1912 Goumier Marocain à Cheval Montpellier









1912 Goumier Marocain  à Cheval Montpellier

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Ce« cavalier goum » marocain 1912) fait référence à un cavalier appartenant à un goum, une unité militaire marocaine auxiliaire légère levée sous l’autorité française au moment de l’établissement du protectorat au Maroc durant les premières étapes du protectorat français et des opérations de pacification

Qu’est-ce qu’un goum
Le terme goum vient de l’arabe qawm qui signifie « tribu » ou « groupement ». Dans le contexte militaire colonial français au Maroc, un goum était une petite unité coloniale composée principalement de Marocains recrutés localement, souvent berbères des régions montagneuses et arabes.
Un goum était de taille à peu près équivalente à une compagnie et pouvait combiner infanterie et quelques cavaliers (donc on parle parfois de goum « mixte »).
Ces unités furent organisées à partir de 1908 comme auxiliaires pour la « pacification » du pays et intégrées plus officiellement dans le système militaire sous le protecteur résident général Lyautey après 1912.
Cavalier goum en 1912
Un cavalier de goum en 1912 était donc un soldat marocain à cheval attaché à un goum, employé pour patrouilles, reconnaissances, escortes, opérations légères dans le cadre de la conquête et de la pacification du Maroc par les forces françaises.
Ces cavaliers n’étaient pas une unité de cavalerie lourde régulière comme les spahis ou les chasseurs d’Afrique ; leur rôle était plutôt auxiliaire, mobile et adapté au terrain local.
Contexte historique vers 1912
En 1912, le Maroc devient un protectorat français (Traité de Fès, 30 mars 1912), ce qui entraîne une réorganisation militaire. Le général Lyautey utilise les goums marocains pour accompagner les colonnes françaises dans la « pacification » du pays.
Des unités comme les goums sont alors formées, souvent sous commandement français, mais recrutées parmi les populations locales, et comprennent des sections montées (cavalerie) et à pied.
Contexte Historique
Au début du XX siècle, le Maroc est encore un royaume indépendant, dirigé par le sultan Moulay Abd al-Hafid. Mais le pays est affaibli par  des  révoltes internes, des difficultés financières, et surtout la pression des grandes puissances européennes (France, Espagne, Allemagne).
Sous forte pression de la France, le sultan Abd al-Hafid signe le Traité de Fès en Mars 1912 ,ce qui place officiellement le Maroc sous protectorat français.Le Maroc garde un sultan, mais le vrai pouvoir passe aux autorités françaises (le Résident général).
Peu apres on assiste à un changement de sultan  car Abd al-Hafid abdique en août 1912 et son frère devient sultan : Moulay Youssef.
Moulay Youssef règne pendant toute la période du protectorat (1912-1927).
Mais on assiste à ces réactions et résistances  avec des Soulèvements à Fès en 1912, des luttes armées dans plusieurs régions ,Plus tard, la grande résistance menée par Abdelkrim El Khattabi dans le Rif (années 1920).
Les Goumiers à Cheval
En 1912, durant la phase initiale du protectorat français au Maroc, instauré par le traité de Fès (30 mars 1912), les goumiers à cheval servaient de cavalerie irrégulière montée au sein des Goums Mixtes Marocains.
Ils étaient recrutés principalement parmi les tribus chaouïas de la région de Casablanca.
Rôle et organisation
Les goumiers à cheval formaient l'élément monté (environ 50 par goum, soit 200 hommes au total), aux côtés de 150 fantassins.

Effectifs et composition

Élément Effectif Détail
Goumiers à pied 150 3 sections d'infanterie légère
Goumiers à cheval 50 1 peloton monté sur chevaux ou brêles personnelles
Éléments supports ~10-15 Groupe muletier, ravitaillement
Total ~200 Unités formant corps, autonomie administrative

Ils étaient employés pour des missions de reconnaissance rapide, la poursuite des rebelles et la sécurisation des lignes de communication lors des opérations de pacification contre la résistance zaïenne et chérifienienne.
Chaque goum était commandé par un capitaine français, secondé par deux ou trois lieutenants, et appuyé par des caïds indigènes et des sous-officiers français des Affaires Indigènes algériennes.
Role des Officiers Français
En 1912, au sein d'un goum monté, les officiers français constituaient l'unique corps de commandement professionnel, assurant le contrôle opérationnel, l'entraînement et la liaison politique avec ces unités indigènes irrégulières.
Responsabilités du commandement
Le capitaine exerçait l'autorité absolue sur le goum, recrutant personnellement les goumiers, gérant la solde et les remonte, et dirigeant toutes les missions de combat et de reconnaissance avec une pleine autonomie administrative, conformément à la doctrine de Lyautey.
Trois lieutenants (dont un interprète) géraient les sections tactiques, tandis que le médecin-aide-major supervisait la santé et la logistique lors des patrouilles prolongées.
En 1912, des sous-officiers et des médecins-aides-majors français dispensaient aux goumiers une formation médicale rudimentaire et des instructions de premiers secours.
L'accent était mis sur la survie sur le champ de bataille plutôt que sur les soins avancés, compte tenu du caractère irrégulier de ces unités indigènes.
Techniques de premiers secours de base Les sous-officiers enseignaient aux goumiers les gestes essentiels : contrôle des hémorragies par garrot ou compression, pansements avec bandages ou sparadraps, immobilisation des fractures à l'aide de fusils, de bâtons et de harnais de mules, et évacuation des blessés à cheval ou sur des civières à mules lors des patrouilles en montagne.
Entraînement à l'hygiène et à l'endurance L'accent était mis sur les techniques de survie en milieu désertique et montagneux, notamment la purification de l'eau (ébullition ou exposition au soleil), la prévention de la dysenterie et de la diarrhée par l'hygiène du camp, la reconnaissance et le traitement des coups de chaleur (ombre, hydratation), et les interventions chirurgicales mineures comme le traitement des échardes et des ampoules à l'aide de trousses personnelles contenant de l'iode et des seringues de morphine, lorsque disponibles
. Rôle du médecin-aide-major Chaque médecin affecté à un goum animait des séances de groupe sur la prise en charge des états de choc, la réanimation (précurseurs du bouche-à-bouche) et la prophylaxie du choléra et du typhus.
Les sous-officiers renforçaient ces connaissances lors des exercices quotidiens. Aucune certification officielle n'existait, mais des maouns (caporaux indigènes) expérimentés prêtaient main-forte dans les postes de secours avancés.

Entraînement et discipline
Des officiers des Affaires Indigènes (souvent des vétérans algériens) dispensaient l'instruction au maniement du fusil et de la baïonnette, à l'équitation et aux tactiques d'infanterie françaises, tout en respectant les coutumes tribales afin de favoriser la loyauté ; ils menaient par l'exemple lors des raids, incarnant l'idéal du « père de famille ».
Rôle du renseignement et de la pacification Au-delà des combats, les officiers recueillaient des renseignements auprès des tribus locales, négociaient des ralliements avec les caïds et maintenaient des liens de sécurité entre les autorités militaires et les populations, constituant ainsi le lien permanent essentiel dans les zones pacifiées et non pacifiées.
Role des Sous Officiers
En 1912, des sous-officiers français formaient des goumiers à la pratique, dispensant un entraînement intensif aux goumiers montés. Cet entraînement était axé sur les tactiques d'infanterie de base adaptées à la guerre irrégulière et au terrain local, tout en inculquant la discipline par le biais des coutumes tribales.
Instruction tactique et au maniement des armes
Les sous-officiers entraînaient les goumiers au tir au fusil (Gras/Lebel 1874), aux charges à la baïonnette et aux manœuvres de section. Ils leur apprenaient les escarmouches en ordre dispersé sur des lignes rigides, tactiques adaptées à la campagne d'escarmouches contre les rebelles. L'équitation, pour les éléments montés, mettait l'accent sur la poursuite et les manœuvres de flanc à cheval.
Techniques de campagne et endurance L'entraînement comprenait les patrouilles, l'installation de bivouacs, la conduite de mules pour le ravitaillement et la reconnaissance dans les montagnes et les plaines marocaines. L'accent était mis sur la survie en milieu naturel (cueillette, approvisionnement en eau) lors de rotations de quatre mois afin de maintenir la mobilité sans logistique lourde
Discipline et intégration culturelle Au-delà des combats, les sous-officiers inculquaient la loyauté par l'exemple, supervisant la distribution de la solde et des troupes, l'entretien du matériel et le maintien du moral des troupes par le biais de repas partagés ; ils respectaient les pratiques islamiques tout en faisant respecter la hiérarchie française, promouvant les mokkadems (sergents indigènes) parmi les combattants les plus aguerris.
Équipement et uniforme Les goumiers montés utilisaient leurs chevaux  ou mules personnels (« brêles »), armés de fusils Gras ou Lebel (modèle 1874), de baïonnettes et d'armes traditionnelles comme des javelots 

; leur uniforme comprenait une cape de laine burnous, une djellaba, un turban rezza et des sandales nahallas.

Armement et Equipement

Aspect Goum à pied Goum à cheval
Armement Fusile Gras/Lebel rifle, bayonette  Fusile Gras/Lebel rifle, bayonette+ lance
Solde 1.75 F 3.00 F?
 
 


Actions principales en 1912


Rôles tactiques : Les goums à pied assuraient la sécurité statique, la défense arrière (par exemple, à Taounza N'Ighil) et les assauts dans les défilés. Les goums à cheval se concentraient sur la reconnaissance, la protection des routes (par exemple, Casablanca-Fès) et la réponse rapide aux soulèvements comme celui de Fès en 1912.Protection de la route Casablanca-Fès après la pacification de la Chaouia (1908-1912), lutte contre les émeutes à Fès après le soulèvement du 17 avril. Extension du groupe aux goumiers n° 7 à 12 (septembre 1912) pour des offensives dans les montagnes du Moyen Atlas contre les dissidents berbères.

 

 

 

   


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