Armée Afrique Cavalerie 1863 Regiment Chasseur Afrique Mexique Salon,
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Les chasseurs d’Afrique sont en 1860 des régiments de cavalerie légère de l’Armée d’Afrique, essentiellement engagés en Algérie et dans les expéditions extérieures (Crimée, Italie 1859, puis Syrie et Mexique au début des années 1860).
Le 1er régiment, créé par ordonnance de 1831 et organisé en 1832 à Alger, sert alors de référence Ses escadrons sont répartis entre garnisons d’Algérie pis ils servent dans les campagne d’Italie (Montebello, Solférino) puis des détachements son,t envoyés au Maroc et en 1860 dans l’expédition de Chine et ensuite au Mexique
Les régiments de chasseurs d’Afrique (1er, 2e, 3e déjà existants) appartiennent à la cavalerie d’Afrique aux côtés des spahis ; ils assurent reconnaissance, poursuite, couverture et colonnes mobiles en Algérie et au Maroc.
1er Chasseurs d’Afrique: Sort d’une séquence intense (Crimée 1854 56, Italie 1859) et retourne en Algérie fin 1859, avant de fournir des détachements pour la Syrie (186061) puis le Mexique à partir de 1862.
Les chasseurs d'Afrique participent activement à l'expédition du Mexique (1862-1867), fournissant des escadrons de cavalerie légère au corps expéditionnaire français de Napoléon III, pour appuyer Maximilien contre Juárez ; environ 1 200 à 1 500 cavaliers issus des 1er, 2e et 3e régiments, engagés dès 1862 à Veracruz puis Puebla et dans les campagnes intérieures. Ils se distinguent par leur mobilité en terrain accidenté, charges contre guérillas et escorte des convois, gagnant le surnom de « bouchers bleus » pour leur réputation intraitable, malgré fièvre jaune et désertions (taux 20-30% dues au climat).
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Engagements principaux
Puebla (1863) : Escadrons chargent les retranchements républicains après la victoire française (5 mai), sécurisant la route de Mexico.
Campagnes 1864-1866 : Reconnaissance et poursuites contre Juaristes (Tacámbaro, Oaxaca) ; 2e RCA protège convois Sierra Madre.
Querétaro (1867) : Derniers combats suivi d'une évacuation honorable .
Pertes et décorations
Environ 400 tués/blessés, 200 disparus ; croix de la Légion d'honneur collectives (3e RCA), médaille commémorative Mexique ; témoignages soulignent bravoure face à guérillas et épidémies.
ls partent au combatavec un équipement adapté à la cavalerie légère en campagne tropicale, allégeant les tenues d'Afrique pour contrer chaleur, fièvre jaune et guérillas.Les; pertes sont élevées car dues au climat plus qu'aux combats.
Ils portent une tunique bleu ciel simplifiée avec manches courtes ou chemise, pantalon garance clair ou bleu délavé contre poussière
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Le képi à turban ou casque colonial à crinière jaune, bottes souples basses.
Le harnachement reste en cuir noir huilé (selle hussarde modèle 1852, valides, sabretache), avec chevaux légers français ou espagnols sélectionnés pour endurance ; chaque cavalier porte gibecière à cartouches et bidon d'eau renforcé.
Armement principal
Sabre d'abordage M1822 : Lame droite lourde (90 cm), garde à coquille, fourreau acier ; arme de charge emblématique contre cavalerie et fantassins mexicains.
Carabine à pied percé Minié M1853 : Calibre 18 mm, canon rayé 75 cm, charge par la bouche (3-4 tirs/min) ; portée 400 m, La carabine à pied percé Minié modèle 1853 (ou carabine de cavalerie Minié) est une arme lisse puis rayée (post-1860), chambrée en calibre 17,8 mm, adoptée pour la cavalerie française dont les chasseurs d'Afrique au Mexique. Dérivée du fusil Minié d'infanterie, elle mesure 1,02-1,10 m (canon 75 cm), pèse 3,5-3,8 kg, avec platine à percussion et baïonnette-yatagan à quillon ; charge par la bouche avec balle Minié expansive (jupe papier graissé, 25-32 g plomb) pour précision à 300-400 Arme standard chasseurs d'Afrique (porte-giberne 40 cartouches), efficace contre guérillas à 200 m mais encombrante montée ; remplacée progressivement par Chassepot 1866 en fin campagne. Sa balle expansive cause blessures graves (fractures ouvertes), surnom "bouchers" renforcé par usage combiné sabrebaïonnette-yatagan.
Revolver Lefaucheux M1858 breveté : 6 coups 12 mm à broche, cylindre rotatif, holster d'arçon ; secondaire pour combat rapproché contre guérillas.
Equipements complémentaires
Lance expérimentale M1861 (rare, 2,7 m, pointe acier) pour escarmouches ; La lance expérimentale M1861 des chasseurs d'Afrique au Mexique est une arme d'essai à manche de frêne (2,7 m), pointe d'acier triangulaire polie (40 cm, avec gaine cuir), adoptée timidement en 1861 pour tests en campagne tropicale, inspirée des lances uhlan prussiennes et spahis algériens. Légère (1,8-2 kg), elle équipe certains escadrons (20-30% des cavaliers) pour charges psychologiques contre guérillas mexicaines à découvert, portée lance-à-lancer ou bout porte ; dragonne cuir et étui arçon complètent l'équipement.?
Caractéristiques techniques Manche : Frêne verni (2,3 m), diamètre 30 mm au milieu effilé 20 mm ; contrepoids laiton (200 g) pour équilibre.? Pointe : Acier trempé, triple arête (non crantée), rivetée ; gaine protectrice pour transport.?Usage : Charge montée (10-15 m/s), choc perforant ; efficace vs infanterie dispersée, inadaptée corps-à-corps boisé.? Son Emploi au Mexique (1862-67) Distribuée 1er/3e RCA dès Puebla 1863, utilisée raids (Hierba Buena 1865) pour briser lignes juaristes ; abandonnée 1866 au profit sabre/revolver (trop encombrante en guérilla) ; 200-300 exemplaires perdus/testés. Symbole d'élitisme colonial, retirée définitivement post-réforme cavalerie 1870 mousqueton cavalerie Minié en secours.
Munitions : 40 cartouches papier par gibecière ; convoi régimentaire avec caissons (obus, poudre) protégés par escadrons.
Les armes, éprouvées en Algérie/Italie, s'avèrent efficaces en reconnaissance mais limitées au regards des performances du Chassepot
Les chasseurs d'Afrique en campagne au Mexique (1862-1867) emportaient aussi un équipement minimal de survie et de chasse adapté à la cavalerie légère en terrain tropical hostile, transporté sur l'arçon de la selle hussarde ou dans la sabretache, complété par le train régimentaire pour les convois.
La Priorité est donnée à la mobilité contre guérillas et contre la fièvre jaune . On trouve un bidon d'eau en toile (2 L), couverture de laine roulée, gamelle en fer-blanc, ration sèche (biscuit de mer, viande salée en conserve rare), coutelas polyvalent (débiter gibier, bois, viande) et silex/piézo pour feu de camp.
Iln 'y a pas chasse organisée mais opportuniste (lapins, oiseaux, venaison locale) pour compléter les maigres subsistances.
Équipement individuel survie
Bidon et vivres : Outre sa ration (pain dur, lard salé), chaque cavalier porte un bidon d'eau et une gamelle ; chasse au collet ou coutelas pour petit gibier.
Couverture et abri : Couverture militaire roulée à l'avant-selle ; tente-impériale légère (2 hommes) pour escadron en bivouac.
Couteau et outils : Coutelas M1850 (lame 25 cm dentelée) pour tout (viande, bois feu, soins) ; pierre à feu, silex dans giberne.
Équipement régimentaire chasse/subsistances
Train escadron : Chariots à bœufs (farine, riz, sel) ; maréchaux-ferrants chassent occasionnellement pour régiment (fusil de chasse rare, collets).
Chevaux : Fourrage (avoine, foin compressé) et compléments (herbes locales) ; pêche/râteliers mobiles en campagne.
La survie reposait sur vitesse (raids courts) et convois protégés ; famines et scorbut déciment plus que combats, forçant chasse/pêche improvisée
En 1862-1867, lors de l’expédition du Mexique, les chasseurs d’Afrique ne disposaient pas de trousses de premiers secours modernes individualisées, mais d’un matériel chirurgical rudimentaire transporté par l’état-major d’escadron et les convois régimentaires, complété par des soins d’urgence prodigués par les cavaliers formés sommairement.
Chaque escadron emportait une cantine médicale de base (boîte en fer-blanc fixée au train) contenant compresses de lin, bandes de toile, fils de soie pour sutures, alcools (eau-de-vie, teinture d’iode primitive) et onguents (baume anti-infectieux à base de résine), tandis que les chirurgiens-major régimentaires géraient amputations et fièvres jaunes avec scalpels, garrots et morphine rare importée.
Soins individuels sur le terrain
Garrot et bandages : Courroie de cuir ou baudrier pour hémorragies (sabre, balle) ; bandes roulées en toile cirée ou morceaux d’uniforme improvisés, fixés par ficelle ou épingles.
Antiseptiques : Eau-de-vie versée sur plaies (désinfection grossière), cendre de camp ou tabac mâché en cataplasme contre infections ; coutelas désinfecté au feu pour incisions.
Analgésiques : Laudanum (opium dilué) ou alcool pour douleurs ; saignées avec lancette pour fièvres tropicales.
Soutien régimentaire
Chirurgien-major (1 par régiment) et aides-majors parcourent bivouacs avec mule chargée (20 kg matériel : sondes, pinces, scies d’amputation) ; hôpitaux de campagne (Veracruz, Puebla) reçoivent blessés par escadrons, priorisant typhus/scorbut sur blessures de guérilla. Ces pratiques, héritées d’Algérie et Crimée, sauvent 60-70% des opérés malgré absence d’asepsie listerienne (1867).
Uniforme et type de régiment
Type: Cavalerie légère montée, à recrutement français (contrairement aux spahis indigènes), organisée en escadrons.
En 1860, les escadrons « français » des chasseurs d'Afrique sont composés exclusivement d'Européens (Français métropolitains ou naturels d'Algérie), tandis que les escadrons « indigènes » (appelés alors chasseurs algériens ou escadrons arabes) recrutent majoritairement des cavaliers nord-africains (Arabes, Kabyles, Turcs), mais ces derniers disparaissent après 1839-1841 au profit des spahis. À cette date, les chasseurs d'Afrique sont donc 100% français depuis l'ordonnance du 16 octobre 1839, qui transfère les escadrons indigènes vers le nouveau corps de spahis ; les différences persistent cependant entre chasseurs (cavalerie légère française) et spahis (cavalerie indigène).?
Différences clés (chasseurs français vs. escadrons indigènes/spahis 1860)
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Aspect
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Escadron français (chasseurs d'Afrique)
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Escadron indigène (spahis post-1839)
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Recrutement
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Européens volontaires (métropole/Algérie), 150-160 hommes
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Nord-Africains (Arabes/Kabyles), engagement 5 ans, officiers français
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Commandement
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Officiers/ sous-officiers français
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Officiers français, sous-officiers mixtes/indigènes
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Uniforme
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Tunique bleu ciel, pantalon garance/bleu clair, casque crinière ou képi
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Burnous/jolbè bleu, saroual blanc, turban/keffieh, bottes souples
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Armement
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Sabre M1822, carabine Minié, revolver Lefaucheux
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Lance/javelot, sabre courbe, mousquet à silex percé
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Chevaux
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Chevaux français légers, selle hussard
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Chevaux arabes/barbes, selle arabe (chabraque)
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Rôle tactique
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Charges rapides, reconnaissance armée régulière
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Colonnes mobiles, escorte pacification, harcèlement
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Évolution
1831-1839 : Chasseurs d'Afrique mixtes (1/4 à 1/3 indigènes, ex. escadron Yusuf avec 120 Turcs/Arabes).
Post-1839 : Séparation nette ; chasseurs deviennent « blancs », spahis « indigènes » pour spécialisation (légère vs. irrégulière). En 1860, aucun escadron indigène dans chasseurs d'Afrique, tous détachés Syrie/Mexique en composition française pure.
En 1860, un escadron de chasseurs d'Afrique (cavalerie légère de l'Armée d'Afrique) compte environ 150 à 160 hommes, organisé en 4 pelotons de combat (environ 35-40 cavaliers chacun) plus état-major d'escadron,
Un régiment totalise 4 à 6 escadrons selon les missions (Afrique, expéditions).
Cet effectif inclut officiers (1 capitaine commandant, 2 lieutenants, sous-lieutenants), sous-officiers (maréchaux des logis, brigadiers) et cavaliers (environ 140), avec 144 à 160 chevau légers adaptés au service colonial.
État-major et cadres
Commandement : 1 capitaine, 1 lieutenant (second), 1 sous-lieutenant (porteur d'étendard) ; 1 maréchal des logis-chef adjoint, 1 fourrier-major.
Sous-officiers : 4 maréchaux des logis (chefs de peloton), brigadiers (1 par peloton), maréchaux ferrants, selliers
Pelotons de combat
Peloton : 35-40 hommes (1 maréchal des logis chef, 1 brigadier, 33 cavaliers) ; divisé en 2 sections de 16-18 (sous-officier chef, porte-éventail).
Armement : Sabre d'abordage M1822, carabin à pied percé (Minié ou Lefaucheux pour officiers), revolver Lefaucheux 6 coups ; lance expérimentale rare
Logistique et soutien
Chevaux : 144-160 (1 par homme + remplaçants), fourragers et maréchaux-ferrants ; train régimentaire pour escadron (chariots munitions, vivres).?Rôle : Reconnaissance, escorte, charges rapides ; en 1860, escadrons détachés Syrie/Maroc avant Mexique 1862.
L'organisation suit le règlement de cavalerie 1839-1860, avec flexibilité pour Afrique (escadrons indigènes intégrés jusqu'en 1840 .
Tenue (schéma général fin Second Empire)
Tunique bleu clair ou bleu céleste, parements écarlates, passepoils jaunes.
Pantalon garance à bande (ou pantalon bleu clair en tenue de campagne d’Afrique).
Coiffure?: casque de cavalerie « à crinière » modèle Afrique ou képi à turban/recouvrement bleu clair, avec pompon ou plumet écarlate suivant l’époque.
Harnachement noir ou brun, selle de cavalerie légère.
Emploi opérationnel
1830 1860: Colonnes contre Abd el?Kader, opérations dans l’Oranie (Oran, Tlemcen, Sebdou), prises de Zaatcha et Laghouat, puis campagnes extérieures (Crimée, Italie).
1860 1862: Détachements utilisés comme cavalerie de sûreté et d’escorte dans les expéditions méditerranéennes (Syrie) avant le grand engagement au Mexique, où les escadrons gagneront le surnom de « bouchers bleus ».