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Les chasseurs d’Afrique sont en 1860 des régiments de cavalerie légère de l’Armée d’Afrique, essentiellement engagés en Algérie et dans les expéditions extérieures (Crimée, Italie 1859, puis Syrie et Mexique au début des années 1860).
Le 1er régiment, créé par ordonnance de 1831 et organisé en 1832 à Alger, sert alors de référence Ses escadrons sont répartis entre garnisons d’Algérie pis ils servent dans les campagne d’Italie (Montebello, Solférino) puis des détachements son,t envoyés au Maroc et en 1860 dans l’expédition de Chine et ensuite au Mexique Les régiments de chasseurs d’Afrique (1er, 2e, 3e déjà existants) appartiennent à la cavalerie d’Afrique aux côtés des spahis ; ils assurent reconnaissance, poursuite, couverture et colonnes mobiles en Algérie et au Maroc. 1er Chasseurs d’Afrique: Sort d’une séquence intense (Crimée 1854 56, Italie 1859) et retourne en Algérie fin 1859, avant de fournir des détachements pour la Syrie (186061) puis le Mexique à partir de 1862. Les chasseurs d'Afrique participent activement à l'expédition du Mexique (1862-1867), fournissant des escadrons de cavalerie légère au corps expéditionnaire français de Napoléon III, pour appuyer Maximilien contre Juárez ; environ 1 200 à 1 500 cavaliers issus des 1er, 2e et 3e régiments, engagés dès 1862 à Veracruz puis Puebla et dans les campagnes intérieures. Ils se distinguent par leur mobilité en terrain accidenté, charges contre guérillas et escorte des convois, gagnant le surnom de « bouchers bleus » pour leur réputation intraitable, malgré fièvre jaune et désertions (taux 20-30% dues au climat). Engagements principaux
La Priorité est donnée à la mobilité contre guérillas et contre la fièvre jaune . On trouve un bidon d'eau en toile (2 L), couverture de laine roulée, gamelle en fer-blanc, ration sèche (biscuit de mer, viande salée en conserve rare), coutelas polyvalent (débiter gibier, bois, viande) et silex/piézo pour feu de camp.
Iln 'y a pas chasse organisée mais opportuniste (lapins, oiseaux, venaison locale) pour compléter les maigres subsistances. Équipement individuel survie Bidon et vivres : Outre sa ration (pain dur, lard salé), chaque cavalier porte un bidon d'eau et une gamelle ; chasse au collet ou coutelas pour petit gibier. Couverture et abri : Couverture militaire roulée à l'avant-selle ; tente-impériale légère (2 hommes) pour escadron en bivouac. Couteau et outils : Coutelas M1850 (lame 25 cm dentelée) pour tout (viande, bois feu, soins) ; pierre à feu, silex dans giberne. Équipement régimentaire chasse/subsistances Train escadron : Chariots à bœufs (farine, riz, sel) ; maréchaux-ferrants chassent occasionnellement pour régiment (fusil de chasse rare, collets). Chevaux : Fourrage (avoine, foin compressé) et compléments (herbes locales) ; pêche/râteliers mobiles en campagne. La survie reposait sur vitesse (raids courts) et convois protégés ; famines et scorbut déciment plus que combats, forçant chasse/pêche improvisée En 1862-1867, lors de l’expédition du Mexique, les chasseurs d’Afrique ne disposaient pas de trousses de premiers secours modernes individualisées, mais d’un matériel chirurgical rudimentaire transporté par l’état-major d’escadron et les convois régimentaires, complété par des soins d’urgence prodigués par les cavaliers formés sommairement. Chaque escadron emportait une cantine médicale de base (boîte en fer-blanc fixée au train) contenant compresses de lin, bandes de toile, fils de soie pour sutures, alcools (eau-de-vie, teinture d’iode primitive) et onguents (baume anti-infectieux à base de résine), tandis que les chirurgiens-major régimentaires géraient amputations et fièvres jaunes avec scalpels, garrots et morphine rare importée. Soins individuels sur le terrain Garrot et bandages : Courroie de cuir ou baudrier pour hémorragies (sabre, balle) ; bandes roulées en toile cirée ou morceaux d’uniforme improvisés, fixés par ficelle ou épingles. Antiseptiques : Eau-de-vie versée sur plaies (désinfection grossière), cendre de camp ou tabac mâché en cataplasme contre infections ; coutelas désinfecté au feu pour incisions. Analgésiques : Laudanum (opium dilué) ou alcool pour douleurs ; saignées avec lancette pour fièvres tropicales. Soutien régimentaire Chirurgien-major (1 par régiment) et aides-majors parcourent bivouacs avec mule chargée (20 kg matériel : sondes, pinces, scies d’amputation) ; hôpitaux de campagne (Veracruz, Puebla) reçoivent blessés par escadrons, priorisant typhus/scorbut sur blessures de guérilla. Ces pratiques, héritées d’Algérie et Crimée, sauvent 60-70% des opérés malgré absence d’asepsie listerienne (1867). Uniforme et type de régiment Type: Cavalerie légère montée, à recrutement français (contrairement aux spahis indigènes), organisée en escadrons. En 1860, les escadrons « français » des chasseurs d'Afrique sont composés exclusivement d'Européens (Français métropolitains ou naturels d'Algérie), tandis que les escadrons « indigènes » (appelés alors chasseurs algériens ou escadrons arabes) recrutent majoritairement des cavaliers nord-africains (Arabes, Kabyles, Turcs), mais ces derniers disparaissent après 1839-1841 au profit des spahis. À cette date, les chasseurs d'Afrique sont donc 100% français depuis l'ordonnance du 16 octobre 1839, qui transfère les escadrons indigènes vers le nouveau corps de spahis ; les différences persistent cependant entre chasseurs (cavalerie légère française) et spahis (cavalerie indigène).?
Évolution
1831-1839 : Chasseurs d'Afrique mixtes (1/4 à 1/3 indigènes, ex. escadron Yusuf avec 120 Turcs/Arabes). Post-1839 : Séparation nette ; chasseurs deviennent « blancs », spahis « indigènes » pour spécialisation (légère vs. irrégulière). En 1860, aucun escadron indigène dans chasseurs d'Afrique, tous détachés Syrie/Mexique en composition française pure. En 1860, un escadron de chasseurs d'Afrique (cavalerie légère de l'Armée d'Afrique) compte environ 150 à 160 hommes, organisé en 4 pelotons de combat (environ 35-40 cavaliers chacun) plus état-major d'escadron, Un régiment totalise 4 à 6 escadrons selon les missions (Afrique, expéditions).
Cet effectif inclut officiers (1 capitaine commandant, 2 lieutenants, sous-lieutenants), sous-officiers (maréchaux des logis, brigadiers) et cavaliers (environ 140), avec 144 à 160 chevau légers adaptés au service colonial. État-major et cadres
Commandement : 1 capitaine, 1 lieutenant (second), 1 sous-lieutenant (porteur d'étendard) ; 1 maréchal des logis-chef adjoint, 1 fourrier-major. Sous-officiers : 4 maréchaux des logis (chefs de peloton), brigadiers (1 par peloton), maréchaux ferrants, selliers Pelotons de combat Peloton : 35-40 hommes (1 maréchal des logis chef, 1 brigadier, 33 cavaliers) ; divisé en 2 sections de 16-18 (sous-officier chef, porte-éventail). Armement : Sabre d'abordage M1822, carabin à pied percé (Minié ou Lefaucheux pour officiers), revolver Lefaucheux 6 coups ; lance expérimentale rare Logistique et soutien Chevaux : 144-160 (1 par homme + remplaçants), fourragers et maréchaux-ferrants ; train régimentaire pour escadron (chariots munitions, vivres).?Rôle : Reconnaissance, escorte, charges rapides ; en 1860, escadrons détachés Syrie/Maroc avant Mexique 1862. L'organisation suit le règlement de cavalerie 1839-1860, avec flexibilité pour Afrique (escadrons indigènes intégrés jusqu'en 1840 . Tenue (schéma général fin Second Empire) Tunique bleu clair ou bleu céleste, parements écarlates, passepoils jaunes. Pantalon garance à bande (ou pantalon bleu clair en tenue de campagne d’Afrique). Coiffure?: casque de cavalerie « à crinière » modèle Afrique ou képi à turban/recouvrement bleu clair, avec pompon ou plumet écarlate suivant l’époque. Harnachement noir ou brun, selle de cavalerie légère. Emploi opérationnel 1830 1860: Colonnes contre Abd el?Kader, opérations dans l’Oranie (Oran, Tlemcen, Sebdou), prises de Zaatcha et Laghouat, puis campagnes extérieures (Crimée, Italie). 1860 1862: Détachements utilisés comme cavalerie de sûreté et d’escorte dans les expéditions méditerranéennes (Syrie) avant le grand engagement au Mexique, où les escadrons gagneront le surnom de « bouchers bleus ». |
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