Les besoins actuels évoqués portent sur environ 132 chars, accompagnés de 140 véhicules de soutien, ainsi que des variantes spécialisées (dépannage, génie, franchissement), pour un total pouvant atteindre environ 380 véhicules sur l'ensemble de la famille.
Comment on en est arrivé là ?
L'histoire du NMBT commence, paradoxalement, ailleurs et sans l'Italie. Le 13 juin 2022, à l'occasion d'un précédent Eurosatory, Rheinmetall dévoile sur ses fonds propres un démonstrateur baptisé KF51 Panther un projet privé, non lié au programme franco-allemand MGCS (Main Ground Combat System) alors englué dans des négociations sans calendrier clair.
Le Panther reprend un châssis de Leopard 2A4 modifié (le râtelier à munitions cède la place à un opérateur système assis à gauche du pilote), coiffé d'une toute nouvelle tourelle biplace armée d'un canon lisse de 130 mm Rh-130 L52 un calibre inédit chez l'OTAN, promettant une puissance supérieure de 50 % à l'habituel 120 mm.
Malgré cette vitrine technologique, l'armée allemande elle-même ne retient pas le Panther et lui préfère une commande classique de Leopard 2A8.
L'Italie change de partenaire en cours de route car Rome, de son côté, cherchait depuis 2023 à remplacer son char C1 Ariete (en service depuis 1995) et avait initialement jeté son dévolu sur le Leopard 2A8, via un protocole d'accord signé avec KNDS (le groupe franco-allemand) en décembre 2023. Le projet portait alors sur 132 chars de combat et 140 véhicules dérivés, pour un budget de 8,2 milliards d'euros courant jusqu'en 2037, avec une production locale prévue à La Spezia, chez OTO Melara.
Mais les négociations achoppent sur la question du partage industriel : l'Italie voulait produire elle-même l'essentiel du véhicule (Leonardo, OTO Melara, Iveco Defence Vehicles), tandis que KNDS ne proposait qu'une part congrue aux industriels italiens. Le 11 juin 2024, Leonardo et KNDS annoncent conjointement la rupture des négociations chacun renvoyant à l'autre la responsabilité de l'échec.
Rheinmetall saisit l'opportunité. À peine ce constat d'échec posé, Leonardo se tourne vers l'autre géant allemand de l'armement terrestre. Le 3 juillet 2024, les PDG Roberto Cingolani (Leonardo) et Armin Papperger (Rheinmetall) signent à Rome un protocole d'accord, qui débouche en 2024 sur la création de la coentreprise à parts égales LRMV (Leonardo Rheinmetall Military Vehicles). Le nouveau char italien reprend alors, presque à l'identique, le cahier des charges abandonné avec KNDS : toujours 132 chars et 140 véhicules dérivés, mais bâtis cette fois sur la base du KF51 Panther plutôt que du Leopard 2A8. En parallèle, LRMV se voit aussi confier le volet véhicules de combat d'infanterie (programme A2CS, ex-AICS), basé sur le Lynx KF41 de Rheinmetall dont les quatre premiers exemplaires seront livrés à l'armée italienne le 27 janvier 2026, en présence du ministre de la Défense Guido Crosetto.
Eurosatory 2026
C 'est la première présentation publique. LRMV dévoile à Villepinte son concept de char pour l'Italie, sobrement baptisé NMBT (New Main Battle Tank) parfois désigné de façon impropre IMBT (Italian Main Battle Tank) dans la presse. Le prototype exposé associe une caisse de Leopard 2A4 (empruntée, en attendant la caisse définitive à une toute nouvelle tourelle intégrant des sous-systèmes des deux maisons mères.
Le char en détail : une architecture encore en discussion
Le NMBT n'est pas un simple Panther repeint aux couleurs italiennes car Leonardo y apporte ses propres capteurs, son armement et ses systèmes de combat, tandis que la société IDV (Iveco Defence Vehicles) propose motorisation, suspension, chenilles et défense passive, et qu'un volet cybersécurité/guerre électronique complète l'ensemble.
Poids et gabarit — Selon la version finale retenue, le poids à vide (sans équipage ni équipement de combat) varierait de 61 à 67 tonnes, pour un poids maximal en ordre de combat pouvant atteindre 69,5 tonnes plaçant d'emblée le NMBT dans la catégorie des chars lourds, aux côtés du Leopard 2A8 (69,5 t également), du M1A2 Abrams (67 t) ou du Challenger 3. Un choix qui tranche avec la tendance de certaines armées à alléger leurs futurs chars.
Armement principal — Le canon 120 mm L55 initialement prévu, développé par Leonardo, doit tirer notamment la munition guidée Vulcano 120 (voir plus bas).
Fait notable : le char est conçu dès l'origine pour pouvoir recevoir un canon de 130 mm (le Rheinmetall Future Gun System, dérivé du canon du Panther) sans refonte structurelle.
David Hoeder, directeur général de LRMV, a d'ailleurs indiqué que l'équipe de Rheinmetall avait réussi à convertir un exemplaire du calibre 120 au calibre 130 mm en moins de douze heures une démonstration de modularité assez spectaculaire. Le chargeur automatique conserve une capacité de 20 munitions prêtes à l'emploi quel que soit le calibre retenu.
Équipage et postes interchangeables Contrairement à d'autres projets qui misent sur une tourelle inhabitée, l'armée italienne a fait le choix, débattu, d'une tourelle habitée par deux hommes (chef de char et tireur), complétée par deux membres d'équipage en caisse (pilote et opérateur système), soit un équipage total de quatre personnes — comme sur le Panther d'origine. Ce quatrième homme est spécifiquement affecté à la mise en œuvre du canon de 30 mm, des munitions rôdeuses et des moyens de lutte antidrone
À l'exception du poste de pilote, chaque membre d'équipage peut, grâce aux écrans multifonctions, reprendre les fonctions de n'importe quel autre poste y compris, en théorie, le chef de char pouvant commander le tir directement depuis la position du tireur.
Motorisation encore en arbitrage — Aucun choix définitif n'a été communiqué à Eurosatory 2026 sur le groupe motopropulseur. Rheinmetall et Leonardo évaluent en parallèle des moteurs IDV et MTU, ainsi que des transmissions Renk, Sapa et ZF. La filiale italienne IDV a notamment présenté un V12 candidat de 1 300 kW (1 770 ch) et 6 000 Nm de couple, avec système de refroidissement à double circuit et compatibilité drive-by-wire.
Répartition industrielle — Environ 60 % de la valeur ajoutée du programme devrait revenir à l'industrie italienne, cohérent avec l'exigence qui avait fait capoter les discussions avec KNDS deux ans plus tôt.
Armement et détection
Canon lisse de 120 mm, calibre L55 — dans un premier temps le Rh-120 L55A1 de Rheinmetall, appelé à être remplacé par le canon 120 mm/L55 conçu par Leonardo
Chargeur automatique avec 20 obus prêts à tirer
Mitrailleuse coaxiale de 12,7 mm
Le tir au-delà de la ligne de vue : la carte Vulcano 120
La munition Vulcano 120
Le Vulcano 120 est un projectile sous-calibré à faible traînée, conçu pour offrir au NMBT une capacité de tir indirect à longue portée, entre 10 et 30 km, avec une vitesse moyenne comprise entre 500 et 600 m/s. En raison de l'élévation limitée à 20° du tourelleau, caractéristique des chars modernes, le projectile effectue une manœuvre de cabrage automatique environ 2 à 3 km après la sortie du canon, afin de franchir les obstacles de terrain intermédiaires situés entre le char et la cible.
La première version du Vulcano 120 est équipée d'un autodirecteur semi-actif laser (SAL), qui nécessite un illuminateur suivant la cible pendant tout le vol du projectile. Une version à autodirecteur infrarouge imageur (IIR) est également en développement en parallèle. En cas de brouillage GNSS/GPS important, le projectile peut adopter une trajectoire purement balistique pour l'essentiel de son vol, l'autodirecteur ne s'activant qu'en phase terminale
C'est là que le second objet exposé par Leonardo prend tout son sens. Le canon de 120 mm du NMBT est prévu pour tirer la munition guidée Vulcano 120, développée par Leonardo avec l'allemand Diehl Defence. Rendu public en juillet 2025, ce programme vise à donner aux chars de combat une capacité de tir indirect au-delà de la ligne de vue (BLOS), à des portées comprises entre 10 et 30 km — très supérieures à celles d'un obus classique de 120 mm.
Le principe : l'obus, sous-calibré pour gagner en aérodynamisme, effectue une manœuvre de cabrage automatique environ 2 à 3 km après la sortie du canon afin de franchir les obstacles de terrain, avant d'être guidé sur sa cible dans sa phase terminale par un autoguidage laser semi-actif (SAL). Un guidage par imagerie infrarouge (IIR), rendant le système indépendant d'un désignateur extérieur, est en cours de développement pour une seconde génération.
Une munition qui vient d'ailleurs
Le Vulcano 120 n'est pas né de rien : c'est le petit dernier d'une famille de munitions guidées que Leonardo développe depuis plus d'une décennie avec l'industriel allemand Diehl Defence, initialement pour des calibres bien plus gros. La famille Vulcano existe déjà en 76 mm (artillerie navale légère), 127 mm (canons navals lourds, qualifiée pour la marine italienne et testée avec succès sur une frégate allemande de classe F125) et 155 mm (artillerie terrestre, pour obusiers comme le PzH2000 ou le FH70). Ces munitions plus anciennes atteignent déjà des portées impressionnantes — jusqu'à 70 km pour le 155 mm et 80 km pour le 127 mm — grâce à une combinaison de navigation par satellite et d'autodirecteurs terminaux laser ou infrarouge, ce qui en fait, selon Diehl, la famille de munitions d'artillerie la plus précise au monde.
Le 16-17 juillet 2025, sur un site d'essai à Portovenere (La Spezia), Leonardo dévoile pour la première fois publiquement une déclinaison inédite de cette famille : le Vulcano 120 mm, pensé spécifiquement pour les canons lisses de char de combat. L'annonce se fait conjointement avec la présentation d'un nouveau canon, le 120/L55, développé par Leonardo en seulement 18 mois à l'usine de La Spezia — preuve que munition et tube ont été pensés comme un système intégré dès l'origine.
Pourquoi un char a-t-il besoin d'une telle munition ?
L'idée de départ est presque provocante : et si un char de combat pouvait, à l'occasion, remplir une partie du rôle d'un canon automoteur d'artillerie ? Mauro Pellegri, vice-président senior de la division munitions de Leonardo, résume la philosophie du produit : exploiter au maximum les briques technologiques déjà développées pour les autres calibres Vulcano — y compris les moteurs internes, identiques sur toute la gamme et achetés par dizaines de milliers — pour réduire les coûts, accélérer le développement et garantir des économies d'échelle. Autre argument commercial de poids : contrairement à d'autres munitions guidées sensibles aux régulations américaines, le Vulcano 120 est ITAR-free, ce qui simplifie grandement sa gestion à l'export.
Sur le plan opérationnel, le constat de départ est celui d'un champ de bataille qui s'est considérablement élargi ces dernières années, dépassant largement le cadre du combat au contact direct. Un char moderne, même bien équipé, reste aveugle et impuissant face à une cible située au-delà de sa ligne de vue — un lance-roquettes multiple, un site de défense aérienne, un poste de commandement, ou simplement un autre char embusqué derrière une colline. Jusqu'ici, neutraliser ce type de cible nécessitait de faire appel à l'artillerie ou à l'aviation. Le Vulcano 120 propose une troisième voie : donner au char lui-même cette capacité de tir indirect au-delà de la ligne de vue, ce que l'on désigne par l'acronyme BLOS (Beyond Line Of Sight).
Un problème géométrique à résoudre : l'angle du canon
Le défi technique de départ est presque trivial en apparence, mais structurant pour toute la conception de la munition : un canon de char de combat ne peut pas pointer très haut. Contrairement à un obusier d'artillerie, conçu dès l'origine pour le tir indirect avec des angles d'élévation pouvant dépasser 45°, l'élévation maximale d'un canon de char moderne plafonne généralement autour de 20° — largement suffisant pour le tir direct, mais a priori disqualifiant pour atteindre une cible située à plus de 10 km derrière un obstacle de terrain.
La solution retenue par Leonardo est aussi élégante que spectaculaire : le projectile, sous-calibré pour offrir une meilleure aérodynamique, effectue environ 2 à 3 km après sa sortie du canon une manœuvre de cabrage automatique, une sorte de ressaut en plein vol qui lui permet de grimper suffisamment haut pour franchir les obstacles intermédiaires situés entre le char tireur et sa cible, avant de redescendre vers l'objectif. C'est cette manœuvre qui transforme un simple obus de char en projectile véritablement capable de tir indirect.
Anatomie d'un projectile pas comme les autres
Le Vulcano 120 rompt délibérément avec la logique des munitions antichars classiques. Leonardo insiste sur un point : contrairement à une munition à charge creuse (HEAT) conçue pour perforer un blindage par effet de charge cumulative, l'ogive du Vulcano 120 exploite l'énergie cinétique résiduelle du projectile en fin de trajectoire, combinée à une charge explosive de faible sensibilité et à des éléments de fragmentation. Ce choix n'est pas anodin : il permet une charge militaire relativement compacte, compatible avec un corps de munition sous-calibré et aérodynamique, tout en conservant un effet destructeur significatif à l'impact.
Sa vitesse moyenne se situe entre 500 et 600 m/s — nettement inférieure à celle d'un obus flèche classique, logique pour une munition pensée pour l'endurance en vol plutôt que pour la seule perforation instantanée. Sa portée annoncée s'étend de 10 à 30 km, une fourchette large qui recouvre en réalité deux emplois bien distincts selon Leonardo :
Rôle principal (10-30 km) : neutraliser des cibles à haute valeur situées loin derrière les lignes — centres de communication, systèmes de défense aérienne, lance-roquettes multiples, artillerie automotrice, véhicules de combat d'infanterie, et même d'autres chars de combat.
Rôle secondaire (5-10 km) : à ces distances plus courtes, la liste des cibles exclut les chars de combat ; l'objectif devient alors de neutraliser fonctionnellement une menace — détruire ses optiques, ses antennes, sans nécessairement la mettre hors de combat définitivement.
Fait notable souligné par Leonardo : plus la portée de tir augmente, plus l'angle d'impact final devient vertical, ce qui permet au Vulcano 120, à longue distance, d'attaquer ses cibles par le dessus — exactement là où le blindage des véhicules est historiquement le plus faible, y compris sur des chars de combat modernes. Un autre argument avancé par l'industriel : sa faible section transversale, sa vitesse élevée et sa géométrie particulière en font une munition intrinsèquement difficile à détecter, y compris pour les systèmes de protection active (APS) actuels et à venir — une discrétion presque "furtive" qui réduit le risque d'interception avant impact.
Le guidage : trois strates de robustesse
Le système de navigation du Vulcano 120 a été pensé pour composer avec un environnement électronique de plus en plus hostile — un enseignement direct tiré du conflit en Ukraine, où le brouillage et le leurrage des systèmes de positionnement par satellite sont devenus monnaie courante.
En conditions normales, le projectile est guidé vers la zone de la cible par navigation satellitaire (GNSS), mais en signal non chiffré : la version militaire cryptée du système européen Galileo (le service public réglementé, ou PRS) n'est en effet pas encore disponible pour ce type d'application.
En cas de brouillage ou de déni GNSS important, le Vulcano 120 dispose d'un mode de secours : il adopte alors une trajectoire purement balistique pour l'essentiel de son vol, calculée à partir de tables balistiques plutôt que d'un guidage satellitaire actif. Cette dégradation a un coût : privé du guidage actif qui exploite la portance générée par ses gouvernes, le projectile perd en portée. Mais la munition Vulcano de la famille voisine, en configuration purement balistique équivalente (la version dite BER, Ballistic Extended Range), conserve malgré tout une précision correcte jusqu'à des distances de l'ordre de 50 km sur les calibres plus gros — un filet de sécurité qui évite que la perte du signal satellite ne rende l'arme totalement inutilisable.
En phase terminale, quelles que soient les conditions de vol précédentes, un autodirecteur s'active pour affiner la précision finale sur la cible désignée. C'est là qu'intervient la version actuelle du Vulcano 120 :
La version actuelle : autodirecteur laser semi-actif (SAL)
Dans sa première itération, le Vulcano 120 embarque un autodirecteur SAL (Semi-Active Laser) : le projectile est guidé vers sa cible par un faisceau laser codé, émis en continu par un illuminateur extérieur qui doit suivre la cible pendant toute la durée du vol du projectile. Avant le tir, la munition doit être programmée avec les codes correspondant à l'illuminateur qui assurera la désignation, condition nécessaire pour que l'autodirecteur puisse identifier le bon faisceau parmi d'éventuelles sources parasites.
Ce désignateur laser peut prendre plusieurs formes selon Leonardo : embarqué à bord d'un drone (c'est le concept mis en avant à Eurosatory 2026, avec un quadricoptère VTOL générique exposé aux côtés de la munition), positionné au sol, monté sur un autre véhicule, ou même porté par une équipe de désignation à pied, à la manière d'une équipe JTAC (Joint Terminal Attack Controller) de contrôle aérien avancé.
Un point technique souligné par Leonardo mérite d'être relevé : même à des distances relativement courtes pour ce type de munition — autour de 10 km — la dispersion naturelle d'un tir balistique classique (de l'ordre de 0,2 à 0,3 milliradian) engendre une erreur de tir déjà significative. Le guidage terminal du Vulcano 120 garde donc tout son intérêt même dans le bas de sa fourchette de portée, pas seulement pour les tirs les plus lointains.
La version future : autodirecteur infrarouge imageur (IIR)
Un second axe de développement, mené en parallèle, vise à affranchir le Vulcano 120 de sa dépendance à un illuminateur tiers grâce à un autodirecteur à imagerie infrarouge (IIR). Leonardo dispose déjà d'un capteur IIR plus ancien, dont le capteur à couplage de charge (CCD) fonctionne bien contre des cibles navales — un environnement relativement simple en raison du contraste avec l'arrière-plan marin homogène. Adapter cette technologie à des scénarios terrestres, nettement plus complexes visuellement, nécessite le développement d'une nouvelle génération de capteur CCD, actuellement en phase avancée de caractérisation avec Diehl Defence. Cette même technologie pourrait par ailleurs bénéficier, dans l'autre sens, à la version 155 mm de la famille Vulcano, pour lui donner à son tour une capacité de guidage IIR contre des cibles terrestres.
Où en est le programme aujourd'hui ?
Le calendrier de développement reste, à l'été 2026, encore largement ouvert :
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24 juin 2025 : premier tir du prototype de canon 120/L55 sur le site de Nettuno.
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16-17 juillet 2025 : présentation publique conjointe du canon 120/L55 et de la munition Vulcano 120 à La Spezia, avec démonstration en tir réel d'une séquence de six coups.
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Phase de qualification en cours : cinq prototypes de canon sont mobilisés pour un programme de qualification d'une durée prévue de 12 mois.
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Aucun tir du Vulcano 120 lui-même n'a encore été réalisé à la date d'Eurosatory 2026 (juin 2026) — Leonardo précise toutefois que les travaux déjà menés sur la version navale/artillerie SAL de la famille Vulcano (le "Vulcano GLD-SAL") constituent un facteur de réduction du risque technique pour la déclinaison 120 mm.
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Premier produit attendu dans un délai de trois ans à compter de l'annonce de juillet 2025, soit autour de 2028.
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Juin 2026 : coup de projecteur indirect sur la crédibilité de toute la famille Vulcano, avec l'attribution le 5 juin 2026 par l'armée américaine d'un contrat de développement de 37,86 millions de dollars à un consortium mené par General Dynamics (GDOTS), associant Leonardo et Diehl Defence, pour le programme ERAP (Extended Range Artillery Projectile) — une compétition américaine où le Vulcano 155 GLR fait face à deux solutions concurrentes.
Quels chars pourront le tirer ?
Le canon 120/L55 développé par Leonardo est avant tout pensé pour la variante de combat du Panther-IT (le futur NMBT italien) : sur les 132 unités actuellement prévues, 82 devraient recevoir le canon Leonardo, les 50 restantes étant équipées du canon concurrent Rheinmetall L55A1. Mais Leonardo vise plus large : le système reste compatible avec le char Ariete C2 existant, ainsi qu'avec les futurs véhicules AICS-120 et Centauro II, sans compter les perspectives à l'export ouvertes par son statut ITAR-free.