

Statuaire Médiévale Fontevraud Abbaye Gisant d'Aliénor d'Aquitaine
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La dalle funéraire Pellavicino Grande Famille aristocratique du XIIIe siècle, .
Histoire de la dalle Taillée vers 1200-1250 dans du calcaire local, elle porte une inscription et un relief représentant une figure allongée ou des armoiries, caractéristiques des dalles funéraires municipales placées sur le sol des églises pour symboliser l'humilité chrétienne.
Elle provient probablement d'une église bolonaise (San Pietro ou Santo Stefano ?), et a été mise au jour lors de travaux de démolition ou de restauration au XIXe siècle, puis transférée au musée dans les années 1980 au sein du département de lapidairerie médiévale.
Exposée dans les salles souterraines (écuries du Palazzo Ghisilardi-Fava),
L'identité précise du Pellavicino commémoré sur la plaque funéraire du Musée Civique Médiéval de Bologne (vers 1200-1250) n'est documentée ni dans les catalogues publics en ligne, ni dans les sources historiques générales
Hypothèses historiques plausibles
Il s'agit probablement d'Oberto Ier « Pelavisinus » ou d'un proche parent (fin du XIe-début du XIIe siècle), le premier membre connu de la famille ayant des liens avec Bologne : mentionné en 1116 dans un diplôme impérial d'Henri V en faveur de Bologne, signe d'alliances entre les Obertenghi et la municipalité d'Émilie-Romagne.
La datation de la plaque (début du XIIIe siècle) suggère qu'il s'agissait d'un fils ou d'un petit-fils d'Oberto Ier, peut-être un seigneur féodal mineur ou un ecclésiastique/allié local, inhumé dans une église bolonaise comme San Pietro ou Santo Stefano.
Il ne s'agit pas d'Oberto II (1197-1269), né trop tard par rapport à la date de la stèle et associé à Parme/Plaisance, ni de figures de la Renaissance comme celles du Palazzo Pallavicini.
Cette identification vient de l'inscription « Hic jacet Pellavicinus… » avec une croix et les armoiries d'Obertengo) ; Mais elle ne précise pas le nom propre, une pratique courante sur les stèles municipales pour souligner la lignée.
Sans transcription ni inventaire (non disponibles en ligne), elle demeure un document attestant la présence de nobles de la plaine du Pô à Bologne avant l'établissement de l'autorité municipale.
Origine familiale
La famille Pallavicino, branche des Obertenghi, trouve son origine chez Oberto Ier « Pelavisinus » (vers 1116), témoin impérial à Bologne et fondateur de l'État pallavicin entre Parme et Plaisance
La famille Pallavicino (ou Pellavicino) n'était pas une grande lignée « bolognaise » au sens strict, mais l'une des principales familles de marquisats de la plaine du Pô et de la Ligurie, entretenant des liens politiques et juridiques avec Bologne depuis le début du Moyen Âge.
Origines et aperçu général
Les Pallavicino appartiennent à la lignée des marquisats Obertenghi, grands seigneurs féodaux de Lunigiana, d'Émilie et de Lombardie, attestés dès les Xe et XIe siècles.
Leur pouvoir s'exerçait à Parme, à Plaisance, en Basse-Lombardie et en Ligurie (État Pallavicino, marquisats situés entre le Pô et les Apennins), et non sur le territoire municipal de Bologne.
Relations avec Bologne aux XIe et XIIe siècles
En 1116, un Pelavisinus (Oberto I Pallavicino) figure comme témoin dans un diplôme de l'empereur Henri V en faveur de la ville de Bologne, signe d'un rôle de médiateur entre l'Empire et la Commune d'Émilie-Romagne. Le nom Pelavisinus apparaît pour la première fois dans ce diplôme, devenant un patronyme dynastique et figurant également dans des documents relatifs à l'Émilie-Romagne (dont Bologne).
Les Communes médiévales et Oberto II
Oberto II Pallavicino (1197-1269) fut le membre le plus connu de la famille au Moyen Âge : chef gibelin, vicaire impérial de Frédéric II et figure clé en Lombardie et en Émilie-Romagne (Parme, Crémone, Plaisance, Pavie et Brescia).
Sa politique visait à contrôler les grandes communes de la plaine du Pô. Bologne s'inscrivait dans le cadre des rapports de force entre l'Empire et les municipalités guelfes et gibelines, bien que son intervention directe soit mieux documentée dans les régions de Parme et de Lombardie qu'à Bologne même.
Présence à Bologne à la fin du Moyen Âge
La présence stable d'une branche bolonaise est particulièrement bien attestée à la Renaissance : le palais Pallavicini, situé Via San Felice, est un édifice de la fin du XVe siècle, lié à l'ascension ultérieure de la famille au sein de la patricie bolognaise.
Au XVIIe siècle, un certain Lazzaro Pallavicino fut légat pontifical à Bologne (1670-1673), signe que la famille était depuis longtemps impliquée dans les cercles nobles et administratifs liés à la ville et aux États pontificaux.
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