Mosaïque Rome France St Romain en Gal Mosaique de Lycurgue









Mosaïque St Romain en Gal Mosaique de Lycurgue
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La mosaïque est conservée au Musée de St romain en Gall et  elle représente le mythe de Lycurgue et Ambrosia : Lycurgue est enveloppé par les branches de la vigne en laquelle le dieu Dionysos a transformé la nymphe Ambrosia, qui a ainsi échappé à la mort que Lycurgue voulait lui donner, et qui gît maintenant sur le sol
Elle devait orner un triclinium car ce ce type de mosaïque à thème dionysiaque était typiquement utilisé comme décoration de salle à manger (triclinium ou oecus). L
La mosaïque de Lycurgue se trouvait dans une pièce rectangulaire munie d'une abside semi-circulaire, où se trouvait peut-être un triclinium (banquette pour les repas). Le magnifique tapis est composé de rinceaux de feuilles de vigne, peuplés d'oiseaux.
Mais ce choix n'est pas anodin : honorer Dionysos, dieu du vin, dans la salle où l'on banquète était une tradition romaine répandue et chargée de sens.

Cette mosaïque est un témoignage de la puissance symbolique du culte dionysiaque dans le monde romain : Dionysos, dieu imprévisible et vengeur, ne pardonne pas à ceux qui osent lui résister.
Cette mosaïque illustre l'un des mythes dionysiaques les plus dramatiques de l'Antiquité : le châtiment de Lycurgue, roi de Thrace, par le dieu Dionysos ou Bacchus chez les Romains.
Dionysos voulait traverser le territoire de Lycurgue, mais celui-ci s'y opposa et s'attaqua à Ambrosia, nourrice de Bacchus.
Une découverte fortuite au bord du Rhône
Cette mosaïque, aujourd'hui conservée au musée gallo-romain de Saint-Romain-en-Gal, a été découverte par hasard au début du XXe siècle dans le quartier Sainte-Colombe à Vienne (Isère).
La découverte se fit en deux temps : en 1900 revint à la lumière la partie principale de la mosaïque, avec à l'origine six personnages allongés dont Bacchus. Une seconde partie fut mise au jour en 1907.
La mosaïque gisait donc dans le sol d'un quartier résidentiel de l'antique Vienna  l'une des plus grandes et des plus riches cités de la Gaule romaine, aujourd'hui Vienne.
Chef-d'œuvre de la cité de Vienna, elle ornait autrefois le sol d'une riche demeure romaine.
Dimensions et forme exceptionnelles
Cette mosaïque fragmentaire, datant du IIe siècle apr. J.-C., a été restaurée en 1977. Si elle est très célèbre, c'est d'abord pour ses qualités artistiques et aussi pour ses grandes dimensions — 7,70 m × 5,25 m — c'est pourquoi elle occupe une place centrale dans le musée. Sa forme est absidiale

c'est-à-dire qu'elle se compose d'une partie rectangulaire terminée par une abside en demi-cercle — épousant exactement la forme de la pièce dans laquelle elle était posée, vraisemblablement une salle de banquet (triclinium).
Le mythe représenté — La vengeance de Dionysos
Ayant conclu une trêve avec Bacchus, Lycurgue autorise le cortège des Bacchantes, nymphes et dieux à passer sur son territoire. Mais il rompt le serment et s'attaque au cortège. Sur le point d'être tuée, la nymphe Ambrosia est changée en vigne et étouffe dans ses sarments Lycurgue, sous les yeux de Bacchus et de ses invités qui semblent apprécier la scène.
Le mythe connaît plusieurs variantes dans l'Antiquité. Dans l'Iliade, Homère dépeint Lycurgue, roi de Thrace, ennemi juré de Bacchus, qui pourchasse le dieu enfant et coupe tous les ceps de vigne, si bien que Bacchus doit se réfugier dans la mer auprès de Thétis, et Zeus intervient pour aveugler Lycurgue.
Description détaillée de la mosaïque
Elle est confectionnée en Opus tessellatum
La technique de l'opus tessellatum est la technique romaine par excellence, où des tesselles carrées de taille uniforme (environ 1–1,5 cm) sont posées en rangées régulières sur un lit de mortier.
Structure compositionnelle  avec une bordure extérieure  des filets de séparation successifs, puis un champ central dominé par un médaillon circulaire, selon la hiérarchie typique des pavements romains.
Le médaillon central ou emblema 
L'opus tessellatum se distingue de l'opus vermiculatum (tesselles minuscules suivant les contours des figures) et de l'opus sectile (grandes plaques découpées) : c'est la technique de fond, structurante, sobre et monumentale.
La mosaïque peut être divisée en cinq zones, dont seulement trois sont aujourd'hui visibles.
La scène centrale : au centre, Lycurgue est représenté donnant des coups de hache pour tenter de repousser la vigne qui l'envahit et l'étrangle.
L'abside — le banquet divin : dans la partie arrondie, Bacchus banquète avec le dieu Pan et des Bacchantes.
Le groupe 1 montre Bacchus en jeune homme imberbe avec une couronne végétale, habillé d'une peau de panthère, s'apprêtant à boire dans un canthare. À ses côtés se trouve Silène barbu portant lui aussi une couronne végétale et tenant une lyre à cinq cordes. Le groupe suivant est composé du dieu Pan avec Ariane ou une Ménade, tenant un thyrse. Tous les membres regardent vers le centre de la mosaïque, là où se trouve Lycurgue.
Le fond végétal : le magnifique tapis vert sombre est composé de rinceaux de feuilles de vigne, peuplés d'oiseaux. Dionysos est ainsi omniprésent non seulement comme personnage, mais comme motif envahissant toute la surface.
Une œuvre confectionnée par plusieurs artisans
Lycurgue est très bien représenté un dégradé de couleurs est utilisé pour rendre sa musculature  tandis que les convives sont plus rigides avec des membres inférieurs trop longs. Cette différence de maîtrise technique tend à montrer la participation de plusieurs artistes dans la réalisation de ce dallage.
Il n'existe à ce jour que quatre mosaïques connues représentant cette légende :
une en Italie à
Herculanum, une à Délos en Grèce, une à Narbonne, et celle-ci à Saint-Romain-en-Gal.Celle de Saint-Romain-en-Gal est une résentations plus complètes et la mieux conservée de ce mythe rare dans l'art de la mosaïque.
Il n'existe à ce jour que quatre mosaïques connues représentant cette légende :
une en Italie à Herculanum, une à Délos en Grèce, une à Narbonne, et celle-ci à Saint-Romain-en-Gal.Celle de Saint-Romain-en-Gal est une résentations plus complètes et la mieux conservée de ce mythe rare dans l'art de la mosaïque.
La version napolitaine capture l'instant dramatique La fureur de Lycurgue, la transformation en cours, la violence du geste. La version gauloise propose une narration plus ample, incluant la punition divine et le triomphe de Dionysos banquetant paisiblement pendant que son ennemi est étranglé par la vigne.

 

   


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