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Infanterie 330 Ab JC Archer debout Li Shè Yong



Chine 330 Ab JC  Infanterie Archer debout Li Shè Yong
Merci à Gary Todd pour son autorisation

 

Tableaux généré par IA sur mes indications

 

Voir aussi See also Chine Infanterie Les archers

 

L'archer debout 

L'archer debout est un fantassin léger — sa principale caractéristique est l'absence d'armure. Vêtu d'une simple robe de combat (zhànpáo)  croisée à manches longues, serrée à la taille par une ceinture, il privilégie la mobilité et l'amplitude de mouvement sur la protection. Sa posture en position de tir avec les mains à hauteur de poitrine tenant un arc désormais disparu en bois ou en laque est d'une précision anatomique remarquable.Positionné à l'extérieur et en avant-garde de la formation, l'archer debout ouvrait le combat par des salves massives à longue distance destinées à désorganiser les formations ennemies avant l'engagement de l'infanterie lourde. Sa légèreté lui permettait aussi de se repositionner rapidement entre deux salves — une mobilité tactique précieuse.
L'archer agenouillé 

L'archer agenouillé est lui protégé par une armure de lamelles (ji)  en bronze ou en cuir lacé. Sa posture avec un genou droit à terre, genou gauche relevé, dos droit, tête tournée vers la cible — présente une stabilité et une précision supérieures à la position debout. En abaissant son centre de gravité, il offre également une cible beaucoup plus petite à l'ennemi.
Positionné à l'intérieur de la formation, protégé par les rangées de soldats debout, l'archer agenouillé pouvait maintenir un tir soutenu pendant que l'infanterie de choc engageait l'adversaire. Il tirait entre les jambes des soldats debout ou depuis les flancs de la formation, assurant une densité de feu continue même pendant les mouvements tactiques.
La figurine d'archer agenouillé la mieux conservée du site est exposée en vitrine individuelle à la fosse n°2 avec ses détails sont extraordinaires : les semelles de ses chaussures présentent des crampons, chaque lamelle de son armure est visible, les tendons de ses mains sont sculptés avec une précision anatomique qui révèle l'observation directe de vrais archers en position de tir.
L'Archer debout

 


La figurine photographiée au Musée de l'Armée de Terre Cuite de Xi'an est un Lì Shè Yong ou archer debout  Il s'agit d'un exemple remarquablement bien conservé de cette catégorie — la polychromie originale ayant presque entièrement disparu, laissant apparaître la terre cuite dans sa teinte naturelle brun-rouge
Description pièce par pièce
La tête et la coiffure (jì)

 


La coiffure est l'un des détails les plus significatifs de la figurine. Le chignon (jì)  est positionné sur le côté droit de la tête. Cette position n'est pas aléatoire  elle est réglementaire et fonctionnelle. Pour un archer droitier, le chignon côté droit évite que la corde de l'arc, lors du lâcher, ne s'accroche aux cheveux ou au couvre-chef. C'est un détail qui trahit la connaissance pratique du tir à l'arc par les artisans Qin — ils ont sculpté non pas un guerrier idéalisé mais un archer fonctionnel.
Le visage est individualisé  comme chacune des 8 000+ figurines de l'armée de Qin Shi Huang, aucun autre guerrier ne partage exactement ces traits. Sourcils légèrement froncés en expression de concentration, regard portant vers la droite en direction de la cible imaginaire, lèvres légèrement fermées dans l'effort du tir. Les archéologues s'accordent aujourd'hui à penser que ces visages individualisés représentent des soldats réels — peut-être les artisans ont-ils sculpté les visages de vrais archers de la garde impériale.
Le vêtement (zhànpáo)
La robe de combat est d'une coupe caractéristique de l'époque Qin  croisée à gauche sur la droite, col en V, manches longues légèrement froncées aux poignets pour dégager les mains. Le vêtement est sans armure — confirmant le statut d'archer léger mobile. La ceinture  (dài) — serre la taille et maintient la robe en position pendant les mouvements de tir.
Les plis du vêtement sont sculptés avec une précision qui trahit l'observation directe de tissu en mouvement — les artisans n'ont pas créé des plis décoratifs stylisés mais des déformations naturelles du tissu sous l'effort du tir. On distingue notamment la tension des manches au niveau des coudes — le bras gauche en extension portant l'arc, le bras droit replié tenant la corde.
Les mains
C'est l'élément le plus remarquable de la figurine. La main droite est repliée vers la poitrine  les doigts en position de lâcher de corde, légèrement écartés, avec cette tension caractéristique des trois doigts qui maintiennent la corde en position méditerranéenne (index au-dessus, majeur et annulaire en dessous de l'encoche). La main gauche est en extension avant  les doigts ouverts tenant le fût de l'arc.
L'arc lui-même  en bois composite et laque  n'a pas survécu deux millénaires sous terre. Mais la posture des mains est si précise qu'elle permet aux spécialistes modernes de reconstituer exactement le type d'arc utilisé, la technique de tir, et même la longueur approximative de la flèche par l'angle des mains.
Les chaussures
Les chaussures sont sculptées avec un soin particulier — semelles épaisses, bout légèrement relevé, lacets apparents sur le dessus du pied. Cette attention au détail jusque dans les chaussures témoigne de la conception globale de l'armée de terre cuite — chaque élément, même le moins visible, est traité avec le même soin que les pièces principales.
La polychromie originale  ce que nous ne voyons plus
La figurine telle que nous la voyons aujourd'hui en terre cuite brun-rouge monochrome n'est que l'ombre de ce qu'elle était en 210 av. J.-C.
La catastrophe de la polychromie : La peinture des figurines se désagrège en quelques minutes au contact de l'air après 2 200 ans sous terre — l'humidité anaérobie du sol maintenant les pigments dans un état de fragilité extrême. Dès 1974, les premières figurines sorties de terre perdaient leur couleur avant même d'être transportées. Les archéologues modernes travaillent avec des solutions de consolidation chimique pour ralentir ce processus, mais une grande partie de la polychromie d'origine est irrémédiablement perdue.
A l'origine, chaque figurine était entièrement peinte en couleurs vives selon un code précis :

 

Élément

Couleur originale

Pigment utilisé

Robe de combat

Rouge brique, vert ou noir selon l'unité

Cinabre (HgS) ou malachite ou charbon

 

Ceinture

Orange ou rouge vif

Ocre rouge

 

Visage et mains

Rose chair

Mélange de blanc, rouge et ocre

 

Chaussures

Noir

Charbon et laque

 

Cheveux et chignon

Noir

Laque noire

 

Lèvres

Rouge vif

Cinabre

 

 

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