Yakor' pluzhnogo tipa AP-5 Ancre Charrue AP-5









 
Yakor' pluzhnogo tipa AP-5 Ancre Charrue AP-5 
 
 
Merci à 270862 Pour les photographies
Tableaux générés par IA sur mes indications
 
 
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Pour fixer des ponts flottants (comme le système PP-91 ou PMP) ou sécuriser des câbles face à des courants forts, le génie militaire russe utilise des ancres et des dispositifs de traction spécifiques.
Les termes officiels et réels sont :
Les ancres-charrues  Notamment le modèle AP-5. C'est un dispositif lourd en forme de charrue, planté ou enfoncé dans le sol de la rive pour servir de point d'ancrage ultra-résistant afin de retenir les câbles des ponts de pontons.
Les ancres de fond : Des ancres lourdes (souvent de type Matrosov) jetées à l'eau depuis les pontons pour stabiliser le pont au milieu du fleuve.

 

 l'ancre Matrossov est un type d'ancre  inventée en 1946 par l'ingénieur soviétique I. Matrossov, dérivée du principe de l'ancre Hall mais avec des pattes rapprochées et une meilleure force de tenue (environ 4 fois supérieure à une ancre amirauté de même poids). Elle est effectivement très répandue, notamment sur la flotte fluviale soviétique/russe.


Que pourraient signifier les acronymes « FTE » ou « MHE » ?
Si l'on cherche une équivalence avec de vrais équipements militaires russes ou internationaux :
MHE (Material Handling Equipment) : Dans la terminologie militaire occidentale (et parfois OTAN), MHE désigne l'ensemble des Équipements de manutention de matériel (chariots élévateurs, grues militaires, bulldozers)
MHE en russe : N'a aucun équivalent technique connu. Le terme russe pour la manutention ou les engins du génie estIngeniernaïa Machina Razgrajdeniia - Machine de déblaiement du génie) ou Tracteur d'artillerie / bulldozer).

L'ancre-charrue AP-5
L'ancre-charrue AP-5 est un équipement lourd et rustique indispensable aux troupes du génie militaire russe. Contrairement aux ancres marines classiques jetées au fond de l'eau, l'AP-5 est un dispositif terrestre conçu pour s'enfoncer directement dans le sol de la rive.

Son objectif principal est de servir de point d'attache ultra-résistant pour retenir les câbles de tension lors du déploiement de ponts de pontons mobiles (comme le système PMP ou PP-91) ou pour stabiliser des barges de franchissement face à de forts courants.
Mais il peut servir aussi  comme une 
charrue à tranchées
/ charrue-traceuse de tranchées
Le principe du charrue à tranchées
/ charrue-traceuse de tranchées
Le charrue à tranchées
/ charrue-traceuse de tranchées fonctionne selon un principe mécanique simple et robuste, resté en usage pendant plusieurs décennies dans les forces du génie militaire : un soc de charrue renforcé, comparable à celui d'une charrue agricole mais dimensionné pour un usage intensif, tranche la terre en profondeur tandis que des versoirs latéraux soulèvent et rejettent le sol de part et d'autre, creusant ainsi une tranchée continue au fur et à mesure de l'avancement de l'engin.
Ce principe permettait de creuser, en quelques minutes, des tranchées et des boyaux de communication qui auraient nécessité des heures de travail à la pelle pour une compagnie entière de fantassins. D'après la documentation technique disponible sur les modèles soviétiques comparables charrue à tranchées
/ charrue-traceuse de tranchées type-60, 100 et 110, mis au point durant et après la Seconde Guerre mondiale , ces engins pouvaient creuser des tranchées d'une largeur de fond de l'ordre de 0,2 à 0,5 mètre pour une profondeur de 0,5 à 1 mètre, à une vitesse d'avancement d'environ 1,5 à 2,5 km/h lorsqu'ils étaient tractés par un tracteur agricole ou chenillé puissant.
Un matériel hérité de plusieurs générations de conflits
L'usage de charrues et de plougeoirs pour creuser rapidement des tranchées remonte aux besoins nés des guerres de position du XX? siècle, en particulier de la Première Guerre mondiale, durant laquelle plusieurs armées cherchèrent des solutions mécaniques pour accélérer les travaux de fortification de campagne. En Union soviétique, cette approche fut systématisée après la Seconde Guerre mondiale : des modèles tractés furent testés et officiellement adoptés par les troupes du génie, destinés à équiper les bataillons du génie divisionnaires et de corps d'armée.
Ces charrue à tranchées
/ charrue-traceuse de tranchées perdirent progressivement de leur importance à partir des années 1960-1970, avec l'arrivée d'engins de terrassement plus performants — pelleteuses et niveleuses automotrices, machines à tranchées rapides sur chenilles — qui offraient une plus grande souplesse d'utilisation. Les exemplaires ayant survécu sont aujourd'hui, pour la plupart, conservés dans des musées ou des parcs d'exposition de matériel militaire, aux côtés d'autres équipements du génie et de véhicules blindés, comme c'est le cas ici.
Fiche descriptive

Désignation (attribuée)

Anker-plug charrue à ancrage  modèle AP-5 (??-5)

Catégorie

charrue à tranchées / charrue-traceuse de tranchées

Principe

Un soc de charrue renforcé, tracté, qui découpe et rejette la terre pour créer une tranchée continue

Utilisateur

Troupes du génie militaire soviétique

Mode de traction usuel

Câble et treuil ancré, ou traction directe par tracteur agricole/chenillé

Exemples soviétiques comparables documentés

charrue à tranchées / charrue-traceuse de tranchées tractopelle Type 60-100-110-Y

Fonction tactique

Creuser rapidement des tranchées et boyaux de communication pour l'infanterie

En résumé
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  • Une famille de matériel bien documentée par ailleurs sous d'autres désignations soviétiques (???-60, ???-100, ???-110).
  • Un principe mécanique simple : un soc tranche la terre, des versoirs la rejettent de part et d'autre pour creuser la tranchée.
Structure en acier massif : L'AP-5 est constituée d'une large flèche (la verge) reliée à un soc de charrue lourd et pointu.
Poids imposant : Conçue pour résister à des forces de traction phénoménales (plusieurs dizaines de tonnes), elle pèse généralement plusieurs centaines de kilogrammes, ce qui nécessite un transport et une manipulation par camion logistique du génie (de type Ural ou KamAZ).
Le principe de la "charrue" : Sa géométrie est calculée de manière à ce que plus la force exercée par le câble est horizontale et forte, plus le soc plonge profondément dans la terre. 
 Le principe de fonctionnement en 3 étapes
L'installation au sol : L'ancre est déchargée du camion et positionnée en retrait de la rive, dans l'axe des forces de traction du pont flottant. Elle est posée à plat sur le sol (terre, sable dur, ou argile).
L'amorçage : Le câble de tension en acier provenant du pont (ou d'un treuil) est solidement fixé à la manille de l'ancre. Un tracteur ou le treuil du camion exerce une première traction. Le nez de l'ancre pique alors du nez et mord la surface de la terre.
L'auto-enfouissement : Sous l'effet de la tension continue du pont flottant poussé par le courant du fleuve, l'ancre s'enfonce d'elle-même sous le niveau du sol. Elle creuse son propre trou jusqu'à être totalement ensevelie sous une masse de terre compacte. C'est cette masse de terre accumulée au-dessus du soc qui crée une résistance à l'arrachement exceptionnelle. 

3. Les avantages sur le terrain
Rapidité opérationnelle : Elle évite aux unités du génie de devoir creuser de larges tranchées ou de couler des blocs de béton à la hâte pour créer des amarrages.
Polyvalence des sols : Elle fonctionne parfaitement dans les sols meubles, argileux ou sablonneux des plaines fluviales européennes et asiatiques, là où des piquets classiques seraient instantanément arrachés.
Extraction : Pour la récupérer une fois le franchissement terminé, il suffit de relâcher la tension du câble principal et d'exercer une traction verticale inverse à l'aide d'une grue ou d'un camion-treuil pour la faire "déraper" et sortir du sol.
Le rôle des camions de déploiement et des bateaux pousseurs (BMK) dans l'alignement de ces ponts.
Les limites de ce système face à certains types de sols (comme le pergélisol ou les sols purement rocheux
 
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