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Grèce IIIe Siècle Av JC La Maison Grecque Maquette
Article fait par :Claude Balmefrezol
Mis en ligne le 25/10/2026 à 22:18:25

La maison grecque à pastas antique
Recherches faites avec IA ainsi que les tableaux qui ont été générés sur mes indications
L' article est basée sur cette maquette de la « Maison d’Olynthe A VI 4 », présentée aux Augustales de Loupian (2026). La toiture est ouverte pour montrer la charpente.
La maquette présentée aux Augustales de Loupian reproduit une maison fouillée sur le site d’Olynthe, cité de Chalcidique au nord de la Grèce. Philippe II de Macédoine a détruit la ville en 348 av. J.-C., puis elle n’a plus été réoccupée. Les archéologues américains qui l’ont fouillée dans les années 1928-1938 ont donc retrouvé un quartier entier de maisons du IVᵉ siècle, figé au moment de sa destruction. C’est l’une des meilleures sources que nous ayons sur l’habitat grec classique.
Le nom « A VI 4 » est le numéro de la maison dans le plan des fouilles : îlot A VI, maison n° 4. Ce type de maison s’appelle une maison à pastas, du nom de la galerie couverte qui borde sa cour.
1. Les pièces de la maison
Comme presque toutes les maisons urbaines grecques, la maison d’Olynthe tourne le dos à la rue. Elle ne s’ouvre sur l’extérieur que par une porte et quelques fenêtres petites et hautes. Toutes les pièces donnent sur une cour centrale.
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| Le rez-de-chaussée vu d’en haut : l’aulê (cour) au centre, la pastas et l’escalier, l’ergastêrion à gauche et l’andrôn à droite. |
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Prothyron : le vestibule d’entrée. Il fait le lien entre la rue et la cour, et il empêche les passants de voir l’intérieur.
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Aulê : la cour, cœur de la maison. Elle apporte la lumière et l’air. On y recueille l’eau de pluie dans une citerne et on y trouve parfois un petit autel domestique.
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Pastas : la galerie à colonnes en bois, ouverte au sud sur la cour. Elle reste à l’ombre l’été et au soleil l’hiver. C’est le vrai lieu de vie, où l’on fait les travaux domestiques comme le filage et le tissage.
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Andrôn : la salle de banquet où le maître de maison reçoit ses invités pour le symposion. Les convives s’allongent sur des lits (klinai) alignés le long des murs. La porte est décentrée pour que les lits tiennent dans les angles. Le sol est soigné, parfois en mosaïque de galets, et les murs sont souvent enduits de rouge. C’est la pièce la plus luxueuse de la maison.
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Optanion : la cuisine. À Olynthe, elle forme souvent un ensemble avec une pièce à foyer et conduit de fumée (kapnê), aux murs noircis de suie, et parfois une petite salle de bain (balaneion) avec une baignoire en terre cuite.
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Pithéôn : la réserve, où l’on garde les grandes jarres (pithoi) d’huile, de vin, de grain ou d’olives.
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Ergastêrion : l’atelier ou la boutique. Il ouvre souvent directement sur la rue, ce qui permet de travailler ou de vendre sans faire entrer les clients dans la maison.
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| L’andrôn aux murs rouges avec ses lits de banquet, et à droite les réserves. |
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| L’optanion (cuisine), avec la pièce à foyer noircie de suie à gauche. |
L’optanion (cuisine), avec la pièce à foyer noircie de suie à gauche. |
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| 2. Les chambres à coucher et l’étage |
2. Les chambres à coucher et l’étage |
Comment appelait-on la chambre ?
Le mot le plus courant est thalamos (θάλαμος). Il désigne une pièce intérieure et fermée, et surtout la chambre conjugale. Chez Homère, le thalamos d’Ulysse et de Pénélope est celui du fameux lit construit autour d’un tronc d’olivier. Le même mot peut aussi désigner une pièce de réserve bien close, où l’on garde les objets précieux.
À partir de l’époque classique et surtout hellénistique, on trouve aussi koitôn (κοιτών), de keimai, « être couché ». C’est le mot le plus proche de notre « chambre à coucher ». L’architecte romain Vitruve, qui décrit la maison grecque au Iᵉʳ siècle av. J.-C., parle d’un thalamos et d’un amphithalamos (la pièce voisine de la chambre) de part et d’autre de la prostas.
Comment appelait-on l’étage ?
L’étage s’appelle le hyperôon (ὑπερῷον), « ce qui est au-dessus ». Dans l’Odyssée, Pénélope se retire avec ses servantes dans son hyperôon. On y montait par un escalier en bois, le klimax (κλῖμαξ), souvent placé dans la cour ou sous la pastas, comme sur la maquette. À Olynthe, l’étage n’existe que sur une partie de la maison, en général au-dessus des pièces du côté nord. Les archéologues le déduisent des bases d’escalier et des objets tombés de l’étage lors de l’effondrement des maisons.
L’étage abritait surtout les chambres, des pièces de stockage et des espaces de travail des femmes. C’est là que l’on situe traditionnellement le gynécée (gynaikônitis), l’appartement des femmes, par opposition à l’andrônitis, partie réservée aux hommes.
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| L’étage de la maquette (« dialêteria ») : la galerie à plancher de bois, les chambres avec leurs lits et coffres, et l’ouverture de l’escalier. |
Un témoignage célèbre : dans le plaidoyer de Lysias Sur le meurtre d’Ératosthène (vers 400 av. J.-C.), l’Athénien Euphilétos explique que sa maison a deux niveaux, « l’étage égal au rez-de-chaussée, pour l’appartement des femmes et celui des hommes ». Après la naissance de son fils, il installe sa femme en bas pour qu’elle puisse plus facilement donner le bain au bébé, et lui-même monte dormir à l’étage. Cette disposition lui fera découvrir, trop tard, l’adultère de sa femme.
Une séparation à nuancer : Xénophon, dans l’Économique, décrit une porte verrouillée entre le quartier des femmes et celui des hommes. Mais les fouilles d’Olynthe montrent que les objets féminins (pesons de métier à tisser, fuseaux) se retrouvent dans toute la maison, et surtout dans la cour et la pastas. Les historiens pensent aujourd’hui que la séparation dépendait plutôt du moment et des visiteurs : les femmes s’effaçaient quand des étrangers entraient, notamment dans l’andrôn, plutôt que de vivre enfermées dans un étage.
Que désigne la « dialêteria » de la maquette ?
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| La « dialêteria » : un grand plancher de bois à l’étage, au-dessus de la pastas, avec les portes des chambres alignées le long du mur. |
Sur la maquette, l’étiquette « dialêteria » n’est pas posée sur tout l’étage mais sur le grand plancher de bois situé au-dessus de la pastas. C’est une sorte de galerie ou de balcon couvert qui longe la cour au premier étage. On y arrive par l’escalier, et elle dessert les chambres dont on voit les portes alignées le long du mur. C’est aussi un espace de vie et de travail, aéré et lumineux, comme la pastas en dessous.
Le mot lui-même n’apparaît pas, sous cette forme, dans les sources antiques que je connais, et une recherche ne l’a pas trouvé non plus. Il est probablement formé sur diaita (δίαιτα), « manière de vivre, lieu de séjour », qui prend à l’époque hellénistique le sens de « salle de séjour ». Il faudrait demander au maquettiste d’où il tire ce terme. Les mots antiques attestés restent hyperôon pour l’étage, et thalamos ou koitôn pour les chambres.
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| Chambres et pièce de travail : lit, coffre, métier à tisser et laine prête à filer. |
Chambres et pièce de travail : lit, coffre, métier à tisser et laine prête à filer.
3. Histoire de la maison grecque : les principaux types
La maison grecque a beaucoup évolué sur un millénaire et demi, et elle varie aussi selon les régions et la richesse des familles. On peut distinguer plusieurs grands types.
Dans les palais de Mycènes, Tirynthe ou Pylos, la pièce centrale est le mégaron : une grande salle rectangulaire avec un foyer circulaire au centre, précédée d’un vestibule et d’un porche à deux colonnes. Les maisons ordinaires de cette époque sont plus simples, faites de quelques pièces rectangulaires accolées.
Les maisons des « âges obscurs » et de l’époque géométrique (XIᵉ-VIIIᵉ siècle)
Après l’effondrement des palais, on construit des maisons absidales (terminées par un arrondi), ovales ou rectangulaires, souvent d’une seule pièce, avec des murs en brique crue ou en clayonnage et un toit de chaume. Le grand bâtiment absidal de Lefkandi, en Eubée (vers 950 av. J.-C.), en est l’exemple le plus spectaculaire.
La maison archaïque (VIIᵉ-VIᵉ siècle)
Les maisons deviennent plus grandes et se composent de plusieurs pièces juxtaposées. À Zagora, sur l’île d’Andros, on voit déjà apparaître des pièces groupées autour d’une cour. Le toit de tuiles en terre cuite remplace peu à peu le chaume, d’abord sur les temples puis sur les maisons.
La maison à cour de l’époque classique (Vᵉ-IVᵉ siècle)
C’est le modèle de la maquette. Les villes nouvelles sont tracées selon un plan en damier, associé au nom d’Hippodamos de Milet. Les maisons y sont construites en série, sur des parcelles égales, dans des îlots réguliers. On distingue deux variantes :
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La maison à pastas (Olynthe, Érétrie, Le Pirée) : une large galerie à colonnes longe la cour sur le côté nord et dessert les pièces principales.
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La maison à prostas (Priène, en Asie Mineure) : un porche profond à deux colonnes précède la pièce principale (l’oikos), un plan qui rappelle l’ancien mégaron.
À Athènes, beaucoup de maisons restaient modestes et irrégulières, serrées dans des rues étroites. Les auteurs anciens soulignent d’ailleurs la simplicité des maisons privées, comparée à la splendeur des monuments publics.
La maison à péristyle (fin IVᵉ siècle et époque hellénistique)
Chez les plus riches, la cour s’entoure de colonnes sur ses quatre côtés : c’est le péristyle. Les grandes demeures de Pella, capitale de la Macédoine, ou de Délos possèdent des sols en mosaïque, des peintures murales, parfois deux péristyles. Ce modèle inspirera directement la maison romaine.
Les maisons rurales
À la campagne, on trouve des fermes isolées avec une cour, des pièces d’habitation et des bâtiments agricoles. Beaucoup possèdent une tour (pyrgos) en pierre, qui servait sans doute de réserve protégée, de lieu de travail ou de refuge. La « maison de Vari », en Attique, en est un exemple bien étudié.
4. Les matériaux de construction
La maison grecque est construite avec des matériaux simples, trouvés sur place.
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Les fondations et le soubassement sont en moellons de pierre, sur une hauteur de quelques dizaines de centimètres. Ils protègent le bas des murs de l’humidité et des eaux de ruissellement.
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Les murs sont en briques crues : de l’argile mêlée de paille, moulée puis séchée au soleil, sans cuisson. On les recouvre d’un enduit d’argile ou de chaux, souvent blanchi ou peint. La maquette montre un morceau de façade où l’enduit est tombé et laisse voir les briques.
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Le bois sert pour la charpente, les planchers de l’étage, les colonnes de la pastas (posées sur des bases de pierre), l’escalier, les portes et les volets.
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Les sols sont le plus souvent en terre battue. Les pièces plus soignées reçoivent un sol de mortier ou de chaux, et l’andrôn des maisons aisées une mosaïque de galets : Olynthe a livré certaines des plus anciennes mosaïques grecques connues. La cour peut être dallée ou couverte de cailloutis.
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Les toits sont couverts de tuiles en terre cuite.
Le « perceur de murailles » : les murs de brique crue étaient si faciles à percer que les Grecs appelaient le cambrioleur toichôrychos (τοιχωρύχος), littéralement « celui qui creuse les murs ». Le voleur ne forçait pas la porte : il creusait un trou dans le mur.
5. La charpente et la toiture
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La charpente de la maquette : poutres maîtresses posées sur les murs, chevrons, et couverture de tuiles laissée partiellement ouverte.
La charpente de la maquette posée à part, sans les murs : une ossature de bois à un seul pan, et au centre le petit toit surélevé de la sortie de fumée.
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La photo de la maquette montre bien comment le toit était construit, de bas en haut :
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Les poutres maîtresses, en bois de pin, de sapin ou de chêne, sont posées en travers sur le haut des murs. Elles portent aussi le plancher de l’étage. Les bonnes poutres longues étaient rares et chères en Grèce, ce qui limitait la largeur des pièces à environ 4 à 5 mètres.
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Les chevrons, pièces de bois plus fines, suivent la pente du toit.
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Un lattis ou une couche de roseaux est posé sur les chevrons, puis recouvert d’un lit d’argile qui sert d’isolant et de support pour les tuiles.
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Les tuiles sont de deux sortes : de grandes tuiles plates ou légèrement creuses posées côte à côte, et des tuiles couvre-joints (kalyptêres) qui recouvrent la jonction entre deux rangées. On distingue le système « laconien », aux tuiles courbes comme sur la maquette, et le système « corinthien », aux tuiles plates à rebords.
Les toits grecs sont peu pentus. Autour de la cour, ils descendent souvent en un seul pan vers l’intérieur : l’eau de pluie tombe ainsi dans la cour, où elle peut être recueillie dans une citerne, précieuse dans un pays sec. Il n’y a pas de cheminée au sens moderne : la fumée du foyer s’échappe par un conduit ou une ouverture dans le toit de la pièce à foyer.
Retirée de la maison, la charpente de la maquette se lit très bien. On distingue :
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Le cadre de base : de longues poutres horizontales qui reposent sur le haut des murs et font le tour du bâtiment.
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Les chevrons inclinés, régulièrement espacés, qui montent du bord bas du toit vers le faîte. Avec les poteaux verticaux et les poutres horizontales, ils forment des triangles, la forme la plus rigide pour une charpente.
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Un toit à un seul pan : le côté haut porte les tuiles de faîtage, et toute la pente descend d’un même côté. C’est la disposition courante autour d’une cour, pour envoyer l’eau de pluie vers l’intérieur.
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Le petit toit surélevé au centre, avec son élément en terre cuite : il représente la sortie de fumée, placée au-dessus de la pièce à foyer (kapnê) voisine de la cuisine. Un petit toit de tuiles protège l’ouverture de la pluie tout en laissant passer la fumée.
6. Glossaire des termes de la maison
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Terme
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Grec
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Signification
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Oikos / oikia
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οἶκος, οἰκία
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La maison, et aussi la famille et le patrimoine qui y vivent.
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Prothyron
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πρόθυρον
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Vestibule ou couloir d’entrée entre la rue et la cour.
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Aulê
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αὐλή
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Cour centrale à ciel ouvert, source de lumière et d’air.
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Pastas
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παστάς
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Galerie couverte à colonnes le long de la cour, tournée vers le sud.
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Prostas
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προστάς
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Porche à colonnes placé devant la pièce principale (maisons de Priène).
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Andrôn
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ἀνδρών
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Salle de banquet des hommes, avec lits (klinai) le long des murs.
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Optanion
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ὀπτάνιον
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Cuisine, du verbe optaô, « rôtir, cuire ».
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Kapnê
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καπνή
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Pièce à foyer avec conduit de fumée, liée à la cuisine.
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Balaneion
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βαλανεῖον
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Petite salle de bain, souvent voisine de la cuisine.
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Pithéôn
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πιθεών
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Réserve des pithoi, grandes jarres à huile, vin ou grain.
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Ergastêrion
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ἐργαστήριον
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Atelier ou boutique, souvent ouvert sur la rue.
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Thalamos
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θάλαμος
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Chambre à coucher, en particulier la chambre conjugale ; aussi pièce fermée de réserve.
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Koitôn
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κοιτών
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Chambre à coucher (de keimai, « être couché »), terme plus tardif.
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Hyperôon
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ὑπερῷον
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L’étage, ou une pièce située à l’étage.
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Klimax
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κλῖμαξ
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Escalier, souvent en bois, menant à l’étage.
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Gynaikônitis
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γυναικωνῖτις
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Appartement des femmes (le « gynécée »).
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Andrônitis
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ἀνδρωνῖτις
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Partie de la maison réservée aux hommes.
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Pour aller plus loin
Sources antiques : Homère, Odyssée ; Lysias, Sur le meurtre d’Ératosthène (I, 9-10) ; Xénophon, Économique (IX) ; Vitruve, De l’architecture (VI, 7).
Études modernes : D. M. Robinson et J. W. Graham, Excavations at Olynthus VIII : The Hellenic House (1938) ; W. Hoepfner et E.-L. Schwandner, Haus und Stadt im klassischen Griechenland (1986, 2ᵉ éd. 1994) ; L. Nevett, House and Society in the Ancient Greek World (1999) ; N. Cahill, Household and City Organization at Olynthus (2002).
Photographies : maquette « Maison d’Olynthe A VI 4 », Augustales de Loupian, 2026.