
Article fait par :Claude Balmefrezol
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LES SAGITTARII PALMYRENI
Les Archers d'Élite de Palmyre au Service de l'Empire Romain
Recherches faites avec IA ainsi que les tableaux qui ont été générés sur mes indications
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Introduction
Les sources latines désignent ces soldats comme Palmyreni ou sagittarii Palmyreni (« archers palmyréniens » ; singulier : sagittarius Palmyrenus). L'expression ne désigne pas une unité unique, mais plusieurs formations (numeri, cohortes, aile de méharistes) levées à Palmyre entre le IIe et le IIIe siècle apr. J.-C. Intégrés comme troupes auxiliaires, ces soldats ont apporté à l'armée romaine la maîtrise de l'arc composite oriental. Dans ce domaine, Rome est toujours restée dépendante des peuples d'Orient.
Chronologie, Origine et Recrutement
Les Archers avant Palmyre
L'art de l'archerie est un savoir-faire étranger. Le légionnaire romain combattait au glaive et au javelot (pilum). Rome n’a jamais formé d’archers parmi ses citoyens : elle a toujours confié le tir à des peuples spécialistes, d’abord comme alliés ou mercenaires, puis comme troupes auxiliaires régulières.
Sous la République : Les Unités spéciales Crétois, Baléares et Numides
Les archers crétois étaient les plus réputés de la Méditerranée grecque. Ils utilisaient déjà un arc composite (bois, corne et tendons), difficile à bander mais de plus longue portée que l’arc simple. Après la conquête de la Macédoine et de la Grèce au IIe siècle av. J.-C., ils servent régulièrement dans l’armée romaine comme auxiliaires.
Les frondeurs des Baléares (Majorque, Minorque) n’étaient pas des archers mais tenaient le même rôle de tir à distance, avec des balles de pierre ou de plomb.
Les cavaliers numides (actuelle Algérie) étaient des cavaliers légers armés de javelots, spécialistes du harcèlement.
César les emploie tous les trois ensemble. Dans La Guerre des Gaules (livre II, 7), il envoie « des Numides, des archers crétois et des frondeurs baléares » secourir la place de Bibrax, assiégée par les Belges en 57 av. J.-C.
Le tournant dec Rome se tourne vers l’Orient
Après le désastre de Carrhes (53 av. J.-C.), Rome comprend qu’il lui faut des archers aussi bons que ceux des Parthes. Elle recrute dans les royaumes et cités alliés du Proche-Orient, où l’arc composite est une tradition ancienne :
les Ituréens, peuple de la région du Liban actuel, réputés comme archers ;
les Commagéniens, du royaume de Commagène (sud-est de la Turquie actuelle) ;
les cités de Syrie : Chalcis, Antioche, Damas, Apamée, Tyr, Ascalon, Hama…
Sous le Haut-Empire : les cohortes et ailes sagittariorum
Sous Auguste puis sous les Flaviens (fin du Ier siècle apr. J.-C.), ces contingents deviennent des unités permanentes de l’armée, qui portent dans leur nom la mention sagittariorum ou sagittaria (« d’archers »). On en connaît une trentaine. Exemples :
Cohors I Augusta Ituraeorum sagittariorum : archers ituréens, en Dacie. Le titre Augusta indique une création sous Auguste ou peu après.
Ala I Flavia Commagenorum sagittariorum : archers montés de Commagène, en Dacie, créés sous les Flaviens.
Cohors I Cretum sagittaria : la tradition crétoise se prolonge sous l’Empire ; l’unité est en garnison à Drobeta (Dacie), sur le Danube.
Cohors II Chalcidenorum sagittariorum (Mésie inférieure) et Cohors I Antiochensium sagittariorum (Mésie supérieure) : archers syriens sur la frontière du Danube.
Cohors I Hamiorum sagittariorum : 480 archers de Hama (Syrie), seule unité d’archers connue en Bretagne. Ils sont en garnison à Carvoran (Magnis), sur le mur d’Hadrien, puis sur le mur d’Antonin en Écosse.
Et les Palmyréniens ?
Les Palmyréniens s’inscrivent donc dans une longue tradition. Leurs premières unités apparaissent sous Trajan et Hadrien, en même temps que les archers de Hama. Ce qui les distingue :
Lleur nombre et leur diversité (archers à pied, archers montés, méharistes) ;
leur organisation en numeri, des unités qui gardaient leur langue, leurs noms et leurs dieux ;
leur proximité directe avec les Parthes, dont ils connaissaient parfaitement les méthodes.
Après eux, d’autres cités syriennes continuent de fournir des archers. Le meilleur exemple est la Cohors I milliaria Hemesenorum sagittaria equitata, unité de 1 000 archers d’Émèse (Homs). Elle est stationnée à Intercisa, en Pannonie (actuelle Hongrie), de la fin du IIe siècle jusqu’aux années 240.
Revenons à Nos Archers de Palmyre
Origine historique : Palmyre (Tadmor en araméen), oasis stratégique du désert de Syrie, possédait une longue tradition d'archerie montée et à pied. Elle la devait à sa position de carrefour commercial et de zone frontalière face aux Parthes. Ses caravanes, qui reliaient l'Euphrate au golfe Persique, étaient escortées par des archers recrutés sur place. La cité entretenait donc ses propres milices du désert bien avant d'en fournir à Rome.
Entrée dans l'Empire : Palmyre passe sous contrôle romain au début du Ier siècle apr. J.-C. et est rattachée à la province de Syrie, tout en conservant une large autonomie. L'empereur Hadrien la visite en 129 ; elle prend alors le nom d'Hadriana Palmyra. Sous les Sévères, au début du IIIe siècle, elle obtient le rang de colonie romaine.
Levée des unités : Dès le Ier siècle apr. J.-C., Rome fait appel à des archers orientaux (Syriens, Ituréens, Commagéniens) pour combler ses lacunes en archerie. Les premières unités régulières de Palmyréniens apparaissent sous Trajan (98-117), à l'occasion des guerres daciques puis parthiques. Sous Hadrien, elles s'installent durablement sur les frontières.
Mode de recrutement : Ils étaient recrutés initialement parmi les pérégrins (hommes libres non-citoyens de la province de Syrie). Dans les cohortes et les ailes, le service durait 25 ans. À son terme, le soldat obtenait la citoyenneté romaine (civitas), attestée par un diplôme militaire en bronze. Pour les numeri, unités moins régulières, la règle est moins bien connue. Après l'édit de Caracalla (212), qui fait citoyens presque tous les hommes libres de l'Empire, cette récompense perd son sens.
Une identité préservée : Les unités palmyréniennes semblent avoir longtemps continué à recruter en Syrie plutôt que dans leur région de garnison. Cela explique qu'elles aient conservé leur langue, leurs noms et leurs dieux à des milliers de kilomètres de leur cité
L'Ombre des Parthes : Pourquoi Rome Avait Besoin d'Archers
L'ennemi venu de l'Est : Pendant près de trois siècles, le grand rival de Rome en Orient fut l'Empire parthe, maître de l'Iran et de la Mésopotamie.
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L'Archer parthe Un peuple de cavaliers. Les Parthes sont à l’origine une tribu nomade d’Asie centrale, venue des steppes au nord de l’Iran (les Parnes, de la dynastie des Arsacides). Ils fondent un empire qui domine l’Iran et la Mésopotamie du IIIe siècle av. J.-C. jusqu’en 224 apr. J.-C. Ils ne perdront jamais leur héritage de nomades des steppes : le cheval et l’arc. 1. Le recrutement : une armée féodale
2. L’armement de l’archer monté
3. Le costume
4. Le cheval
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Son armée reposait sur deux types de cavaliers : une masse d'archers montés, légers et très mobiles, et une élite de cavaliers lourds entièrement cuirassés, les cataphractaires.
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Le cataphractaire, partenaire de l’archer Le nom
2. Les origines : une invention des steppes et de l’Iran
3. Qui était le cataphractaire ? 4. L’équipement du cavalier
5. L’armure du cheval
6. Au combat : le marteau et l’enclume
C’est exactement le piège dans lequel Crassus est tombé à Carrhes en 53 av. J.-C. 7. Les points faibles et comment Rome les a exploités
Deux victoires romaines exemplaires :
8. Rome adopte l’arme de ses ennemis
9. L’héritage
archers. |
Face à eux, l'infanterie lourde romaine, conçue pour le corps à corps, se trouvait désarmée.
Le désastre de Carrhes (53 av. J.-C.) : Le consul Crassus envahit la Mésopotamie avec environ sept légions. Près de Carrhes (Harran, dans l'actuelle Turquie), le général parthe Suréna l'attend avec environ 9 000 archers montés et 1 000 cataphractaires. Les Romains, serrés en carré ou en tortue (testudo) pour résister aux charges des cataphractaires, deviennent une cible idéale pour les archers. Ceux-ci tirent sans relâche, hors de portée des javelots.
Des flèches sans fin : Les Romains espéraient que l'ennemi finirait par manquer de projectiles. Mais Suréna avait organisé un convoi de chameaux chargés de flèches, qui réapprovisionnait ses archers en continu. L'arc composite parthe perçait les boucliers et clouait, dit-on, les mains des légionnaires à leur bouclier. Le fils de Crassus, Publius, meurt dans une contre-attaque. Crassus lui-même est tué lors d'une entrevue avec les Parthes.
Un traumatisme national : Selon Plutarque, environ 20 000 Romains périrent et 10 000 furent faits prisonniers. Pire encore pour l'honneur romain, les aigles des légions tombèrent aux mains de l'ennemi. Il fallut attendre l'an 20 av. J.-C. pour qu'Auguste les récupère, par la diplomatie et non par les armes. Il fit de cet événement un thème majeur de sa propagande, représenté sur la cuirasse de la célèbre statue d'Auguste de Prima Porta.
La « flèche du Parthe » : La technique la plus redoutée des Parthes était le tir en arrière : le cavalier feignait la fuite, puis se retournait sur sa selle pour tirer sur ses poursuivants. L'expression est restée en français : lancer « la flèche du Parthe », c'est décocher un dernier trait cinglant au moment de partir. Marc Antoine en fit à son tour l'amère expérience en 36 av. J.-C., lors d'une retraite désastreuse à travers la Médie, harcelé sans répit par les archers montés.
La leçon retenue : Rome comprit qu'elle ne pouvait affronter l'Orient sans ses propres archers. Elle chercha donc à recruter des peuples qui maîtrisaient les mêmes armes que les Parthes. Palmyre, cité frontalière qui connaissait parfaitement les méthodes de ses voisins, devint l'un de ses meilleurs viviers.
mais cette armée parthe avait des points faibles
Les sièges. Armée de cavaliers, l’armée parthe ne savait guère prendre les villes fortifiées. Elle échoue ainsi devant Phraaspa, assiégée par Marc Antoine, en 36 av. J.-C.
La logistique. Sans armée permanente ni solde régulière, les Parthes évitaient les longues campagnes loin de leurs bases.
Les divisions internes. Les guerres civiles et les querelles de succession affaiblissaient régulièrement l’empire, ce qui a permis à Trajan, Lucius Verus et Septime Sévère de mener de grandes expéditions en Mésopotamie.
D’après Plutarque (Vie de Crassus, 33), le roi Orode II fait exécuter Suréna peu après Carrhes, probablement dès 52 av. J.-C. La raison est la jalousie et la peur. Suréna, chef de l’une des plus puissantes familles nobles, commandait sa propre armée privée et venait de remporter la plus grande victoire de l’histoire parthe : il devenait trop populaire et trop dangereux pour le trône. Rome en profite immédiatement. Privés de leur meilleur général, les Parthes ne parviennent pas à exploiter leur victoire en Syrie romaine.La suite de l’histoire d’Orode confirme cette fragilité. Son fils Pacorus est tué en 38 av. J.-C. à la bataille du Gindarus, face au général romain Ventidius. Orode est ensuite assassiné par un autre de ses fils, Phraate IV, qui fait aussi éliminer ses frères.
Organisation et Place dans l'Armée Romaine
Statut d'auxiliaires
: Les Sagittarii Palmyreni ne servaient pas directement au sein des légions citoyennes. Ils formaient des unités autonomes rattachées aux Auxilia (troupes auxiliaires), puis aux numeri.
Le numerus, formation typique : La plupart des unités palmyréniennes étaient des numeri (« troupes »). Ces formations étaient plus souples que les cohortes, avec des effectifs variables de quelques centaines d'hommes. Elles étaient souvent commandées par un officier détaché d'une légion (praepositus) et gardaient davantage leurs traditions d'origine.
Cohortes et ailes :
Les Palmyréniens ont aussi servi dans des cohortes. La plus célèbre est la Cohors XX Palmyrenorum milliaria equitata de Doura-Europos, une unité mixte de fantassins et de cavaliers. Ils ont également formé une aile de méharistes, l'Ala I Ulpia dromedariorum Palmyrenorum, créée sous Trajan pour surveiller le désert. Attention à une confusion fréquente : la Cohors I Sagittariorum de Tibiscum était une unité d'archers syriens, et non spécifiquement palmyrénienne.
Effectifs et commandement
Ile étaient repartis en *Cohors I Sagittariorum Palmyrenorum*) ou en *Alae* (unités de cavalerie pure), ainsi qu'en cohortes mixtes équitées (*Cohors equitata*).
: Une cohorte standard (quingenaria) comptait environ 480 à 500 hommes répartis en 6 centuries et était commandée par un préfet (praefectus cohortis), officier de l'ordre équestre. Les unités plus grandes ou milliaria (800 à 1000 hommes) était dirigée par par un Préfet (*Praefectus cohortis*), officier de l'ordre équestre romain. C'était le cas de Julius Terentius, tribun de la cohorte XX des Palmyréniens à Doura vers 239.
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Unité
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Type
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Garnison
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Période
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Numerus Palmyrenorum Tibiscensium
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Numerus d'archers
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Tibiscum (Dacie, act. Roumanie)
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Dès Hadrien (117-138)
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Numerus Palmyrenorum Porolissensium
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Numerus d'archers
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Porolissum (Dacie, act. Roumanie)
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IIe-IIIe s.
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Cohors XX Palmyrenorum milliaria equitata
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Cohorte mixte (fantassins et cavaliers)
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Doura-Europos (Syrie, sur l'Euphrate)
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IIIe s., jusqu'à la chute de la ville (v. 256)
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Ala I Ulpia dromedariorum Palmyrenorum
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Aile de méharistes
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Syrie
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Dès Trajan
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Archers palmyréniens
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Détachements
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Désert oriental d'Égypte (Coptos, Bérénice, Didymoi)
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IIe-IIIe s.
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Armement et Équipement Spécifique
L'arc composite oriental : C'est leur arme maîtresse. Il est fait de couches de bois, de corne (de bovin ou de chèvre) et de tendons d'animaux collés. Plus court que l'arc simple européen, il offrait une tension et une vitesse de flèche bien supérieures, idéales pour percer les protections à moyenne distance. Ses extrémités rigides étaient renforcées par des plaquettes d'os (les « lattes »). On en a retrouvé en grand nombre dans les forts romains, de la Dacie au mur d'Hadrien, et elles permettent aux archéologues de repérer la présence d'archers.
Portée et entraînement : La portée efficace se situait autour de 150 à 200 mètres. Au-delà, le tir restait possible contre des cibles groupées. L'auteur militaire Végèce (vers 400) recommande d'entraîner les archers sur des cibles placées à 600 pieds romains, soit environ 180 mètres.
Les flèches : Elles étaient équipées de pointes en fer à trois ailettes (trilobées), typiquement orientales, conçues pour causer des blessures graves et traverser les armures légères ou les cottes de mailles.
Accessoires : L'archer portait un carquois, un protège-bras pour se protéger du choc de la corde et, selon la technique orientale, parfois un anneau de pouce pour tendre l'arc. Une épée courte ou un poignard servait en cas de corps à corps.
Protections corporelles : Contrairement au stéréotype de l'archer sans défense, ils portaient souvent la lorica hamata (cotte de mailles) ou la lorica squamata (armure d'écailles de laiton ou de fer), comme le montrent les reconstitutions modernesu Ils avaient un casque conique segmenté sans nasal pour libérer la ligne de visée.. La Colonne Trajane représente les archers orientaux coiffés d'un casque conique et vêtus de longues robes.
Tactique et Emploi sur le Champ de Bataille
Harcèlement et saturation : Dans l'infanterie, ils étaient déployés en avant des lignes de la légion pour déclencher un tir de barrage massif. Ce tir devait désorganiser les rangs ennemis avant le choc des légionnaires.
Tir par-dessus les lignes : À l'approche du corps à corps, ils se repliaient à travers les intervalles des cohortes. Ils se plaçaient ensuite sur les flancs ou à l'arrière et poursuivaient un tir de couverture en cloche. Arrien, gouverneur de Cappadoce, décrit ce dispositif dans son ordre de bataille contre les Alains (vers 135) : les archers à pied, placés derrière les légionnaires, tirent par-dessus leurs têtes.
Tactiques de cavalerie (Equites Sagittarii) : Utilisant les méthodes de tir nomades et parthes, les archers montés pratiquaient le tir à la retraite (la « flèche du Parthe », voir section 2) et le harcèlement continu sans jamais engager le corps à corps. Ils brisaient ainsi la discipline des troupes lourdes adverses.
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Garnison et surveillance du désert : En temps de paix, leur rôle principal était de défendre les remparts des forts, où l'arc est redoutable. Ils patrouillaient aussi les routes du désert et escortaient les caravanes. Les méharistes de l'Ala dromedariorum étaient spécialement adaptés à ces missions.
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On ne connaît aucun texte ni aucune inscription montrant des archers palmyréniens au service de Rome face à leurs compatriotes de Zénobie. Le « duel fratricide » reste une hypothèse séduisante, pas un fait. Ce que dit Zosime sur l’armée d’Aurélien à Émèse (272)
Aucun Palmyrénien n’est cité. En face, Zénobie aligne environ 70 000 hommes, « des Palmyréniens et leurs alliés ». Les unités palmyréniennes de l’armée romaine à ce moment-là
Il y a pourtant bien eu une guerre fratricide, au sens large
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Palmyréniens
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Sarmates
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Origine
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Oasis caravanière du désert de Syrie
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Steppes d'Europe orientale
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Arme principale
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Arc composite
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Lance lourde (contus), arc en appoint
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Rôle
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Archers à pied, archers montés, méharistes
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Cavalerie lourde de choc
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Tenue
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Longue tunique (Colonne Trajane) ; costume de type parthe avec pantalon sur les reliefs de Palmyre
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Pantalon, tunique courte, armure d'écailles, casque conique
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Garnisons
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Dacie, Syrie, Égypte, Afrique
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Bretagne (Ribchester)
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