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L'armée impériale japonaise n’a développé une force de parachutistes aéroportés la fin des années 1930, mais sans enthousiasme Aussi le programme n'a pas reçu beaucoup d'attention de la part du quartier général impérial ; Il a fallu que cet état major reçoivent le RETEX du succès d'unités de parachutistes allemandes lors de la Campagne des France et de Belgique du printemps 1940 pour que le Japon commence à développer sérieusement des troupes aéroportées L'emploi tactique des troupes aéroportées japonaises est resté jusqu'à présent limité. L'opération aéroportée sur l'île de Leyte, début décembre 1944, prévoyait l'utilisation d'environ 700 soldats, et il semble probable que les Japonais n'aient pas renoncé à l'utilisation continue de parachutistes. Ils ont étudié les opérations aéroportées d'autres armées et ont porté une attention particulière aux opérations allemandes, ainsi qu'aux activités aéroportées alliées lors du débarquement en Europe.
En principe, les Japonais suivent la doctrine classique selon laquelle les parachutistes doivent opérer avec des armes de soutien et en coordination avec les troupes terrestres. L'Armée de terre et la Marine japonaises disposaient toutes deux d'unités parachutistes, et les tactiques employées par ces deux branches des forces armées étaient assez similaires. Dans l'emploi des parachutistes, les Japonais ont mis l'accent sur le rôle du soldat individuel, équipé d'armes légères et endoctriné avec des pulsions suicidaires. Cette priorité a entraîné des dépenses importantes en personnel et en matériel pour un faible gain tactique. Missions
Tactiquement, les Japonais ont utilisé des troupes aéroportées dans des missions de nature conventionnelle. Comme c'est souvent le cas pour les Japonais, il existe une différence considérable entre la planification d'une opération et son exécution. Les parachutistes ont été utilisés pour retarder un ennemi en retraite jusqu'à l'arrivée des forces terrestres, ou ont été chargés de la mission de capturer des installations vitales intactes, notamment des raffineries de pétrole et des aérodromes. D'autres missions ont consisté à tenter de détruire des avions alliés et à occuper 16 des terrains d'atterrissage afin d'assurer l'arrivée d'un convoi de renforts japonais par voie maritime, sans être gêné par l'activité aérienne alliée. Reconnaissance La doctrine japonaise prescrit une reconnaissance approfondie de la zone de débarque ment proposée avant l'assaut.Elle est effectuée par avion, sous-marin, par des espions et par d'autres moyens. Les zones urbaines, les marais, et les zones boisées ainsi que les endroits où la végétation est plus haute qu'un homme sont évités. Les régions montagneuses ou vallonnées ne sont pas prises en compte, sauf lorsque les pentes sont douces. Les terrains meubles comme le sable et le limon, sont considérés comme idéaux pour l'atterrissage. Les surfaces dures comme le béton, sont également jugées excellentes, car les Japonais estiment que la dureté de ces surfaces est compensée par l'absence d'obstacles. Des missions de reconnaissance sont également menées pour déterminer l'étendue des préparatifs de défense, notamment la nature et le type d'obstacles présents sur la zone d'atterrissage envisagée, la position et l'importance des renforts ennemis (en particulier les chars et les véhicules blindés), et les conditions météorologiques susceptibles d'affecter l'opération. L'effet de surprise est considéré comme primordial, et la reconnaissance est menée avec une extrême prudence lorsqu'il existe un risque qu'elle dévoile les plans japonais. Préparation de l'attaque Les Japonais considèrent que la zone d'atterrissage idéale est un lieu où les troupes peuvent se rassembler facilement après le saut. L'objectif de l'attaque doit se situer à moins de 5 kilomètres du site d'atterrissage, bien que, lors d'opérations réelles, les Japonais aient atterri jusqu'à 19 kilomètres de leur objectif. Si le point d'atterrissage est trop éloigné de l'objectif, les Japonais estiment que l'effet de surprise sera perdu et que l'ennemi aura davantage de temps pour se préparer défensivement. Les parachutistes sont briefés en détail à l'issue de la reconnaissance. Des photographies aériennes annotées des installations à conquérir sont fréquemment distribuées, et des répétitions sont souvent organisées. Les zones de rassemblement à utiliser avant et après l'assaut sont sélectionnées. En pratique, les ordres relatifs à l'opération sont précis et couvrent les phases, les objectifs et les tactiques dans les moindres détails. Des systèmes de communication et de signalisation sont mis en place, la communication air-sol étant généralement assurée par des panneaux. Entre les unités au sol, la radio peut être utilisée, ou des méthodes improvisées, telles que des sonneries d'instruments de musique et des bruits distinctifs, peuvent être adoptées. Ces dernières mesures servent cependant probablement davantage à l'identification parmi les unités de soutien qu'à la communication. Le moment le plus propice au saut est considéré comme étant l'aube ou le crépuscule, l'aube étant privilégiée. En pratique, cependant, les Japonais ont effectué des sauts à d'autres moments, y compris en plein jour. La doctrine japonaise stipule que le saut doit être précédé d'un bombardement aérien. Si la position du défenseur est solidement organisée, des mesures doivent être prises pour la neutraliser temporairement pendant la descente. Le saut est synchronisé avec l'explosion des bombes au sol. Lors d'une attaque contre des installations vitales, telles que les aérodromes et les objectifs que les Japonais souhaitent utiliser et conserver, on veille à ce que le bombardement n'entraîne pas plus de dégâts que nécessaire. Pour prévenir une contre-attaque pendant le regroupement des parachutistes au sol, les mitraillages et les bombardements à basse altitude se poursuivent jusqu'à ce que les troupes soient organisées en formations de combat prescrites. Les Japonais se soucient peu des pertes parmi leurs propres troupes qui pourraient résulter des mitraillages et des bombardements. Afin de tirer pleinement parti de l'effet de surprise, la première vague à atterrir est aussi forte que possible, le saut étant effectué à une altitude moyenne de 300 à 400 pieds. De la fumée peut être utilisée pour semer la confusion au sol et dissimuler la direction et l'étendue de l'attaque aéroportée. L'Attaque Bien que les sources divergent sur certains détails mineurs, on pense que l'unité de base de l'attaque est une formation en V de trois avions, l'avion de tête volant à la pointe du V, avec un avion disposé en échelon à droite et un autre à l'arrière gauche. Quatre V de trois avions chacun forment une escadrille. La formation régimentaire peut comprendre jusqu'à six escadrilles. Les formations japonaises de fusiliers et de mitrailleuses légères mettent généralement 3 minutes à se préparer au combat dès leur sortie de l'avion. Les unités de mitrailleuses lourdes et antichars, de la taille d'une escadrille, nécessitent respectivement 8 et 10 minutes. Une section a besoin de 10 minutes pour s'organiser à partir du moment du largage, et de 12 minutes si elle est équipée de mitrailleuses lourdes. Une compagnie, selon les Japonais, devrait pouvoir s'organiser en une quinzaine de minutes, tandis qu'il faut 1 heure et 45 minutes pour organiser efficacement un régiment au combat. En pratique, ces délais ne semblent pas avoir été respectés. Selon la réglementation japonaise relative à l'utilisation des parachutistes, les troupes ne doivent sauter qu'après neutralisation de la DCA, et après élimination du risque de contre-attaque, avant de pouvoir s'organiser au sol. Des points de ralliement sont indiqués, mais les Japonais ne se regroupent souvent pas en formation définie après avoir touché le sol. À l'atterrissage, les Japonais attendent souvent la tombée de la nuit avant de lancer l'attaque. Cela est particulièrement vrai lorsque la puissance de feu relative des parachutistes est jugée faible. Des réserves sont apparemment maintenues en alerte sur les bases aériennes et engagées sur demande des forces d'attaque. Une fois au sol, chaque parachutiste se dirige vers le parachute de ravitaillement le plus proche. Afin de faciliter leur repérage, les parachutes de ravitaillement sont repérés pendant la descente, et aucun temps n'est perdu pour ouvrir les conteneurs de ravitaillement et distribuer le matériel.
La nature du terrain et la mission assignée détermineront le type d'organisation tactique adopté. Jusqu'à ce que les forces soient rassemblées, cependant, les parachutistes, quel que soit leur grade, reçoivent l'ordre de s'engager dans des combats individuels dès que l'occasion se présente. Lorsque des changements de plan sont probables, en raison de circonstances non apparentes au moment de la planification, les troupes sont généralement informées des alternatives qui pourront être adoptées après l'atterrissage. Les tactiques employées par le soldat au sol sont similaires à celles employées par les petites unités d'infiltration-suicide japonaises.
L’attaque de l’aérodrome de Menado fait partie des premières opérations aéroportées japonaises au début de la Seconde Guerre mondiale.C est la seule opération à laquelle les parachutistes de la marine japonaise o
L’opération aéroportée de Koepang (Timor) le 21 février 1942 est une autre action importante du Japon dans la campagne des Indes néerlandaises pendant la Seconde Guerre mondiale.
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