Belgique Blindés et Softkins Camouflage 1935 1940

Article écrit par : Claude Balmefrezol

Mis en ligne le 12/05/2026 à 22:52:44



Belgique Camouflage Blindés et softkins 1935 1940 
 
Dans les années 1930, la Belgique occupe une position stratégique unique mais aussi délicate en Europe. Officiellement neutre depuis 1839, elle renouvelle cette politique de neutralité en 1936 après la remilitarisation de la Rhénanie par l'Allemagne. Cette neutralité impose des choix militaires paradoxaux : la Belgique doit se doter d'une capacité défensive crédible sans afficher d'ambitions offensives qui contraindraient ses partenaires diplomatiques.
La doctrine blindée belge est fondamentalement défensive. L'armée refuse le concept de masse blindée autonome  jugé trop agressif pour un pays neutre  et préfère disperser ses véhicules blindés en « penny packets » parmi les divisions d'infanterie et de cavalerie.
Ce choix tactique se révèlera fatal en mai 1940, mais il explique la nature même du matériel choisi : priorité aux chasseurs de chars défensifs (T13) et aux véhicules de reconnaissance (T15), au détriment des chars d'assaut offensifs.
En mai 1940, l'armée belge peut mobiliser 900 000 hommes dont 440 000 en première ligne et environ 200 véhicules blindés répartis entre 22 divisions  soit moins de 10 blindés par division. Cette dispersion est voulue et résulte directement de la doctrine défensive.
L'Armée Belge en mai 1940 
Les forces blindées belges en mai 1940
C 'est une balance entre héroïsme et impuissance
Introduction
Quand les divisions blindées allemandes déferlèrent sur la Belgique le 10 mai 1940, elles rencontrèrent une armée qui se battit avec courage mais qui souffrait de handicaps fondamentaux  des blindés insuffisants en nombre, dispersés en penny packets selon une doctrine dépassée, et une chaîne de commandement qui ne fut jamais capable de réagir à la vitesse foudroyante de la guerre-éclair allemande.
« Penny packets » Qu'est-ce que cela signifie ?
L'origine de l'expression « Penny packets » est une expression anglaise qui signifie littéralement « petits paquets d'un penny »  en référence aux toutes petites quantités de bonbons ou de marchandises que l'on achetait autrefois pour un penny dans les épiceries britanniques. Un penny étant la plus petite monnaie, un « penny packet » désignait la plus petite quantité possible d'un produit.
Dans le contexte militaire et appliquée aux blindés, l'expression désigne la pratique de disperser ses chars et véhicules blindés en petits groupes éparpillés sur un front étendu  au lieu de les concentrer en une masse puissante capable de percer les lignes ennemies.
Concrètement cela donnait :
Au lieu d'avoir 100 chars concentrés en un point ce qui constitue une force de frappe redoutable  ,on avait 10 groupes de 10 chars dispersés sur 50 kilomètres de front  ce qui diluait complètement leur puissance
Pourquoi c'était une erreur fatale en 1940 C'est précisément l'erreur qui fut  commise par  les Alliés  Français, Britanniques et Belges face aux Panzers allemands en mai 1940.
Les Alliés disposaient en réalité de plus de chars que les Allemands  et de chars souvent supérieurs techniquement :
Le char français B1 bis était bien plus blindé que tous les chars allemands et le e Matildabritannique était pratiquement invulnérable aux canons antichar allemands de l'époque
Le problème fondamental était une doctrine d'emploi était radicalement différente :
Les Allemands  concentraient leurs chars en Panzerdivisionen  des divisions blindées autonomes comprenant chars, infanterie motorisée, artillerie, génie et aviation de soutien, tous travaillant ensemble. Quand une Panzerdivision frappait, c'était comme un coup de poing — concentré, violent, décisif. Guderian, Rommel, Kleist appliquaient cette doctrine avec une maîtrise parfaite.
Les Alliés dispersaient leurs chars en penny packets avec quelques chars attachés à chaque division d'infanterie pour la soutenir, quelques autres en réserve ici et là, quelques autres en reconnaissance ailleurs
 Résultat : nulle part les chars n'étaient assez nombreux pour constituer une force décisive. Partout ils étaient trop peu pour résister à une attaque concentrée de Panzers.
Pour bine comprendre prenons un exemple concret
D'un côté un boxeur qui frappe avec son poing entier  toute la force concentrée en un pointet  de l'autre un boxeur qui frappe avec ses dix doigts séparément  chaque doigt touche mais sans force réelle C'est exactement la différence entre la doctrine allemande et la doctrine alliée des penny packets.
Pour le cas belge spécifiquement En mai 1940, la Belgique disposait de ses T-13  chasseurs de chars  et de quelques chars légers. Mais au lieu de les concentrer pour former une réserve blindée mobile capable de contre-attaquer, ils furent dispersés en penny packets le long des lignes défensives — un ou deux blindés ici, trois là, cinq ailleurs.
Quand les Panzers allemands percèrent à Sedan le 13 mai 1940 et déferlèrent vers la Meuse puis vers la Manche, il n'y avait aucune réserve blindée concentrée pour les arrêter. Les penny packets furent simplement contournés ou écrasés un par un.
La leçon fut retenue par les Alliés et cette erreur fut pleinement comprises et corrigée par les Alliés pour la suite de la guerre. Dès 1942 en Afrique du Nord, puis en 1944 en Normandie, les Britanniques, Américains et autres alliés adoptèrent la doctrine de la masse blindée concentrée — avec des résultats très différents.Le général Montgomery en particulier — lui qui commandait la 8e Armée en Afrique du Nord et le 21e Groupe d'armées en Normandie — fut l'un des plus ardents défenseurs de la concentration des blindés, refusant toujours de disperser ses chars en penny packets.
L'histoire des blindés belges de 1940 est à la fois une histoire de bravoure individuelle remarquable et d'échec collectif inévitable  l'histoire d'une armée qui n'était pas préparée pour le type de guerre que l'Allemagne allait lui imposer.L'armée belge en 1940
Pour comprendre l'état des forces blindées belges en mai 1940, il faut comprendre le contexte politique dans lequel elles se trouvaient. Depuis 1936, la Belgique avait adopté une politique de neutralité stricte  refusant de s'aligner sur la France et le Royaume-Uni, espérant que cette neutralité la protégerait .Il faut regarder en arrière  et tirer des lecons car  1914  cela n'avait marché  La neutralisé était une illusion dangereuse que les événements allaient cruellement dissiper.
Cette neutralité avait des conséquences militaires concrètes et désastreuses car la Belgique ne pouvait pas coordonner ses plans de défense avec la France et le Royaume-Uni . En effet toute planification commune aurait été interprétée comme une violation de la neutralité. Quand les Allemands attaquèrent le 10 mai 1940 et que les armées alliées entrèrent en Belgique pour la défendre, c'était la première fois que les états-majors belge, français et britannique se rencontraient pour coordonner leurs actions. Il était évidemment trop tard.
Les effectifs globaux
L'armée belge mobilisée en mai 1940 comprenait environ 600 000 hommes répartis en 18 divisions d'infanterie, 2 divisions de chasseurs Ardennais, 1 division de cavalerie et diverses unités spécialisées. Sur le papier, c'était une force respectable. Mais sur le terrain, les faiblesses étaient nombreuses.
L'armement était hétéroclite mélange de matériel moderne et d'équipements datant de la Grande Guerre. L'artillerie manquait de pièces modernes et surtout de tracteurs motorisés. Les communications étaient insuffisantes. Et les blindés étaient à la fois trop peu nombreux et mal employés.
Les blindés belges


Voici les Machines en service
Le T-13  le chasseur de chars  l'épine dorsale blindée

 


Le T13 est de loin le véhicule blindé le plus répandu dans l'armée belge de 1940, avec environ 250 unités opérationnelles réparties dans toutes les grandes unités. Conçu sur la base des tracteurs Vickers-Carden-Loyd, développé spécifiquement pour les besoins belges. il évolue en trois variantes successives entre 1934 et 1940, toutes armées du redoutable canon antichar FRC de 47 mm  l'une des meilleures pièces antichars de l'époque dans sa catégorie.
Mais le T-13 est un chasseur de chars qui ne pouvait pas tirer vers l'avant !
Le T-13 avait une particularité tactique fondamentale qui le distinguait de la plupart des autres véhicules blindés de l'époque  son canon de 47 mm était monté dans une tourelle ouverte à l'arrière du véhicule, orientée vers l'arrière.
Concrètement cela signifiait que :
Le canon tirait vers l'arrière  dans la direction opposée à celle de la marche du véhicule .Aussi pour engager un ennemi devant lui, le T-13 devait faire demi-tour ou reculer vers l'ennemi et pour tirer, le conducteur devait positionner le véhicule cul vers l'ennemi
Si cette configuration qui paraît absurde à première vue  elle avait une logique tactique précise.
La raison principale  la doctrine défensive
Cette configuration découlait directement de la doctrine défensive belge. Le T-13 n'était pas conçu pour attaquer  il était conçu pour défendre des positions.
Dans une défense, le principe était le suivant :
Le T-13 se positionnait derrière une haie, un talus, un bâtiment ou un pli de terrain  Il reculait jusqu'à ce que son canon — à l'arrière — dépasse légèrement la protection naturelle Il tirait sur les chars ennemis qui avançaient vers lui et aussi sec il repartait en marche avant pour se mettre à couvert rapidement
Cette configuration permettait donc une retraite immédiate après le tir  le conducteur n'avait pas à faire demi-tour pour quitter sa position en repartant simplement en marche avant dans la direction d'où il était venu.
Dans le cadre d'une défense statique, cette configuration présentait des avantages réels :
Rapidité d'action  le véhicule pouvait reculer jusqu'à sa position de tir, tirer, et repartir en marche avant en quelques secondes
Protection du moteur — le moteur était à l'avant, face à l'ennemi, servant de bouclier supplémentaire pour l'équipage
Discrétion  en défense, le T-13 exposait le minimum de sa silhouette
Mais un handicap majeur en offensive
En revanche, dans une situation offensive ou de mouvement  exactement le type de guerre que les Allemands imposèrent en mai 1940  cette configuration était un handicap majeur :
Impossible de poursuivre un ennemi en fuite tout en tirant
Impossible d'appuyer une avance d'infanterie en tirant vers l'avant
Manœuvres compliquées et lentes pour changer de direction de tir
Vulnérabilité accrue lors des retraites — quand le T-13 reculait pour fuir, son canon se retrouvait inutilisable face à la menace
Cette configuration eut des conséquences concrètes et dramatiques lors de la campagne de mai 1940.
Car si en position défensive  les T-13 se comportèrent remarquablement bien. Positionnés derrière des positions préparées, ils causèrent des pertes significatives aux Panzers allemands. Le canon de 47 mm était redoutablement efficace contre les chars allemands de l'époque — Panzer I, II, III et même certains Panzer IV pouvaient être détruits à des distances raisonnables. En retraite ce fut une autre histoire. Quand l'ordre de repli arriva  imposé par la percée de Sedan qui menaçait d'encerclement , les T-13 se retrouvèrent dans une situation tactique très difficile. Reculer tout en maintenant leurs canons face à l'ennemi était une manœuvre complexe qui exposait les véhicules à des tirs dans les flancs.
En phase de poursuite ou contre-attaque c'etait  pratiquement impossible. Un T-13 qui avançait vers l'ennemi avait son canon pointé.. dans la mauvaise direction. Pour tirer, il devait s'arrêter, faire demi-tour ou manœuvrer  perdant un temps précieux et s'exposant
dangereusement.
Cette configuration du T-13 était unique e, 1940 Oui et Non car on trouve  le Le Laffly W15 TCC des Dragons portés français Le Laffly W15 TCC (Tracteur de Corps de Cavalerie) se rapproche le plus du concept du T-13 belge.
Il s'agissait d'un véhicule à roues — sur lequel était monté un canon antichar de 25 mm ou de 47 mm en position de tir vers l'arrière
Ses caractéristiques :
Châssis : Laffly W15T — camion 6x6 tout-terrain

 


Armement : canon antichar SA mle 1937 de 47 mm
Configuration : canon monté à l'arrière de la caisse, tirant vers l'arrière
Équipage : 4 hommes
Vitesse : environ 60 km/h sur route — bien supérieure au T-13
Protection : blindage léger — bouclier de protection pour les servants
La logique tactique était identique à celle du T-13 :
Le véhicule reculait vers sa position de tir
Tirait sur les chars ennemis qui avançaient
Repartait en marche avant pour se mettre à couvert
Mais il y avait une différence importante avec le T-13 — le Laffly étant sur roues et non sur chenilles, il était bien plus rapide sur route mais beaucoup moins capable en tout-terrain. Dans les champs boueux de mai 1940, cette limitation fut souvent handicapante.
La  famille des chasseurs de chars à canon en retraite  va s'agrandir durant le conflit avec le Archer en 1944 qui était armé du canon de 17 livres tirant vers l'arrière
La logique tactique était partout la même —permettre une retraite immédiate après le tir sans avoir à faire demi-tour. Mais cette logique supposait une guerre défensive et statique 
T13 B1 (1934-1935) — 32 unités

 


La première version du T13 est construite par Miesse de Buysinghen sur un châssis de tracteur Vickers-Carden-Loyd. Le canon FRC de 47 mm est placé à l'arrière, pointant vers l'arrière, protégé par un ensemble de panneaux blindés articulés. Avec les panneaux repliés (position combat), la traverse est de 360° mais l'équipage est exposé. Avec les panneaux relevés, la traverse n'est que de 120°. Motorisation : 5 cylindres Meadows de 3 300 cc développant 51 ch. Vitesse maximale : 40 km/h, autonomie 240 km.
T13 B2 (1936) — 21 unités
 B2 reprend la formule du B1 sur un châssis Vickers-Carden-Loyd model 1934, avec une tourelle entièrement redessinée à profil beaucoup plus bas. Cette modification permet à la tourelle d'être pratiquement invisible de face lorsque le panneau frontal du conducteur est relevé — une amélioration tactique significative. Le B2 capturé exposé au Musée des blindés de Bruxelles conserve sa peinture d'origine avec les marquages du Limburgse Grenswielrijders (régiment de cyclistes-frontière du Limbourg).
T13 B3 (1937-1940) — ~255 unités
La version définitive et la plus produite du T13 adopte un châssis entièrement nouveau, le Vickers Light Dragon Mark IIB (version export), fabriqué sous licence en Belgique par les Ateliers de Construction de Familleureux sur châssis de tracteur agricole. La caisse est plus haute, permettant au conducteur d'être entièrement protégé. La tourelle, à traverse 360°, reçoit le même canon FRC de 47 mm, mais avec un meilleur blindage (13 mm) et une capacité en munitions accrue : 69 obus AT et 69 obus HE. Moteur Vickers-Armstrong 6 cylindres de 80 ch. Vitesse 40,2 km/h, autonomie 400 km.
 T-15 — char léger de reconnaissance
Le T-15 était un petit char léger de reconnaissance développé à partir du châssis du Vickers Carden Loyd britannique. Armé d'une mitrailleuse de 13,2 mm, il était destiné aux missions de reconnaissance et de liaison plutôt qu'au combat direct.
Environ 42 T-15 étaient en service en mai 1940. Trop léger et trop faiblement armé pour s'opposer aux chars allemands, il rendit néanmoins des services dans les missions de reconnaissance pour lesquelles il avait été conçu.
Le T-18 — chasseur de chars lourd
Le T-18 était une version améliorée du T-13, montant le même canon de 47 mm mais sur un châssis plus robuste et avec un blindage légèrement renforcé. Seulement une vingtaine d'exemplaires étaient disponibles en mai 1940 — trop peu pour avoir un impact décisif.
Les Chars d'origine étrangère
La Belgique avait également acquis un petit nombre de chars étrangers :
Suelques Renault FT de la Grande Guerre totalement obsolètes, utilisés uniquement pour l'entraînement.
Des Vickers de différents types — achetés en Grande-Bretagne, utilisés pour compléter les unités blindées.
Le Char ACG 1
Le char ACG1 le seul vrai char de l'armée belge en 1940
Qu'est-ce que l'ACG1 ?
L'AMC 35  aussi connu sous le nom de Renault ACG-1  était un char moyen français développé dans les années 1930. La Belgique utilisa ce char dans des unités actives avant la guerreEn 1937, l'armée belge acquit 12 châssis de ce type de char, primitivement destinés aux Chasseurs ardennais, puis au Corps de Cavalerie. À partir du 1er septembre 1939, huit chars furent mis en ordre de combat et constituèrent l'Escadron d'Autos Blindées du Corps de Cavalerie.
Pourquoi seulement 8 sur 12 ? Ene effet lors de la reception des chars on a découvert des malfaçons  sur le moteur,la transmission et  la suspension .
Autrement dit les chars étaient déjà en mauvais état mécaniquement à la livraison !
Plusieurs raisons expliquent cet état déplorable :
La fabrication bâclée
Les chars avaient été construits dans l'usine Renault d'Issy-les-Moulineaux dans un contexte de difficultés financières et économiques
La production avait été retardée et limitée — ce qui signifiait souvent des contrôles qualité insuffisants
Les délais de livraison avaient été repoussés plusieurs fois — les chars avaient traîné dans les entrepôts
Le stockage prolongé
Entre la commande en 1935 et la livraison effective, il s'était passé plusieurs années
Des chars stockés sans entretien régulier se dégradent rapidement — joints qui sèchent, roulements qui s'oxydent, courroies qui se fissurent
De plus  l'AMC 35 était connu pour être mécaniquement fragile Même l'armée française qui l'avait commandé avait rencontré les mêmes problèmes La transmission notamment était notoirement peu fiable
Aussi  en janvier 1940, les deux chars qui étaient en plus mauvais état ont été sélectionnés pour être cannibalisés afin de garder les autres en fonction. L'un des deux a été employé pour la formation des conducteurs.
Mais il faut le signaler  l'AMC 35 était l'un des seuls chars français de l'époque comportant une tourelle pour deux hommes. La tourelle hébergeait un canon de 47 mm jumelé à une mitrailleuse. Son blindage en plaques de tôle rivetées et boulonnées n'atteignait que 25 mm.La variante belge emportait le canon FRC C47 — le tube du FRC C47 étant 15 mm plus court que le tube du 47 SA 35 français, ce qui permettait de différencier les deux versions.
L'insigne de l'escadron ACG1
Les ACG1 portaient une tête de rhinocéros blanche peinte sur le côté gauche de la tourelle — un insigne remarquable et original qui les distinguait de tous les autres blindés belges.
Les combats en mai 1940

L'escadron fut d'abord utilisé pour la chasse aux parachutistes puis pour la garde de pont sur le canal Albert des missions inadaptées car personne à l'état-major ne savait comment utiliser cette unité.
Quatre ACG1 ont été détruits par des canons Pak de 37 mm en contre-attaquant. Deux ont été mis hors service. Deux ont été remis à l'armée allemande le 28 mai 1940 lors de la capitulation belge.
À la fin de la campagne des 18 jours, l'unité perdit 5 chars et déplora 5 morts et 4 blessés sur un effectif de 24 tankistes.
Les automitrailleuses belges en 1940
Comme pour les chars, le parc d'automitrailleuses de l'armée belge en 1940 reflétait la politique de neutralité et les contraintes budgétaires qui avaient limité les investissements militaires. Les véhicules disponibles étaient un mélange hétéroclite de matériel ancien et de quelques acquisitions plus récentes.
L'automitrailleuse Minerva
La Minerva était l'héritière directe des célèbres automitrailleuses belges de la Grande Guerre  celles qui s'étaient illustrées en 1914-1918 sous les ordres du commandant Collon. En 1940, les quelques exemplaires encore en service étaient totalement obsolètes— des véhicules des années 1920 qui n'avaient plus aucune valeur militaire face aux blindés allemands modernes. Ils furent utilisés pour des missions de liaison et de police militaire plutôt que pour le combat.
L'automitrailleuse blindée modèle 1934
C'était le véhicule le plus moderne du parc d'automitrailleuses belges. Construit sur un châssis FN — la Fabrique Nationale d'Armes de Guerre de Herstal — ce véhicule à roues était armé d'une mitrailleuse lourde de 13,2 mm et d'une mitrailleuse de 7,65 mm en tourelle. Environ 40 exemplaires étaient en service en mai 1940, répartis entre les unités de cavalerie.
Ses caractéristiques :
Châssis : FN à quatre roues motrices
Blindage : 9 à 13 mm
Armement : mitrailleuse Hotchkiss 13,2 mm + mitrailleuse 7,65 mm
Vitesse : environ 70 km/h sur route
Équipage : 3 hommes
Ce véhicule était raisonnablement efficace pour les missions de reconnaissance et d'écran, mais totalement insuffisant face aux blindés allemands.
L'automitrailleuse FN A4
Quelques exemplaires de l'automitrailleuse FN A4  version améliorée du modèle 1934  étaient également en service. Elle se distinguait par une motorisation plus puissante et un blindage légèrement renforcé.
Les Lancia
L'armée belge utilisait également quelques camions blindés Lancia  des véhicules italiens de la Grande Guerre partiellement blindés, utilisés pour le transport de troupes en zone dangereuse. Totalement obsolètes en 1940, ils servirent principalement à des missions de maintien de l'ordre et de police militaire.
Emploi tactique
Les automitrailleuses belges étaient réparties entre les unités de cavalerie — principalement les régiments de lanciers, de guides et de chasseurs à cheval  pour les missions de :
Reconnaissance  en avant des positions pour détecter l'ennemi
Écran  couvrir le déploiement de l'infanterie
Liaison  assurer les communications entre unités
Protection des flancs  surveiller et couvrir les flancs des divisions
Comme les chars, elles étaient dispersées en penny packets entre les différentes unités plutôt que concentrées en formations autonomes.
Les combats de mai 1940
Les automitrailleuses belges se battirent avec courage lors des premiers jours de la campagne — notamment dans les Ardennes et dans la plaine flamande. Mais leur blindage insuffisant et leur armement limité les rendaient vulnérables à tout ce que les Allemands pouvaient opposer  chars, canons antichar, artillerie et aviation.Beaucoup furent détruites ou capturées dans les premiers jours. D'autres furent abandonnées par manque de carburant ou en raison de pannes mécaniques lors de la retraite vers Dunkerque.
Le parc de véhicules lourds belges en 1940
La motorisation de l'armée belge en 1940 était insuffisante et hétéroclite. La crise économique des années 1930 avait limité les acquisitions, et la politique de neutralité avait freiné les commandes de matériel militaire spécialisé. L'armée belge dépendait donc d'un mélange de véhicules militaires et de véhicules civils réquisitionnés.
Les tracteurs d'artillerie
Le tracteur Latil TAR était le principal tracteur d'artillerie de l'armée belge. Véhicule robuste et éprouvé, il était utilisé pour tracter les pièces d'artillerie lourde  obusiers de 105 mm et de 150 mm. Environ 200 exemplaires étaient en service en mai 1940.
Ses caractéristiques :
Moteur : essence 4 cylindres
Transmission : 4 roues motrices
Charge tractée : jusqu'à 8 tonnes
Vitesse : 25 km/h sur route
Le tracteur FN
La Fabrique Nationale produisit également des tracteurs légers utilisés pour tracter les pièces d'artillerie légère canons de 75 mm et canons antichar de 47 mm. Fiables et bien adaptés aux routes belges, ils rendirent de bons services lors de la campagne.
Le Vickers Dragon
Merci Hubert

Quelques Vickers Dragon  tracteurs chenillés britanniques  étaient également en service pour la traction des pièces lourdes en tout-terrain. Leur nombre limité  une cinquantaine d'exemplaires  en faisait une ressource précieuse jalousement gardée.
Les camions militaires
Le FN 4CV
Le FN 4CV était le principal camion léger de l'armée belge  un véhicule de fabrication nationale robuste et fiable, utilisé pour le transport de troupes et de matériel. Produit à plusieurs milliers d'exemplaires, il constituait l'épine dorsale de la logistique belge.
Le Minerva TT
Minerva — la célèbre marque automobile belge de Bruxelles — produisait également des camions militaires utilisés par l'armée. Le modèle TT était un camion tout-terrain de 3 tonnes particulièrement apprécié pour sa robustesse et ses capacités en tout-terrain.
Le FN AB

Le FN AB était un véhicule semi-chenillé léger utilisé pour le transport de troupes et de munitions en terrain difficile. Sa conception hybride  roues à l'avant, chenilles à l'arrière lui permettait de combiner la vitesse sur route et la mobilité en tout-terrain.
Les véhicules réquisitionnés
Comme toutes les armées de l'époque, l'armée belge dépendait massivement de véhicules civils réquisitionnés pour compléter son parc militaire insuffisant. Des camions de toutes marques et de toutes tailles  Ford, Chevrolet, Mercedes, Citroën, Peugeot  furent réquisitionnés auprès des entreprises et des particuliers belges.Cette hétérogénéité du parc automobile posait des problèmes logistiques considérables  pièces de rechange incompatibles, consommations de carburant différentes, performances variées. Elle contribua significativement aux difficultés de la campagne.
Les motos
L'armée belge utilisait massivement les motocyclettes pour les missions de liaison et de reconnaissance légère. Les principales marques en service étaient :
FN — la moto militaire belge par excellence, produite à Herstal depuis le début du siècle
Saroléa — autre marque belge de motos militaires
BSA — motos britanniques utilisées par certaines unités
Environ 8 000 à 10 000 motos étaient en service dans l'armée belge en mai 1940.
Les véhicules de commandement
Pour les officiers et les missions de liaison rapide, l'armée belge utilisait diverses voitures légères  principalement des FN, des Minerva et des véhicules civils réquisitionnés. Ces véhicules, parfois partiellement blindés, permettaient aux officiers de se déplacer rapidement sur le front.
Bilan logistique
Le principal problème du parc de véhicules lourds belges en mai 1940 était son insuffisance numérique et son hétérogénéité. Face à une armée allemande dont la logistique était parfaitement motorisée et standardisée, l'armée belge avait du mal à maintenir ses lignes d'approvisionnement lors de la retraite.
Les routes belges, encombrées par des millions de réfugiés civils fuyant l'avance allemande, rendaient la situation encore plus difficile. Les convois logistiques se trouvaient souvent bloqués pendant des heures, incapables de ravitailler les unités combattantes en munitions, carburant et vivres.
Cette défaillance logistique aussi importante que les faiblesses tactiques contribua largement à l'effondrement de la résistance belge en dix-huit jours
L'ordre de bataille complet des blindés belges en 1940
Mais pendant la campagne de France, les Français utilisèrent également leurs ACG1 au combat
Il restait en France au 10 mai 1940 15 ACG1 en parc. On forma des unités de circonstance avec tout ce que l'on pouvait réunir comme matériel. Ainsi, on créa cinq Groupes Francs de Cavalerie équipés notamment d'AMC 35.
Le 1er et le 4e Groupes Francs furent équipés d'AMC 35 pour leur peloton de chars — 7 chars pour le 1er Groupe et 3 pour le 4e. Fin mai, le 1er Groupe participa à la défense de la ligne Weygand puis se replia sur la Loire où il participa à la bataille de Saumur.
Le premier Groupe Franc, commandé par le Capitaine de Neuchèze, arriva jusqu'à Saumur avec 7 AMC. Le reste du Groupe Franc se battit courageusement à Saumur, intégré au dispositif de défense des célèbres « Cadets de Saumur ».
L'ACG1 a donc participé très honorablement à la Bataille de la Basse Seine, puis de Saumur, pour seulement 15 véhicules mis en service. Ce matériel, adopté en hâte sans essais préalables, obtint un très honorable palmarès malgré ses nombreux inconvénients — un blindage de seulement 25 mm, une consommation de carburant considérable ne lui donnant que trois quarts d'heure d'autonomie en tout-terrain, et une vitesse inférieure de 10% aux spécifications.
Un exemplaire d'AMC 35 ACG1 survivant peut être trouvé aujourd'hui au Musée des Blindés de Saumur
Le récapitulatif des effectifs dans les régiments de l'armée belge était le suivant :
Au total, l'armée belge disposait d'environ 270 à 300 véhicules blindés de toutes catégories en mai 1940. C'était un chiffre dérisoire comparé aux 2 400 chars alignés par les Allemands sur le front occidental — sans même compter les blindés français et britanniques qui combattaient aux côtés des Belges. Mais il n y avait aucune divsion Blindée proprement dite 
La conséquence la plus grave de cette doctrine était l'absence totale de division blindée dans l'ordre de bataille belge. Là où les Allemands alignaient dix Panzerdivisionen chacune comprenant des centaines de chars, de l'infanterie motorisée, de l'artillerie automotrice et du génie —, les Belges n'avaient aucune unité blindée autonome capable d'agir comme force de manœuvre indépendante.
Le Corps de Cavalerie belge  sous les ordres du général français Prioux  était la seule formation à vocation mobile, mais il était principalement équipé de cavalerie à cheval et de véhicules légers, pas de chars lourds .C 'était le  Corps de Cavalerie qui comprenait :
La Division de Cavalerie  avec ses régiments de lanciers et de guides, partiellement motorisés
Des escadrons d'automitrailleuses
Des unités de T-13 et de T-15 réparties entre les différents régiments
Ce Corps de Cavalerie était déployé en avant des positions principales, chargé de retarder l'avance ennemie et de recueillir des informations. Il se battit avec acharnement lors des premiers jours de la campagne, notamment dans la bataille de Hannut (12-14 mai 1940) — la première grande bataille de chars de la Seconde Guerre mondiale sur le front occidental.
Les bataillons antichar divisionnaires
Chaque division d'infanterie disposait d'un bataillon antichar équipé de T-13 et de canons antichar de 47 mm tractés. Ces bataillons étaient intégrés au dispositif défensif de leur division et ne pouvaient pas être facilement déplacés pour répondre à une percée ailleurs sur le front.
Les unités de forteresse
Une partie des blindés belges  notamment les plus anciens  était affectée aux unités de forteresse gardant les ouvrages défensifs comme Eben-Emael et la ligne de la Meuse. Ces véhicules étaient pratiquement immobiles, intégrés dans les positions défensives fixes.
Corps de Cavalerie :
1er Guides : 4 T-15, 7 T-13 B3
2e Lanciers : 6 T-15, 7 T-13 B3
3e Lanciers : 6 T-15, 4 T-13 B3
1er Lanciers : 6 T-15, 4 T-13 B3
1er Chasseurs à Cheval : 6 T-15, 4 T-13 B3
2e Chasseurs à Cheval : 4 T-15, 7 T-13 B3
Escadron Autoblindé du Corps de Cavalerie : 8 ACG1
Corps des Chasseurs Ardennais :
1er Chasseurs Ardennais : 3 T-15, 8 T-13
2e Chasseurs Ardennais : 3 T-15, 16 T-13
3e Chasseurs Ardennais : 3 T-15, 8 T-13
Autres :
Cyclistes Frontière : 42 T-13
1re au 11e Divisions d'infanterie : 116 T-13
Position fortifiée de Liège : 10 T-13
Position fortifiée de Namur : 12 T-13
Gendarmerie : 4 T-13
Le moral va osciller  entre courage et désillusion
Un moral initial élevé
Au moment de l'attaque allemande le 10 mai 1940, le moral général de l'armée belge était  contrairement à ce qu'on pourrait penser élévé du moins au debut de l offensive allemande
Voyons les différents phases
in memoriam Alain Houot


La bataille de Hannut des 12 et 13 mai 1940
Face au XVIe Corps Panzer allemand du général Hoepner — comprenant les 3e et 4e Panzerdivisionen avec plus de 600 chars —, le Corps de Cavalerie français et les éléments belges associés livrèrent une bataille acharnée dans les villages de Hannut, Crehen, Merdorp et Thisnes.
Face au XVIe Corps Panzer allemand du général Hoepner — comprenant les 3e et 4e Panzerdivisionen avec plus de 600 chars —, le Corps de Cavalerie français et les éléments belges associés livrèrent une bataille acharnée dans les villages de Hannut, Crehen, Merdorp et Thisnes. 
Les Hotchkiss H35 et Somua S35 français, soutenus par les T-13 belges, infligèrent des pertes sévères aux Panzers allemands. Le S35 notamment, avec son blindage de 40 mm et son canon de 47 mm, était supérieur à la plupart des chars allemands qu'il affrontait. Les équipages français et belges se battirent avec un courage remarquable. Mais les Allemands avaient la masse et la doctrine. Ils concentraient leurs chars, manœuvraient en profondeur, appelaient leur aviation en soutien. Les Alliés dispersaient leurs blindés, réagissaient trop lentement, n'avaient pas l'aviation de soutien au sol nécessaire. Au soir du 14 mai, les blindés alliés durent se replier  non pas vaincus, mais débordés et menacés d'encerclement par la percée allemande à Sedan qui changeait tout le contexte stratégique.
La percée de Sedan  du 13 mai 1940  et l'avance foudroyante des Panzers vers la Manche qui s'ensuivit eut un effet dévastateur sur le moral de toute l'armée belge,et aussu des alliés
En quelques jours, la situation stratégique passa de défavorable à catastrophique. Les armées belge, française et britannique en Belgique centrale se retrouvèrent menacées d'encerclement par le nord
 La retraite s'imposa une retraite qui ne s'arrêterait qu'à Dunkerque.
Pour les équipages de T-13 et d'automitrailleuses, cette retraite fut particulièrement éprouvante. Leurs véhicules, conçus pour la défense de positions fixes, n'étaient pas adaptés aux retraites rapides sur de grandes distances. Beaucoup durent être abandonnés — en panne, à court de carburant, ou simplement pour ne pas tomber entre les mains des Allemands.
La résistance jusqu'au bout


Malgré tout, les blindés belges continuèrent à se battre avec acharnement jusqu'à la capitulation du 28 mai 1940.. Des unités entières se sacrifièrent pour couvrir la retraite vers Dunkerque des armées alliées.
Le roi Léopold III lui-même qui commandait personnellement l'armée belge — se battit jusqu'à la capitulation, refusant d'abandonner ses soldats comme certains chefs de gouvernement l'auraient voulu. Cette attitude, courageuse mais controversée politiquement, alimenta une polémique qui dura des décennies après la guerre.
Les leçons de la défaite
Pourquoi les blindés belges échouèrent-ils ?
La défaite des blindés belges en 1940 s'explique par plusieurs facteurs cumulatifs :
Le nombre  270 à 300 véhicules blindés face à 2 400 chars allemands, sans même compter les blindés français et britanniques qui auraient dû compenser cette infériorité numérique belge si la coordination avait été meilleure.
La doctrine les penny packets, l'absence de division blindée autonome, l'intégration à l'infanterie plutôt que la concentration en réserve mobile.
La neutralité  l'impossibilité de planifier avec les Alliés avant le 10 mai, ce qui fit que les premières journées de combat se déroulèrent dans une confusion totale de commandement.
La vitesse  la Blitzkrieg allemande se déroula à une vitesse que personne n'avait anticipée. En dix-huit jours, tout était joué. Les blindés belges n'eurent jamais le temps de s'organiser, de se concentrer, de développer une doctrine de contre-attaque efficace.
L'aviation  l'absence quasi totale d'aviation de soutien au sol belge face à la Luftwaffe, qui put harceler les colonnes blindées belges en toute impunité.
Ce que les soldats firent malgré tout
Il serait profondément injuste de réduire l'histoire des blindés belges de 1940 à une simple défaite. Dans des conditions impossibles, avec un matériel insuffisant et une doctrine inadaptée, les équipages belges se battirent avec un courage et un professionnalisme remarquables.
Des centaines de soldats des unités blindées belges moururent au combat entre le 10 et le 28 mai 1940. D'autres furent faits prisonniers et passèrent cinq ans dans les camps allemands. Certains réussirent à rejoindre l'Angleterre et continuèrent le combat au sein des Forces belges de l'Intérieur et des unités reconstituées en exil.
 Les schémas de camouflage officiels

 

Le camouflage des véhicules militaires belges des années 1930 est moins codifié que celui de ses voisins tchécoslovaques ou polonais. La palette reste cependant cohérente, organisée selon deux règles essentielles : les blindés combattants portent un camouflage bicolore (vert olive + brun), les véhicules de soutien et les softskins une teinte kaki unicolore.
Pour les Blindés le  schéma de camouflage standard des blindés belges combat se compose de deux couleurs principales : un vert olive foncé comme couleur de base, sur lequel sont appliquées des taches brun foncé irrégulières.
Ce schéma bicolore est confirmé par les photographies d'époque et les véhicules restaurés conservés . Les taches brun sont de taille variable, parfois larges et diffuses, parfois étroites et allongées selon les pelotons et les périodes de repeinture.
Il convient de noter que certains T13 B1 de première série semblent avoir été initialement livrés en vert kaki unicolore, le bicolore n'étant appliqué qu'ultérieurement lors des révisions en atelier. La pratique est moins standardisée que dans les armées polonaise ou tchécoslovaque.
Les softskins 

L'ensemble du parc de camions militaires belges — FN, Miesse, Brossel, Chevrolet, GMC, Ford — porte une livrée kaki olive unicolore. Les photographies de mai 1940 confirment cette uniformité. Les bâches de benne sont dans la même teinte, parfois légèrement plus claires par usure. Les véhicules de liaison (Minerva) et d'état-major arborent également ce kaki uniforme.
Voila un  tableau reprenant la palette de couleurs
Couleur
Désignation
Usage documenté
Vert olive foncé
Vert kaki / Khaki Green
Couleur de base TOUS véhicules — blindés et softskins
Brun foncé / terre
Brun de camouflage
2e couleur du bicolore sur les blindés (T13, T15, ACG1)
Gris moyen (PA-III)
Gris uniforme
Automitrailleuses Berliet VUDB uniquement (rare)
Ivoire / crème
Intérieur blindés
Intérieur de certains blindés, notamment ACG1 français
Kaki unicolore
Softskins — teinte unie
FN, Miesse, Brossel, Chevrolet, Ford Marmon-Herrington
 
 
   


Copyright © 2003-2026 MaquetLand.com [Le Monde de la Maquette] et AMM- Tous droits réservés - Contactez l'Administrateur en cliquant ici

Ce site sans aucun but lucratif n’a pour but que de vous faire aimer l’ Histoire
Droit d’auteur
La plupart des photographies publiées sur ce site sont la propriété exclusive de © Claude Balmefrezol
Elles peuvent être reproduites pour une utilisation personnelle, mais l’autorisation préalable de leur auteur est nécessaire pour être exploitées dans un autre cadre (site web publications etc)
Les sources des autres documents et illustrations sont mentionnées quand elles sont connues. Si une de ces pièces est protégée et que sa présence dans ces pages pose problème, elle sera retirée sur simple demande.

Principaux Collaborateurs:

Gimeno Claude (+)
Brams Jean Marie
Janier Charles
Vincent Burgat
Jean Pierre Heymes
Marie Christophe (+)
Jouhaud Remi
Gris Patrice
Luc Druyer
Lopez Hubert
Giugliemi Daniele


Nb de visiteurs:9258932
Nb de visiteurs aujourd'hui:1990
Nb de connectés:58