1890 Algérie Campement Touareg Caïd Montpellier









1890 Algérie Campement Touareg   Montpellier
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Les Touaregs habitent principalement le Sahara central, à travers plusieurs pays d'Afrique du Nord, avec d'importantes concentrations en Algérie, au Mali, au Niger, en Libye et au Burkina Faso.
Régions et massifs clés
Ils fréquentent traditionnellement les zones montagneuses et pastorales où l'altitude leur apporte eau et végétation, notamment le Hoggar (Ahaggar) et le Tassili n'Ajjer dans le sud de l'Algérie (autour de Tamanrasset et Djanet), le massif de l'Aïr au Niger (région d'Agadez) et l'Adrar des Ifoghas au Mali.
 
 
Groupes septentrionaux : Fezzan (Libye), Tassili (est de l'Algérie).
Extensions méridionales : plaines de l'Azawagh (Niger-Mali), franges du Sahel pour le pâturage saisonnier.
Habitat moderne
La sédentarisation, amorcée dans les années 1970 par les sécheresses et les frontières postcoloniales, a concentré une grande partie de la population autour d'oasis urbaines comme Tamanrasset (Algérie), Gao (Mali) et Arlit (Niger), même si l'élevage nomade persiste dans les déserts du Ténéré et du Ténéré.
Les Touaregs s'organisent en nombreuses tribus (tawshum) regroupées en sept grandes confédérations (ettebel), reflétant leur héritage nomade à travers le Sahara.
Principales Confédérations
Ces alliances traditionnelles, antérieures à la colonisation, dominent les récits historiques et culturels :
Kel Ahaggar (Hoggar, sud algérien autour de Tamanrasset).
Kel Aïr (Montagnes de l'Aïr, centre du Niger près d'Agadez).
Kel Adagh (Adrar des Ifoghas, nord du Mali).
Iwellemmedden (Ouelleminden, à cheval sur le Mali et le Niger, divisé en Kel Ataram à l'ouest et Kel Dennek à l'est).
Kel Ajjer (Tassili n'Ajjer est Algérie et Fezzan Libye).
Tribus importantes
Au sein des confédérations, les groupes clés comprennent les nobles guerriers Imajeghen (par exemple, Kel Ferwan en Aïr), les Imghad vassaux (par exemple, Kel Gress), les Ineslemen maraboutiques, les forgerons artisans Inadan et les serviteurs Iklan affranchis.
Les Touaregs portent le tagelmust bleu (ou litham), un long voile teint à l'indigo qui enveloppe la tête et le visage. Ce voile leur sert à la fois de protection pratique et revêt une profonde symbolique culturelle.
Raisons pratiques
Ce tissu protège des conditions climatiques extrêmes du Sahara : soleil intense, tempêtes de sable aveuglantes (simoun), nuits froides et poussière. L'indigo, teinture naturelle, possède de légères propriétés antibactériennes, ce qui le protège des infections dans les régions reculées. Son épaisseur offre une meilleure isolation que le coton blanc en hiver, et sa couleur foncée absorbe moins la chaleur rayonnante que les teintes claires.
Signification culturelle
L'indigo bleu symbolise la noblesse (classe des Imajeghen), la richesse (la teinture étant un travail exigeant) et la maturité. Les garçons le portent à la puberté, comme un rite de passage à l'âge adulte. Il dissimule les émotions selon la coutume de l'ihabar (réserve stoïque), éloigne les mauvais esprits (djinns) et marque l'identité tribale par le biais des styles de drapage ; les variantes blanches sont utilisées pour le deuil ou le respect.
Origine des « hommes bleus »
Introduite au XIXe siècle par le commerce transsaharien à partir de l'indigo d'Afrique de l'Ouest (Indigofera tinctoria), la teinture déteint sur la peau imprégnée de sueur, ce qui a valu aux Européens le surnom d'« hommes bleus » ; les teintures synthétiques modernes imitent cet effet sans tacher.
Les campements touaregs, appelés aguelman ou campements, sont constitués de tentes groupées formant des abris nomades temporaires adaptés aux conditions extrêmes du Sahara.
Structure traditionnelle de la tente
L'élément central est l'ehan ou khaïma, une tente basse, conique ou en forme de dôme, faite de panneaux de laine de chèvre ou de dromadaire tissés par les femmes, soutenus par 4 à 11 perches en racine d'acacia (rkaïz) et des haubans (akhoualaf). Mesurant 4 x 5 m pour une famille, elle est divisée en flij : un tiers pour les femmes (servant de rangement) et un tiers pour les hommes/l'espace de réception, orienté à l'ouest pour profiter des vents dominants.
Orientation : La porte s'ouvre à l'ouest ; le campement est disposé nord-sud, la tente du chef étant au centre.
Matériaux : Tissu noirâtre (graissé pour l'imperméabiliser), transportable à dos de chameau en moins d'une heure.
Organisation du campement
Chaque nuit, une douzaine de tentes entourent les enclos à bétail (azib). La vie quotidienne se déroule dans l'espace ouvert du majlis, dédié aux rituels du thé, au commerce et à la poésie. Les femmes possèdent et démontent les tentes, symbolisant l'héritage matrilinéaire et l'hospitalité ; tout voyageur est accueilli selon le code de l'agaram.
Un caïd touareg désigne un chef tribal touareg ou un notable nommé caïd (en arabe q??id, « commandant ») sous l'administration coloniale française au Sahara.
Ce rôle associait les fonctions traditionnelles d'amghar (chef) à des responsabilités fiscales et policières.
Rôle et nomination Dès le début du XXe siècle, durant la période de pacification, les autorités françaises ont intégré d'éminents nobles imajeghens – comme le caïd Brahim ag Abakada de la confédération Kel Ajjer – en tant que caïds chargés de gouverner les douars (districts tribaux) des régions de Hoggar, d'Aïr et de Tassili. Ils percevaient les impôts, imposaient la conscription des goums méharistes, arbitraient les conflits par le biais d'assemblées de kelrelation et transmettaient les ordres lors des rébellions (par exemple, à Kaocen en 1916).
Uniforme et symboles Les caïds portaient une tenue hybride : képi européen ou chéchia coloniale ornée de l’insigne de l’ancre, sur une longue robe indigo gandoura, un voile tagelmust et une épée takouba, symbolisant une double allégeance.
Ils posaient souvent pour des photos officielles dans les studios d’Agadez ou de Tamanrasset.
Déclin post-colonial À partir des années 1950, date de l’indépendance, le titre de caïd s’estompa, les États-nations remplaçant les caïds par des cheikhs ou des préfets.
Toutefois, des figures comme les firthawa amenokal (chefs suprêmes) conservèrent une certaine influence dans les accords post-rébellion (par exemple, au Mali et au Niger dans les années 1990). ? 
 
 
 

 
 
 
 
   


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