Slovaquie 1939 1945 Camouflage Blindés et Softkins

Article écrit par : Claude Balmefrezol

Mis en ligne le 15/05/2026 à 09:06:03



Slovaquie Camouflage Camouflage Blindés et Softkins
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Née le 28 octobre 1918 sur les décombres de l'Empire austro-hongrois, la République tchécoslovaque hérite d'un patrimoine industriel exceptionnel, notamment les usines Škoda de Plzeň et les ateliers ČKD (Českomoravská Kolben Daněk) de Prague. Ces deux géants de la mécanique lourde vont fonder une industrie blindée parmi les plus avancées d'Europe centrale durant les années 1920 et 1930.
L'armée de la République la Čs. armáda  est organisée sur le modèle français, avec lequel elle entretient d'étroites relations techniques et doctrinales (mission Pellé, traité d'alliance de 1924). Les questions de camouflage et de peinture des véhicules suivent donc de près les normes françaises, adaptées aux conditions locales de la Bohème, de la Moravie et des Carpates.
À partir de 1933, la montée des périls — réarmement allemand, annexion de l'Autriche en mars 1938  oblige Prague à accélérer son programme de fortifications (la ligne Beneš) et la motorisation de ses forces. C'est dans ce contexte d'urgence que les livrées de camouflage évoluent vers des schémas bicolores et tricolores plus élaborés, notamment pour les blindés de la génération 1935–1938.La crise des Sudètes (septembre 1938) et la capitulation de Munich signent la fin de l'indépendance tchécoslovaque. Le 15 mars 1939, la Wehrmacht entre à Prague et saisit un matériel intact considérable, qui sera repeint aux couleurs allemandes.
 La naissance de la Tchécoslovaquie
La Tchécoslovaquie naquit le 28 octobre 1918 des cendres de l'Empire austro-hongrois, dissous par la défaite de la Première Guerre mondiale. C’était un État entièrement nouveau car jamais auparavant les Tchèques et les Slovaques n'avaient forme ensemble une entité politique indépendante. Sa création fut l’œuvre d'une poignée de visionnaires, au premier rang desquels le philosophe et politicien Tomas Garrigue Masaryk, qui devint le premier président de la nouvelle république.
La Tchécoslovaquie héritait des régions les plus industrialisées de l'ancien Empire. La Bohême et la Moravie abritaient environ 70% de l'industrie de l'ancien Empire austro-hongrois avec les aciéries de Vitkovice, les usines Skoda de Pilsen, les fabriques textiles de Bohême du Nord. C’était une richesse exceptionnelle pour un État nouvellement crée, qui en faisait d’emblée l'une des nations les plus industrialisées d'Europe centrale.
Mais la Tchécoslovaquie était aussi un Etan multinational d'une complexité remarquable. Sa population comprenait :
In mémoriam Alain Houot

Environ 6,8 millions de Tchèques la majorité
Environ 2 millions de Slovaques
Environ 3,1 millions d'Allemands des Sudètes — une minorité considérable, concentrée dans les régions frontalières
Environ 750 000 Hongrois — surtout en Slovaquie méridionale
Environ 500 000 Ruthènes — en Ruthénie subcarpatique
Des minorités polonaise, juive et tzigane
C 'est cette diversité ethnique allait constituer la principale vulnérabilité de l’État tchécoslovaque  et la principale cible des ambitions d'Hitler vingt ans plus tard.
Mais dès sa création, la Tchécoslovaquie s'inscrivit dans le système de sécurité collective élaboré par la France après la Grande Guerre. Le traite d'alliance et d’amitié franco-tchécoslovaque du 25 janvier 1924 constitua la pierre angulaire de la sécurité tchécoslovaque
par ce traité Paris s'engageait a soutenir Prague en cas d'agression.
En 1921, la Tchécoslovaquie, la Roumanie et la Yougoslavie signèrent une série d'accords bilatéraux menant a la Petite Entente une alliance régionale destine a contenir les ambitions revanchardes de la Hongrie et a stabiliser l'Europe centrale. Cette alliance, soutenue par la France, fut pendant une décennie l’épine dorsale du système de sécurité centre-europeen.
En 1935, dans le contexte de la montée en puissance du nazisme, la Tchécoslovaquie signa également un pacte d'assistance mutuelle avec l'Union soviétique  mais ce pacte était conditionne a l'activation préalable de l'alliance franco-tchecoslovaque, ce qui allait se révéler une faiblesse fatale en 1938.
La Construction de l’Armée Tchécoslovaque 1918-1938
L’armée tchécoslovaque naquit de deux héritages distincts qui coexistèrent avec quelques frictions pendant les premières années :
D'un cote, les
Légions tchécoslovaques  ces unités formées pendant la Grande Guerre par des prisonniers ou des déserteurs tchèques et slovaques de l’Armée austro-hongroise, qui s’étaient battus aux cotes des Allies en France, en Italie et surtout en Russie.
Ces légionnaires le nom qu'ils portaient avec fierté représentaient l’élite militaire du nouvel Etan, forges au combat, expérimentés, porteurs d'une conscience nationale aiguë. Ils fournirent les cadres essentiels de la nouvelle armée.
De l'autre cote, les anciens officiers et sous-officiers de l’armée austro-hongroise de nationalité tchèque ou slovaque. Ces hommes avaient l’expérience institutionnelle, la formation technique, la connaissance des règles militaires mais ils étaient suspects aux yeux des légionnaires qui avaient combattu contre l'Empire qu'ils avaient servi.
La réconciliation de ces deux héritages et la construction d'une armée nationale cohérente fut l’œuvre des années 1920  sous l'influence déterminante d'une mission militaire française qui conseilla l’état-major tchécoslovaque pendant toute cette période.
La France joua un rôle fondamental dans la construction de l’armée tchécoslovaque. Une mission militaire française fut installez a Prague des 1919 et y demeura actifs jusqu'aux années 1930. Cette mission conseilla l'organisation de l’armée, la doctrine d'emploi des unités, la formation des officiers et la conception des équipements.
Mais la relation franco-tchecoslovaque dans le domaine militaire était complexe. Paris conseillait, formait, influençait  mais ne fournissait pas d’Équipements. En effet l'industrie d'armement tchécoslovaque avec  Skoda a Pilsen, CKD a Prague, et ZB a Brno produisait elle-même ses propres armes, souvent inspirées des concepts français mais indépendantes dans leur conception. Cette autonomie industrielle allait se révéler une force considérable.
L'organisation de l’armée en 1938
Au moment de la crise des Sudètes en septembre 1938, l’armée tchécoslovaque avait atteint un niveau de développement remarquable. C’était, selon certaines estimations, la sixième armée d'Europe et la huitième du monde.
Les effectifs mobilises en septembre 1938 comprenaient :
970 000 hommes sous les drapeaux, dont 720 000 Slaves, prés de 200 000 Allemands et 62 000 Hongrois
42 divisions au total, dont 33 positionnées sur la frontière tchéco-allemande
2 250 pièces d'artillerie
418 chars et blindes
600 avions
L'organisation en temps de guerre prévoyait :
22 divisions d'infanterie dont une motorisée
12 divisions de troupes de couverture
4 divisions rapides  chacune dotée d'une brigade blindée, d'une brigade de cavalerie et d'artillerie motorisée
3 formations spéciales
Entre 1936 et 1938, Prague investit 24 milliards de couronnes pour sa défense  soit la moitie du budget national  plus 2,6 milliards pour les fortifications. Cet effort financier exceptionnel faisait de la Tchécoslovaquie l'un des pays qui investissait le plus dans sa défense en proportion de son économie.
Les fortifications avec la petite ligne Maginot
A partir de 1935, la Tchécoslovaquie entreprit la construction d'un système de fortifications défensives le long de sa frontière avec l'Allemagne, dans les Monts Métalliferes et les Sudètes. Ce système, inspire de la ligne Maginot mais entièrement conçu et fabriqué par les Tchécoslovaques, était parfois appelle la 'petite ligne Maginot'.
La France conseilla mais ne fournit aucun plan ni équipement  les Tchécoslovaques purent ainsi tirer les leçons des limitations de la ligne Maginot et concevoir des ouvrages plus modernes. Les caractéristiques principales étaient :
Ouvrages d'infanterie avec affûts doubles de mitrailleuses et canons de 47 mm
Blockhaus et casemates de béton arme en grand nombre
Réseau de galeries souterraines reliant les ouvrages
Système de ventilation et de filtration contre les attaques chimiques
Au moment des accords de Munich, en septembre 1938, seulement 20% des ouvrages et des casemates étaient réalisés, mais 70% des fortifications légères étaient en place. Les travaux avançaient rapidement et auraient été achevés en 1940-1941.
La capitulation imposée par Munich fut une catastrophe pour ces fortifications. Les Allemands récupèrent 227 casemates (sur les 539 projetées), deux observatoires et plus de 10 000 blocs légers. En mars 1939, après l'occupation de la Bohême-Moravie, ils récupérèrent le reste qu'ils utilisèrent pour tester des tactiques anti-fortification qu'ils emploieront ensuite contre la ligne Maginot et les fortifications belges en 1940.
 Munich 1938  et la crise des Sudètes
Depuis 1933, Adolf Hitler s'employait méthodiquement a déstabiliser la Tchécoslovaquie en soutenant les revendications du Parti des Allemands des Sudètes (SdP) du démagogue Konrad Henlein. Ces Allemands des Sudètes — environ 3 millions de personnes habitant les régions frontalières de la Bohême et de la Moravie  réclamaient d'abord l'autonomie, puis le rattachement au Reich.
L'été 1938 vit la crise monter jusqu’à son paroxysme. Le 13 septembre, les réservistes tchécoslovaques furent convoqués. Le 23 septembre, la mobilisation générale fut décrétée. En quelques jours, 970 000 hommes rejoignirent leurs unités — une performance organisationnelle remarquable qui témoignait de la qualité de la planification militaire tchécoslovaque.
L’armée était prête. Les soldats étaient enthousiastes  la décision de défendre le pays était massivement approuvée parmi les conscrits tchèques et moraves. Même certains réservistes allemands de Tchécoslovaquie se représentent, ignorant les appels a la desertion du parti nazi.
Les accords de Munich 
Le 29 septembre 1938, Hitler, Mussolini, Chamberlain et Daladier signèrent a Munich les accords sur l'annexion des territoires frontaliers tchécoslovaques par l'Allemagne. La Tchécoslovaquie ne fut pas invitée à la conférence qui décidait de son sort. Le lendemain, le gouvernement tchecoslovaque accepta le diktat. L'ordre de démobilisation arriva le 6 octobre.
Ce fut une catastrophe militaire et morale d'une ampleur difficile a mesurer. Une armée de 970 000 hommes, bien équipe, sur des positions préparées, avec des fortifications remarquables, avait été dissoute sans combattre — par décision politique, sous la pression des allies qui avaient abandonne leur allie.
Les conséquences militaires furent dévastatrices. Les Allemands récupérèrent les fortifications tchécoslovaques — qu'ils utilisèrent comme terrain d’entraînement pour apprendre a les réduire, préparant ainsi leurs futures attaques contre la ligne Maginot et les fortifications belges.
Mars 1939  la fin de la Tchécoslovaquie

Le 15 mars 1939, les troupes allemandes pénètrent en Bohême et en Moravie. La Tchécoslovaquie cessait d'exister. Le Protectorat de Bohême-Moravie fut crée sous autorité allemande directe. La Slovaquie proclama son indépendance sous Jozef Tiso.
L'arsenal de l’armée tchécoslovaque tomba entièrement aux mains des Allemands.
 

 
La naissance d'un État satellite
L'histoire des forces armées slovaques de la Seconde Guerre mondiale ne peut se comprendre sans connaître les circonstances particulières dans lesquelles l’État slovaque fut crée.
Ce n'est pas d'une indépendance librement choisie qu'il s'agit, mais d'une indépendance imposée par la menace nazie dans le contexte de la destruction programmée de la Tchécoslovaquie.
Âpres l'Accord de Munich de septembre 1938 qui amputait la Tchécoslovaquie de ses régions frontalières germaniques et la première sentence arbitrale de Vienne de novembre 1938 qui cédait a la Hongrie une grande partie de la Slovaquie méridionale et des Carpates , ce qui restait de la Tchécoslovaquie était déjà condamné
Le 14 mars 1939, Hitler convoqua les dirigeants du Parti populaire slovaque a Berlin et leur posa un ultimatum brutal :
Déclarer immédiatement l’indépendance, ou voir la Slovaquie partagée entre la Hongrie et la Pologne.
Le lendemain, le 15 mars 1939, l'Etat slovaque indépendant etait proclame a Bratislava sous la présidence du prêtre catholique Jozef Tiso.
Ce nouvel État était, selon la formule la plus exacte, un satellite totalitaire du Troisième Reich.
Il s'appuyait sur une idéologie catholique ultraconservatrice et antisémite, modelée sur le fascisme tout en prétendant s'en distinguer.
La Garde de Hlinka qui est la milice paramilitaire du Parti populaire jouait un role analogue a celui des SA en Allemagne.

La toute première épreuve militaire de l’État slovaque naissant survint des le 23 mars 1939, soit huit jours âpres sa proclamation. Les Hongrois qui convoitaient les territoires de la Ruthénie des Carpates que la Tchécoslovaquie leur avait dispute attaquèrent la nouvelle république. En quelques jours, la Slovaquie fut contrainte de ceder encore 2 000 km2 de territoire supplementaire avec 75 000 habitants.
Cette 'petite guerre' (Mala vojna en slovaque) vit les premiers combats des chars LT vz.35 slovaques contre les forces hongroises. Une compagnie de neuf LT vz.35 se battit dans la région de Michalovce avant d’être contrainte de se replier. Ce premier engagement montra à la fois les possibilités et les limites des blindes slovaques hérites de l’armée tchécoslovaque.
La campagne de Pologne
La Slovaquie fut le premier allie de l'Allemagne a participer activement a la campagne de Pologne en septembre 1939. C’était aussi une opportunité pour Bratislava de récupérer des territoires que la Pologne avait annexes a la Tchécoslovaquie lors de l'occupation des Sudètes.
L'armee slovaque engagea l’Armée Bernoláak — du nom du linguiste slovaque Anton Bernolak — forte de 50 000 hommes, organisée en deux groupements principaux :
Premier groupement : six bataillons d'infanterie, un bataillon d'artillerie et une compagnie du genie, commandes par le colonel Antonin Pulanich
Second groupement : une formation mobile composée de deux bataillons mixtes de cavaliers et de motocyclistes de reconnaissance, et de neuf batteries motorisées d'artillerie, commande par le colonel Gustav Malar
Ces deux groupements, encadres dans la 1re et la 3e division d'infanterie slovaque, combattirent dans le sud de la Pologne. Malgré leur création ressente, les unîtes slovaques se comportèrent honorablement et réoccupent plusieurs territoires contestes.
La campagne de Russie 1941 1944
Le 22 juin 1941, l’Opération Barbarossa débuta. Des le premier jour, le ministre de l'Interieur slovaque Alexandre Mach annonça a la radio que la Slovaquie rejoignait l'Allemagne dans cette guerre contre le bolchevisme. C’était une décision du gouvernement Tiso-Tuka, sans consultation populaire.
L'engagement initial comprenait une brigade légère de 3 500 hommes, partiellement motorisée, incluant un bataillon de chars légers tchèques. Cette brigade fut rapidement renforcée pour constituer le corps d’armée slovaque, fort de deux divisions et de troupes de corps d’armée, soit au total 40 393 hommes et 1 346 officiers en juillet 1941.
En août 1941, il fut décidé de réorganiser profondément la contribution slovaque. Les deux divisions d'infanterie furent renvoyées en Slovaquie et remplacées par deux formations plus spécialisées :

La Division Mobile (Rýchla Divízia) — 10 000 hommes, unité d’élite motorisée destinée aux opérations de combat de première ligne
La Division de Sécurité (Zaisťovacia Divízia) — 6 000 hommes, destinée aux opérations de maintien de l'ordre, de lutte anti-partisans et de sécurité des arrières
La Division Mobile se distingua particulièrement sur le front de l'Est. Elle combattit a Lemberg, a Kiev, et sur le Mious pendant l'hiver 1941-42. Un officier allemand nota que les soldats slovaques etaient 'de braves soldats avec une très bonne discipline'. La division fut officiellement louée par les commandants allemands et utilisée en rôle de première ligne.
Le Soulèvement National Slovaque 1944
L'evenement le plus dramatique de l'histoire militaire slovaque de la Seconde Guerre mondiale fut le Soulèvement National Slovaque (Slovenské národné povstanie - SNP), déclenché le 29 août 1944.
Alors que l’Armée rouge approchait des frontières slovaques et que la défaite allemande paraissait inévitable, des officiers de l’armée slovaque en contact avec le gouvernement tchécoslovaque en exil a Londres et avec Moscou organiseront un soulèvement arme contre l'occupation allemande et contre le gouvernement Tiso.
Au début du soulèvement, l’armée insurrectionnelle disposait de :
16 bataillons d'infanterie et 8 compagnies indépendantes
Environ 18 000 soldats initialement puis 47 000 après la mobilisation du 5 septembre 1944, et jusqu'a 60 000 combattants au total
46 000 fusils, 4 000 fusils-mitrailleurs, 2 700 mitraillettes
200 canons et mortiers
24 chars (Pz35(t), Pz38(t) et Panzer II)
4 chasseurs de chars (Marder II)
3 trains blindes improvises
34 avions
Banská Bystrica, en Slovaquie centrale, devint le centre de l'insurrection. Les Allemands réagirent avec brutalité et efficacité. Les unites de la Wehrmacht et des Waffen-SS écrasèrent le soulèvement dans la nuit du 27 au 28 octobre 1944. Une partie des combattants rejoignit les maquis et continua la lutte en guérilla jusqu’à la libération au printemps 1945.
Les dernières localités slovaques furent libérées le 2 mai 1945 par les forces soviétiques et roumaines.
Les Blindes Slovaques
Quand la Slovaquie proclama son independance le 15 mars 1939, elle hérita des équipements militaires des unités tchécoslovaques stationnées sur son territoire — principalement ceux de la 3e Division Rapide tchécoslovaque (3e Rychlá Divízia) qui n'avait pas ete entièrement transférée vers la Bohême-Moravie avant l'occupation allemande.
Cet héritage était a la fois une chance car il donnait a la jeune armée slovaque des blindes modernes qu'elle n'aurait jamais pu acquérir seule mais aussi un problème car les techniciens et officiers slovaques formes pour opérer ces véhicules n’étaient qu'une infime minorité du personnel tchécoslovaque. La quasi-totalité des spécialistes blinde et techniciens étaient tchèques, et ils étaient rentres en Bohême.
Les chars
Le Tancík vz.33
La Slovaquie récupéra 30 Tancík vz.33 lors de son indépendance — des chenillettes légères de conception tchécoslovaque, armées d'une seule mitrailleuse. Ces véhicules étaient déjà obsolètes en 1939 et ne pouvaient s'opposer a aucun char adverse. Ils furent utilises principalement pour la formation des équipages et les missions de liaison.
Blindage : 6 a 12 mm
Armement : 1 mitrailleuse ZB vz.26 de 7,92 mm
Vitesse : 35 km/h sur route
Equipage : 2 hommes
Premier char léger de série produit par CKD, le LT vz.34 (P-II dans la nomenclature CKD) représentait une amélioration significative sur les précédents véhicules. Le LT vz. 34 était un Char léger de transition et il entre en service en 1934 avec une livrée monochrome kaki. Quelques exemplaires sont ultérieurement avec une nouveau camouflage bicolore lors de visites d'atelier. Sa silhouette relativement angulaire le rend difficile à dissimuler, problème partiellement résolu par les couvertures de végétaux lors des manœuvres
Armé d'un canon de 37 mm et de deux mitrailleuses, il avait une vitesse de 35 km/h sur route. Environ 50 exemplaires furent produits entre 1935 et 1936, mais sa protection de 15 mm était insuffisante des 1936 et une décision fut prise de le remplacer rapidement.
27 LT vz.34 furent recueillis par la Slovaquie. Ces chars légers, déjà considères comme obsolètes en 1939, formèrent initialement une compagnie au sein du Bataillon Blinde 'Martin' constitue en 1939. Des que les Slovaques commencèrent a recevoir des maternel plus moderne de l'Allemagne en 1941, les LT vz.34 furent relégués aux missions d'instruction.
Blindage : 15 mm
Armement : canon Skoda A3 de 37 mm + 2 mitrailleuses de 7,92 mm
Vitesse : 35 km/h sur route
Equipage : 3 hommes
Lors du SNP de 1944 : 10 furent abandonnés et capturés par les Allemands, les autres furent enterres en position défensive aux approches de Zvolen
Le LT vz.35
Le LT vz.35 (S-IIa dans la nomenclature Skoda) fut le char le plus important de l’armée tchécoslovaque au moment de la crise des Sudètes. 424 exemplaires entre 1936 et 1939 (dont 126 exportés en Roumanie sous la désignation R-2)  Était pour son époque un excellent char léger  bien armé,et  correctement blindé, relativement mobile.. Il est équipé d'un canon anti-char de 37 mm vz. 34 et de deux mitrailleuses vz. 35.Sa livrée évolue notablement entre 1936 et 1938 : monochrome kaki à la sortie d'usine, puis bicolore avec des taches brunes appliquées à l'aérographe ou au pinceau, selon un tracé amiboïde. Les numéros tactiques sont généralement peints en blanc sur fond noir au niveau de la tourelle, et parfois sur la caisse latérale.
Le LT vz. 35 servira avec la Wehrmacht  Après la saisie de mars 1939, les LT vz. 35 sont rebaptisés Panzer 35(t) par la Wehrmacht. Ils sont rapidement repeints en gris Panzergrau (RAL 7021), bien que certains exemples photographiés en Pologne en septembre 1939 semblent encore porter des traces de leur livrée d'origine. La Roumanie utilise ses R-2 jusqu'en 1943 sur le front de l'Est, parfois avec un camouflage sable-brun adapté au terrain russe.
Le LT vz.35 (Panzerkampfwagen 35(t) dans la nomenclature allemande) fut le char le plus important de l’armée slovaque. 52 exemplaires furent récupés lors de l’indépendance .Ils sont les survivants de la 3e Division Rapide tchécoslovaque bien que 9 d'entre eux se trouvaient a Pilsen pour réparations au moment de l’indépendamment où furent confisques par les Allemands.
Le bataillon blinde fut reforme sous le commandement du capitaine-major Cani, qui proposa en avril 1939 une organisation en deux compagnies de chars LT vz.35. En juillet 1939, le bataillon, renomme 'Martin' du nom de sa garnison, tait opérationnel.
Blindage : 25 mm (face avant)
Armement : canon Skoda A3 de 37 mm + 2 mitrailleuses ZB vz.37 de 7,92 mm
Moteur : Skoda T-11/0 de 120 ch
Vitesse : 35 km/h sur route
Équipage : 4 hommes
Autonomie : environ 190 km sur route
Defaut majeur : système de direction pneumatique peu fiable par temps froid
Le LT vz.35 servit sur le front de l'Est au sein de la Division Mobile lors des campagnes de 1941-42. Il fut progressivement retire du service de première ligne a mesure que l'Allemagne fournissait des matériel plus récents.
 Ses caractéristiques :
Poids : 10,5 tonnes
Blindage : 25 mm (face avant)
Armement : canon Skoda A3 de 37 mm + 2 mitrailleuses ZB vz.37 de 7,92 mm
Moteur : Skoda T-11/0 de 120 ch
Vitesse : 35 km/h sur route
Équipage : 4 hommes
Défaut majeur : système de direction pneumatique peu fiable par temps froid
Les Allemands saisirent 219 LT vz.35 en mars 1939 et les rebaptisèrent Panzerkampfwagen 35(t). Ces chars jouèrent un rôle important dans les campagnes de Pologne (1939) et de France (1940) avant d'être progressivement retires du service de première ligne.
Le LT vz.38 (désignation slovaque : LT-38)

L'Allemagne commença a livrer des LT vz.38 a la Slovaquie a partir de 1941 pour renforcer et moderniser ses blindes. Dans la nomenclature slovaque, ces véhicules étaient désignés LT-38 — le suffixe (t) étant réservé a l'usage allemand.
Blindage : 25 mm (face avant) améliore sur les versions tardives
Armement : canon Skoda A7 de 37 mm + 2 mitrailleuses ZB vz.37 de 7,92 mm
Moteur : Praga EPA de 125 ch
Vitesse : 42 km/h sur route
Equipage : 4 hommes
Avantage par rapport au LT vz.35 : suspension simplifiee, beaucoup plus fiable par temps froid
Le LT vz.40 (LTL) — commande lituanienne récupérée
21 exemplaires d'un char léger originalement commandés par la Lituanie sous la désignation LTL et jamais livre en raison de l'occupation soviétique de ce pays, furent transfères a la Slovaquie.
Ces véhicules, désignés LT vz.40 dans le service slovaque, équipent notamment la Division de Secouriste en Ukraine pendant l'hiver 1942-43.
Blindage : 15 mm
Armement : canon de 20 mm + mitrailleuse
Équipage : 3 hommes
Les chars allemands
Panzer II, Panzer III, Marder III
A mesure que la guerre progressait et que les besoins slovaques augmentaient, l'Allemagne fournit des véhicules supplementaires, généralement des matériel déjà obsolètes dans les unités de la Wehrmacht mais encore utilisables par les allies :
Panzer II : quelques exemplaires utilises pour la formation et la reconnaissance
Panzer III : quelques dizaines recus a partir de 1943-1944, blindes les plus modernes de l'armee slovaque jusqu'en 1944
Marder III : chasseur de chars sur chassis 38(t), dont 4 furent utilises lors du SNP
Tableau récapitulatif des blindes slovaques

 
Type
Nombre
Période
Canon
Blindage
Remarques
Tancík vz.33
30
1939-1944
Mitrailleuse
6-12 mm
Formation et liaison uniquement
LT vz.34
27
1939-1944
37 mm
15 mm
Relégué à l'instruction dès 1941
LT vz.35
52
1939-1944
37 mm
25 mm
Char principal Division Mobile - Front Est
LT-38 (vz.38)
Livraisons all.
1941-1945
37 mm
25 mm
Fourni par l'Allemagne à partir de 1941
LT vz.40 (LTL)
21
1941-1943
20 mm
15 mm
Ex-commande lituanienne - Division Securite
Panzer II
Quelques ex.
1941-1944
20 mm
14-35 mm
Formation et reconnaissance
Panzer III
Qqes dizaines
1943-1944
50 mm
30-57 mm
Plus modernes des blindés slovaques en 1944
Marder III
4 (SNP)
1944
75 mm PaK
Open top
Utilises lors du SNP uniquement

 
Les Formations Blindes et Motorisées
Le Bataillon Blinde 'Martin' 1939
La première unité blindée slovaque fut le Bataillon Blinde 'Martin', ainsi nomme du nom de sa garnison — la ville de Martin en Slovaquie centrale, qui etait le principal centre technique et d'instruction de l’Armée tchécoslovaque pour les blindes.
Le bataillon fut organise en avril 1939 sous le commandement du capitaine-major Cani. Sa constitution fut laborieuse car la plupart des spécialistes blindes étant tchèques, le bataillon souffrit d'un manque chronique de personnel qualifie. Cani se plaignit amèrement que seulement 28% du personnel fourni par les régiments d'infanterie avait une expérience mécanique quelconque.
Organisation initiale :
Deux compagnies de chars LT vz.35
Une compagnie de chars LT vz.34 (instruction)
Compagnie de soutien et maintenance
Le Régiment Blinde 1940-1941
Le Bataillon Blinde 'Martin' fut progressivement élevé au rang de Régiment Blinde a partir de 1940, au fur et a mesure que les livraisons de matériel et le recrutement de personnel qualifie permettaient d’étoffer les effectifs. Ce régiment resta base a Martin et constituait la réserve blindée stratégique de l’armée slovaque.
La Division Mobile (Rýchla Divízia)
La Division Mobile fut la formation la plus importante et la plus réputée de l’armée slovaque. Créée en aout 1941 pour remplacer les deux divisions d'infanterie initialement engagées en URSS, elle regroupait les éléments les plus motorises et les mieux équipés.
Composition en juillet 1941 (lors de l'engagement initial) :
2 011 véhicules a moteur de toutes catégories
695 camions
Un bataillon de chars legers (LT vz.35 et LT-38)
Un bataillon de cavalerie motorisée
Artillerie motorisée
Détachement arien : deux escadrilles de chasse (Avia B-534) et un groupe de reconnaissance (Letov S-328)La Division Mobile combattit sur le front de l'Est au sein de la 17e Armée allemande. Elle participa aux combats de Lemberg, de Kiev, et de la ligne du Mious pendant l'hiver 1941-42. Les Allemands la considéraient comme une unité fiable et l’employèrent en rôle de première ligne — fait rarissime pour une unité alliée non allemande.
Le général de division Agust Malar, commandant de la Division Mobile de décembre 1941 a juillet 1942, fut l'un des deux seuls officiers slovaques a recevoir la Croix de Chevalier allemande.
La Division de Sécurité (Zaisťovacia Divízia)
La Division de Sécurité fut créée simultanément à la Division Mobile en août 1941. Elle était destinée aux opérations de maintien de l'ordre, de lutte anti-partisans et de sécurité des zones occupées en Ukraine et en Biélorussie.
C'est dans cette division que servirent les LT vz.40 (LTL), utilises pour les patrouilles et les opérations anti-partisans pendant l'hiver 1942-43. La nature des opérations de la Division de Securite — participation a la répression dans les territoires occupes — constitua une page sombre de l'histoire militaire slovaque, avec des implications dans les crimes commis contre les populations civiles ukrainiennes et biélorusses.
Les unités blindées du SNP 1944
Lors du Soulevement National Slovaque d’'août 1944, les insurgés rassemblèrent tous les blindes disponibles en Slovaquie centrale pour constituer leurs forces blindées insurrectionnelles :
24 chars de differents types : Pz35(t), Pz38(t) et quelques Panzer II
4 chasseurs de chars Marder II
3 trains blindes improvises construits sur des wagons de chemin de fer blinde
Ces blindes combattirent héroïquement pendant les deux mois du soulevement. Quand les Allemands écrasent finalement l'insurrection fin octobre 1944, les chars restants furent soit captures, soit détruits par leurs équipages pour éviter qu'ils tombent entre les mains ennemies.
Les Véhicules Non Blindes
Le parc de véhicules motorises
L'armee slovaque disposait d'un parc de véhicules motorises relativement important pour un si petit pays — fruit de l’héritage tchécoslovaque et des livraisons allemandes. En juillet 1941, lors du déploiement de la Division Mobile, le total s’élevait a 2 011 véhicules a moteur toutes catégories confondues et 695 camions.
Les véhicules de commandement et de liaison
L'armee slovaque utilisait principalement des véhicules tchécoslovaques ou allemands pour ses missions de commandement et de liaison :
Tatra 57/57K : voiture légère de liaison très répandue dans l’armée tchécoslovaque, heritee par les Slovaques. Robuste et adaptée aux routes difficiles de l'Est
Tatra 87 : berline de commandement utilisée par les officiers supérieurs
Praga AN/AV : véhicules utilitaires légers utilises pour la liaison
Volkswagen Kübelwagen : recu progressivement de l'Allemagne a partir de 1941
Steyr 1500A : voiture tout-terrain allemande utilisée par les officiers
Les motocyclettes
Comme toutes les armées de l’époque, l’armée slovaque utilisait massivement les motocyclettes pour les missions de reconnaissance et de liaison. Le parc comprenait principalement :
Jawa 350 : motocyclette tchécoslovaque robuste, très répandue dans l’armée héritée
CZ 350 : autre marque tchécoslovaque présente en grand nombre
BMW R75 : motocyclette allemande avec side-car, reçue progressivement
Zündapp KS 750 : avec side-car, utilisée pour la reconnaissance et le combat
Les camions et véhicules lourds
Le parc de camions était hétéroclite mélange de matériel tchécoslovaque hérité et de véhicules allemands reçus au fil des années :
Tatra 111 : camion lourd tout-terrain, excellent en toutes conditions — l'un des meilleurs camions de la Seconde Guerre mondiale
Skoda 706 : camion standard de l’armée tchécoslovaque, très nombreux
Praga RN/RV : camion moyen très répandu
Opel Blitz : camion allemand standard, reçu en nombre croissant a partir de 1941
Mercedes-Benz L3000 : autre camion allemand utilise pour le ravitaillement
Les tracteurs d'artillerie
L'artillerie slovaque etait en partie motorisée et en partie tracte par des chevaux. Les tracteurs disponibles comprenaient :
Praga T6 : tracteur semi-chenille legers
Skoda RSO : tracteur d'artillerie
Sd.Kfz. 11 (half-track leger allemand) : reçu pour la traction des pièces antichar
Sd.Kfz. 7 (half-track moyen allemand) : pour les pièces lourdes
Les véhicules semi-chenilles
La Division Mobile disposait d'un certain nombre de véhicules semi-chenilles essentiellement des véhicules allemands fournis pour compléter la motorisation :
Sd.Kfz. 251 : véhicule de transport de troupes mais en nombre limite
Sd.Kfz. 250 : semi-chenille leger de reconnaissance mais à quelques exemplaires
Camouflages et Marquages
Lors de l’indépendance en mars 1939, les blindes slovaques conservèrent le camouflage tchécoslovaque d'origine. Ce camouflage standard de l’armée tchécoslovaque était bien documenté
Le schéma de camouflage tchécoslovaque standard comprenait :
Couleur de base : vert olive qui est un vert tirant légèrement vers le brun, d'une teinte moderement sombre
Taches de camouflage : brun marron
le LT vz.35 slovaque sur le front de l'Est aurait un 'ton plus clair de marron' (lighter tone of maroon) par rapport aux véhicules tchécoslovaques standard
Les contours des taches ssont parfois soulignés de noir pour renforcer le contraste
Application : taches irrégulières au pinceau, sans schéma fixe impose
Ce camouflage bicolore (vert olive + brun) était applique en usine avant livraison. Les retouches et réparations sur le terrain pouvaient varier selon les disponibilités en peinture.
Le camouflage slovaque
A partir de 1941-1942, plusieurs éléments différenciaient les blindes slovaques de leurs homologues tcheques ou allemands :
Les marquages nationaux
Le marquage national slovaque sur les blindes évolua au cours du conflit :
1939-1941 : croix de Saint-André blanche symbole national slovaque— peinte sur les flancs et parfois sur la tourelle
1941-1942 : introduction d'un bouclier bleu et blanc les couleurs nationales slovaques comme insigne tactique
Post-1942 : bouclier aux couleurs slovaques standardise, peint sur le cote de la tourelle ou de la superstructure.
Le LT vz.35 slovaque
Les LT vz.35 de la Division Mobile sur le front de l'Est presentaient le camouflage tchécoslovaque d'origine avec certaines particularités documentées :
Vert olive de base
Taches brun marron avec ce 'ton plus clair de marron' dut probablement du a l'usure et a la décoloration par l'usage intense et les conditions climatiques de l'Est
En hiver 1941-42 : badigeon de lait de chaux blanc improvise pour camoufler les vehicles dans la neige technique commune a toutes les armées sur le front de l'Est
Le LT-38 slovaque
Le LT-38 slovaque (ex-LT vz.38) présente un schéma de camouflage légèrement différent de ses homologues tchèques ou allemands :
Camouflage bicolore 'olive drab lavé' teinte globalement plus claire et moins saturée que le camouflage tchécoslovaque standard
Ce camouflage plus clair peut être du aux conditions de service sur le front de l'Est exposition au soleil, usure, retouches avec les peintures disponibles
Marquage au bouclier slovaque post-1942 bien documente sur ces véhicules
Les véhicules revus d'Allemagne
Les Panzer II, Panzer III et Marder III fournis par l'Allemagne arrivaient dans le gris allemand standard (Dunkelgrau RAL 7021). Ils pouvaient ensuite etre repeints dans les couleurs slovaques ou conserves dans leur livrée d'origine selon les disponibilités en peinture et les priorités du moment.

 
Les équivalences peinture pour maquettistes

 
Couleur
Vallejo
Humbrol
Tamiya
Remarques
Vert olive tchécoslovaque
70.967 Olive Green
155 Olive Drab
XF-62 Olive Drab
Couleur de base principale
Brun marron (taches)
70.984 Flat Brown
29 Dark Earth
XF-52 Flat Earth
Ton plus clair pour Slovaques
LT-38 'washed out'
70.893 US Dark Green dilue
155 + blanc
XF-61 dilue
Appliquer en lavis tres dilue
Gris allemand (Panzer III)
70.992 Neutral Grey
67 Tank Grey
XF-63 German Grey
RAL 7021 Dunkelgrau
Blanc hiver improvise
70.951 White + base dilue
34 White + base
XF-2 Flat White dilue
Badigeon lait de chaux, appliqué grossièrement
Bouclier slovaque - bleu
70.925 Blue
25 Blue
XF-8 Flat Blue
Marquage national post-1942
Bouclier slovaque - blanc
70.951 White
34 White
XF-2 Flat White
Moitie supérieure du bouclier

 
Pour présenter un blindé slovaque de manière historiquement exacte :
LT vz.35 (1939-1941) : vert olive + brun marron ton clair, sans marquage national spécifique ou avec croix de Saint-André blanche
LT vz.35 (front de l'Est 1941-42, hiver) : badigeon blanc très irrégulier par-dessus le camouflage de base, laissant apparaître des zones de couleur d'origine
LT-38 slovaque (1942-1944) : bicolore 'washed out', bouclier slovaque sur la tourelle
 

 
Le LT vz.38 (TNHP dans la nomenclature CKD) fut produit trop tardivement pour être utilisé par l'armée tchécoslovaque  les premiers exemplaires arrivèrent dans les unités quelques jours a peine avant l'occupation allemande. Mais il allait devenir l'un des chars les plus importants des deux premières années de la Seconde Guerre mondiale sous le nom de Panzer 38(t).  Mieux blindé et plus fiable que le Panzer II allemand, il est livré aux unités tchécoslovaques à partir de l'été 1938 — soit quelques mois seulement avant l'annexion. Aucun exemplaire n'aura donc jamais combattu sous les couleurs de Prague.
Sa livrée d'origine est un kaki olivâtre avec des taches vert foncé caractéristiques, plus grandes et moins angulaires que sur le LT vz. 35. Ces taches en forme de larges ellipses ou de triangles arrondis sont clairement visibles sur les photographies de réception d'usine conservées aux archives de Prague. Certains exemplaires présentent également une légère application de brun sur les bords inférieurs de la caisse.
Sa production du LT vz. 38 se poursuit sous supervision allemande jusqu'en juin 1942 (désignation Panzer 38(t), puis Aufklärungspanzer 38(t)) — un total de 1 411 exemplaires. Ironiquement, ce char conçu pour défendre la Tchécoslovaquie contribua en grande partie au succès des campagnes de la Wehrmacht en Pologne, France et Union soviétique. .
Poids : 9,7 tonnes
Blindage : 25 mm (face avant)
Armement : canon Skoda A7 de 37 mm + 2 mitrailleuses ZB vz.37 de 7,92 mm
Moteur : Praga EPA de 125 ch
Vitesse : 42 km/h sur route — supérieure au LT vz.35
Équipage : 4 hommes
Avantage décisive sur le LT vz.35 : suspension simplifiez, beaucoup plus fiable par tous temps

Panzer III slovaque (1943-1944) : gris allemand de base, avec bouclier slovaque ajoute
Vehicules du SNP (1944) : souvent en mauvais etat, peinture usée, parfois avec des marquages improvises de l'insurrection (croix rouge ou triangle rouge improvise)
Le vieillissement est particulièrement important pour les véhicules du front de l'Est avec ses conditions climatiques extremis, le terrain difficile et la longueur des opérations laissaient des traces tres visibles sur la peinture : écaillures, rouille, boue sèche, usure des angles.
Conclusion
Les points forts
Une tradition militaire tchécoslovaque solide les officiers slovaques formes dans l’armée tchécoslovaque apportaient un niveau de professionnalisme sérieux
Un matériel hérité de qualité — les LT vz.35 et LT vz.38 étaient parmi les meilleurs chars legers de 1939-1941
La Division Mobile — une unite de première ligne appréciée des Allemands et qui se comporta honorablement sur le front de l'Est
le SNP de 1944 montra que l’armée pouvait se retourner contre ses maîtres allemands quand la situation stratégique le permettait
Les faiblesses
La dépendance totale vis-a-vis de l'Allemagne pour le matériel, les munitions, les pieces de rechange, les directives opérationnelles
Le manque de personnel qualifie,La quasi-totalité des spécialistes blindes étant tchèques, la Slovaquie dut former ses équipages en partant de zéro
L'obsolescence progressive les LT vz.35 et LT vz.38 étaient désuets face aux chars soviétiques a partir de 1942-1943
La double loyauté car l’armée était déchire entre sa loyauté au régime Tiso et ses convictions anti-nazies croissantes, ce qui contribua au SNP
L’héritage
La Slovaquie fut, selon une formule juste, 'le premier allie de l'Allemagne et le moins fiable d'entre eux'. Premier allié car elle participa des la campagne de Pologne en septembre 1939 avant la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie. Moins fiable car l’armée slovaque se retourna contre l'Allemagne lors du SNP de 1944, devenant ainsi l'une des rares armées satellites a avoir combattu a la fois avec et contre le Reich dans la même guerre.Après la guerre, la Tchécoslovaquie renait. Les soldats slovaques furent retreintes dans l’armée tchécoslovaque reconstituée. Ceux qui avaient servi dans le SNP furent honorés les autres eurent des destins plus incertains selon leurs actions pendant le conflit.


 
 
 
   


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