
Article fait par :Claude Balmefrezol
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Le Brückengerät A est le plus ancien des matériels de pont de la Wehrmacht, et aussi le plus mystérieux après le T. Le matériel. Il se composait de pontons entiers, transportés sur des voitures à chevalets Pf. 8 et des voitures à pontons Pf. 9. Une colonne pouvait construire des ponts de 7 t de charge au maximum, longs de 75 m au maximum. Son origine. Sa technique remontait à la Première Guerre mondiale et avait été reprise par la Reichswehr. C'est donc l'héritier direct des trains de pont de l'armée impériale. Vers 1905, chaque corps d'armée allemand emportait deux trains de pont divisionnaires d'environ 40 m chacun et un train de pont de corps d'environ 120 m, soit près de 200 m de pont au total. Les pontons en acier, divisibles, portaient 4 500 kg, avec des chevalets du système Birago. Les délais de construction étaient de 18 minutes par travée sur chevalets et de 15 minutes par travée sur pontons, dans de bonnes conditions. La filiation va donc du Birago (1841) aux trains de pont impériaux, puis au matériel de la Reichswehr et enfin au Brückengerät A. Un indice de chronologie. La numérotation des voitures de pionniers (Pf.) confirme que le A est le plus ancien :
Les numéros se suivent : le A a été classé en premier, puis le B l'a remplacé comme matériel moderne. Un fantôme en 1939. La source qui le décrit précise que cette désignation n'a pas pu être retrouvée après la mobilisation. Autrement dit, on ne connaît pas de « Brüko A » en campagne. Soit le matériel avait été remplacé par le B avant la guerre, et ses stocks relégués à l'instruction ou à la réserve, soit il a servi sous une autre appellation. Les archives NARA mentionnent pourtant un « Brücken-Kolonnen Zug A », un peloton de colonne de pont A. Il pourrait s'agir d'un reliquat de ce matériel, mais rien ne permet de l'affirmer. Pourquoi il a été remplacé. Avec 7 t, le A suffisait pour une armée hippomobile de 1918. Il était insuffisant pour les camions, les tracteurs d'artillerie et les chars du réarmement. Le B, avec ses demi-pontons combinables jusqu'à 16 et 20 t, reprenait l'idée de Birago (diviser pour mieux adapter la charge), mais à l'échelle de la guerre motorisée. |
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Le principe : le demi-ponton. Le Brückengerät B repose sur des demi-pontons transportés sur trois types de voitures : la voiture à chevalets Pf. 10, la voiture à pontons Pf. 11 et la voiture à rampes Pf. 12. Deux demi-pontons assemblés forment un ponton entier, et plusieurs pontons forment un bac ou une travée. C'est l'idée de Birago (diviser pour moduler la charge) appliquée à la guerre motorisée. Une grande souplesse d'emploi. C'est ce qui en fait le pont moyen standard. Avec le matériel d'une seule colonne, on pouvait construire au choix :
Une autre source donne 8 t sur 83 m et 16 t sur 54 m. L'écart tient sans doute à l'édition du règlement ou au renforcement du matériel. Le principe reste le même : plus la charge est lourde, plus le pont est court. Le parc complet. La composition du détachement chargé de convoyer le matériel d'une colonne B donne une idée précise de son volume :
Les 16 voitures à pontons correspondent aux 16 demi-pontons des deux pelotons de pontons. Pour la traction, on utilisait le Sd.Kfz. 6 en version pionnier ou divers tracteurs à roues. Pourquoi il est devenu le standard. Le B se situe exactement au milieu de la gamme allemande. Il est plus fort que le C (4 t) et que l'ancien A (7 t), et plus polyvalent que le K, spécialisé pour les chars. Il équipait à la fois les divisions d'infanterie et les Panzerdivisionen. Il couvrait la majorité des besoins d'une division de 1939-1941 : camions, artillerie de campagne et premiers chars. Sa longévité. Le matériel B est resté en service jusqu'à la fin de la guerre. Un tableau d'effectifs (K.St.N. 733) de la Brückenkolonne B motorisée est encore daté du 1er juin 1944. Comparé aux autres matériels moyens :
Techniquement, le B n'était donc pas supérieur à ses équivalents étrangers. Sa force tenait à sa diffusion massive et à son intégration organique dans les divisions. |
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Le Brückengerät C était le matériel de pont léger de la Wehrmacht. Le principe. Il reposait sur des demi-pontons légers, transportés sur des voitures à chevalets Pf. 14 et des voitures à pontons Pf. 15. C'est une version allégée du matériel B, qui utilisait des demi-pontons normaux sur les voitures Pf. 10, 11 et 12. Ses performances. Il permettait de construire des ponts de 4 t de charge, longs de 84 m au maximum. On l'utilisait surtout pour des passerelles et des ponts pour piétons. C'était donc d'abord un matériel pour faire passer l'infanterie, ses armes d'accompagnement et des véhicules légers, pas l'artillerie lourde ni les chars. La colonne C. Elle était beaucoup plus petite qu'une colonne B : 1 officier, 7 sous-officiers et 45 hommes, contre 2 officiers, 13 sous-officiers et 87 hommes. Elle pouvait être tractée par des véhicules, et l'attelage à chevaux restait possible. Son emploi. Selon les sources, les divisions d'infanterie recevaient une colonne B ou une colonne C, tandis que les Panzerdivisionen recevaient une colonne B ou K. Le C était donc typiquement le matériel des divisions d'infanterie les moins bien dotées. Un bataillon de pionniers n'avait en général qu'une seule colonne. Où il se situe dans la gamme allemande :
Ses équivalents étrangers. Par sa charge de 4 t, le C se rapproche du FBE britannique (radeau de 4,5 t) et de l'extrémité basse des ponts d'équipage français, dont les charges allaient de 4 à 18 t selon la longueur. Un indice pour l'énigme du Brückengerät T. La source qui décrit le C mentionne un document des archives NARA (bobine T-78 R-152) qui donne, pour chaque matériel (B, C, D, G, T, V et K), l'étendue, la charge, l'année d'acquisition et le nombre d'exemplaires. On y lit notamment « 32 exemplaires de Brückengerät T ». Or l'inventaire tchécoslovaque du 18 mars 1939 recensait 30 équipages vz. 32, et 38 selon une autre source. Le chiffre de 32 est très proche, alors que les équipages Birago étaient bien plus nombreux (57 à 91). C'est un argument sérieux en faveur de l'hypothèse vz. 32. Ce n'est pas encore une preuve, mais la piste se précise. |
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Le Brückengerät K était le matériel de pont propre aux divisions blindées allemandes. Le K vient de Kastenträger, « poutre-caisson ».
Le principe. C'était un matériel à poutres-caissons pour charges lourdes. Il supportait 16 t, et jusqu'à 20 t pour les véhicules chenillés, avec une chaussée utile de 3,50 m de large. On l'employait surtout chez les pionniers blindés. Au cours d'un été (l'année n'est pas précisée), les colonnes auraient été rebaptisées « leichte Panzer-Brücken-Kolonne », colonne légère de pont blindé.
Ce qui le distingue du matériel B. Le Brückengerät B reposait sur des demi-pontons, avec un tablier qui suivait les mouvements de l'eau. Le K ajoutait des poutres-caissons rigides, posées sur des pontons entiers en trois parties. Le résultat était une chaussée plus rigide et plus large, adaptée au passage des chars.
L'organisation d'une colonne K. La colonne compte 2 officiers, 11 sous-officiers et 69 hommes. Ils se répartissent entre un groupe de commandement, deux pelotons, un peloton complémentaire et un train de ravitaillement et bagages. Elle est entièrement motorisée : 24 camions moyens tout-terrain, 3 camions légers, 1 camion moyen, 1 voiture et 9 motos dont 4 side-cars. Son matériel de pont comprend :
Ses performances. Une colonne pouvait construire un pont de 16 t (20 t au maximum), large de 3,50 m et long de 76,8 m. Si l'eau était profonde d'au moins 0,80 m près des rives, on pouvait remplacer les poutres de rive par des pontons, ce qui portait la longueur à 82 m.
Les unités. Environ 25 colonnes K sont connues, dont celles des divisions Großdeutschland et Feldherrnhalle. Beaucoup de numéros correspondent aux bataillons de pionniers blindés : K 3, K 4, K 13, K 16, K 19, K 29, K 32, K 33, K 37, K 38, K 39, K 40, K 43, K 51, K 57, K 58, K 59, K 62, K 79, K 86, K 87, K 89, K 93, K 124, K 190, K 209 et K 220.
Ses limites. 20 t suffisaient en 1939-1940 pour les Panzer I à III et les premiers Panzer IV. Mais le poids des chars n'a cessé d'augmenter : les Panzer IV à canon long dépassaient 20 t, et le Panther comme le Tiger étaient hors de portée. D'où l'apparition du Brückengerät J, prévu pour les charges les plus lourdes sur pontons et destiné aux unités blindées, qui aurait été rebaptisé « schwere Panzer-Brücken-Kolonne »
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Équipage
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Principe
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Capacité
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Chariots / transport
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Brückengerät A
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Pontons complets (1914-1918)
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7 t (pont de 75 m)
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Chariots anciens
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Brückengerät B
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Demi-pontons d’acier
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8 t / 16 t, 20 t max.
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Pf. 10, Pf. 11, Pf. 12
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Brückengerät C
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Demi-pontons légers
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4 t (pont de 84 m)
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Pf. 14, Pf. 15
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Brückengerät K
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Poutres-caissons sur pontons
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16 t, 20 t max. (76,8 m)
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Chariots spéciaux
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Brückengerät G
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Pont de montagne
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1 à 2 t
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Gebirgspioniere
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Pont lZ
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Pont démontable autoporteur
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30 t
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Camions
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On trouve la mention « Brüko dö », associée au matériel M36, avec une charge de 7,5/15 t et des stocks issus de l'armée autrichienne. Elle vient d'une compilation fondée sur Dietrich Petter, Pioniere (pages 233, 246 et 343-346). Je n'ai trouvé nulle part ailleurs de description technique : ni le type de pontons, ni les voitures, ni l'organisation de la colonne. Le contexte. Lors de l'Anschluss de mars 1938, le Bundesheer autrichien est absorbé par la Wehrmacht avec tout son matériel. En 1936, l'Autriche venait de rétablir le service militaire et de relancer son réarmement. Un matériel de pont « M 36 » (modèle 1936) fait donc sans doute partie de cet effort, adopté deux ans à peine avant l'Anschluss. Comme pour le T tchèque, les Allemands l'ont gardé sous une désignation propre. Ce que suggère la charge de 7,5/15 t. Le double chiffre indique un matériel modulable, avec un montage normal et un montage renforcé, exactement comme le Brückengerät B allemand (8/16 t). Les deux matériels étaient donc très proches en capacité. C'est sans doute pourquoi les Allemands ont pu intégrer le dö sans difficulté dans leur système de colonnes. Un héritage austro-hongrois. L'Autriche avait une tradition de pontage très riche :
Le Herbert a d'ailleurs servi dès septembre 1939 en Pologne : lors d'un franchissement près de Mewe, les chenillés lourds devaient attendre le jour pour ménager le pont, car on avait constaté des problèmes sur le matériel Herbert. Il est probable, mais non démontré, que le M 36 s'inscrivait dans la lignée Birago, avec des pontons divisibles modernisés en acier. Le sens de « dö ». Pour les armes de prise autrichiennes, la Wehrmacht utilisait le suffixe « (ö) », par exemple le « 8 cm FK 5/8 (ö) ». Le « dö » pourrait signifier deutsch-österreichisch, |
| Matériel | Équipages complets | Pontons | Voitures de pont |
|---|---|---|---|
| vz. 32 | 30 | 760 | 658 |
| Birago | 91 | 1 489 | 804 |
| Équipages « B » | 36 | — | — |
La saisie par les Allemands. Après le 15 mars 1939, les occupants reprennent le matériel de l'ancienne armée tchécoslovaque. Douze parcs du génie, de corps d'armée et d'armée, tombent aussi entre leurs mains avec leurs équipages et accessoires. C'est l'origine de la Brüko T (T pour tschechisch, tchèque) de la Wehrmacht. Ce matériel tchèque se composait de pontons entiers transportés sur des voitures à pontons et à chevalets, tractés par des véhicules ou par des chevaux. La traction par véhicules correspond au vz. 32, la traction par chevaux plutôt au Birago. Les Brüko T sont ensuite rattachées à des divisions d'infanterie allemandes, par exemple la Brüko T 45 à la 213. ID en 1941 ou la Brüko T 181 à la 95. ID.
Le pont Herbert, basé sur une poutre d’acier préfabriquée de 25 m à section triangulaire, qui pouvait reposer sur des piles ou sur des pontons de 16 m en sept éléments. Sa capacité normale était de 16 t, jusqu’à 30 t au maximum. L’inventaire des saisies de 1939 recense 1 175 mètres de ponts Herbert.
Le pont Herbert (Herbertova mostní souprava), un équipement de génie militaire
Origine. Les sources sur ce pont sont rares
Comme d'autres équipements de pontage de l'armée tchécoslovaque de l'entre-deux-guerres, ce système était un héritage de l'armée impériale et royale austro-hongroise. Il s'agissait d'un ensemble polyvalent, conçu autour d'une poutre d'acier préfabriquée longue de 25 mètres, dont la section formait un triangle équilatéral
Construction. La membrure supérieure était faite de deux profilés en U placés côte à côte. La membrure inférieure associait deux autres profilés en U, écartés d'environ un mètre et reliés par des diagonales et des boulons.
Mise en œuvre. On assemblait la poutre sur la berge, dans l'axe du futur pont, puis on la faisait glisser jusqu'à sa position à l'aide d'un contrepoids. Elle pouvait reposer sur des piles maçonnées ou métalliques, mais aussi sur des pontons flottants en sept éléments, longs de 16 mètres. La charge normale était de 16 tonnes, et pouvait monter jusqu'à 30 tonnes en acceptant un enfoncement des pontons aux deux tiers
Atouts et limites. Pour son époque, le système était plutôt moderne et se montait très rapidement quand le terrain s'y prêtait. En revanche, la longueur fixe des poutres le rendait peu flexible, et on ne pouvait pas les superposer pour renforcer l'ouvrage
Fin de l'histoire tchécoslovaque. Lors de l'occupation de 1939, les nazis ont saisi 1 175 mètres linéaires d'équipements de type Herbert, qui désignent probablement les poutres elles-mêmes
Les ponts démontables Kohn et Roth-Waagner, ponts métalliques en treillis, surtout ferroviaires, hérités de l’Autriche-Hongrie. Le Roth-Waagner, mis au point juste avant 1914, fut largement utilisé pendant la Grande Guerre par les armées autrichienne et allemande.
Les ponts Kohn et Roth-Waagner sont d'une autre famille que les pontons vus jusqu'ici. Ce sont des ponts métalliques démontables à poutres en treillis, conçus d'abord pour le chemin de fer. Tous deux viennent de l'armée austro-hongroise, et l'armée tchécoslovaque en a hérité.
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Portée
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Configuration
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Durée de montage
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Masse
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|---|---|---|---|
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15 m
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1 paroi, 1 étage
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7 h
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15,5 t
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30 m
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2 parois, 1 étage
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15 h
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48 t
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45 m
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2 parois, 2 étages
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30 h
|
100 t
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57 m
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2 parois, 3 étages
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60 h
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162 t
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vz. 32
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Birago
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|---|---|---|
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Âge
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moderne, 1933-1934
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XIXe siècle
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Charge
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13 t
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2,5 à 6 t (9 t renforcé)
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Traction
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entièrement motorisé
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surtout hippomobile
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Équipages
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30 à 38
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57 à 91
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Le franchissement, point fort. Selon plusieurs sources, le génie français était très bien équipé dans ce domaine et en avance sur les autres armées européennes. Cela vaut pour les ponts d'équipage comme pour les ponts de chemin de fer, où la France était déjà très en avance pendant la Première Guerre mondiale. Les principaux matériels de l'époque sont les suivants :
Les ponts d'équipage FCM 1930, Mle 1901 et Mle 1935.
Le pont lourd FCM Mle 1930. Ce pont est construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM). Il se compose de fortes poutres maîtresses posées sur des bateaux Mle 1915. Selon le montage, il supporte de 16 à 44 t (14 à 44 t selon un autre passage de la même étude). Il est servi en priorité par les 17 compagnies de ponts lourds, placées en réserve générale sous les ordres du GQG de Meaux et détachées auprès des armées ou des corps d'armée selon les besoins. Chaque compagnie compte 3 officiers, un médecin, 19 sous-officiers et 248 sapeurs. Chaque section dispose de 7 camions pour le matériel, d'un haquet-remorque, d'une remorque, d'une cuisine roulante et d'une ambulance. Le FCM 1930 montre pourtant ses limites vers 1938, avec l'arrivée du char B1 bis de 30 t.
Le pont Mle 1935. C'est le pont d'équipage moderne de l'armée française. Il repose sur des bateaux métalliques à fond plat et supporte 10 t en montage de base. Il s'inspire directement de l'excellent Modèle 1915. Il est en service au niveau de la division et du corps d'armée, et c'est aussi celui des compagnies d'équipage de pont des divisions légères mécaniques. Il permet de faire franchir le char B1 bis, grâce aux montages renforcés.
Le pont Mle 1901 modifié 1935. Il s'agit d'une modernisation de l'ancien équipage de pont Mle 1901, adapté selon les principes du Mle 1935 en réutilisant le matériel existant. Comme le Mle 1935, il permet le passage du B1 bis. C'est une solution économique, typique d'une armée qui manquait de crédits pour tout renouveler.
Les compagnies d'équipage de pont. Les ponts sont servis par 22 compagnies, rattachées aux corps d'armée et aux trois DLM, qui se répartissent ainsi :
les compagnies 322/1 à 322/11 ont le FCM 1930 ;
les compagnies 323/21 à 323/28 ont le Mle 1935 ;
les compagnies 324/41 à 324/43 ont le Mle 1901 modifié 1935.
Ces compagnies transportent et entretiennent le matériel, mais ce sont les sapeurs-mineurs qui montent les ponts. Chacune compte 3 officiers, 11 sous-officiers et 120 sapeurs, avec 3 motos, 42 véhicules et 33 remorques. Avec 16 bateaux, 2 nacelles, 10 chevalets et 2 propulseurs, une compagnie peut construire des ponts ou des portières de 104 à 180 m, pour des charges de 4 à 18 t. Plus le pont est long, plus la charge admise est faible.
Comparé aux matériels étrangers :
| Matériel | Charge | Longueur |
|---|---|---|
| Brückengerät B allemand | 8 t / 16 t | 83 m / 54 m |
| Compagnie d'équipage française | 4 à 18 t | 104 à 180 m |
| FCM 1930 | jusqu'à 44 t | — |
| N2P soviétique | 16 à 60 t | — |
Les ponts français soutiennent donc largement la comparaison avec le matériel allemand. Leur faiblesse venait plutôt de leur emploi : les moyens étaient centralisés au corps d'armée, alors que chaque Panzerdivision avait son propre matériel.
Ils consistent en travées de bois posées sur des bateaux métalliques. Ils sont servis par 22 compagnies d'équipage de ponts, rattachées aux corps d'armée et aux trois divisions légères mécaniques. Ces compagnies transportent et entretiennent le matériel, tandis que le montage des ponts revient aux unités de sapeurs
Les capacités d'une compagnie. Elle dispose de 16 bateaux, 2 nacelles, 10 chevalets et 2 propulseurs. Elle peut réaliser des ponts ou des portières de 104 à 180 m de long, pour des charges allant de 4 à 18 t.
Le passage des chars lourds. Le pont Mle 1901 modifié 1935 et le pont Mle 1935 permettent de faire passer le char B1 bis, qui pèse plus de 30 t.
La passerelle d'infanterie Mle 1936. L'infanterie dispose de cette passerelle, jugée excellente, pour les premiers franchissements d'assaut.
La passerelle d'infanterie Modèle 1936 était le moyen de franchissement léger de l'infanterie française en 1940.
Son rôle. Une passerelle d'infanterie est un pont léger lancé au-dessus d'un cours d'eau pour faire passer les fantassins à deux ou trois de front, avec leurs armes d'accompagnement. C'est le matériel de la première vague, qui permet d'établir une tête de pont sur l'autre rive avant l'arrivée des ponts d'équipage plus lourds.
Sa conception. Son originalité tient à ses flotteurs : le tablier repose sur des flotteurs remplis de kapok. Le kapok est une fibre végétale très légère, naturellement imperméable et très flottante, déjà utilisée pour les gilets de sauvetage. Contrairement à un flotteur pneumatique, un flotteur au kapok ne se dégonfle pas lorsqu'il est percé par une balle ou un éclat, ce qui est un avantage net sous le feu. Le matériel restait aussi léger et rapide à mettre en œuvre.
Sa réputation et sa diffusion. Les études sur le génie de 1940 la qualifient d'excellente. Le problème était la quantité. Dans les compagnies de sapeurs-mineurs, le franchissement reposait sur quelques passerelles Mle 1936 seulement. On utilisait surtout des moyens anciens comme les radeaux-sacs Habert, des sacs étanches goudronnés remplis de ballots de paille. On retrouve le même schéma que pour les ponts : un matériel moderne et de qualité, mais trop peu répandu.
Sa descendance. Après la guerre, l'armée française adopta la passerelle légère d'infanterie 49/63, cette fois sur flotteurs pneumatiques. Son unité comprenait 20 flotteurs pneumatiques de 6 hommes Mle F2. Chacun, isolé et propulsé à l'aviron, pouvait transporter 6 hommes équipés, ou 400 kg de charge et deux hommes.
Les ponts lourds. Les unités de « ponts lourds », issues du génie maritime de 1916, entretiennent les ponts métalliques et construisent des ponts sur pilotis ou en charpente. En défensive, elles participent aussi à la destruction des ouvrages d'art.
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Attention ce que la désignation signifie probablement. « 01/35 » renvoie presque certainement au pont français Mle 1901 modifié 1935. « FCM » renvoie soit au pont lourd FCM Mle 1930, soit plus largement au matériel des Forges et Chantiers de la Méditerranée. Une « Brückenkolonne FCM 01/35 » serait donc une colonne de pontage allemande équipée de matériel français capturé en 1940. Une pratique allemande bien documentée. La Wehrmacht réutilisait systématiquement les matériels de pont pris aux armées vaincues, en les identifiant par une lettre ou un suffixe :
Ces colonnes de prise étaient rattachées à des divisions d'infanterie : par exemple la Brüko T 45 à la 213. ID en 1941, ou la Brüko T 181 à la 95. ID. Il est donc très plausible que les Allemands aient constitué de la même façon des colonnes avec les ponts FCM et Mle 1901/35. Après l'armistice, ils avaient saisi un stock considérable de ce matériel, réputé excellent. Le matériel et ses tracteurs. Si la colonne reprenait le matériel français, elle aurait mis en œuvre :
Les tracteurs d'origine ont peut-être été repris eux aussi. À partir de 1935, l'armée française avait commandé un nouveau matériel de pont destiné à être tracté par des véhicules et non plus par des chevaux. Le tracteur retenu était le semi-chenillé Citroën-Kégresse P107, mais chaque colonne ne devait en recevoir que quatre, les autres voitures à pontons étant tirées par des camions ordinaires pour des raisons d'économie. Le P107 a ensuite été largement utilisé par la Wehrmacht. |
Pour le Matériel Soviétique
En juin 1941, c'est plausible mais non documenté car le génie soviétique possédait un parc important :
au 1er janvier 1941, il disposait de 265 parcs de franchissement de tous types (N2P, NLP, MDPA-3), dont 45 parcs lourds N2P. Lors des grands encerclements de 1941, une partie de ce matériel est forcément tombée entre les mains allemandes. Mais je n'en trouve aucune trace dans la nomenclature allemande. Les lettres connues pour les colonnes de pont sont A, B, C, D, G, H (Herbert), I/J, K, lZ, sS et T (tchèque), plus « dö » pour le matériel autrichien. Aucune lettre ne semble correspondre à du matériel russe, comme le T correspond au tchèque. Seul le « V » d'une liste NARA reste non identifié, mais rien ne permet de le relier à l'URSS.
Un indice indirect. La Wehrmacht réutilisait volontiers le matériel soviétique quand il répondait à un besoin urgent. C'est le cas des canons de 76,2 mm, largement employés en 1941-1942 face aux T-34 et aux KV. Pour les ponts, le besoin était moins pressant : ses propres matériels B et K suffisaient pour ses chars jusqu'en 1942. Le N2P était lourd (environ 89 véhicules par parc) et exigeait des camions spéciaux, des pièces et une formation que les Allemands n'avaient pas. Un réemploi local et improvisé de pontons isolés, comme bacs ou appuis, est probable. Une réorganisation en colonnes constituées l'est beaucoup moins.L'inverse est attesté. Les Soviétiques, eux, ont réutilisé du matériel allemand. Certains bataillons de pontonniers de l'Armée rouge étaient équipés de parcs pris à l'ennemi, surtout du matériel allemand de type B. Le Brückengerät B, simple, léger et motorisé, était apparemment assez bon pour que l'adversaire le récupère.
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Matériel
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Charge
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|---|---|
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FBE britannique (radeau ponté)
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4,5 t
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Compagnie d'équipage française
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4 à 18 t
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Brückengerät B allemand
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8 à 16 t
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FCM 1930
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jusqu'à 44 t
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Pays d’origine
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Matériel
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Capacité
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Désignation ou mention allemande
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Autriche
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Matériel M 36
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7,5 / 15 t
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Brüko dö
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Autriche / Tchécoslovaquie
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Pont Herbert
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16 t, 30 t max.
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Brückengerät H
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Tchécoslovaquie
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Birago (57 équipages)
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2,5 à 9 t
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—
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Tchécoslovaquie
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vz. 32 (38 équipages)
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13 t
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Peut-être Brückengerät T
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Tchécoslovaquie
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Kohn, Roth-Waagner
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Ponts ferroviaires
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Systèmes démontables
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France
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Pont FCM Mle 1930
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16 à 44 t
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Gerät FCM (f)
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France
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Pont Mle 1901 / Mle 1935
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10 t (Mle 1935)
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Br. Kol. FCM 01/35
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Grande-Bretagne
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Folding Boat Equipment
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4,5 t (radeau)
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engl. Klappboot
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