Rome Paleo-Chrétien Sarcophage Narbonne Via Narbo










 

Rome Paleo-Chrétien Sarcophage  Narbonne  Via Narbo
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La production des sarcophages romains à décor sculpté se répand largement dès le début du IIe siècle, à la suite de l'abandon progressif de l'incinération en faveur de l'inhumation (qui dans le courant du IIIe siècle s'impose dans tout l'Empire), tout en restant un moyen de l'ensevelissement réservé aux familles fortunées à cause de son coût Il sont présents dans l'armée, dans la haute administration et jusque dans l'entourage de l'empereur,
IL sont ainsi  les commanditaires de ces  sarcophages qui apparaissent dans la deuxième moitié du IIIe siècle et dont le traitement plastique suit les tendances contemporaines du décor sculpté.

Dès la deuxième moitié du IIIe siècle, la production des sarcophages est surtout concentrée à Rome, où elle restera importante jusqu'au début du Ve siècle. Cependant il existe aussi des ateliers régionaux, comme ceux de Marseille et de Carthage.
Ces ateliers fabriquent indifféremment des sarcophages chrétiens ou profannes C'est pour cette raison que le décor des sarcophages chrétiens reste conforme aux pratiques de l'époque.
Ils sont en marbre venant de Carrare ou de Grèce des îles ioniennes et d'Asie Mineure.
Le sarcophage est importé en bloc non travaillé ou travaillé tout ou partie, ou il peut être exécuté dans des ateliers près des carrières.
On trouve trois types de sarcophages profanes ou chrétiens
1) à frise, Il peut être composés de personnages juxtaposés ou comporter de petites scènes à des hauteurs différentes, s'organisera en registres horizontaux avec un clipeus au centre.
2) à colonnes Dans le courant du IVe siècle, le type à colonnes devient plus travaillé et se complexifie dans son ornement architectural jusqu’à prendre une forme qui associe la division en bandes horizontales des registres et la division verticale par éléments architecturaux,
3) à strigiles (ce dernier type, qui dérive de la cuve pour la fermentation du vin, à l'origine en forme de baignoire ornée de têtes de lion par lesquelles l'on faisait couler le vin, était décoré de scènes dionysiaques et de cannelures parallèles en forme de s).
On trouve sur les sarcophages chrétiens un clipeus, qui est le portrait du défunt ou une épigraphe, . Souvent, l'imago clipeata prend la forme d'une coquille, à l'exemple des œuvres « païennes ».
Mais ces types évolueront avec le temps. Celui à strigiles perd rapidement sa forme ovale, mais reste pour l'essentiel fidèle à la disposition originelle du décor.
L'art chrétien présente à ses débuts davantage d'unité, aussi bien dans l'art des sarcophages que dans celui des catacombes, l'iconographie étant la même dans les grandes lignes.
La manière simple et expressive des premiers sarcophages, exécutés dans le style plébéien, s'effacera au IVe siècle devant le courant qu'on a appelé le « classicisme constantinien ». Le bas-relief, se rapprochant de la ronde-bosse, retrouve alors son élégance, et le traitement poli qui accentue la sérénité des personnages qui vient remplacer le naturel des expressions du IIIe siècle. Les images chrétiennes ne sont pas liées à un prosélytisme mais plutôt à un goût pour la représentation figurée car il ne faut pas perdre de vue queles images des premiers sarcophages chrétiens et des sarcophages païens sont puisées dans le même répertoire. On peut distinguer deux approches.
Premièrement il faut représenter des images allégoriques d'idées abstraites, les artisans ont donc recours à des scènes qui servent à représenter des idées semblables dans l'art païen.
par exemple l’univers champêtre, peuvent évoquer la paix éternelle et le berger devient l'image du Bon Pasteur, le Christ conducteur d'hommes, qui va chercher la brebis égarée,
L'orante symbolisant la piété sera la personnification de la foi chrétienne ou l'évocation d'un chrétien ordinaire. Elle est souvent représentée sous les traits de la défunte pour montrer que celle-ci avait été une bonne chrétienne (le geste de prière debout paumes de main tournées vers le ciel est repris par les chrétiens).
Ces représentations sont considérées comme étant chrétiennes quand elles se trouvent associées à des scènes bibliques.
La deuxième approche consiste à reprendre des modèles fde l'art profane pour présenter une nouvelle version Avec par exemple l’image de Jonas un des thèmes les plus anciens et les plus fréquents, souvent sur les sarcophages.
Les premières illustrations des scènes bibliques elles n’apparaissent que dans la deuxième moitié du IIIe siècle. Le choix des scènes vient probablement des prières pour les mourants (et des liturgies funéraires) qui se référaient aux exemples de salut accordé par Dieu dans l'Ancien et le Nouveau Testament.
Les fidèles souhaitent que leurs demandes d'intervention divine, exprimées dans les prières, soient en quelque sorte prolongées sur les parois de leurs tombes. Cela explique pourquoi les sarcophages richement décorés étaient souvent enterrés, les scènes représentées étaient adressées à Dieu et non à la contemplation des fidèles.
On assiste à l ‘apparition de sujets issus de l ancien Testament et ensuite du Nouveau Testament, qui se multiplient dès le début du IVe siècle avec les miracles du Christ
Dans le courant du IVe siècle, le répertoire s'élargit : les scènes des vies de Pierre et de Paul, la vie du Christ parmi les apôtres, .
Ces différentes scènes et personnages sont répartis sur les parois sans chronologie ou lien direct, c'est l'ordre de l'ensemble qui semble diriger le plus cet agencement

 

 

 

   


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