arme spécialisée à part entière des forces armées russes, distincte des troupes combattantes classiques. Avant 1992, elles portaient simplement le nom de « troupes chimiques » khimitcheskie voïska . Elles sont intégrées à tous les types et armes des forces armées russes, avec un noyau constitué de brigades et régiments RKhBZ multifonctionnels.

Leurs missions principales

  • détecter et évaluer la situation radiologique, chimique et biologique sur un théâtre d'opérations, ainsi que les conséquences de la destruction d'installations dangereuses sur ces plans ;
  • assurer la protection du personnel militaire et de la population civile contre les effets des armes nucléaires, chimiques et biologiques ;
  • décontaminer (radioactive), dégazer (chimique) et désinfecter (biologique) le matériel, les uniformes, les véhicules et le terrain ;
  • contribuer, en temps de paix comme en temps de guerre, à la gestion de catastrophes ou accidents radiologiques, chimiques ou biologiques.

Origines historiques
Les premiers « chimistes militaires » apparaissent dans l'armée russe dès la Première Guerre mondiale. La première structure spécialisée de l'Armée rouge fut la Section chimique spéciale (9e section) de la Direction générale de l'artillerie, chargée des questions de protection anti-chimique.

Matériel emblématique
C'est précisément dans ce cadre que s'inscrivent les véhicules dont on discutait — la ??? Razvedyvatel'naïa khimitcheskaïa machina, machine de reconnaissance chimique) et sa désignation de mission ???? (reconnaissance RCB) — utilisés pour détecter et cartographier une contamination sur le terrain.

Un point d'actualité à noter
Depuis 2022-2024, ces troupes font l'objet de sanctions internationales (Royaume-Uni, UE, Canada) dans le cadre du régime de sanctions liées aux armes chimiques, les autorités concernées les accusant d'implication dans le transfert et l'usage d'agents chimiques prohibés en Ukraine  une accusation qui fait l'objet de vives contestations de la part de la Russie.


 
La caisse du véhicule joue le rôle de structure porteuse et dispose d'un blindage léger protégeant l'équipage contre les éclats et les armes de petit calibre. La disposition intérieure typique comprend :
Un dispositif de ventilation filtrante (FVU) crée une surpression à l'intérieur du véhicule et épure l'air entrant des poussières radioactives et des substances toxiques, protégeant ainsi l'équipage en zone contaminée.
 Catastrophe de Tchernobyl (1986)
Les unités de défense RCB équipées de véhicules de reconnaissance chimique, dont des RKhM-3 et RKhM-4, ont participé aux opérations consécutives à l'accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl en 1986. Ces véhicules ont notamment été employés pour :
Emplois ultérieurs
Par la suite, le matériel de défense RCB, y compris les RKhM, a été employé lors de divers conflits locaux et opérations de maintien de la paix, à la fois pour des missions de reconnaissance directe et comme moyen de transport protégé pour les équipages exposés à un risque radiologique ou chimique.
Les RKhM ne sont en revanche pas conçus pour la reconnaissance biologique proprement dite : la détection d'agents biologiques nécessite des laboratoires mobiles spécialisés (par exemple de type PDK-B), qui ne font pas partie de la dotation standard du RKhM.
3.4 Place dans la famille des véhicules RKhM
Plusieurs générations de véhicules de reconnaissance chimique ont succédé au RKhM-3 :
Véhicule à châssis chenillé de type MT-LB en exposition extérieure (vue de dessus/arrière), présentant des trappes d'accès, un phare orientable à signal rouge/blanc et les chenilles caractéristiques du châssis.