
Article fait par :Claude Balmefrezol
Mis en ligne le

LE SYSTÈME McCOY Pacifique · 1942–1945 ·
voir 2e partie
Lorsque le Japon attaque Pearl Harbor le 7 décembre 1941 et déclenche la guerre dans le Pacifique, les Alliés se retrouvent face à un problème d'identification urgent et concret : ils ne savent pas comment appeler les avions ennemis. Ce problème, apparemment mineur, a des conséquences opérationnelles réelles. Dans les rapports de combat radio, on entend « j'ai deux Zéros derrière moi » . Ainsi tous les chasseurs japonais sont appelés Zéros, qu'il s'agisse d'un A6M, d'un Ki-43 ou d'un Ki-27. Et les bombardiers ? Tous des « Mitsubishis ». La confusion est totale. car en plus le système de désignation japonais lui-même contribue au problème.
L'armée japonaise utilise deux désignations parallèles pour chaque appareil : un code alphanumérique de projet (Ki-43, A6M, G4M…) et une désignation officielle composée du type d'appareil et de l'année d'entrée en service en calendrier impérial.
Ainsi le Mitsubishi A6M est officiellement le « Chasseur embarqué Type 0 de la Marine » — « Type 0 » renvoyant à l'an 2600 du calendrier impérial japonais, soit 1940. Complication supplémentaire : des appareils très différents entrés en service la même année portent le même numéro de type (le Zero, le bombardier Type 96 et le bombardier terrestre Type 96 sont trois machines entièrement distinctes
Pour couronner le tout, l'US Army et l'US Navy avaient chacune leur propre système d'identification interne, incompatibles entre eux. La solution s'impose d'elle-même : il faut un système simple, court, mémorisable, utilisable par radio en situation de combat, et commun à toutes les forces alliées.
Le capitaine Frank T. McCoy Jr. seral''homme derrière les surnoms
En juillet 1942, le capitaine Frank T. McCoy Jr. qui est originaire de Nashville, Tennessee est affecté à l'Allied Technical Air Intelligence Unit (ATAIU), nouvellement créée à Melbourne, Australie, sous l'autorité du général Douglas MacArthur. L'ATAIU a pour mission de récupérer, analyser et tester les avions japonais capturés ou abattus afin de renseigner les forces alliées sur leurs performances réelles.
McCoy dirige la section Matériel (Directorate of Intelligence, Allied Air Forces, Southwest Pacific Area). À ses côtés travaillent deux hommes qui joueront un rôle clé dans l'invention du système : le sergent-chef Francis M. Williams et le caporal Joseph Grattan. MacArthur ayant autorisé le personnel du renseignement à « prendre entièrement en charge tout appareil ou personnel ennemi capturé ou écrasé », les trois hommes disposent d'une autorité large pour traiter les épaves récupérées sur les champs de bataille du Pacifique Sud-Ouest.
La genèse du système
Durant l'été 1942 confrontés au problème d'identification, McCoy et Williams mettent au point un système d'une simplicité remarquable. L'idée de base est presque enfantine dans sa logique : donner aux avions des prénoms courants, facilement prononçables en anglais, courts et mémorables. La logique de répartition est binaire au départ :
Prénoms masculins pour les Chasseurs et prénoms féminins pour tout le reste (bombardiers, appareils de reconnaissance, transports…)
Le système est affiné au fil des semaines pour introduire de nouvelles catégories. Williams est le principal moteur de la codification concrète. En l'espace d'un mois, 75 noms de code sont attribués. Dès septembre 1942, le système est adopté dans tout le Pacifique Sud-Ouest. À la fin de l'année, l'ensemble des forces américaines dans le Pacifique et en Asie de l'Est l'utilisent. Les nations du Commonwealth britannique l'adoptent peu après. La liste finale comptera 122 noms.
Pour rendre les noms facilement mémorables et légèrement comiques histoire de dédramatiser, McCoy choisit délibérément des prénoms typiques du Sud profond américain, ceux qu'on entendait en grandissant dans les collines du Tennessee. C'est ainsi que naissent ZEKE (version hillbilly de Ezekiel), RUFE (Rufus), NATE (Nathaniel), JAKE, PETE, HANK Ces noms sonnent rustiques, presque absurdes, ce qui leur confère une dimension légèrement moqueuse vis-à-vis de l'adversaire.
D'autres noms viennent directement de l'entourage personnel de l'équipe. Selon les témoignages recueillis, Betty la compagne ou ancienne petite amie infirmière du sergent Williams, originaire de Bridgewater, Pennsylvanie prête son prénom au bombardier Mitsubishi G4M, dont les grandes nacelles de tourelles latérales rappelaient aux hommes les formes généreuses de la vraie Betty. Val, le surnom du bombardier en piqué Aichi D3A, serait issu d'un sergent de l'armée australienne qui travaillait avec l'équipe. Fred désigne une connaissance personnelle du groupe. Nate renvoie probablement à un proche.
3. Le système complet et ses règles de codification
Le système McCoy repose sur une grammaire de nommage simple, avec cinq grandes catégories :
|
CATÉGORIE |
TYPE DE NOM |
LANGUE / GENRE |
EXEMPLES |
|
Chasseurs monomoteurs |
Prénom masculin |
Anglais — masculin |
Zeke, Oscar, Frank, Tony, George, Jack, Tojo… |
|
Bombardiers / Torpilleurs |
Prénom féminin |
Anglais — féminin |
Betty, Val, Kate, Judy, Helen, Sally, Peggy… |
|
Transports militaires |
Prénom féminin en T |
Anglais — féminin, initiale T |
Topsy, Thora, Tabby, Thelma, Tina… |
|
Avions d'entraînement |
Nom d'arbre |
Botanique anglais |
Cedar, Spruce, Willow, Oak, Pine, Hickory… |
|
Planeurs militaires |
Nom d'oiseau |
Ornithologie anglaise |
Buzzard, Goose, Gander |
|
Hydrav. reconna. monomoteurs |
Prénom masculin |
Anglais — masculin |
Jake, Pete, Dave, Glen, Paul, Norm… |
|
Flying-boats / Patrouilleurs |
Prénom féminin |
Anglais — féminin |
Mavis, Emily, Cherry, Belle… |
|
Reconn. bimoteurs |
Prénom féminin |
Anglais — féminin |
Dinah, Clara, Patsy… |
Un principe pratique complémentaire s'applique aux sous-versions : lorsque différentes variantes d'un même appareil sont identifiées, le numéro de modèle japonais est ajouté au nom de code. Ainsi le Zero A6M3 (aile courte) devient « ZEKE 32 », le numéro 32 renvoyant au « modèle 32 » japonais.
Les grandes anecdotes et exceptions notables
L 'affire HAP ou la colère d'un général
L'incident le plus célèbre du système McCoy tourne autour du Mitsubishi A6M3 la version à aile courte du Zero. En 1942, lorsque cet appareil est identifié comme un type distinct (on pense alors à tort qu'il s'agit d'un avion entièrement nouveau), McCoy lui attribue le nom de code HAP en hommage au général Henry H. « Hap » Arnold, chef d'état-major de l'USAAF, dont le surnom officieux était précisément « Hap ».
Le problème : le général Arnold est informé qu'un chasseur ennemi porte son surnom. La réaction est immédiate et sans ambiguïté Arnold n'est « pas amusé » et convoque McCoy devant le chef des opérations du général MacArthur pour s'en expliquer. Le capitaine parvient à se tirer d'affaire, mais le nom HAP est rapidement changé en HAMP contraction légèrement forcée qui sonne encore comme un prénom masculin, mais ne renvoie à aucun général vivant. L'histoire se termine là puisque, lorsqu'il est finalement établi que l'A6M3 n'est qu'une variante du Zero classique, l'appareil est rebaptisé « ZEKE 32 » — son vrai nom dans le système.
Betty Le bombardier aux formes généreuses
La dénomination du bombardier terrestre Mitsubishi G4M « Betty » est l'une des plus connues du Pacifique. L'appareil lui-même est célèbre pour ses réservoirs de carburant non protégés, qui l'ont valu le surnom peu flatteur de « briquet volant » (flying lighter) ou « cigare volant » parmi les pilotes alliés.
L'origine du nom selon les témoignages : le sergent Francis Williams qui nomme concrètement la plupart des appareils baptise le G4M du prénom de son amie ou ancienne petite amie, une infirmière prénommée Betty, originaire de Bridgewater, Pennsylvanie. La raison de ce choix précis ? Les grandes nacelles de tourelles latérales du bombardier rappelaient aux hommes de l'équipe les formes supposées généreuses de la vraie Betty. L'anecdote, rapportée par plusieurs sources proches de l'ATAIU, illustre parfaitement l'esprit bon enfant et parfois grivois qui présidait à la nommination des appareils.
ZERO vs ZEKE Le nom qui résiste
McCoy nomme officiellement le Mitsubishi A6M « ZEKE » — un prénom typiquement hillbilly (version campagnarde de Ezekiel). Mais les forces alliées continuent massivement d'appeler l'avion « Zero » — son propre nom japonais, ou plutôt la traduction de son type officiel (« Type 0 »). Ce surnom avait été adopté dès les premières semaines de la guerre, avant la création du système McCoy, et avait acquis une résonance presque mythologique.
Résultat : « Zeke » ne remplace jamais vraiment « Zero » dans le langage commun. Les deux noms coexistent tout au long de la guerre. Les pilotes alliés qui se battent contre le chasseur Mitsubishi disent encore « Zero » en 1945. C'est l'une des rares exceptions où le nom de code officiel est supplanté par l'usage populaire. Encore aujourd'hui, presque personne ne parle du « Zeke » on dit invariablement « le Zero ».
La coïncidence de la lettre initiale (Zero / Zeke, deux mots commençant par Z) n'est probablement pas fortuite : McCoy aurait consciemment choisi un nom commençant par Z pour garder un lien sonore avec le nom populaire déjà établi.
BAKA est le seul nom japonais du système
Le Yokosuka MXY-7 Ohka (桜花, « Fleur de cerisier ») est l'engin kamikaze à réaction de la Marine japonaise : un petit planeur propulsé par une fusée, chargé de 1 200 kg d'explosifs et piloté par un volontaire vers sa cible. Identifié en 1944–1945, cet engin pose au système McCoy un problème de classification : n'est-il pas un avion, mais ni vraiment un bombardier, ni un chasseur, ni un planeur classique ?
La réponse de l'ATAIU est unique dans l'histoire du système : l'Ohka est baptisé BAKA — un mot japonais signifiant « idiot » ou « fou ». C'est la seule fois dans tout le système McCoy qu'un mot japonais est utilisé comme nom de code. Le choix est délibérément moqueur, exprimant le mépris allié pour le concept de suicide organisé. Les rédacteurs du système jugent visiblement que donner à cet engin un prénom américain normal serait lui accorder une dignité qu'il ne mérite pas.
L'Ohka n'est pas non plus un « avion » au sens traditionnel — c'est fondamentalement une bombe guidée humainement. Le nom BAKA, hors catégorie, reflète ce statut d'exception absolue dans la taxonomie des armements.
Les fantômes ou des Appareils fictifs et erreurs d'identification
Le système McCoy comporte une douzaine d'appareils qui n'ont jamais existé. Certains noms sont attribués à des types fictifs signalés par erreur, ou à des rapports de combat mal interprétés :
ADAM (Nakajima SKT-97) Hydravion chasseur entièrement fictif, jamais construit.
BEN (Nagoya-Sento KI-001) Chasseur type 1 fictif.
FRED (Focke-Wulf Fw 190) L'avion allemand est réellement signalé comme étant en service au Japon, ce qui est faux. Un nom est tout de même attribué.
IRENE (Junkers Ju 87) Le Stuka allemand est similairement cru en service avec l'armée japonaise, à tort.
JANICE (Junkers Ju 88) Même erreur pour un autre avion allemand.
GUS (Nakajima AT-27) Chasseur bimoteur fictif signalé dans des rapports incorrects.
Ces « fantômes » illustrent les limites des renseignements alliés en 1942–1943 sur l'industrie aéronautique japonaise. On en sait très peu, on imagine parfois beaucoup. La collaboration technique germano-japonaise, bien réelle dans d'autres domaines, entretient la crainte que des avions européens soient copiés ou utilisés en Extrême-Orient.
Les doublons et changements de nom
Plusieurs appareils ont porté successivement plusieurs noms différents au gré des clarifications d'identification :
HAMP / HAP / ZEKE 32 Le cas de l'A6M3, déjà décrit, est le plus emblématique.
GOOSE / GANDER Le planeur de transport Kokusai Ku-8 est d'abord baptisé GOOSE puis renommé GANDER.
GWEN Attribué initialement au Ki-21-IIb avant d'être remplacé par SALLY III.
NORMA / BABS Le Mitsubishi Ki-15 et sa version navale C5M reçoivent à la fois les noms NORMA et BABS selon les versions et les sources, les deux coexistant dans les documents.
FRANK D'abord attribué à un chasseur bimoteur fictif (Mitsubishi TK-4), puis récupéré pour désigner le Nakajima Ki-84 Hayate lorsque celui-ci est identifié.
JULIA / LILY Le Kawasaki Ki-48 est d'abord identifié sous le nom JULIA par certaines unités, avant que LILY devienne le nom officiel définitif.
TOJO Le Nakajima Ki-44 Shōki (« Démon ») reçoit le nom de code TOJO — en référence au général Hideki Tōjō, Premier ministre japonais de 1941 à 1944 et principal responsable de la décision de guerre contre les Alliés. Ce choix délibérément politique sort des règles du système (les chasseurs reçoivent normalement des prénoms masculins neutres). TOJO est le seul nom de code dont la signification est directement politique et hostile. Il traduit une dimension psychologique supplémentaire : ridiculiser, même symboliquement, l'adversaire politique incarné.
VAL Le surnom du bombardier en piqué Aichi D3A « Val » est l'un des plus utilisés de tout le conflit. C'est cet appareil qui, le 7 décembre 1941, bombarde Pearl Harbor avec le plus de précision. Son nom de code vient d'un sergent de l'armée australienne qui collaborait avec l'ATAIU de Melbourne. Le prénom Val (masculin ou féminin selon les contextes anglophones) est ici utilisé dans sa forme féminine, cohérente avec la règle des bombardiers.
Adoption officielle
La vitesse de diffusion du système McCoy est spectaculaire. Créé dans la discrétion d'un hangar australien à l'été 1942, il est en usage dans tout le théâtre Pacifique dès septembre 1942. L'USAAF et l'USN l'adoptent officiellement avant la fin de l'année. Les nations du Commonwealth — Grande-Bretagne, Australie, Nouvelle-Zélande le reprennent peu après. Des services de renseignement néerlandais et des unités franco-britanniques en Asie du Sud-Est l'utilisent à leur tour.
La raison de ce succès fulgurant est simple : le système fonctionne. Pour un pilote de chasse engagé dans un dogfight à 5 000 mètres, dire « deux Oscars à 4 heures » est infiniment plus efficace que « deux appareils de type Nakajima Ki-43 chasseurs type 1 de l'armée ». La brièveté, la mémorabilité et la cohérence du système remplissent exactement leur fonction opérationnelle.
Par ailleurs, l'ATAIU publie des fiches de reconnaissance illustrées pour chaque appareil identifié, qui circulent dans toutes les unités. Ces fiches portent le nom de code McCoy en titre, et sont distribuées jusqu'au niveau de l'équipage de bombardier et du pilote de chasse isolé. Le système devient l'outil d'identification standard de la guerre du Pacifique.
6. Héritage et postérité
Le système McCoy est un exemple fascinant d'improvisation militaire devenue standard international. Né dans l'urgence de la guerre, imaginé par trois hommes dans un hangar australien, adopté en quelques mois par des centaines de milliers de combattants sur plusieurs océans, il démontre qu'une bonne idée simple l'emporte toujours sur les systèmes complexes.
Sa logique est celle du combat : une information identifiable instantanément, sans ambiguïté possible, dans le bruit et le chaos d'une bataille aérienne. Quand un pilote crie « deux Zekes et un Betty ! » dans sa radio, tout le monde sait immédiatement ce qui se passe. C'est tout ce qui compte.
Mais le système McCoy a survécu à la fin de la guerre dans tous les ouvrages historiques occidentaux. Encore aujourd'hui, les livres, documentaires et jeux vidéo de simulation utilisent exclusivement les noms de code McCoy pour désigner les avions japonais de la Seconde Guerre mondiale : on parle du « Betty », du « Zero », du « Val », du « Kate », du « Oscar ». Les désignations japonaises officielles (Ki-43, A6M, G4M, B5N…) ne sont connues que des spécialistes.
L'influence du système s'étend au-delà de la Seconde Guerre mondiale. L'OTAN s'en inspire directement pour créer, dès les années 1950, son propre système de nommage des appareils soviétiques et chinois : les bombardiers soviétiques reçoivent des noms commençant par B (Bear, Bison, Badger…), les chasseurs des noms commençant par F (Fagot, Farmer, Fitter…), les transports par C (Cub, Candid…). La grammaire est différente, mais la logique fondamentale catégoriser les appareils par type de nom vient directement de Nashville, Tennessee, 1942.
Frank T. McCoy Jr. finit sa carrière avec le grade de général de brigade (brigadier general). Il signe la préface du livre de référence sur son propre système : « Japanese Aircraft Code Names & Designations » de Robert C. Mikesh (Schiffer Publishing, 1993). Cette signature est, selon les amateurs d'aviation, « le name-dropping ultime » dans ce domaine.
. Récapitulatif des règles et exceptions
|
RÈGLE / CAS |
PRINCIPE |
EXEMPLE |
REMARQUE |
|
Chasseurs (JAAF & JNAF) |
Prénom masculin |
Oscar, Frank, Tony, George |
Règle de base de 1942 |
|
Bombardiers toutes catégories |
Prénom féminin |
Betty, Sally, Helen, Judy |
Règle de base de 1942 |
|
Transports militaires |
Prénom féminin en T |
Topsy, Tabby, Thora |
Raffinement ultérieur |
|
Entraîneurs |
Arbre (anglais) |
Cedar, Willow, Oak, Spruce |
Raffinement ultérieur |
|
Planeurs militaires |
Oiseau (anglais) |
Buzzard, Goose, Gander |
Peu nombreux |
|
ZERO vs ZEKE |
Exception d'usage |
A6M = ZEKE officiel |
'Zero' supplante 'Zeke' |
|
HAP → HAMP |
Incident politique |
A6M3 → finalement ZEKE 32 |
Colère du général Arnold |
|
TOJO (Ki-44) |
Exception politique |
Nom d'un chef de guerre |
Seul nom à connotation hostile |
|
BAKA (Ohka MXY-7) |
Seul mot japonais |
Baka = idiot en japonais |
Engin kamikaze hors catégorie |
|
Fantômes / avions fictifs |
Mauvais renseignements |
Adam, Ben, Fred, Irene… |
~12 types inexistants |
|
Betty (G4M) |
Prénom personnel |
Amie du Sgt Williams |
Bombardier au grand 'décolleté' |
|
Val (D3A) |
Prénom personnel |
Sgt australien de l'ATAIU |
Bombardier de Pearl Harbor |
|
|
Initiale conservée |
Z comme Zero |
Lien sonore intentionnel probable |