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Tableaux générés par IA
Le camouflage des véhicules blindés et motorisés japonais entre 1930 et 1945 est marqué par une absence de doctrine centralisée stricte, contrairement aux armées allemande ou britannique. L'armée impériale laissa une grande latitude aux unités et aux équipages, ce qui explique la variabilité extrême des livrées observées sur les photographies d'époque. Mais il faut avoir en tete une règle fondamentaleLes softskins (camions, voitures, motos) reçoivent toujours une livrée PLUS SIMPLE que les chars de la même unité. Le motif multicolore brisé est réservé aux blindés. Les véhicules légers restent souvent en monochrome, même quand les chars de la même colonne arborent un tricolore.
Et le camouflage est soumis comme partout ailleur à quatre grands facteurs d'influence
Terrain Le théâtre d'opération (steppe, jungle, île) impose la palette de couleurs. Période La date d'engagement détermine l'avancement de la doctrine. Nature du véhicule Le type de véhicule définit le niveau de détail du camouflage. Logistique La disponibilité locale des peintures en campagne conditionne tout.Voyons les Palettes de couleurs officielles et de terrain J ai essayé de trouver les codes de couleur mais ce sont des approximations basées sur l'analyse spectroscopique de pièces survivantes et les documents d'archives japonais et retravailllés par l' IA Les codes sont les équivalents modernes mais donnés à titre indicatifs. Couleurs de base réglementaires
Couleurs auxiliaires et marquages
Camouflage par théâtre d'opération
Le tableau suivant synthétise les livrées types selon la zone géographique, pour les chars et pour les softskins.
Voyons le. Détail par zone géographique
Mandchourie et Mongolie (1931–1939)
La steppe mandchoue et les plaines mongoles imposent le monochrome khaki. La couleur 土黄色 (tsuchi kiiro) est idéale pour ces environnements semi-arides. Lors des affrontements de Khalkhin Gol (mai–septembre 1939) contre les forces soviétiques, les chars japonais arrivent d'usine en khaki standard sans modification. L'urgence opérationnelle ne laisse pas le temps de modifier les livrées. Certains véhicules reçoivent des numéros blancs ou jaunes en urgence pour l'identification interarmes.
À Khalkhin Gol, les Japonais affrontent pour la première fois des blindés soviétiques en nombre. La défaite les amène à repenser leurs doctrines blindées mais pas encore leur camouflage, qui reste monochrome pour toutes les unités engagées. Chine (1937–1945)
L'invasion de la Chine en juillet 1937 marque la naissance des premiers schémas bicolores. Les équipages de la 3e Armée et des unités blindées autonomes commencent à appliquer des taches brun-rouge sur la base khaki, sans instruction réglementaire. La taille, la forme et la densité des taches varient d'un char à l'autre. En Chine du Sud, la végétation plus dense et les environnements plus variés (rizières, collines, forêts subtropicales) poussent certaines unités à ajouter du vert olive dès 1940–1941, anticipant le tricolore jungle qui deviendra standard en Asie du Sud-Est.Mais en regle générale en Chine les softskins (camions Isuzu, Toyota, Nissan) restent en grande majorité en khaki monochrome, même quand les chars de la même colonne arborent des taches bicolores. La peinture est précieuse en campagne.
Asie du Sud-Est — Malaisie, Philippines, Birmanie (1941–1945) L'entrée en guerre dans le Pacifique en décembre 1941 force une révision profonde. La jungle dense de Malaisie et des Philippines exige des couleurs plus sombres. Le schéma tricolore — khaki + vert olive + brun — se généralise. C'est la période où le camouflage japonais est le plus proche des motifs européens. En Birmanie (1942–1945), sous la mousson, la dominante vert très foncé s'impose. Le khaki disparaît progressivement comme couleur de base pour devenir lui-même une tache parmi d'autres. Les conditions humides font vieillir rapidement la peinture ; les retouches utilisent des matériaux locaux. En Asie du Sud-Est, les softskins reçoivent pour la première fois régulièrement des taches de camouflage. La menace aérienne alliée (RAF puis USAAF) rend le camouflage des camions nécessaire sous la canopée forestière.
Pacifique Sud — Guadalcanal, Nouvelle-Guinée, Salomon (1942–1944)
Sur les îles du Pacifique Sud, la jungle équatoriale impose un vert très sombre dominant. Les chars débarqués reçoivent souvent un camouflage de fortune à l'arrivée, les équipages ligaturant des palmes et des branchages sur la tourelle et la caisse. À Guadalcanal, les Type 95 Ha-Go engagés lors de la contre-attaque de la rivière Ilu (août 1942) sont camouflés de cette façon. Les softskins sont quasi-absents sur les îles. Le relief montagneux, la jungle et les routes inexistantes limitent l'usage des camions. L'aviation alliée détruit les rares véhicules motorisés avant même qu'ils n'atteignent les positions.
Défense des îles — Philippines, Iwo Jima, Okinawa (1944–1945)
Le renversement de situation stratégique transforme radicalement l'emploi des blindés. Les chars ne manœuvrent plus en formations offensives — ils sont enterrés jusqu'à la tourelle comme artillerie fixe pour défendre les plages et les positions défensives. Le général Kuribayashi à Iwo Jima et le général Ushijima à Okinawa intègrent les chars dans un dispositif défensif profond et statique.
Le camouflage vise désormais exclusivement à tromper l'aviation et les observateurs d'artillerie alliés. Les teintes sont très sombres, parfois noires. Paradoxalement, les marquages d'unité (kanji, cercles, étoiles) apparaissent clairement sur les tourelles — la cohésion tactique prime sur la discrétion optique
Voic maintenant une Synthèse de tous les engins blindés et softskins Le tableau suivant recense l'ensemble des véhicules utilisés par l'armée impériale japonaise, leur catégorie, leur camouflage typique et la relation avec les softskins de l'unité.
Chars et blindés de combat à chenilles
Automitrailleuses et blindés à roues
Artillerie automotrice (SPG)
L'artillerie de l'Armee imperiale japonaise mérite à elle seulle un chapitreL'artillerie de l'Armee imperiale japonaise (Rikugun, ou IJA - Imperial Japanese Army) couvrit entre 1930 et 1945 des theatres d'operations d'une diversite extreme : des steppes gelees de Mandchourie aux jungles equatoriales du Pacifique Sud, en passant par les plaines fluviales de Chine et les roches volcaniques d'Iwo Jima. Cette diversite imposa des solutions de camouflage radicalement differentes.Mais contrairement aux armees europeennes qui privilegiaient la peinture comme premier outil de dissimulation, la doctrine japonaise reposait sur un principe fondamental : l'artillerie se cache dans le terrain avant de se peindre. Cette philosophie, renforcee par les lecons douloureuses de la bataille de Nomonhan (1939) contre l'URSS, allait facon ner toute l'approche japonaise de la dissimulation de l'artillerie jusqu'a la capitulation de 1945. Je passe en revuie toute la gamme des pièces d'artillerie de campagne legere, lourde, antichar, antiaerienne et cotiere de l'IJA, avec si possible leur camouflace par theatre d'operations.
La couleur de base est le Khaki-iro En anglais c'est le Japanese Artillery Brown qui constituait la couleur de base appliquee en usine sur l'ensemble du materiel de l'IJA depuis les annees 1930. Il s'agit d'un kaki olivatre tirant sur le brun terreux, tres proche de la teinte utilisee simultanement sur les chars, camions et vehicules de la meme epoque. Mais ce choix n'etait pas anodin car les Japonais avaient observé, lors des guerres precedentes et a travers leurs attachés militaires en Europe, que la couleur terre-de-sienne neutre offrait le meilleur compromis entre les differents environnements où leurs troupes pouvaient etre deployees. Une seule couleur simplifiait aussi considerablement la logistique de peinture en usine.
Palette chromatique reglementaire de l'IJA (1930-1945)
La transition de 1942
Artillerie de campagne legere
Les pieces legeres (Type 38 de 75 mm, Type 92 de 70 mm dit 'canon de bataillon', Type 91 de 105 mm howitzer) etaient les plus mobiles et les plus frequemment repeintes. Leurs schemas de camouflage suivaient de pres ceux des vehicules blindes de la meme periode. Les roues et les affuts recevaient parfois le khaki uni alors que le tube et le bouclier portaient des taches de camouflage.
Artillerie lourde et obusiers
Les pieces lourdes (Type 96 de 150 mm, Type 4 de 150 mm, Type 45 de 240 mm) etaient rarement re-peintes en detail. Leur taille rendait le camouflage par la peinture moins efficace que la dissimulation physique. De grands filets de camouflage, souvent de plusieurs metres carres, couvraient l'ensemble de la piece et de sa plateforme de tir, avec des branchages et feuillages naturels entrelaces. Le Type 96 de 150 mm, considere par l'intelligence alliee comme l'une des pieces les mieux conçues de l'arsenal japonais, etait systematiquement cache dans des casemates ou derriere des terrassements lors de son deploiement en position defensive.
Canons antiaeriens
L'artillerie antiaerienne presentait un paradoxe tactique : dissimilee depuis les airs, elle devait rester visible et accessible pour ses servants au sol. Les pieces AA (Type 88 de 75 mm, Type 99 de 88 mm, Type 3 de 120 mm) etaient generalement en monochrome khaki ou vert fonce. Les filets genant la rotation rapide necessaire a la defense antiaerienne etaient moins utilises sur les pieces elles-memes, mais les positions (fosses, sacs de sable) etaient dissimulees par la vegetation alentour.
Artillerie cotiere et de forteresse
Les pieces cotieres - souvent des canons navals recycles ou des pieces de forteresse fixes - etaient generalement peintes en gris marine (pour celles d'origine navale) ou en kaki. En fin de guerre, la priorite absolue etait leur integration architecturale dans le terrain : ouvertures de tir masquees par des ecrans mobiles, blocs de beton teintes en couleur roche locale, filets couvrant les approches.
A Corregidor (1942), a Saipan (1944), a Iwo Jima et Okinawa (1945), les positions d'artillerie cotiere devinrent de veritables forteresses souterraines dont les pieces n'etaient detectables que lorsqu'elles tiraient.
La doctrine de dissimulation dans le terrain
Principes generaux La doctrine japonaise de dissimulation de l'artillerie s'appuyait sur plusieurs principes fondamentaux, distincts de l'approche europeenne ou americaine :
Priorite a l'excavation : toute position d'artillerie devait etre creusee, meme partiellement, des le premier deploiement. Filets de camouflage collectifs : l'IJA disposait de filets individuels (environ 80 x 85 cm, coton tresse en fils jaune-or, vert et bordeaux) et de grands filets collectifs pour l'artillerie. Vegetation naturelle : branchages, feuillages et herbes etaient entrelaces dans les filets et changes regulierement pour maintenir leur aspect naturel. Sacs de sable et terrassements : usage intensif autour des positions pour creer des masques visuels et une protection balistique supplementaire. Discipline de tir : limitation des tirs de jour, dissimulation des eclairs de bouche la nuit, repositionnement frequent pour eviter la localisation par contre-batterie. L'impact de la bataille de Nomonhan (1939)
La bataille de Nomonhan (Khalkhin Gol) contre les forces sovietiques en aout-septembre 1939 fut une lecon douloureuse pour l'IJA. L'artillerie sovietique, combinee a une aviation superieure, avait detruit de nombreuses pieces japonaises insuffisamment dissimulees. Cette experience accelera considerablement le developpement des doctrines japonaises d'enfouissement et de camouflage de l'artillerie.
Les rapports d'apres-Nomonhan insisterent sur la necessite de creuser des abris blindes pour les pieces elles-memes, et pas seulement pour les servants. Cette lecon fut appliquee dans les campagnes suivantes, notamment en Chine et dans le Pacifique.
La dissimulation par le genie militaire (1943-1945)
A partir de 1943, le Genie militaire japonais developpa des techniques de dissimulation de plus en plus sophistiquees. Les positions d'artillerie etaient desormais integrees dans des reseaux de tunnels interconnectes, permettant de faire avancer les pieces jusqu'aux ouvertures de tir, de tirer, puis de les retirer immediatement a couvert. A Iwo Jima, les Americains decouvrirent des positions d'artillerie lourde entierement creusees dans la roche volcanique, avec des couloirs et des plateformes permettant de braquer les pieces dans plusieurs directions depuis des ouvertures minuscules. La peinture y etait devenue totalement accessoire : c'est la roche elle-meme qui constituait le meilleur camouflage.
Et pour finir voyons les véhicules de service (softskins) de la marine et de l’aviation qui constituent le parent pauvre de la documentation japonaise : les photos d’époque sont rares, souvent en noir et blanc, et le Japon n’a jamais produit de manuel de camouflage véhicule aussi précis que les Allemands ou les Britanniques. L’article qui suit repose sur les sources spécialisées disponibles et les certitudes photographiques.Il faut savoir que la marine (IJN) et l’armée de l’air (IJAAF) n’avaient pas leurs propres standards de peinture pour véhicules terrestres. Leurs camions et tracteurs étaient soit des modèles civils réquisitionnés, soit du matériel IJA. La couleur suivait donc les règles générales de l’armée de terre.
La couleur de base est le kaki japonais Tous les véhicules militaires japonais armée, marine, aviation partagent la même teinte de fond : un kaki olive-jaune tirant sur le brun, parfois appelé « kaki IJA ». Ce n’est pas le même kaki que les Alliés : plus jaune-brun, moins verdoyant que l’olive drab américain.Les bâches et toits en toile des camions sont souvent d’une teinte légèrement différente — un kaki plus clair, presque beige — parce que la toile n’absorbe pas la peinture de la même façon que le métal.
Les Véhicules de servitude sur les aérodromeq (IJAAF et IJN Aeronavale)
Les camions de ravitaillement en carburant sont les véhicules les plus documentés photographiquement. On les voit systématiquement en kaki uniforme sans camouflage disruptif. Les citernes métalliques peuvent présenter une teinte légèrement différente (gris-métal non peint ou primer rouge-brun) selon l’état d’entretien.
Les tracteurs utilisés pour déplacer les avions (principalement des modèles Komatsu ou réquisitions civiles) sont peints de la même façon : kaki uniforme. Sur les aérodromes avancés du Pacifique sud, certains véhicules reçoivent en 1943–44 un camouflage disruptif de taches vertes ou brunes appliqué au pinceau sur le kaki de fond, de façon très artisanale. Les voitures de liaison (Toyota KB, Nissan 70) utilisées par les officiers d’aérodrome ou de base navale sont soit en kaki militaire, soit — pour les véhicules de haut grade — en noir ou en gris foncé. La marine tend à utiliser davantage le gris foncé sur ses véhicules de commandement, par analogie avec la peinture de ses navires. Dans les bases navales (Kure, Yokosuka, Sasebo, Truk, Rabaul…) Celles ci disposent de leurs propres parcs de véhicules logistiques. La règle est simple : ce qui roule sur terre suit les couleurs de l’armée, pas celles des navires. Les camions de la marine sont donc en kaki, pas en gris de coque. Synthese par theatre d'operations
Ce tableau synthetise les grandes tendances. Il faut souligner qu'en pratique, les schemas etaient extremement variables : l'absence de doctrine centralisee stricte pour l'application du camouflage sur le terrain - contrairement a la Luftwaffe ou a l'armee americaine - laissait une grande latitude aux commandants locaux et aux equipages.
Les filets de camouflage japonais Softskins — Véhicules non blindés
En règle générale : les softskins reçoivent la même COULEUR DE BASE que les chars de leur unité, mais avec un motif simplifié (1–2 couleurs maximum, taches plus grandes, moins précises). En Mandchourie et en Chine du Nord, ils restent en monochrome. Le camouflage élaboré apparaît surtout en jungle dès 1941.
Marquages d'unité et identification tactique
Contrairement à une idée reçue, les chars japonais portaient fréquemment des symboles tactiques colorés peints sur les tourelles ou les flancs de caisse. Ces marquages coexistaient avec le camouflage et parfois le contredisaient.
Voic les types de marquages observés Numéros tactiques Chiffres arabes ou japonais en blanc, jaune ou rouge sur la tourelle.
Symboles géométriques Cercles, triangles, étoiles, losanges — encodant la division, le régiment, la compagnie. Caractères kanji Kanji désignant l'unité ou un nom de baptême du véhicule. Bandes d'identification Bandes blanches horizontales pour identification rapide à Khalkhin Gol. Étoile impériale Étoile à 6 branches (différente de l'étoile de David) sur certaines unités de Mandchourie. En fin de guerre (1944–1945) : les marquages d'unité deviennent paradoxalement plus visibles sur les positions défensives. La cohésion tactique entre chars enterrés et fantassins prime sur la discrétion optique. Des kanji en jaune ou blanc sur fond vert-noir sont fréquemment observés à Iwo Jima et Okinawa. Tableau pour le Maquettisme avec les Équivalents peinture modernes Les tableaux suivants donnent des équivalences indicatives avec les principales gammes de peinture pour maquettes. Les valeurs sont approximatives et basées sur les analyses colorimétiques disponibles.
Voici ci dessous une slistes des Sources et bibliographie Ouvrages de référence Archives et sources primaires
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