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Italie 1930 Il Piccone del Regime

Article fait par :Claude Balmefrezol

Mis en ligne le 31/12/2018 à 14:32:40



Italie 1930 Il Piccone del Regime Me ne frego !!!

 

 

 
 
 
Visitant avec Hitler - un autre expert en urbanisme - la Biennale de Venise, il confie à ses proches: "Je ne connais pas la peinture, je dois faire des comparaisons de peinture, je ne sais pas comment les faire. Mais Mussolini  dans son élan de modestie prolétarienne, assure: "Tout d'abord, je peux être maçon: je suis très bon!".
Plus qu'un urbaniste, Mussolini se prétend décorateur. Comme tout dictateur, il met la politique en scène. Son étape est Rome, "la ville parasitaire des propriétaires terriens, cireurs de chaussures, prostituées, prêtres et bureaucrates, centre et foyer d'infection de la vie politique nationale" si indigné dans sa jeunesse. Cette capitale du travet, il en rêvera jusqu’au dernier pour en faire une métropole monumentale, où les peuples du millénaire reconnaîtront l’empreinte fasciste masculine.Les mirages de la duce
Le projet de Mussolini figure déjà dans le discours prononcé le 31 décembre 1925 sur le  Campidoglio pour introniser le premier gouverneur de la Rome fasciste, Filippo Cremonesi (plus connu sous le nom de "Pippo Pappa"), sur le fauteuil occupé jusqu'à présent par des maires élus. On y trouve l’annonce des grands travaux publics des quinze prochaines année .
 


 

 

Dans cinquante ans", ordonne le leader du fascisme, "Rome devra paraître merveilleuse à tous les peuples du monde: vaste, ordonnée, puissante comme à l'époque du premier empire d'Auguste. Vous ferez des passages autour du théâtre de Marcello, du Campidoglio, du Panthéon, tout ce qui a grandi autour des siècles de décadence doit disparaître.A cinq ans, de la Place Colonna à un grand fossé doit être visible la taupe du Panthéon. Les monuments millénaires de notre civilisation doivent prospérer dans la solitude nécessaire ".
Le Duce prophétise "La Troisième Rome s’étalera sur d’autres collines, le long des rives du fleuve sacré, jusqu’aux plages de la mer Tyrrhénienne.Le premier jour, ce doit être le plus long et le plus large des monde va porter le souffle de la mer nostrum d’Ostia risorta au cœur de la ville ". Voici déjà l'intuition de l'euro et du chemin de la mer, de croissance linéaire vers l'ouest.
Enfin, il annonce la naissance de villes satellites reliées par un métro au centre monumental: "Vous éliminerez la folle contamination du tramway, qui encombre les rues de Rome, mais vous donnerez de nouveaux moyens de communication aux nouvelles villes anneau autour de l'ancien ".
Mussolini veut repenser le profil millénaire de la ville dans quelques années, tout comme il veut ressusciter "l'esprit guerrier" qui sommeille dans tous les Romains.
 Mais Rome n'est plus la modeste capitale de la Lazio déprimée. Le fascisme lui-même a stimulé l'immigration dans le centre de gestion du régime et, en 1930, le seuil d'un million d'habitants est franchi. Les journaux annoncent que l'Urbe est la plus grande métropole de la terre, plus étendue que Rio de Janeiro, Los Angeles et Berlin (en réalité, ce sont des calculs exagérés, car elle considère Rome comme toute la campagne environnante et même Ostia Lido).
Mussolini mobilise l'appareil de propagande  afin de conférer une dignité idéologique à la "libération" des monuments romains des sédiments déposés au cours des "siècles de décadence". Cela fascine certains environnements artistiques et littéraires. Emilio Cecchi a théorisé la "psychologie des démolitions": "Les villes marchent avec les hommes et ne peuvent pas s'arrêter 
Dans plus d'un cas, l'avant-gardisme de la démolition conduit au délire et le Duce doit intervenir  sans cesse pour lutter contre les exces Il arrete le projet Brasini qui prevoit une demolition du centre de Rome et sa reconstruction en  néo-romaine Mussolini lui se base sur la scénographie pour sa Rome idéale sur la Piazza Venezia, avec des rassemblements de foules  Il est donc nécessaire de créer une route entre l’amphithéâtre Flavien et la Piazza Venezia. Pour le construire en un temps record (à peine un an), il sacrifient les maisons et les églises baroques qui encombrent les pentes du Campidoglio, creusant des trous puis les recouvrant pour la plupart sous une couverture d'asphalte. 500 maisons et batiments sont détruits, 2000 habitants déportés dans les faubourgs.

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Le 28 octobre 1932, Xe An de l 'Ere fasciste Mussolini inaugura Via dell'Impero.La route, large de trente mètres passe directement sous le balcon du Palazzo Venezia. Le Duce chevauchant un cheval blanc l'inaugure sous les vivas de la foule et les louanges de la presse italienne et étrangère Le "Times" se félicite des "améliorations qui ont changé le visage de l'Italie depuis que Mussolini est au pouvoir", assure que "le magazine a été un spectacle merveilleux" et que la nouvelle artère "a un fond incomparable".




D'autres voix critiquent l'amateurisme des fouilles archéologiques, la destruction aveugle de l'environnement et les documents de la Renaissance et du Baroque. Le Corbusier lui est plus retenuIl faut distinguer l’ancien du moderne, car "dans l’urbanisme, c’est une chimère de se rapporter au passé, qui stérilise: comment faire du tourisme dans les pays morts ".
Il propose de relier les sept collines par de grands ponts, comme de vastes allées jonchées d'antiquités.
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Mussolin balayant  les critiques avec ses mots

 

Voici quelques photos montrant les effets du Piccone del Regime

 

   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   

Il a fait deplacer et mis en Valeur
L'ara pacis augusta


Le Mausolée d'Auguste


L EUR de Rome