Armée Afrique 1957 Compagnie Méhariste de Mariksene Méhariste Targui









1957 Méhariste Targui Compagnie Méhariste de Mariksene
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Merci Charles

 


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Les Compagnies Méharistes dependaient selon leur origine  soit de l armée d Afrique Soit des Troupes Coloniales
En Afrique du Nord surtout Algérie, Tunisie, Maroc les compagnies méharistes du Sahara algérien et tunisien relevaient bien de de l'Armée  d'Afrique.Car elles dépendaient en pratique du commandement des Territoires du Sud (organisme militaire chargé du Sahara algérien),et elles  faisaient partie du système militaire de l’Armée d’Afrique, au même titre que les spahis, tirailleurs, goumiers,
Alors qu'en Afrique subsaharienne (AOF, AEF) les unités méharistes créées au Sahara “noir” (Mauritanie, Niger, Tchad elles ne dépendaient pas de l’Armée d’Afrique, mais des Troupes coloniales qui relevaient du ministère des Colonies 

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Croix saharienne émaillée rouge translucide, à bordure argentée en léger relief. Au centre et masquant la partie supérieure de la croix, un méhariste émaillé blanc, képi bleu ciel, burnous bleu marine, sarouel noir ; sa monture est blanche et le tapis de selle doré à motifs émaillés rouge. Au bas de l'insigne, croissant doré.
Revers argenté et lisse, épingle classique à deux pastilles rondes à rebord, marquées Drago Paris.

 

 

Historique :
Créée le 1er janvier 1955, la Compagnie Méhariste du Sud Tunisien fut renforcée le 1er février 1956 des quatre pelotons d’annexe de Djenein, Mchiguig, Ksar Rhilane et Fort Saint. Le 17 octobre 1957, elle perçut vingt-trois véhicules et chacun des pelotons d’annexe bénéficia ainsi de quatre Dodge 6 x 6. Le 1er octobre 1958, la compagnie fut transférée en Algérie et transformée en Compagnie Méhariste des Ghourdes. Cette dernière, pour éviter de malencontreux jeux de mots, fut appelée Compagnie Méhariste de Mariksene le 1er juin 1959. Le 1er décembre 1959, cette unité eut trois pelotons méharistes au lieu de deux et les quatre pelotons d’annexe qui lui étaient encore rattachés furent dissous.


Les Méharistes Targuis de la Compagnie Méhariste de Mariksene opéraient sur la frontière libyo-algérienne (Tassili n'Ajjer, sud libyen), recrutant des Touaregs Kel Ajjer pour surveiller confins désertiques et contrer pillards italiens/rébellion touarègue dans les années 1940-1950
Localisation et mission
Basée probablement près Djanet (Fort Polignac) ou bordjs frontaliers libyens, cette compagnie couvrait Tassili n'Ajjer jusqu'au Fezzan italien (Ghat, Koufra), et couvrant aussi la Compagnie des Ajjers (créée 1924) aux opérations Leclerc ;
Un échange d'étendards avec Tinghert en 1950 confirment son existence officielle.


Rôle : patrouilles méharées transfrontalières, reconnaissance Ténéré-Djado-Tibesti, protection puits/caravanes contre Senoussistes et dissidents touaregs Ahaggar/Ajjers.
Composition targuie
Recrutement parmi Touaregs Kel Ajjer (Mariksene possible fraction locale), encadrés par officiers Affaires Indigènes ; ~150-180 hommes (68 méharis, cavaliers mixtes), autonomie 15-30 jours et leur armement etait composé d'un, fusils MAS-36 ou mousqueton Berhtiercomme sur cette photographie et d'une takouba.
Uniformes : chech bleu nuit, burnous rayé, sarouel, sandales ; tactiques nomades (embuscades dunes, poursuites relais).
La Compagnie Méhariste de Mariksene fut dissoute le 31 juillet 1962.
Organisation  
Le terme « méhariste » désigne les hommes montés sur méhari (dromadaire de selle saharien) utilisés pour les longues patrouilles, reconnaissances et « méharées ».
Une part importante de ces troupes est recrutée parmi les nomades (Touaregs, Chaâmba/Chaâmbas), dont les traditions équestres et chamelières inspirent directement l’instruction et l’emploi tactique des méharistes.
Ces hommes sont majoritairement des  Chaâmbas  ou Châambas  qui étaient les meilleurs méharistes du Sahara occidental selon Laperrine dès  1902 -1905  Ils sont engagés ou commissionnés (contrats courts, renouvelables), avec officiers et sous-officiers français des Affaires indigènes.
Organisation standard
Peloton de commandement : 1 officier supérieur (capitaine ou lieutenant), adjoints, spécialistes (mécanos, transmet, médecins).Pelotons méharistes : 2 à 3 pelotons, chacun de 2 sections ; chaque section de 8 à 12 hommes montés sur méharis (dromadaires de selle), plus cavaliers et fantassins portés selon le terrain (oued Saoura favorisant les chevaux).
Éléments supports : Armes lourdes légères (mitrailleuses, canons de 37 mm), ravitaillement en eau et fourrage ; autonomie pour 15–30 jours de méharée.
Adaptation Saoura : Équilibre méharistes/cavaliers pour les raids rapides dans l’oued et les plateaux ; ~68 méharis par compagnie en configuration initiale. Cette structure évolue vers des versions motorisées/portées après 1947, tout en conservant le qualificatif « méhariste » jusqu’aux années 1950

 

Configuration Effectif total Détail principal
Réduite 142 hommes 1 PC + 2 pelotons méharistes?
Normale 178 hommes 1 PC + 3 pelotons méharistes?
Portée (post-1947) ~195 hommes Ajout automitrailleuses (M8 Greyhound), sections fusiliers-voltigeurs, canons 75 mm?


  • Uniformes
    Méharistes Touaregs de la Compagnie Méhariste des Ajjers/Mariksene portaient des uniformes adaptés au désert transfrontalier (Tassili n'Ajjer-Fezzan), mêlant traditions nomades touarègues et réglementation française saharienne
    Uniforme indigène standard


  • Gandoura : Manteau fluide bleu pour Touaregs (vs blanc pour Arabes/Chaâmbas), en laine ou toile pour protection sable/soleil.
    Sarouel : Pantalon ample noir, rentré dans sandales ou guêtres ; pieds nus en selle pour ménager le méhari.
    Coiffure : Chech (foulard) bleu nuit ou litam (voile touareg indigo), rezza nouée ; pas de képi pour troupe indigène en campagne
    Ceintures : Deux lanières rouges (l'une à la taille, l'autre diagonale poitrine), inspirées Légion ; baudrier cuir rouge-brun en V pour 60-90 cartouches MAS-36/Lebel
    Burnous : Variante rayée ou uni bleu foncé (post-1940), doublé blanc, servant couverture/pluie ; takouba (sabre touareg) en baudrier latéral
    Tenue française (encadrement)Officiers/SO : Képi bleu clair, vareuse toile blanche/kaki, épaulettes vert-rouge, burnous bleu ; campagne = tenue troupe + insignes (croissant étoile).
    Version kaki unie post-1947, conservant traditions pour méharées frontalières Libye
    Ceintures et équipements
    Ceintures : Deux lanières rouges (l'une à la taille, l'autre diagonale poitrine), inspirées Légion ; baudrier cuir rouge-brun en V pour 60-90 cartouches MAS-36/Lebel.
    Burnous : Variante rayée ou uni bleu foncé (post-1940), doublé blanc, servant couverture/pluie ; takouba (sabre touareg) en baudrier latéral.
    Tenue française (encadrement)
    Officiers/SO : Képi bleu clair, vareuse toile blanche/kaki, épaulettes vert-rouge, burnous bleu ; campagne = tenue troupe + insignes (croissant étoile).
    Version kaki unie post-1947, conservant traditions pour méharées frontalières Libye.

  • Rôle et caractéristiques
    La mission porte sur la sécurité des axes sahariens et sécurisation de la Frontière avec la Lybie indépendante mais ayant appartenue à l Italie
    Experts en navigation Tassili (étoiles, vents), ils combattaient en relais méhari-cheval, utilisant takouba et MAS-36 ; ralliés après 1905 (Laperrine), ils incarnèrent loyauté française jusqu'à dissolution 1961-62.
    Méharistes Touaregs, recrutés parmi les Kel Ajjer et Ahaggar, surveillaient la frontière libyo-algérienne (Tassili n'Ajjer, sud de Djanet jusqu'à Ghat et Fezzan) au sein de compagnies comme celle des Ajjers ou Mariksene (variante locale), dès les années 1920-1960.?
    Surveillance et pacification
    Touaregs méharistes patrouillaient confins désertiques contre Senoussistes italiens (1911-1943), pillards et rézzous transfrontaliers, effectuant méharées de 15-30 jours vers Djado, Ténéré et puits frontaliers pour protéger caravanes et postes (Fort Polignac, Tarat).
    Guerre d'Algérie (1954-1962) 

  • Merci à Bernard


    Durant guerre d'Algérie, interactions se politisèrent
    Les méharistes traquaient trafiquants FLN libyens tout en aidant populations touarègues/touboues isolées, préfigurant divisions post-1962 ; officiers Affaires Indigènes jouaient rôle clé de "lien permanent" tribal.
    Ils
     traquent trafiquants d'armes libyens alimentant le FLN via Ghat-Oubari, opérant pelotons comme Bertin ou 2e CMT (Compagnie Méhariste du Tassili) 
    Ils font des reconnaissance  des dunes/ergs portent , secours aux nomades et tendent des embuscades contre contrebandiers et  rebelles libyens jusqu'à dissolution

   


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