
Article fait par :Claude Balmefrezol
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USA Artillerie Anti Aérienne Les semi-chenillés antiaériens Variantes antiaériennes des véhicules de transport de troupes M3
Tableaux générés par IA
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Voir aussi See also
USA Artillerie Multiple Gun Motor Carriage (MGMC) M16
USA Artillerie Canon Multiple Gun Motor CarriagesUSA Artillerie Canon Multiple Gun Motor Carriages
Mitrailleuse de 12.7mm calibre 50
USA Artillerie Canon Multiple Gun Motor Carriages
Half track M15A1 Multiple Gun Motor Carriage
Half Track M16 Multiple Gun Motor Carriage
Half Track M16 Multiple Gun Motor Carriage Beltring 2007
Half track M16 Multiple Gun Motor Carriage Draguignan
Half track M16 Multiple Gun Motor Carriage Draguignan
Half Track M16 Multiple Gun Motor Carriage EAA Draguignan
Half Track M16 Multiple Gun Motor Carriage La Réole
Half Track M16 Multiple Gun Motor Carriage Marckolsheim
Half Track M16 Multiple Gun Motor Carriage Nimes 2015
Half Track M16A1 Multiple Gun Motor Carriage Lodève
M35A1 QUAD. 50 Gun Truck
M45 Quadmount Bastogne
M45 Quadmount M 55 Maxon Belgique
M45 Quadmount M 55 Maxon Bruxelles
M45 Quadmount M 55 Maxon Mauguio
M45 Quadmount M 55 Maxon Saumur
M45 Quadmount M 55 Rome
M45 Quadmount QuadMount 50-M 51
M45 Quadmount QuadMount 50-M 51 Le Canet 2015
Le montage Maxson
L'une des principales armes américaines conçues pour contrer les avions volant à basse altitude se distinguait des autres systèmes étudiés ici par son calibre. En effet, plutôt que d'utiliser des calibres habituellement associés aux canons, la solution américaine reposait sur des mitrailleuses lourdes de 12,7 mm (0,5 pouce). Il s'agissait du montage Maxson, qui regroupait quatre mitrailleuses lourdes Browning M2 de 12,7 mm sur un affût unique, deux de chaque côté d'un socle central. La désignation militaire officielle de ce système était « Multiple Caliber .50 Machine-Gun Carriage M51 ».
Le montage Maxson était adapté à différents types de supports. Le plus courant était une remorque à deux essieux, tractée par un camion léger ou même une Jeep. En position de combat, des béquilles pouvaient être abaissées aux quatre coins de la remorque afin d'assurer une meilleure stabilité lors des tirs. La remorque embarquait également plusieurs batteries et un chargeur, car le montage Maxson fonctionnait sur alimentation électrique. Cette alimentation assurait les mouvements en élévation et en rotation, grâce à des moteurs suffisamment puissants pour répondre aux exigences les plus élevées du servant, installé dans la tourelle entre les deux paires de mitrailleuses. Ces moteurs permettaient de faire passer les armes de l'horizontale à +60° en une seconde, la tourelle pouvant pivoter à la même vitesse. Pour maintenir les deux batteries principales en charge constante durant les opérations, celles-ci étaient systématiquement reliées à un chargeur.
Le feu combiné des quatre mitrailleuses Browning était suffisant pour abattre tout aéronef pris dans leur ligne de tir, bien que les munitions utilisées ne contiennent pas de charge explosive. La visée s'effectuait à l'aide d'un viseur à réflecteur de type naval, mais les balles traçantes pouvaient également servir de repère, certains servants s'y fiant exclusivement pour corriger leur tir.
Le montage Maxson était également employé sur des semi-chenillés et des remorques. Dans les deux configurations, chaque canon était alimenté par 200 cartouches, contenues dans des bandes logées dans des coffres fermés fixés à l'extérieur des armes. Sur certaines tourelles, l'alimentation des bandes pouvait être commandée électriquement, mais le mode d'alimentation classique restait le plus répandu.
Les montages Maxson étaient principalement utilisés pour protéger les convois et les unités mobiles contre les attaques aériennes. Après 1945, ils continuèrent de servir dans de nombreuses armées à travers le monde, et beaucoup sont encore en service aujourd'hui. Ces dernières années ont cependant vu un abandon progressif de la configuration à quatre mitrailleuses au profit d'une nouvelle version équipée de deux canons de 20 mm. Israël a ainsi modernisé l'ensemble de ses montages Maxson en adoptant cette nouvelle configuration, une démarche également suivie par le Brésil. Israël continue d'utiliser ses montages modernisés sur semi-chenillés, mais il en existe aussi une version tractée.
Caractéristiques techniques du montage Maxson
Calibre : 12,7 mm (0,5 pouce)
Longueur des canons : 1,654 m (65,1 pouces)
Poids en position de tir : 1 087 kg (2 396 lb)
Élévation : -5° à +85°
Rotation : 360°
Vitesse initiale : 884 m/s (2 900 pi/s)
Plafond maximal effectif : environ 1 000 m (3 280 pi)
Cadence de tir (cyclique, toutes armes) : 2 300 coups par minute
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Le premier semi-chenillé blindé antiaérien de cette série fut désigné M13 (véhicule à tourelle multiple).Le M13 ou T1E4 est le dernier prototype de la série avant la standardisation en M13, (T1, T1E1, T1E2, T1E3, etc.).
Voici la liste complète
T1 Le point de départ (1940)
Le T1 était armé de deux mitrailleuses lourdes M2 Browning montées sur un affût Bendix (du type utilisé sur les Jeeps), installé sur un camion 4×4. Il fut testé en juin-juillet 1941 à Aberdeen Proving Ground, mais rejeté en raison d'une dispersion excessive des munitions.
T1E1 — Sur châssis M2 avec affût Bendix motorisé
Le T1E1 était basé sur le semi-chenillé M2, équipé d'un affût Bendix motorisé armé de deux mitrailleuses M2 de 12,7 mm. L'affût Bendix se révéla peu satisfaisant. Il fut annulé en avril 1942. Prototype uniquement.
T1E2 — Sur châssis M2 avec affût Maxson M33
Le T1E2 était identique au T1E1, si ce n'est que l'affût Bendix était remplacé par l'affût Maxson M33. C'est ce prototype qui donna indirectement naissance au M16 : le T1E2 devint le semi-chenillé M16 en remplaçant le M33 par le Quadmount M45 et le châssis du semi-chenillé M2 par celui du M3.
T1E3 — Sur châssis M2 avec tourelle Martin de bombardier
Le T1E3 était équipé d'un toit partiel et d'une tourelle Martin, identique à celle utilisée sur le Boeing B-17 Flying Fortress. Il s'avéra trop complexe et inadapté à l'espace disponible sur le M2. Prototype uniquement.
T1E4 → M13 — Sur châssis M3, aboutissement de la série
Le T1E4 reprenait la configuration du T1E2 (affût Maxson M33) mais sur le châssis plus long du semi-chenillé M3, lequel permettait d'emporter davantage de munitions. Sur les prototypes T1E4, les flancs de caisse étaient supprimés pour faciliter les mouvements de l'affût ; ils furent réintroduits sur les M13 de série. Il fut standardisé en M13 en juillet 1942.
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Son compartiment arrière accueillait une tourelle blindée monoplace à commande électrique, armée de deux mitrailleuses de calibre .50 refroidies par air. Conçue et fabriquée par la WL Maxson Corporation, cette tourelle fut standardisée en mars 1943 sous la désignation M33 (affût double pour mitrailleuses de calibre .50). Pour permettre un tir en dépression jusqu'à -10°, la partie supérieure du compartiment arrière était articulée et pouvait se rabattre vers le bas si nécessaire.
Entre janvier et mai 1943, la White Motor Company produisit 1 103 exemplaires du M13, d'un poids de 8 400 kg. Seuls 139 d'entre eux furent envoyés outre-mer par l'armée américaine, et un grand nombre des véhicules restants furent transformés en une version améliorée : le M16 (affût motorisé à canons multiples). La principale différence entre le M13 et le M16, tous deux à équipage de cinq hommes, résidait dans l'adoption de l'affût M45, armé de quatre mitrailleuses de calibre .50 refroidies par air, doublant ainsi la puissance de feu du véhicule.
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Le M16 fut approuvé pour standardisation en décembre 1942. Sa production en série par la White Motor Company débuta en mai 1943 et s'acheva en mars 1944, avec 2 877 exemplaires construits d'un poids de 8 618 kg (19 000 lb). En incluant les semi-chenillés de transport de troupes M3 reconvertis depuis d'autres missions, ce sont au total 3 614 unités qui furent assemblées. Le M13, supplanté par le M16, fut alors reclassé en véhicule de substitution.Avant le débarquement en France à l'été 1944, l'officier en chef de l'armement de la Première armée américaine constata que le nombre de M16 disponibles était insuffisant. Les stocks ne comprenaient que des remorques à quatre roues équipées d'un affût M45 armé de quatre mitrailleuses de calibre .50. Il ordonna donc le démontage de ces affûts et leur installation sur des semi-chenillés de transport de troupes M3 ou des semi-chenillés M2 excédentaires. Les archives de la Première armée font état de 332 conversions de ce type. Ces véhicules modifiés reçurent officieusement la désignation M16B et servirent au sein de l'armée américaine jusqu'à la fin de la guerre en Europe, puis tout au long de la guerre de Corée.
Le M16B se distinguait des M13 et M16 par l'absence de panneaux rabattables sur les côtés et à l'arrière du compartiment, ce qui empêchait l'affût M45 d'engager des cibles en dépression à -10°. Pour compenser cette limitation, l'affût était surélevé de 30 cm (12 pouces) par rapport au plancher du véhicule.
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L'affût double M33 fut également monté sur le semi-chenillé de transport de troupes M5 d'International Harvester, donnant naissance à l'affût multiple M14. Entre décembre 1942 et décembre 1943, 1 605 exemplaires du M14, pesant 9,6 tonnes, furent produits, tous destinés au programme Prêt-Bail.
Le M14 portait deux mitrailleuses lourdes de 12,7 mm dans un affût Maxson M33 monté à l'arrière d'un semi-chenillé M5. Il était pratiquement identique au M13. En résumé, le M14 est au M13 ce que le M17 est au M16 : le même véhicule, mais sur châssis M5 d'International Harvester au lieu du M3.
Sa place dans la famille des semi-chenillés AA
Pour bien comprendre la logique, voici la symétrie parfaite de la famille :
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Et
T1E4/M13 MGMC : dérivé du M3, équipé d'un affût Maxson M33 et de deux mitrailleuses M2HB (5 000 cartouches). Les prototypes T1E4 étaient dépourvus de flancs de caisse pour faciliter l'accès à l'affût, configuration reprise sur les M13 de série. Ce véhicule était une évolution des précédents T1, tous dérivés du semi-chenillé M2.
M14 MGMC : variante du M13 basée sur le châssis du M5, fournie à la Grande-Bretagne dans le cadre du programme Prêt-Bail (5 000 cartouches).
M16 MGMC : basé sur le M3, équipé du montage Maxson M45 Quadmount (plus précisément le M45D) avec quatre mitrailleuses M2HB (5 000 cartouches).
M16A1 MGMC : semi-chenillé M3 standard converti en véhicule multi-mitrailleuses par suppression des sièges arrière et installation d'un affût Maxson M45 (plus précisément le M45F, doté de boucliers de mitrailleuses repliables en forme d'ailes de part et d'autre de l'affût). Ces véhicules se reconnaissent à l'absence des panneaux de blindage rabattables présents sur les M16 de conception originale.
M16A2 MGMC : variante du M16 mise au standard M16A1, avec adjonction d'une porte arrière au compartiment de caisse. Pour les M16 existants, la modification consistait principalement à remplacer l'affût M45D par le M45F.
M17 MGMC : variante du M16 basée sur le châssis du M5, livrée à l'URSS dans le cadre du programme Prêt-Bail (5 000 cartouches).
T58 : similaire au M16/M17, équipé d'un affût quadruple Maxson monté sur une tourelle électrique spéciale. Prototype uniquement.
T28E1 CGMC : dérivé du M3, équipé d'un canon automatique M1A2 de 37 mm (240 coups) flanqué de deux mitrailleuses M2WC (3 400 coups). Le T28 d'origine était basé sur le châssis plus court du semi-chenillé M2.
M15 CGMC : variante du T28E1, dotée d'une superstructure blindée autour de l'affût pour protéger l'équipage, et équipée de mitrailleuses M2HB.
M15A1 CGMC : réorganisation de l'armement, avec les mitrailleuses M2HB montées sous le canon automatique M1A2 de 37 mm, contrairement au M15 où elles étaient placées au-dessus.
T10E1 : prototype destiné à évaluer la faisabilité du montage de copies américaines du canon Hispano-Suiza HS.404 de 20 mm sur des affûts Maxson modifiés. Tous les exemplaires furent ensuite convertis en M16. Le T10 original était basé sur le châssis plus court du semi-chenillé M2.
Expérimentations avec le canon de 40 mm : plusieurs tentatives d'adaptation du canon Bofors L/50 de 40 mm au châssis du M3 furent menées. Dans tous les cas, le recul excessif de l'arme ou la masse trop importante du montage conduisirent à l'abandon de ces projets, au profit de l'adoption du canon automoteur M19 sur le châssis du char léger M24.
T54/T54E1 : testé en 1942, le T54 souffrait d'une instabilité de l'affût au tir. Le T54E1 amélioré, doté d'un bouclier blindé circulaire et d'un blindage arrière, ne parvint pas à corriger ce défaut fondamental. Prototypes uniquement.
T59 : dérivé du T54E1, équipé de stabilisateurs latéraux pour améliorer la stabilité au tir. Se révéla néanmoins trop instable pour un emploi antiaérien. Prototype uniquement.
T59E1 : variante du T59 dotée du système de conduite de tir T17. Prototype uniquement.
T60/T60E1 : similaires aux T54 et T59, mais armés de deux mitrailleuses M2 de calibre .50 flanquant le canon de 40 mm (affût désigné T65). Le T60E1 reprenait la configuration de blindage du T54E1, avec les mêmes problèmes de stabilité. Prototypes uniquement.
T68 : sans doute l'expérimentation la plus audacieuse, le T68 était armé de deux canons de 40 mm superposés, surmontés d'un stabilisateur. Le recul s'avéra trop important pour le système d'affût, et le projet fut abandonné. Prototype uniquement.
M15 « Spécial » : conversions réalisées sur le terrain par les dépôts de l'armée américaine en Australie, consistant à équiper des semi-chenillés M3 standard (et non des M15) de canons Bofors L/50 de 40 mm en tourelle. Il s'agit du seul montage réussi de cette arme sur châssis M3 ; ces véhicules étaient davantage employés pour l'appui-feu direct que pour la défense antiaérienne.
L'armée américaine n'utilisa plus le semi-chenillé comme véhicule de transport de troupes après la Seconde Guerre mondiale ; seules les versions antiaériennes — le M16A1 (Quad .50) et le M15A1 (37 mm / twin .50) apparaissent sur les photographies de la guerre de Corée.
Et pour finir une comparatif entre le M16 MGMC (Maxson Quadmount) vs Flakvierling 38
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En va partir d 'abord sur
Puissance de feu brute
L'avantage est au M 16 car la cadence de tir théorique du Maxson Quadmount est nettement supérieure En effet chaque canon Flak 38 du Flakvierling ne disposait que d'un chargeur de 20 coups, ce qui ramenait la cadence de tir combinée maximale de 1 400 coups/minute à environ 800 coups/minute en combat effectif, exigeant de changer un chargeur vide toutes les six secondes sur chacun des quatre canons. À l'inverse, le M16 utilisait des bandes de 200 cartouches par arme, permettant un tir soutenu sans interruption fréquente pour le rechargement.
Létalité par projectile :
Avantage au Flakvierling lqui 'emporte clairement. Ses obus de 20 mm contenaient une charge explosive, offrant plusieurs types de munitions : perforants, explosifs, incendiaires et traçants. Les vitesses initiales variaient selon le type : les obus explosifs atteignaient 900 m/s, tandis que les perforants étaient limités à environ 800 m/s en raison de leur construction plus dense. Les balles de 12,7 mm du Maxson, bien que redoutables, ne contenaient aucune charge explosive — leur efficacité reposait uniquement sur l'énergie cinétique et le volume de feu.
Portée et plafond :
Avantage décisif au Flakvierling car le Flakvierling portait à 4,8 km de distance et 3,7 km en altitude. Le M16, lui, ne disposait que d'un plafond effectif d'environ 1 000 mètres. En d'autres termes, le Flakvierling pouvait engager des cibles plus de trois fois plus haut que le Maxson, ce qui lui permettait de menacer des avions volant à des altitudes moyennes, là où le M16 était totalement impuissant.
Commande et réactivité :
Avantage au M16 car le Maxson était entièrement à commande électrique, permettant à un seul servant d'orienter rapidement l'affût en élévation et en rotation pour suivre les cibles rapides. Sur le Flakvierling, le servant manipulait pour tirer en site et azimut manuellement l'ensemble à l'aide de deux volants, ce qui le rendait moins réactif, surtout face à des avions à grande vitesse. Cet avantage du M16 était particulièrement notable dans les situations de tir anti-aérien de réaction rapide.
Équipage :
Avantage au M16 car un seul servant suffisait à faire fonctionner le Maxson depuis sa tourelle centrale, assisté d'un minimum de personnel pour l'approvisionnement. Le Flakvierling nécessitait quant à lui un chef de pièce et sept hommes (réduits à six à partir d'août 1944), dont quatre pourvoyeurs chargés de l'alimentation en munitions. En termes logistiques, le M16 était donc bien plus économique en personnel.
Polyvalence :
Avantage au Flakvierling car si l'utilisation du Flakvierling était principalement dévolue à la lutte antiaérienne, de nombreux exemplaires furent utilisés contre l'infanterie en tir horizontal, notamment pendant la bataille de Normandie, aussi bien lors de la défense de points d'appui que dans les combats de haies. Ses obus explosifs de 20 mm lui conféraient une redoutable efficacité antichar légère et anti-infanterie que le M16, limité à ses balles de 12,7 mm sans charge explosive, ne pouvait égaler.
En conclusion
Ces deux systèmes étaient conçus pour le même rôle celui de protéger les unités mobiles contre les attaques aériennes à basse altitude mais ils reflètent deux philosophies différentes.
Le Flakvierling misait sur un calibre supérieur, une plus grande portée et des munitions explosives polyvalentes, au prix d'un rechargement contraignant et d'un équipage nombreux.
Le M16 Maxson privilégiait la densité de feu brute, la simplicité de mise en œuvre (un seul servant), la commande électrique réactive et une alimentation en bandes quasi inépuisable. En somme, le Flakvierling était l'arme la plus dangereuse pour les avions à moyenne altitude, tandis que le M16 était imbattable en volume de feu et en facilité d'emploi contre des cibles rasantes — une différence qui explique pourquoi les deux armes furent redoutées des aviateurs alliés et de l'Axe respectivement.
Tableau de comparaison technique |
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