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Tableaux générés par IA sur mes indications Historique voir ICI La Zèbre Type A de 1910 la petite reine de la voiturette populaire,
Une voiture pour tous, née à Suresnes
En 1909, Jules Salomon, jeune ingénieur formé aux Établissements Rouart Frères puis chez le constructeur Georges Richard, s'associe à Jacques Bizet, fils du compositeur Georges Bizet, pour fonder une petite entreprise automobile à Suresnes. Leur ambition est simple mais audacieuse pour l'époque : proposer une automobile réellement accessible, là où la plupart des constructeurs visent une clientèle fortunée.
Faute de pouvoir accoler leurs deux patronymes au nom de la marque, les deux hommes choisissent un nom neutre et facilement mémorisable : Le Zèbre. La société adoptera d'ailleurs un slogan resté célèbre, promettant que « Le Zèbre va trois fois plus vite que le cheval et mange trois fois moins ».
Dès 1909-1910, le premier modèle, la Type A, voit le jour. C'est une voiturette légère à un seul cylindre, vendue environ 3 000 francs, soit près de 25 % moins cher que la plupart de ses concurrentes directes. Ce positionnement tarifaire agressif, combiné à une mécanique simple et robuste, séduit immédiatement un public de particuliers jusqu'alors tenus à l'écart de l'automobile.
Un exemplaire non restauré, à la patine authentique
L'exemplaire conservé au musée de l'automobile de Vendée présente sa carrosserie jaune moutarde d'origine, aujourd'hui largement écaillée jusqu'au métal et au bois de structure. Cette patine, loin d'être un défaut, témoigne du caractère authentique de la voiture : elle n'a pas connu de restauration complète qui aurait effacé les traces de plus d'un siècle d'existence. Le radiateur en laiton poli, la sellerie de cuir capitonné et les jantes à rayons en bois complètent un tableau typique des débuts de l'automobile.
Une postérité inattendue : la filiation avec Citroën
L'histoire de la marque Le Zèbre ne s'arrête pas à sa propre production. En 1917, à la suite d'un désaccord avec Jacques Bizet, Jules Salomon quitte l'entreprise pour rejoindre André Citroën, qui n'a alors pas encore fondé sa propre marque. Salomon met à profit son expérience acquise chez Le Zèbre pour concevoir les premières Citroën produites en grande série, la 10 CV Type A en 1919, puis la célèbre 5 CV en 1922 — dont la teinte jaune caractéristique lui vaudra le surnom de « Citron ».
Ainsi, cette modeste voiturette jaune exposée à Talmont-Saint-Hilaire n'est pas seulement une curiosité mécanique du début du XXe siècle : elle représente un maillon essentiel dans l'histoire de la démocratisation de l'automobile en France, entre les premières voiturettes artisanales et la production industrielle de masse qui s'imposera dans l'entre-deux-guerres.
Fiche technique
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