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La Zèbre Type A 1910 Musée de l'Automobile de Vendée Talmont-Saint-Hilaire

La Zèbre Type A 1910 Musée de l'Automobile de Vendée Talmont-Saint-Hilaire
Merci Vincent
Tableaux générés par IA sur mes indications
Historique voir ICI
History See Here
La Zèbre Type A de 1910 la petite reine de la voiturette populaire,
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La Le Zèbre Type A (1910), vue de face, exposée parmi les doyennes de la collection.
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Une voiture pour tous, née à Suresnes
En 1909, Jules Salomon, jeune ingénieur formé aux Établissements Rouart Frères puis chez le constructeur Georges Richard, s'associe à Jacques Bizet, fils du compositeur Georges Bizet, pour fonder une petite entreprise automobile à Suresnes. Leur ambition est simple mais audacieuse pour l'époque : proposer une automobile réellement accessible, là où la plupart des constructeurs visent une clientèle fortunée.
Faute de pouvoir accoler leurs deux patronymes au nom de la marque, les deux hommes choisissent un nom neutre et facilement mémorisable : Le Zèbre. La société adoptera d'ailleurs un slogan resté célèbre, promettant que « Le Zèbre va trois fois plus vite que le cheval et mange trois fois moins ».
Le Zèbre — l'histoire d'une marque au nom surprenant
Origine du nom
Fondée en 1909 par l'ingénieur Jules Salomon et Jacques Bizet (fils du compositeur Georges Bizet), l'entreprise ne pouvait pas porter le nom de l'un ou l'autre sans vexer le second. Ils ont donc repris "Le Zèbre", un surnom donné autrefois à un employé de leur ancien employeur (Georges Richard) qui courait vite et souvent.
Le produit
Le premier modèle, le Type A, était un petit cyclecar à un seul cylindre (600 cm³), vendu 2 800 à 3 000 francs — environ 1 000 francs de moins que la concurrence. Simple, léger (300 kg), robuste et économique à entretenir (8 centimes le kilomètre selon La Vie Automobile, 1911), il incarnait l'idée de la voiture populaire, accessible aux classes moyennes.
Le fameux slogan
Pour convaincre les Français d'abandonner le cheval et l'attelage, la publicité jouait sur le nom de la marque avec une formule imagée :
« Le Zèbre court trois fois plus vite et mange deux fois moins que le cheval ! »
Une affiche d'époque mettait même en scène la voiture "parlant" directement au cheval, pancarte à l'appui. L'argument : un cheval coûte cher à nourrir et à entretenir, alors qu'une petite Le Zèbre représente une alternative moderne et économique.
La suite de l'histoire
Le succès du Type A permet de lancer le Type B (4 cylindres, 6 000 francs). Pendant la Première Guerre mondiale, les Le Zèbre servent de véhicules de liaison pour l'armée. En 1917, Salomon quitte l'entreprise pour rejoindre André Citroën, avant de participer à la création d'Amilcar. Malgré plusieurs tentatives de relance, la marque Le Zèbre ferme définitivement en 1931.
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Dès 1909-1910, le premier modèle, la Type A, voit le jour. C'est une voiturette légère à un seul cylindre, vendue environ 3 000 francs, soit près de 25 % moins cher que la plupart de ses concurrentes directes. Ce positionnement tarifaire agressif, combiné à une mécanique simple et robuste, séduit immédiatement un public de particuliers jusqu'alors tenus à l'écart de l'automobile.
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| Profil arrière-gauche : carrosserie jaune moutarde d'origine, patine et jus authentiques. |
Un exemplaire non restauré, à la patine authentique
L'exemplaire conservé au musée de l'automobile de Vendée présente sa carrosserie jaune moutarde d'origine, aujourd'hui largement écaillée jusqu'au métal et au bois de structure. Cette patine, loin d'être un défaut, témoigne du caractère authentique de la voiture : elle n'a pas connu de restauration complète qui aurait effacé les traces de plus d'un siècle d'existence. Le radiateur en laiton poli, la sellerie de cuir capitonné et les jantes à rayons en bois complètent un tableau typique des débuts de l'automobile.
Une postérité inattendue : la filiation avec Citroën
L'histoire de la marque Le Zèbre ne s'arrête pas à sa propre production. En 1917, à la suite d'un désaccord avec Jacques Bizet, Jules Salomon quitte l'entreprise pour rejoindre André Citroën, qui n'a alors pas encore fondé sa propre marque. Salomon met à profit son expérience acquise chez Le Zèbre pour concevoir les premières Citroën produites en grande série, la 10 CV Type A en 1919, puis la célèbre 5 CV en 1922 — dont la teinte jaune caractéristique lui vaudra le surnom de « Citron ».
Ainsi, cette modeste voiturette jaune exposée à Talmont-Saint-Hilaire n'est pas seulement une curiosité mécanique du début du XXe siècle : elle représente un maillon essentiel dans l'histoire de la démocratisation de l'automobile en France, entre les premières voiturettes artisanales et la production industrielle de masse qui s'imposera dans l'entre-deux-guerres.
Fiche technique
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Modèle
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Le Zèbre, Type A
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Année
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1910
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Carrosserie
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Cabriolet 2 places
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Moteur
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1 cylindre
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Cylindrée
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634 cm³
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Puissance
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5 CV
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Frein
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À tambour
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Transmission
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Propulsion (roues arrière)
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