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Perse 1800 Guerrier persan de l’époque qajare Florence
Perse 1800 Guerrier persan de l’époque qajare Florence
English Translation
Recherches faites avec IA ainsi que les tableaux qui ont été générés sur mes indications
Guerrier persan de l’époque qajare
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La dynastie qajare a régné sur l’Iran de 1789 à 1925. Pendant ces 130 ans, le pays prend à peu près les frontières qu’on lui connaît, Téhéran devient sa capitale et une première constitution est adoptée. C’est aussi la période où l’Iran recule face à la Russie et à la Grande-Bretagne.
Les origines
Les Qajars sont une tribu turkmène, l’une des tribus qizilbash qui avaient porté les Safavides au pouvoir au XVI? siècle. Ils sont établis au sud-est de la Caspienne, autour d’Astarabad (l’actuelle Gorgan).
Le fondateur, Agha Mohammad Khan, a été castré enfant par un souverain rival. Après des années de guerre, il élimine la dynastie Zand en 1794, à Kerman. Il fait de Téhéran sa capitale en 1786, saccage Tiflis (Tbilissi) en 1795 et se fait couronner en 1796. Il est assassiné l’année suivante par ses serviteurs, à Choucha, dans le Caucase.
Les souverains
| Shah |
Règne |
| Agha Mohammad Khan |
1789 – 1797 |
| Fath Ali Shah |
1797 – 1834 |
| Mohammad Shah |
1834 – 1848 |
| Naser al-Din Shah |
1848 – 1896 |
| Mozaffar al-Din Shah |
1896 – 1907 |
| Mohammad Ali Shah |
1907 – 1909 |
| Ahmad Shah |
1909 – 1925 |
Le XIX? siècle : les défaites face à la Russie
Fath Ali Shah est le plus reconnaissable des shahs, avec sa longue barbe noire et sa taille de guêpe sur les portraits officiels. Il a eu une descendance immense : on lui attribue plus d’une centaine d’enfants.
C’est sous son règne que l’Iran perd le Caucase au profit de la Russie, en deux guerres :
- Le traité de Golestan (1813) lui fait perdre la Géorgie, le Daghestan et une grande partie de l’actuel Azerbaïdjan.
- Le traité de Turkmanchai (1828) lui fait perdre Erevan et le Nakhitchevan. Le pays doit aussi payer une lourde indemnité et accorder aux Russes des privilèges judiciaires (les « capitulations »). En 1829, la foule de Téhéran massacre l’ambassade russe, dont l’ambassadeur, l’écrivain Griboïedov.
Le prince héritier Abbas Mirza tente de moderniser l’armée sur le modèle européen, le « nezam-e jadid ». Il meurt en 1833, avant son père.
Il y a aussi un lien avec Napoléon. En 1807, Fath Ali Shah signe avec lui le traité de Finkenstein, et la mission du général Gardane vient former l’armée persane. L’alliance tourne court dès Tilsit, quand Napoléon se rapproche du tsar.
À l’est, l’Iran échoue à reprendre Hérat : un siège en 1837-1838, puis la guerre anglo-persane de 1856-1857. Le traité de Paris de 1857 l’oblige à renoncer à la ville, qui reste afghane.
Naser al-Din Shah, un demi-siècle de règne
C’est le règne le plus long et le plus riche de la dynastie.
- Amir Kabir, son premier ministre, lance des réformes. Il fonde en 1851 le Dar ol-Fonun, première école moderne du pays, avec des instructeurs européens. Victime des intrigues de cour, il est exécuté en 1852 dans le jardin de Fin, à Kachan.
- Le shah est le premier souverain iranien à visiter l’Europe, en 1873, 1878 et 1889, et il publie ses carnets de voyage. Passionné de photographie, il laisse des milliers de clichés de sa cour et de son harem.
- Après un voyage en Russie, il fonde en 1879 la Brigade cosaque persane, encadrée par des officiers russes. C’est l’unité la plus efficace du pays, et elle jouera un rôle décisif plus tard.
- Pour financer l’État, il vend des concessions aux étrangers. En 1890, le monopole du tabac est cédé à un Britannique, ce qui provoque le mouvement du tabac de 1891-1892. Une fatwa du grand ayatollah Shirazi pousse les Iraniens à cesser de fumer, et le shah doit annuler la concession. C’est la première grande alliance entre le clergé, les marchands du bazar et les intellectuels.
- Il est assassiné en 1896 par Mirza Reza Kermani, un disciple du réformiste Jamal al-Din al-Afghani.
La révolution constitutionnelle (1905-1911)
Mozaffar al-Din Shah est malade et endetté auprès de la Russie. En 1901, il accorde la concession pétrolière D’Arcy, d’où naîtra l’Anglo-Persian Oil Company. La contestation grandit, et il finit par signer en 1906 une constitution qui crée un parlement, le Majlis. C’est l’une des premières constitutions d’Asie.
Son fils Mohammad Ali Shah fait bombarder le Majlis en 1908 par la Brigade cosaque. Tabriz résiste sous Sattar Khan, puis les constitutionnalistes prennent Téhéran en 1909. Le shah est déposé et remplacé par son fils Ahmad Shah, âgé de 11 ans.
Entre-temps, en 1907, Londres et Saint-Pétersbourg se sont partagé l’Iran en zones d’influence, sans le consulter : le nord aux Russes, le sud-est aux Britanniques. En 1911, un ultimatum russe met fin à la mission de l’Américain Morgan Shuster, qui tentait de remettre en ordre les finances iraniennes.
La fin de la dynastie
Pendant la Première Guerre mondiale, l’Iran se déclare neutre, mais il est occupé et traversé par les armées russe, britannique et ottomane. Le 21 février 1921, Reza Khan, officier de la Brigade cosaque, prend le pouvoir par un coup d’État. Il devient premier ministre en 1923, tandis qu’Ahmad Shah part vivre en Europe.
Le 31 octobre 1925, le Majlis dépose les Qajars, et Reza Khan est couronné en 1926 sous le nom de Reza Shah Pahlavi. Ahmad Shah meurt en exil en 1930, à Neuilly-sur-Seine.
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Cette armure date probablement du XIXe Siècle , Elle est en acier damasquiné d’or, mailles d’acier et de laiton et elle se trouve à Florence, musée Stibbert · salle islamique
Des Réserves s'imposent toutefois
Pas de cartel : l’identification repose sur les photos ; je n’ai pas trouvé de notice en ligne pour ce mannequin précis.
Assemblage : comme les autres figures de Stibbert, il réunit vraisemblablement des pièces d’origines et de dates diverses ; la garniture n’est pas forcément homogène.
Date et origine : XIXe siècle et Iran qajar sont les attributions les plus probables, sans exclure des pièces plus anciennes ou indo-persanes.
Détails : la courroie du bouclier et la façon dont le camail couvre le visage peuvent relever de la présentation du musée.
Iran · XIXe siècle (probable) ·
Identification
Le mannequin présente un guerrier persan en armure complète, dans le style en usage en Iran sous la dynastie qajare (1789-1925).
l’identification repose sur l'étude de la panoplie elle-même, qui réunit les quatre pièces caractéristiques de l’armure iranienne :
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Ces quatre pièces forment la panoplie classique du guerrier persan, telle qu’on la voit dans les musées. La plupart des exemplaires conservés datent du XVIII? et surtout du XIX? siècle, donc de l’époque qajare. À ce moment-là, l’armure ne sert déjà presque plus au combat face aux armes à feu. On la porte pour la parade, dans les gardes de palais, chez les cavaliers des tribus ou lors des représentations du ta’zieh, le théâtre religieux. C’est ce qui explique la richesse de leur décor.
Le casque kulah khud
Le nom associe kolah, « bonnet », et khud, « casque ». C’est une calotte d’acier hémisphérique, surmontée d’une pointe centrale souvent longue. Ses éléments caractéristiques :
- un nasal coulissant : une barre verticale qui protège le nez. Elle glisse dans un étrier fixé à l’avant et se bloque par une vis, ce qui permet de la relever hors du combat. Ses extrémités sont souvent élargies en feuille ou en palmette.
- deux douilles porte-plumet, de part et d’autre du nasal, où l’on plantait des plumes (de héron, par exemple).
- le camail de mailles : une « jupe » de mailles fixée tout autour du bord, qui protège la nuque, les joues et les épaules. Elle se termine souvent en pointes, et des anneaux de laiton y dessinent parfois des motifs.
Le décor est fréquemment damasquiné d’or (le koftgari : un fil d’or martelé dans l’acier préalablement strié) ou gravé de rinceaux, de versets coraniques et de vers persans. L’époque qajare a aussi produit des variantes spectaculaires, dont des casques ornés d’un masque de démon (div) et de cornes, sans doute destinés à la parade.
La cuirasse char-aina, « quatre miroirs »
Elle se compose de quatre plaques d’acier : une pour la poitrine, une pour le dos et deux plus étroites pour les flancs. Les plaques latérales sont échancrées pour dégager les aisselles. Des sangles et des boucles les relient, et leurs bords sont souvent garnis de velours ou de tissu.
Le nom vient de l’aspect des plaques polies, brillantes comme des miroirs. Elle descend des anciennes armures à disques ronds. On la porte par-dessus la cotte de mailles, qui protège ce que les plaques laissent à découvert. Le système est très répandu dans tout le monde persan, ottoman et moghol. Sur les exemplaires qajars, les plaques sont souvent entièrement couvertes de décors d’or, de cartouches calligraphiés et de médaillons.
Le bouclier sipar
C’est un bouclier rond et bombé, d’environ 40 à 50 cm de diamètre, généralement en acier à l’époque qajare. En Inde, on en faisait aussi en cuir épais de buffle ou de rhinocéros.
Les quatre bossettes disposées en carré sur la face ne sont pas qu’un ornement : ce sont les têtes des rivets qui fixent, à l’intérieur, les deux poignées et le coussinet qui protège le poing. On y ajoute parfois un croissant décoratif. La face extérieure se prête à de riches décors : scènes de chasse, animaux, inscriptions damasquinées d’or.
La cotte et les chausses de mailles (zereh)
La zereh est la protection de base, portée sous les plaques. Elle est faite d’anneaux de fer entrelacés, alternant en général des anneaux rivetés et des anneaux pleins découpés d’une pièce, chacun passant dans quatre voisins. La maille persane est souvent très fine, avec de petits anneaux aplatis. Des anneaux de laiton y forment parfois des motifs, voire des inscriptions.
La cotte descend à mi-cuisse et s’ouvre souvent à l’avant. Les chausses protègent les jambes, une précaution surtout utile au cavalier, dont les jambes sont exposées aux coups des fantassins.
Pour compléter la panoplie
Une pièce manque souvent dans les listes : les bazuband, des brassards d’acier qui protègent l’avant-bras, prolongés d’une moufle de mailles pour la main. Avec le kulah khud, le char-aina et le sipar, ils forment l’ensemble que l’on retrouve dans la plupart des collections, souvent décoré d’un même style.
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la cuirasse char-aina, « quatre miroirs », portée sur une cotte de mailles ;
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le bouclier rond sipar, à quatre bossettes ;
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la cotte et les chausses de mailles (zereh).
Le décor des casque et armure confirme cette lecture. La bordure du casque et les bords de la cuirasse portent des rinceaux d’or incrustés dans l’acier, et le camail mêle des mailles d’acier et de laiton qui dessinent des losanges. On retrouve exactement ce répertoire sur les garnitures qajares du XIXe siècle passées en vente publique : casque à camail à losanges de laiton, bouclier gravé de cartouches d’inscriptions, cuirasse assortie. Le bouclier, gravé de scènes figurées et de bandeaux calligraphiés, est lui aussi typiquement persan.
Une armure ottomane aurait plutôt un casque turban ou un chichak à visière et une cuirasse différente ; une armure moghole de l’Inde serait proche, l’Inde ayant adopté les mêmes formes. L’origine indo-persane ne peut donc pas être exclue pour certaines pièces.
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| Vue de trois quarts arrière : le guerrier devant le cavalier enturbanné. |
Le sipar à quatre bossettes, porté dans le dos. |
Les pièces, une à une
Le casque (kulah khud). La calotte hémisphérique en acier poli est cerclée d’un bandeau de rinceaux d’or. Au sommet, des porte-plumets reçoivent ici une plume de paon et des plumes rouges ; c’est l’usage persan, où les casques portaient souvent deux douilles à plumet de part et d’autre de la pointe. Le camail de mailles tombe jusqu’aux épaules et se termine par de longues pointes qui descendent sur la poitrine et le dos. Sur ce mannequin, il couvre aussi le visage. Ces casques possèdent en principe un nasal coulissant à l’avant, que les angles de vos photos ne montrent pas.
La cuirasse (char-aina). Son nom persan signifie « quatre miroirs » : quatre plaques d’acier, une sur la poitrine, une dans le dos et une sur chaque flanc, reliées par des sangles et portées par-dessus la cotte de mailles. On voit nettement la plaque latérale, au bord supérieur arrondi pour dégager l’aisselle, et la plaque dorsale rectangulaire. Toutes deux sont bordées d’un filet torsadé et de frises d’or, avec des bouquets de fleurs incrustés au centre.
La cotte et les chausses de mailles (zereh). La cotte descend jusqu’à mi-cuisse ; les jambes sont protégées par des chausses de mailles. Sous les mailles apparaît un vêtement de soie orangée.
Le bouclier (sipar). Rond, en acier, fortement bombé, il porte quatre bossettes : ce sont les têtes des rivets qui fixent, à l’intérieur, les poignées et le coussinet. Toute sa surface est finement gravée de personnages, d’animaux et de rinceaux, et un bandeau d’inscriptions court près du bord. Il est porté dans le dos par une courroie de cuir, qui semble moderne.
La ceinture. Une écharpe de soie rose est nouée à la taille, au-dessus d’une ceinture de cuir garnie de sacoches et d’étuis en cuir et en tissu brodé.
La lance. Le guerrier tient une lance à long fer étroit ; la hampe noire est garnie d’une virole d’argent ciselée de bagues.
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| La plaque latérale et la plaque dorsale du char-aina. |
Le kulah khud, son bandeau d’or et son camail à losanges. |
Une armure du XIXe siècle
Au XIXe siècle, l’armure n’a plus guère de valeur militaire face aux armes à feu. L’Iran qajar continue pourtant d’en fabriquer, dans des formes héritées des siècles précédents et avec un décor souvent luxueux. Ces garnitures servent pour la parade, les cérémonies et les cadeaux, et une partie est faite pour les voyageurs et les collectionneurs européens, très demandeurs. Le décor d’or et de gravures de ce mannequin correspond à cette production ; une datation plus ancienne de certaines pièces n’est pas impossible, mais seul un examen sur place, ou la fiche du musée, pourrait l’établir.
Le musée Stibbert et sa salle islamique
Frederick Stibbert (1838-1906), collectionneur anglo-florentin, petit-fils d’un officier supérieur de l’armée du Bengale, transforme sa villa de Montughi, sur les hauteurs de Florence, en musée de ses collections. Celles-ci comptent environ 50 000 pièces, dont une très riche série d’armes et d’armures d’Europe, du Japon et du monde islamique. À sa mort, sans héritier, il lègue la villa et les collections, aujourd’hui gérées par une fondation.
Deux salles sont consacrées aux armes du Proche et du Moyen-Orient. Leur décor néo-mauresque, avec stucs ciselés, arcs polylobés et carreaux de céramique de la manufacture Cantagalli inspirés de l’Alhambra de Grenade, est celui que l’on voit sur vos photos. Comme dans la célèbre salle de la Cavalcade, Stibbert y a monté des mannequins complets, à pied et à cheval, en assemblant des pièces de sa collection. En 2014, le musée a consacré une exposition à ces armes islamiques, présentées alors pour la première fois dans leur ensemble.
Le guerrier, le cavalier enturbanné et le décor de la salle : au mur, boucliers et plaques d’armure.
Petit lexique
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Terme
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Sens
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Kulah khud
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casque persan à calotte ronde, nasal coulissant, porte-plumets et camail de mailles
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Char-aina
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« quatre miroirs » : cuirasse de quatre plaques portée sur la cotte de mailles
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Zereh
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cotte de mailles
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Sipar
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bouclier rond, en acier ou en cuir, à quatre bossettes
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Bazuband
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brassard d’acier protégeant l’avant-bras (non visible sur vos photos)
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Damasquinage
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incrustation de fils d’or ou d’argent dans l’acier ; en Inde et en Iran, souvent une technique à surface hachurée (koftgari)
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Sources
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Visit Florence, Museo Stibbert — visitflorence.com
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Lampoon Magazine, Stibbert, Florence — lampoonmagazine.com
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Giusto Manetti Battiloro, Islam : armi e armature dalla collezione Stibbert (exposition 2014) — manetti.com
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Bonhams, A set of Qajar gold damascened steel armour, Persia, 19th century, vente du 11 juin 2020, lot 98 — bonhams.com
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Photos : fournies par l’auteur, musée Stibbert, salle islamique
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