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Arista, une marque française confidentielle avec lee Roadster Arista de 1965, base Panhard X87 exposé au Musée automobile de Vendée, Talmont-Saint-Hilaire
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| Le Roadster Arista de 1965 exposé au Musée Automobile de Vendée (Talmont-Saint-Hilaire), avec sa fiche technique originale. |
Naissance de la marque : de Callista à Arista
La marque Arista naît à Paris dans les années 1950, à l'initiative de Raymond Gaillard, concessionnaire Panhard-NSU installé au Grand Garage Molière, rue du Ranelagh, dans le 16? arrondissement de Paris. Gaillard était également un pilote automobile régulier, engagé à plusieurs reprises aux 24 Heures du Mans dans les années 1950 au volant de Panhard.
Gaillard était initialement investisseur et distributeur potentiel de la marque Callista, une petite entreprise fondée à la fin des années 1940 par Antonio Monge et Robert Rowe, qui produisait des roadsters et cabriolets à carrosserie en aluminium sur base mécanique Panhard (moteur 610 cm³). Callista avait engagé des voitures au Mans en 1950 et 1951, mais l'entreprise rencontre des difficultés financières lorsque Panhard lance sa propre Dyna Junior à un tarif nettement plus compétitif.
Raymond Gaillard rachète alors les éléments restants de l'entreprise Callista et fonde sa propre marque, Arista, présentée pour la première fois au Salon de Paris 1953. La gamme initiale comprend un roadster à carrosserie plastique dérivé de la Panhard Junior, ainsi qu'un coupé et un cabriolet, tous motorisés en Panhard. La marque se spécialise alors dans les petites voitures de sport et de grand luxe, construites en petites séries artisanales.
La Roadster Arista de 1965 : caractéristiques du modèle exposé
Le modèle exposé au Musée Automobile de Vendée (Talmont-Saint-Hilaire) porte la mention « ARISTA – 1965 » sur sa fiche de présentation. Il s'agit d'un roadster deux places à carrosserie en aluminium, construit sur la base mécanique de la Panhard X87 (le châssis et la mécanique de la Dyna X87 / Dyna 130, produite par Panhard entre 1952 et 1953).
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Marque / Année
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Arista — 1965
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Type / base mécanique
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Base Panhard X87
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Carrosserie
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Roadster en aluminium, 2 places
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Moteur
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2 cylindres à plat (bicylindre horizontal), refroidissement par air
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Cylindrée
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850 cm³
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Puissance fiscale
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5 CV
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Transmission
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Traction avant
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Freins
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Hydrauliques
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Boîte de vitesses
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4 rapports + marche arrière
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Performance
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140 km/h (vitesse maximale)
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Note sur la base mécanique Panhard X87
La désignation « X87 » renvoie à la Panhard Dyna X87 (également commercialisée sous le nom Dyna 130), produite d'avril 1952 à octobre 1953, disponible avec un moteur de 851 cm³ développant 38 chevaux (moteur GM 850 S) ou une version Sprint plus poussée. Ce moteur bicylindre à plat refroidi par air, associé à une boîte 4 vitesses + marche arrière, équipait la berline Panhard mais a aussi servi de base à de nombreux carrossiers artisanaux et constructeurs indépendants de l'époque — dont Callista puis Arista — pour habiller ce châssis léger de carrosseries sportives en aluminium.
Le fait que cet exemplaire soit daté de 1965 alors que la base Panhard X87 date de 1952-1953 s'explique par le mode de production artisanal d'Arista : la marque assemblait ses propres carrosseries sur des châssis et mécaniques Panhard, parfois plus anciens, sur commande et en très petites séries, jusqu'à la fin de son activité à la fin des années 1960.
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Vue de profil du Roadster Arista : carrosserie basse et fluide en aluminium, capote souple, tableau de bord dépouillé typique des petits roadsters artisanaux français des années 1950-60.
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. Une production artisanale et confidentielle (1953-1967)
Selon la fiche du musée, l'activité de la marque s'est déroulée entre 1953 et 1964 sous l'impulsion de Raymond Gaillard. D'autres sources situent la fin de la production Arista un peu plus tard, vers 1967. Cette imprécision reflète bien la nature de cette petite entreprise artisanale parisienne, dont la production, réalisée en très faible volume à partir de mécaniques Panhard, échappe aux statistiques précises de l'industrie automobile de l'époque.
Le modèle emblématique de la marque, le cabriolet « Arista Ranelagh » (du nom de la rue où se trouvait le garage de Gaillard), se déclinait en une version cabriolet longue (4,10 m, empattement 2,13 m) et une version roadster plus courte (3,62 m), toutes deux dotées de la mécanique Panhard Dyna X. La marque a ensuite fait évoluer sa gamme, notamment sous la désignation « Arista JD », dotée dans certaines configurations tardives du moteur Panhard Tigre, plus performant.
D'après un témoignage recueilli sur un forum d'automobiles anciennes, un ancien employé du Grand Garage Molière se souvient avoir travaillé au garage début 1965, période où celui-ci était également importateur Lamborghini, et avoir côtoyé Raymond Gaillard ainsi que Jacques Durand, qui fabriquait alors les Arista pour le compte de Gaillard — jusqu'à ce que ce dernier cesse son activité, entraînant la séparation entre les deux hommes.
Une pièce rare de collection
Les Arista sont aujourd'hui des voitures extrêmement rares, produites en quantités très limitées par une petite structure artisanale parisienne. Leur carrosserie en aluminium (ou en matière plastique/fibre de verre selon les versions), montée sur châssis et mécanique Panhard, en fait des objets de collection recherchés, incarnant une époque foisonnante de petits constructeurs français indépendants qui, dans l'après-guerre, habillaient des mécaniques populaires (Panhard, Citroën 2CV, Renault 4CV) de carrosseries sportives et originales.
Le fait qu'un tel exemplaire soit conservé et exposé au Musée Automobile de Vendée, aux côtés d'autres pièces rares de l'histoire automobile française, témoigne de l'intérêt patrimonial de cette production confidentielle, aujourd'hui largement tombée dans l'oubli du grand public mais toujours activement recherchée par les collectionneurs de voitures anciennes françaises.
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