Impression issue de Maquetland.com Le monde de la maquette | http://www.maquetland.com/article-2922-france-les-troupes-aeroportees-1935-1945


France Les troupes Aéroportées 1935 1945

Article fait par :Claude Balmefrezol

Mis en ligne le 22/03/2026 à 14:53:46



France Les troupes Aéroportées 1930 1940

 

  Les photos d insignes proviennent de ce site

 


La France en 1940e st battue et demoralisée . Une petite partie ce celle ci va se tournée vers la résistance passive lou active et certains éléments vont rejoindre la résistance active en passant du coté des FFL et de de Gaulle et vont pour certains être à la base des troupes aéroportées françaises car il faut savoir que les “troupes aéroportées” de l armée française d avant mai 1940 étaient encore très embryonnaires et n’ont quasiment pas joué de rôle opérationnel pendant la Bataille de France.
Situation générale en 1940
À la différence de l’Allemagne (Fallschirmjäger),ou de l’ URSS tout comme d’autres nations comme le Royaume Uni l 'Italie le Japon ou les USA la France ne disposait pas encore d’une véritable force parachutiste de combat prête à l’emploi. Les projets existaient, mais ils étaient récents et peu développés.
Que trouve-t-on eau début de la 2e Guerre Mondiale
Les unités existantes
Avant et au début de 1940, on trouve surtout :
les Groupes d’Infanterie de l’Air (GIA) étaient les premières véritables unités parachutistes militaires françaises,
les 601e et 602e GIA qui ont été créés à la fin des années 1930 . Ils ont été composés de volontaires formés au parachutisme basés principalement en métropole et en Afrique du Nord
Mais ces unités étaient encore en phase d’entraînement de structuration de doctrine (emploi tactique non stabilisé)
Leur emploi pendant 1940
aucune opération aéroportée majeure française n’a été réalisée car les unités restent surtout en réserve ou en formation ,Ce qui fait qu’après juin 1940 certaines sont dispersées ou réorganisées après la défaite
En effet après juin 1940 les structures sont en grande partie dissoutes ou évacuées ce qui poussent ceertains membres de ces unités de parachutistes français de rejoindree les Forces françaises libres où ils contribueront plus tard à partir de 1942 à la création des unités SAS françaises
Origine des GIA


Les GIA apparaissent dans un contexte où la France observe le développement des troupes aéroportées allemandes et soviétiques.qui sont créées apres 1935 entre 1937–1939
L’objectif : développer une infanterie parachutée de combat
La France va s’inspirée de ces modèles et des premières expérimentations soviétiques et des débuts allemands pour crééer une unité de parachutistes
Les principales unités
Deux groupes principaux sont formés
601e GIA qui est créé en 1937 . Il est basé en métropole puis en Afrique du Nord et il sert surtout à l’expérimentation tactique 
Il est créé le 01 avril 1937 à Reims et dissout le 25 août 1940 à Alger Maison-Blanche 

ESCADRILLE DE TRANSPORT DE TROUPE I/601 : Potez 650 et Farman 224

(Esc T I/601 ou I/601 GIA ou II/601 GIA ou 1° Escadrille du 601° G.I.A ...? mais souvent : Escadrille de Transport I/601)

COMPAGNIE D'INFANTERIE DE L'AIR C.I.A II/601

(1° Escadrille du 601° GIA ou I/601 GIA ... ? mais souvent : GIA 601 ou 601° GIA)


Le 601e Groupe d’Infanterie de l’Air (601e GIA pour Groupe d’Infanterie de l’Air ) est donc la première unité parachutiste militaire française constituée, créée à la fin des années 1930 dans le cadre des débuts des troupes aéroportées françaises
Son premier commandant est le Capitaine Georges Bergé qui est une figure clé du parachutisme français
Ce groupe sert d’encadrement pour les futurs officiers pionniers du saut militaire avec comme misision: former une infanterie parachutée de combat, encore expérimentale à l’époque
Aussi son Rôle et mission font que que le 601e GIA n’est pas une unité de combat classique, mais un laboratoire militaire avec comme Missions principales
Formation des premiers parachutistes français militaires
Expérimentation des techniques de saut
Études d’emploi tactique (infiltration, sabotage, prise d’objectifs)
Préparation d’une doctrine aéroportée française
Son Organisation et entraînement débute avec un effectif réduit (quelques dizaines puis centaines d’hommes)
Ces hommes sont recrutés sur volontariat
Ils vont être entraîner en métropole notamment dans la région de Reims . Par la suite il y aura un déploiement progressif en Afrique du Nord pour certaines phases
Mais pendant la campagne de 1940 aucune opération parachutée majeure n’est réalisée
Le 601e GIA étant en phase d’organisation et lors du repli l’unité est rapidement désorganisée par la défaite française
Après 1940 et l’armistice : des éléments du 601e GIA refusent la dissolution et ils rejoignent pour certains les Forces françaises libres où ils contribuent indirectement à la naissance des unités parachutistes françaises modernes, notamment les futurs SAS français (créés avec les Britanniques)
Conclusion
Même s’il n’a pas combattu comme unité parachutée en 1940, le 601e GIA est fondamental car il est le point de départ du parachutisme militaire français en formant les premiers cadres expérimentés et il sert de base doctrinale aux unités aéroportées françaises de la Seconde Guerre mondiale et d’après-guerre
Le 602e GIA (602e GIA pour Groupe d’Infanterie de l’Air )

 

ESCADRILLE DE TRANSPORT DE TROUPE I/602 : LéO 213 et Potez 650

Reprise des traditions et de l'insigne de la SPAbi 2 (du 01 mai 1937 au 25 juin 1940)
(Esc T I/602 ou 1° Escadrille du 602° GIA ou I/602 ...? mais souvent SPAbi 2 ou Escadrille de Transport I/602)

COMPAGNIE D'INFANTERIE DE L'AIR C.I.A II/602

(2° Escadrille du 602° GIA ou II/602 ...? mais souvent : GIA 602 ou 602° GIA)


 


Il est créé peu après le 601e sur une structure similaire et il est egalement dédié à la formation et aux tests opérationnels
Différence principale
Le 601e GIA est le pionnier absolu (première expérimentation réelle) alors que le 602e GIA = est Son heritier qui mets en œuvre et structure le système
Leurs Missions et rôles
former des parachutistes militaires français
tester les techniques de saut et de combat aéroporté
préparer des opérations de sabotage ou de saisie d’objectifs stratégiques ,
Mais en pratique : Ces troupes sont peu nombreuses et elles manquent de moyens lourds c et moyens de transport aérien limité ,et surtout leur doctrine n’est pas encore stabilisée


 


Comparatif rapide

Élément

601e GIA

602e GIA

Création

~1937

Fin des années 1930 (après le 601e)

Rôle

Unité pionnière, expérimentation initiale

Unité complémentaire et de développement

Fonction

Tests + premiers cadres parachutistes

Formation + consolidation des méthodes

Effectifs

Très réduits (premiers volontaires)

Un peu plus structurée mais toujours limitée

Importance

Base fondatrice du parachutisme français

Renforce et complète la structure

Combat en 1940

Aucun engagement majeur

Aucun engagement majeur

Après 1940

Cadres vers France libre / futurs SAS

Idem, dispersion puis reconstitution

Mais leur impanct est important car même s’ils n’ont pas combattu comme force aéroportée en 1940, les GIA sont essentiels car ils ont posé les bases doctrinales du parachutisme militaire français formént le noyau des futurs cadres parachutistes
Ils constituent la “pré-histoire” des troupes aéroportées françaises moderne et les deux unités Vont donc participer à la mise en place du futur parachutisme français en étant des laboratoires militaires du parachutisme français
Comme il n ‘y a pas de mission clairement documentée et codée comme opération officielle exécutée par les GIA en 1940, car ces unités étaient encore en phase expérimentale. En revanche, on connaît plusieurs projets d’emploi envisagés par l’état-major français avant l’effondrement de la campagne de 1940.
Mission envisagée (non exécutée) des GIA en 1940
Principe général
Dans les semaines précédant la Bataille de France, l’état-major étudiait l’emploi des Groupes d’Infanterie de l’Air pour des actions de type s’inflitrer en territoire ennemi et apres la percée de Sedan derrière les lignes ennemies
On pense Parachuter de petites équipes du 601e/602e GIA qui ont pour mission : perturber la progression blindée allemande avec comme Cibles envisagées


ponts sur la Meuse ou axes routiers dans les Ardennes
carrefours logistiques utilisés par les Panzerdivisionen
dépôts de carburant ou de munitions avancés
Le Mode d’action prévu est le suivant
saut de nuit en petits groupes (5 à 10 hommes)
sabotage léger (explosifs, destruction de ponts ou routes)
harcèlement et observation
repli ou évacuation improvisée
Mais cela n’a jamais eu car ces projets sont irréalisables en 1940 par
Absence d’avions de transport adaptés en nombre suffisant
Chaos de la retraite française rapide d
Doctrine encore non validée (manque d’entraînement opérationnel réel) et enfin
Effondrement du commandement dès juin 1940
Ce type de mission n’a donc jamais été déclenché mais elle montre surtout que la France avait compris l’intérêt du parachutage, mais trop tard pour utiliser efficacement en 1940 ces unites pour en faire des commandos parachutés de sabotage derrière les lignes allemandes

Les Groupes d’Infanterie de l’Air (GIA) (601e et 602e) disposaient d’un équipement encore expérimental et incomplet, car ils étaient avant tout des unités de test et de formation du parachutisme militaire français à la fin des années 1930.
Équipements des GIA (1937–1940)
Équipement individuel
Armement léger
Les parachutistes GIA étaient équipés comme de l’infanterie légère :
Fusil MAS 36 (standard de l’armée française)
Pistolets automatiques souvent Ruby / Browning 1910 ou 1935
Grenades défensives  type F1 (fragmentation)
On poura aussi trouvé des pistolets-mitrailleurs expérimentaux armes rares et non standardisées
Uniformes

 


Uniforme classique de l’armée française (modifié légèrement)
Casque Adrian (rarement porté en saut)
Combinaison ou tenue adaptée au parachutage (rudimentaire)
Chaussures renforcées pour l’atterrissage
Matériel de parachutage
Parachute principal  Irvin français ou dérivés de modèles britanniques ouverture automatique par sangle d’extraction reliée à l’avion

 


Voile principale + réserve très limitée ou inexistante selon les essais
Harnais et container
Harnais dorsal simple sac de largage séparé (container d’équipement)
Equipements parfois largués à part :
Armes démontées
Munitions
Explosifs légers
Moyens aériens
avions de transport légers et bombardiers adaptés :
Farman / Potez (selon disponibilité)
Capacité de saut très limitée (petits groupes)
Équipement collectif
Matériel de sabotage (expérimental)
Les GIA testaient déjà des missions de type commando :
Explosifs de démolition
TNT militaire
Détonateurs mécaniques simples
Charges pour rails / ponts
Matériel de sabotage léger
Communication
Radios portatives rares (très volumineuses à l’époque)
Signaux visuels (fusées, panneaux)
Pas de système radio standard parachutiste
Équipement spécialisé (tests)
Les GIA servaient aussi à expérimenter :
Parachutes améliorés
Techniques de saut en groupe
Largage de matériel séparé
Conditionnement des containers
Essais de saut de nuit
Mais ces GIA se heurtent à des limites importantes
Pas de pistolet-mitrailleur standard (au début)
Radios quasi inexistantes
Parachutes encore peu fiables
Pas de doctrine d’équipement uniforme
Logistique aérienne insuffisante
En clair : ils possèdent un équipement encore hybride entre infanterie classique et expérimentation aéroportée et ce ne sont pas encore des forces modernes de commandos parachutistes par une utilisation d ‘armes d’infanterie standard de du matériel de parachutage encore en test et très peu d’équipement spécialisé réellement opérationnel
Et enfin les Groupes d’Infanterie de l’Air (GIA) utilisaient, à la fin des années 1930, des avions très limités et non spécialisés, car la France ne disposait pas encore de véritables unités de transport parachutiste dédiées.
Les Avions utilisés par les GIA (1937–1940) sont des avions de bombardement reconvertis
des avions de transport léger et des appareils disponibles dans l’armée de l’Air, sans flotte dédiée au parachutage.Il n’existait pas encore de “C-47 français” ou équivalent standardisé.
Principaux types d’avions
Potez 540 / 542 principal avion d’essai
avion multi-rôle (bombardement / transport improvisé)
utilisé pour les essais de saut Sa cabine est partiellement adaptée pour largage C’est l’un des avions les plus associés aux premiers sauts GIA

 
Potez  Farman  
Bloch


Farman F.220 / F.222 largages lourds ponctuels
bombardiers lourds utilisés pour expérimentation
capacité plus importante pour largage de groupes
utilisés ponctuellement pour essais
Bloch MB.200 / MB.210 avions anciens de soutien
bombardiers moyens anciens
parfois utilisés pour exercices de parachutage
peu adaptés mais disponibles en grand nombre
Avions légers d’observation (occasionnel)
Potez 25 (plus ancien) avions d’entraînement utilisés pour tests individuels ou sauts isolés

 


Limites majeures
Les avions utilisés posaient de gros problèmes car:
Pas conçus pour le parachutage massif
Absence de rampes ou portes adaptées
Vitesse et stabilité parfois inadaptées
Coordination difficile entre pilote et parachutistes ainsi le largage est souvent improvisé par une porte latérale ou trappe avec des procédures encore expérimentales
Les largages se font à des altitude et zones de saut très variables Cela limitait fortement les capacités opérationnelles des GIA
Mais aucun avion spécialisé de parachutage moderne n’existait encore en France à cette époque
Conséquence historique
Ces limites expliquent pourquoi :
les GIA restent expérimentaux et aucune opération parachutée réelle n’est menée en 1940
La France doit reconstruire tout un système mais en exil ce qui mènera aux SAS
Les SAS français (Special Air Service français) sont nés directement de l’expérience des premiers parachutistes français d’avant-guerre (comme les GIA), mais leur création réelle se fait dans le cadre de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale, en coopération avec les Britanniques.
Comment naissent les SAS français ?
Le lieu de naissance est le Royaume uni et la France libre (1940–1941)
Après la défaite de 1940, plusieurs officiers et volontaires français refusent l’armistice et rejoignent la France libre , et parmi eux on trouve des anciens parachutistes ou cadres issus des Groupes d’Infanterie de l’Air (GIA) et des officiers cherchant à poursuivre la guerre aux côtés des Alliés
Ces hommes apportent une expérience précieuse, même si les GIA n’avaient jamais combattu en opération.
La rencontre avec les Britanniques
Au Royaume-Uni, les Britanniques ont déjà créé une unité très innovante avec le SAS britannique, fondé en 1941 par David Stirling

 


Son concept
Petites équipes parachutées derrière les lignes ennemies
Sabotage des aérodromes, trains, dépôts logistiques
Guerre de harcèlement en Afrique du Nord puis en Europe
Les Français libres proposent de participer à ce type d’unités.
Mais comment ces hommes sont passés au Royaume Uni ?
Les passages vers le Royaume-Uni se font par
Embarquements depuis les ports de l’Atlantique (Bretagne, Normandie, Sud-Ouest)
Evacuations improvisées pendant la débâcle
Navires britanniques ou français ralliés
Filières via l’Empire (Afrique du Nord parfois, puis Royaume-Uni)
Mais qui rejoint la Grande-Bretagne ?
Parmi les volontaires :
Anciens cadres ou instructeurs des GIA
Officiers de l’Armée de l’Air
Soldats refusant la démobilisation
Ces hommes constituent un noyau très réduit mais expérimenté.
Une fois Arrivés en Grande-Bretagne ils rejoignent les Forces françaises libres ils sont regroupés et réorganisés militairement avec un entraînement repris dans des camps britanniques avec comme objectif : reconstruire une force française combattante
Cela passe par une transition vers les unités aéroportées
Les anciens GIA participent directement à :
1er BIA (1941)
Premier bataillon parachutiste des Forces françaises libres
Encadrement par des anciens du GIA (dont Georges Bergé)
2e BIA (1942)
Renforcement des capacités
Préparation des opérations spéciales
Au Royaume uni ils doiuvent s’intégrer au modèle britannique et ils découvrent :
Voici un aperçu clair et chronologique de l'organigramme du Special Air Service (SAS) pendant la Seconde Guerre mondiale, basé sur son évolution rapide entre 1941 et 1945. Le SAS n'avait pas un organigramme rigide comme une division classique : c'était une force flexible, souvent déployée en petits groupes autonomes, avec une croissance multinationale.
1941 : Origines (L Detachment)
Nom : L Detachment, Special Air Service Brigade (unité fictive pour tromper l'ennemi).
Commandant : Lt-Col David Stirling.
Effectif : ~5 officiers + 60-70 hommes (volontaires de commandos).
Structure : Pas de squadrons formels ; petites patrouilles (4-10 hommes) pour raids sur aérodromes en Afrique du Nord.
Pas d'organigramme complexe : unité expérimentale.
Septembre 1942 : 1st SAS Regiment
Renommage officiel : 1st SAS Regiment (28 septembre 1942).
Commandant : Lt-Col David Stirling (capturé en janvier 1943 → remplacé par Paddy Mayne).
Effectif : Environ 600-700 hommes.
Structure principale (organigramme approximatif) :
HQ (Quartier général) : Commandant + état-major.
4 Squadrons britanniques : A, B, C, D (noyau principal, raids motorisés en jeep).
1 Free French Squadron (escadron français libre) : ~50-60 hommes, parachutistes français (base du futur 3rd/4th SAS).
1 Greek Squadron (Sacred Squadron / Ιερός Λόχος) : ~100-150 hommes, opérations en mer Égée.

 


Folboat Section (canoës pliables) → précurseur du Special Boat Squadron/SBS. C'est à cette période que le SAS devient international, en réponse au Kommandobefehl d'Hitler.
Avril 1943 : Reorganisation temporaire
1st SAS scindé en :
Special Raiding Squadron (SRS) : Sous Paddy Mayne → raids en Sicile et Italie (opérations terrestres/amphibies).
Special Boat Squadron (SBS) : Sous Lord Jellicoe → opérations maritimes/îles grecques.


2nd SAS Regiment : Créé en mai 1943 en Algérie par Bill Stirling (frère de David) → à partir de la Small Scale Raiding Force.
 


Janvier/Mars 1944 : SAS Brigade
Nom officiel : Special Air Service Troops / SAS Brigade (sous Army Air Corps).
Commandant de brigade : Brigadier Roderick McLeod (puis Roderick McLeod → plus tard Brigadier Mike Calvert).
Effectif total : ~2 000-2 500 hommes (brigade ~équivalente à une petite brigade d'infanterie, mais dispersée).
Organigramme de la SAS Brigade (1944-1945) :
Brigade HQ : État-major + signaux (incluant F Squadron Phantom pour liaisons/communications).
1st SAS Regiment : Paddy Mayne (britannique, ex-SRS).
2nd SAS Regiment : Lt-Col Brian Franks (britannique).
3rd SAS Regiment : 3e Régiment de Chasseurs Parachutistes (français) → anciennement 3e BIA, commandé par des officiers comme Pierre Château-Jobert / Conan.

 


4th SAS Regiment : 2e Régiment de Chasseurs Parachutistes (français) → anciennement 4e BIA / 1er BIA, commandé par des figures comme Pierre Chateau-Jobert ou plus tard.


5th SAS Regiment : Bataillon belge (ex-Independent Belgian Parachute Company) → futur Special Forces Group belge.


Autres éléments : F Squadron (liaison Phantom), parfois SBS détaché.
Les unités opéraient rarement ensemble comme une brigade unie ; elles étaient déployées séparément (ex. : 3rd & 4th SAS en Bretagne/France 1944, 1st & 2nd en jeep raids en Belgique/Allemagne).
Évolution post-1944
La brigade SAS soutient le débarquement de Normandie (Opération Overlord), Market Garden, Ardennes, avance en Allemagne.
Dissoute fin 1945 ; régiments territoriaux (21 SAS, 23 SAS) recréés en 1947.
Concept
le concept moderne du Special Air Service (SAS) créé par David Stirling
une doctrine beaucoup plus offensive :
sabotage profond raids motorisés
infiltration derrière les lignes
Mais en cas de capture le Kommandobefehl d'Hitler sera appliqué
Le Kommandobefehl (ou « Ordre des commandos », parfois appelé « Führerbefehl » n° 003830/42 g.Kdos.) est un ordre secret signé par Adolf Hitler le 18 octobre 1942, émis depuis le Führerhauptquartier (FHQu) via l'OKW (Oberkommando der Wehrmacht).
Il s'agit d'une directive criminelle de guerre, classée Geheime Kommandosache (affaire secrète de commandement), limitée à seulement 12 exemplaires initiaux pour éviter toute fuite. L'ordre fut transmis aux commandants supérieurs (Wehrmacht, SS, etc.), avec menace de poursuites judiciaires militaires en cas de non-application ou de non-transmission.
Contexte déclencheur
L'ordre réagit principalement aux raids de commandos britanniques (comme l'opération Basalt sur Sark les 3-4 octobre 1942), où des soldats allemands furent retrouvés morts avec les mains liées (présenté comme une atrocité par la propagande nazie). Hitler y voit une violation des Conventions de Genève et qualifie les commandos de « terroristes », « bandits » et « saboteurs » recrutant même des criminels.
Un communiqué préalable du 7 octobre 1942 annonçait déjà une riposte « sans pitié » contre ces unités.
Texte intégral principal (traduction française fidèle, basée sur les versions d'archives de Nuremberg et sources primaires)
Voici le corps essentiel de l'ordre (traduit du texte allemand original) :
Depuis longtemps déjà, nos adversaires emploient dans la conduite de la guerre des méthodes qui contreviennent à la Convention internationale de Genève. Les membres des soi-disant commandos se comportent de manière particulièrement brutale et sournoise ; il est établi que ces unités recrutent des criminels non seulement de leur propre pays, mais même d’anciens condamnés libérés sur les territoires ennemis. Des ordres capturés montrent qu’ils reçoivent l’instruction non seulement de ligoter les prisonniers, mais aussi de tuer sur-le-champ les captifs désarmés qu’ils considèrent comme une charge ou un obstacle à la poursuite de leurs objectifs. Des ordres ont même été trouvés exigeant expressément le meurtre de prisonniers.
À cet égard, il a déjà été annoncé dans un additif au communiqué des forces armées du 7 octobre 1942 que, désormais, l’Allemagne adoptera la même procédure contre ces troupes de sabotage britanniques et leurs alliés, c’est-à-dire qu’elles seront impitoyablement anéanties par les troupes allemandes partout où elles apparaîtront.
J’ordonne donc : À partir de maintenant, tous les hommes opérant contre les troupes allemandes lors de soi-disant raids de commandos en Europe ou en Afrique doivent être anéantis jusqu’au dernier. Cela doit s’appliquer qu’ils soient des soldats en uniforme, ou des saboteurs, armés ou non ; qu’ils combattent ou cherchent à s’échapper ; et peu importe s’ils arrivent par navire, avion ou parachute. Même si ces individus, une fois découverts, montrent clairement leur intention de se rendre, aucune grâce ne doit leur être accordée en principe. Un rapport doit être fait sur chaque cas individuel au quartier général pour information du haut commandement.
Si des membres individuels de ces commandos, tels qu’agents, saboteurs, etc., tombent entre les mains des forces armées par d’autres moyens (par exemple via la police dans les territoires occupés), ils doivent être immédiatement remis au SD (Sicherheitsdienst). Il est strictement interdit de les garder en détention militaire – par exemple dans des camps de prisonniers de guerre, même temporairement.
Cet ordre ne s’applique pas au traitement des soldats ennemis capturés ou qui se rendent au cours d’opérations normales à grande échelle, d’attaques massives, de débarquements majeurs ou d’opérations aéroportées importantes. Il ne s’applique pas non plus à ceux capturés après un combat naval, ni à ceux qui sautent en parachute après un combat aérien pour sauver leur vie.
Je tiendrai tous les commandants et officiers personnellement responsables devant les tribunaux militaires pour toute omission dans l’exécution de cet ordre, que ce soit par négligence dans l’instruction de leurs troupes ou par action contraire à cet ordre.
Signé A. Hitler
Conséquences et caractère criminel

 


Les Français adaptent leur expérience des GIA à cette nouvelle guerre spéciale.
Création des premières unités françaises SAS (1942)
En 1942, un accord est trouvé entre la France libre et les Britanniques
Naissent alors les premières unités françaises intégrées au SAS :
1er Bataillon de Parachutistes SAS (1er BP SAS)
2e BP SAS
Ces unités sont composées de volontaires français formés en Écosse et en Angleterre.

Organisation des SAS français resumé

Organigramme des troupes aéroportées françaises (1937–1945)
 Phase expérimentale (1937–1940)

Naissance du parachutisme militaire français

  • Groupes d’Infanterie de l’Air (GIA)

    • 601e GIA

    • 602e GIA
      ➜ unités expérimentales (formation, tests, doctrine)
      ➜ pas d’engagement opérationnel majeur en 1940


 Rupture de 1940

  • Défaite de la Battle of France

  • Dissolution / dispersion des GIA

  • Départ de certains cadres vers la France libre


Reconstitution en exil (1941–1942)

 Reconstruction des troupes aéroportées en Grande-Bretagne

1. Unité fondatrice

  • 1er Bataillon d’Infanterie de l’Air (1er BIA) (1941)

    • créé par les Forces françaises libres

    • encadré par des anciens des GIA (ex : Bergé)

    • formation de parachutistes de combat

2. Extension

  • 2e Bataillon d’Infanterie de l’Air (2e BIA) (1942)

    • même logique : sabotage, infiltration, opérations spéciales


Intégration au SAS britannique (1942–1944)

 Création des unités françaises au sein du Special Air Service

  • SAS britannique

    • fondé par David Stirling

Forces françaises intégrées :

  • 1er SAS (français) → issu du 1er BIA

  • 2e SAS (français) → issu du 2e BIA

Organisation en petites unités :

  • sections parachutées

  • groupes de sabotage

  • équipes jeep + explosifs + radios


 Extension opérationnelle (1943–1945)