Renaissance Les lansquenets

Article écrit par : Claude Balmefrezol

Mis en ligne le 04/07/2024 à 08:24:16



Les Lansquenets
 
 
 
 
Les Landsknechts  étaient des fantassins mercenaires allemands de la Renaissance. Le terme a été inventé pour la première fois vers 1470 par Pieter van Hagenbach, chroniqueur du duc bourguignon Charles le Téméraire.
Les Landsknechts étaient recrutés principalement parmi les représentants de la classe inférieure (pauvres) par opposition aux chevaliers nobles, bien que ces derniers occupaient souvent des postes d'officiers supérieurs dans les formations 
De plus, les Landsknechts étaient une sorte de « réponse allemande » à l'infanterie suisse . Il convient de noter l'hostilité des Landsknechts envers les Suisses, à la suite de laquelle tous deux, se combattant, n'ont pas fait de prisonniers, les tuant.
Car les suisses contrairement aux lansquenzets etait si pn peut le dire la première armée nationale,En effet qu'ils soient paysansou bourgeois tous les  Suisses male et physiquement aptes au service étaient soumis à la conscription Mais il faut nuancer car l’armée suisse se composait de volontaires,  fournis par chaque canton proportionnellement  à celui de ses habitants.
Il fallait des soldats  forts et valides pour en faire des piquiers.


Mais ce principe de de conscription générale, dans un pays d’à peine plus de 500.000 habitants surtout de ruraux  était lourd et onéreux car environ 5% de laa population masculine était sous les armes et cela représentait un fardeau
Il fallait s'occuper des travaux agricoles aussi les hommes ne pouvaient-ils servir que pendant des périodes relativement courtes.
Aussi les suisses ne s’engageront jamais dans une guerre d’usure préferant une bataille décisive afin d'anéantir rapidement l’adversaire.
Ils vont adaapter l’ancien groupement germanique en carré, constitué selon la parenté et la commune  afin de battre l ennemi  l'empêcher de continuer la camapgne et  comme il leur avait été strictement interdit de faire des prisonniers, tout homme tombant aux mains des Suisses était froidement massacré.
Ils prêtaient aussi serment de ne pas dépouiller les cadavres de leurs ennemis tant que la bataille ne soit achevée . En effet, tant la capture de prisonniers que le pillage faisaient perdre du temps et pouvait influencer sur l’issue de la bataille
Les sanctions étaient lourdes et  les hommes coupables de l’une l’autre de ces actions passaient en cour martiale, où ils pouvaient être condamnés à avoir un bras coupé à l’épée,ou exécutés
Les suisses étaient aquipés d'armes légères comme  des haches longues ou courtes et de petites épées. Ils étaient entourés de plusieurs rangées de piquiers, dont le rôle était de disloquer les lignes adverses Les arbalètes et, plus tard, les armes à feu joueront un rôle mineur, car les Suisses cherchaient à engager aussi vite que possible un corps à corps avec l’ennemi : pour cela, il est évident que les hommes armés d’épées, de piques et de haches jouissaient d’un grand avantage. Comme la disicplien etait une des constante de leur formation cela conférait aux Suisses, sur le champ de bataille, un atout majeurqui avait toujours fait défaut aux troupes à pied de l’armée féodale au cours des siècles précédents.
Face à une formation suisse, les cavaliers ennemis étaient  bloqués par les piques,
Aussi même si les chevaliers du Moyen Age les surnommaient avec mépris les « valets » ou Italien fanti, d’où dérive le terme fantassin ces formations vont constituer une troupe à part entière, et celle-ci devint une « arme » aussi importante que les autres sur tous les champs de bataille d’Europe.
C’est grâce à elle que les Suisses affirmèrent leur indépendance. en battant les troupes du
Saint Empire romain germanique. qui vont représenter un temps une menace formidable jusqu'en  1325

En effet à cette date les, suisses vont battre les Impériaux à Morgarten. mais si Morgarten fut un éclatant succès, ce n’était pas encore une véritable bataille d’infanterie Il faut attendre 1386 ,pour voir une autre bataille que permet aux  huit cantons de ce debarrasser des Habsbourg.


le 9/07/1386 4.000 impériaux vont affronter 6.000 suisses à Sempach, ville située à quelques kilomètres au nord de Lucerne,


Ce fut une déroute  pour les Impériaux Ainsi Sempach confirma ce que Courtrai avait démontré qu'une l’infanterie pouvait vaincre la cavalerie féodale.En effet des formations en carré pouvaient avoir raison de chevaliers Les jours de la chevalerie médiévale étaient comptés.


Apres ces victoires les Suisses  vont  démontrer que leur infanterie était invincible et ils vont recevoir de la part des diverses puissances qui  de demandes pour  louer les services de leur soldats.
En  1424 : la république de Florence se paye les services de10.000 suisses pour  une période de trois mois. Et à la fin du siècle, le montant des offres s’était élevé à tel point que toute l’armée suisse se transforma en troupes mercenaires.
Seule différence  les contingents suisses n’étaient pas composés de soldats de fortune mais  venaient de leurs cantons et de leurs commune. Mais ce  système  entraina une perte de bras pour les cantons  et la Confédération ne fut plus en mesure de supporter ce système mais Pendant un siècle les suisses vont régner  sur les champs de bataille de l’Italie septentrionale et de la Bourgogne  Mais ils  vont négliger  les nouveaux développements en matière d’armements et de méthodes de combat comme  l’avènement de la cavalerie légère, l’amélioration des mousquets et la mobilité accrue de l’artillerie de campagne.
S'en tenant à leurs anciennes méthodes  comme attaquer n’importe quel effectif de cavalerie  ils vont heurter  aux lansquenets, qui, eux, avaient fait la synthèse des techniques suisses et des récents développements militaires que les Suisses avaient ignorés.

Naissance des Lansquenets
Les Landsknechts sont une sorte de « réponse allemande » à l'infanterie suisse
Durant les
guerres Hussites les Imperiaux vont subir des défaites humiliantes et cela va entrainer une remise en causse de la stratégie.
Les Impériaux vont comprendre qu’il fallait absolument réformer le système militaire existant, et cela d’autant plus que les innovations apportées en France par Charles VII n’étaient pas passées inaperçues avec l 'apparition de l'Artillerie sur le champ de bataille


Apres la bataille de Guinegatte, le 7/08/1479 l’armée bourguignonne, composée de fantassins flamands, bat l’armée française
Les Bourguignons sous les ordres de l’archiduc
Maximilien de Habsbourg, gendre du duc de Bourgogne Charles le Téméraire, qui avait trouvé la mort deux ans plus tôt à la bataille de Nancy  vont utiliser des Flamands  entraînés en s’inspirant de la tactique des Suisses.


En les enrôlant, il avait beaucoup insisté pour que les soldats destinés à former des unités communes provenant de la même zone géographiques
Cela était une lecon venant du système suisse, qui, en veillant à l’identité d’origine sociale de ses recrues, assurait l’homogénéité et le sentiment de communauté de ses troupes. 


Mais Maximilien malgé sa victoire ne pourra poursuivre ses adversaires afin de leur imposer ses conditions, car étant  à court d’argent, ses troupes vont se debander pour rentrer chez elles.
Aussi l’archiduc se tourna-t-il vers d’autres territoires et y recruta-t-il des hommes que les Allemands baptisèrent Landsknechte (« serviteurs du pays »), expression d’où dérive le mot français « lansquenet ».
Entre 1482 et 1486, Maximilien recruta donc des lansquenets en Rhénanie et dans les régions voisines du bas Rhin,et il les forma selon le modèle suisse.
Mais il existe toujours une vive hostilité entre lansquenets et mercenaires suisses.
En  1487 sous les ordres du duc
Sigismond de Tyrol, les lansquenets vont battre les condottières vénitiens à la bataille de Calliano 
en  1488 ils furent envoyés aux Pays- Bas et en 1490, Maximilien partit en guerre contre les Hongrois, et, à cette occasion, les lansquenets prirent d’assaut la ville de Stuhlweissenburg ; dès lors, leur réputation, en Europe, fut équivalente à celle des Suisses.
Maximilien va disposer de deux régiments de lansquenets forts chacun 3.000 à 4.000 homme entièrement dévoués à leur chef  Maximilien ne leur refuse rien  et ces contingents, provenant  de villes allemandes,sont conscients de représenter une élite militaire.
Mais ils sont dur à gérer sur le plan politique, et il faut les prendre pour ce qu’ils étaient : une confrérie militaire, dont le métier était de faire la guerre ; ils étaient souvent méfiants et obstinés, mais, sur le champ de bataille, leur bravoure était insurpassable et ils étaient d’une remarquable endurance.Ces mercenaires ne vont pas hésiter  à commettre des vols et des vols.À cet égard, pendant la guerre de Trente Ans, des mots tels que « gang » (un détachement de Landsknechts) et « maraudeur » (le nom de famille de l'un des capitaines de Landsknecht) sont devenus des noms communs.
On croyait également qu'un landsknecht gagnait plus par mois qu'un agriculteur gagnait en un an. Et les Landsknechts, qui servaient pour une double solde, étaient appelés Doppelsöldner (allemand : Doppelsöldner).
Les Troupes mercenaires comme les  landsknechts et reitres qui se sont répandues en Europe à partir de la fin du XVe siècle. Jusqu'au début du XVIIIe siècle, ils constituaient un lien de transition entre la cavalerie chevaleresque du Moyen Âge et les armées régulières des temps modernes, dotées de recrues.

 

Les Landsknechts ont été créés à l'origine comme force de soutien par l'empereur Maximilien. Cependant, au fil du temps, les détachements de Landsknechts eux-mêmes ont commencé à embaucher ceux qui payaient le plus, à l'exclusion des ennemis du Saint Empire romain germanique (Allemagne). Recrutés parmi la population ordinaire, ils constituaient un contrepoids aux chevaliers d'élite et bientôt, grâce à de nouvelles armes et tactiques, les Landsknechts devinrent les meilleures troupes d'Europe. Pour la première fois, les troupes mercenaires montrèrent leur efficacité dans les guerres de Bourgogne. La nouvelle infanterie mobile devint rapidement une composante majeure des armées mercenaires dans toute l'Europe.Le principal adversaire idéologique et concurrent des Landsknechts était les Suisses.
Les Suisses ont régné sur le champ de bataille pendant environ un siècle jusqu'à ce que de nouvelles armes soient introduites : la cavalerie légère et les arquebuses. Mais bientôt, au cours d'une seule bataille, les Landsknechts détruisirent plus de 3 000 mercenaires suisses, en utilisant des fortifications en terre, des attaques d'usure et une nouvelle arme : les arquebuses.
Le développement des armes à feu a provoqué le déclin de la force et de la gloire des Landsknechts. Ils disparurent dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, et même le mot « landsknecht » lui-même disparut de l'usage ; ils s'appelaient désormais l'infanterie impériale
Organisation

Un détachement de landsknechts était généralement appelé compagnie,  Il y avait des compagnies anglaises françaises des compagnia italienne ; compañía espagnole ; Kompanie allemande
 Leurs effectifs pouvaient atteindre plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de personnes.
À la tête du détachement se trouvaient un capitaine, qui était un officier supérieur ainsi que le trésorier de l'entreprise, dont la tâche était de trouver un employeur, de conclure un contrat rentable avec lui et de répartir les paiements entre les membres de la compagnie conformément à leur position et leur mérite.


Le capitaine a établi la charte de l'entreprise qui est un ensemble de règles disciplinaires qui déterminaient les devoirs et les responsabilités des membres de la compagnie et il était le plus haut juge qui prononçait la sentence pour violation de ces règles.La discipline dans l'entreprise était maintenue par des mesures sévères - châtiments corporels (en cas de non-respect des ordres) et en cas de délits graves (fuite du champ de bataille) et peine de mort.

Les punitions étaient imposées par le capitaine et étaient généralement exécutées devant la troupe
Elles servaient de moyen d'éduquer non seulement les punis, mais également l'ensemble de la compagnie. Le vol sur des civils ou de prisonniers de guerre n'était pas considéré comme un grand péché, et parfois une
ville prise d'assaut était cédée à la compagnie pendant plusieurs jours « pour être pillée » à titre d'incitation.

Parfois, le capitaine se nommait un ou plusieurs assistants - lieutenants (du lieutenant français - adjoint).
Selon la taille de la compagnie, elle pourrait être divisée en unités plus petites, dirigées par des commandants de rangs inférieurs - sergents, caporaux, sergents. Les dirigeants des compagnies étaient également appelés condottieri (de l'italien condotta - contrat de location).
Les représentants de la plus haute aristocratie noble faisaient souvent office de chef des condottieri.
Les monarques, les grands seigneurs féodaux et les villes libres agissaient en tant qu'employeurs des entreprises landsknecht.
Les approvisionnements de l'entreprise étaient généralement assurés par des cantiniers, des marchands spécialisés dans la vente de toutes sortes de marchandises aux mercenaires
Les Landsknecht gagnaient beaucoup d'argent et ne faisaient aucune économie .,Aussi ce commerce était donc très rentable 
Au cours de la campagne, la compagnie était suivie par un grand convoi, qui contenait des cantiniers avec des marchandises, des artisans au service des landsknechts (armuriers, tailleurs, cordonniers, barbiers, etc.), des bordels mobiles, des charrettes avec les biens personnels des landsknechts et même leurs des familles.
Malgré tous les coûts, les troupes mercenaires des Landsknechts se sont révélées plus efficaces pendant la période de décomposition de la société féodale ainsi que celle de la force militaire principale de cette période  la chevalerie
Aussi au XVIe siècle  ce force a complètement été remplacée pour les raisons suivantes.
Avec la prolifération des armes à feu, l'invulnérabilité des chevaliers en armure et l'inaccessibilité de leurs châteaux disparaissent. "Le fusil a tué la féodalité" est un dicton attribué à Napoleon


La cavalerie chevaleresque étant principalement composée de représentants de la classe « noble », elle était relativement peu nombreuse, de sorte que les troupes de Landsknecht, recrutées dans toutes les classes, étaient plus nombreuses que les formations de chevaliers et les Landsknechts n'étaient pas inférieurs aux chevaliers.
Les chevaliers  – l’élite de la société féodale – avaient leurs propres ambitions politiques. Ils sont des participants indispensables aux complots et aux coups d'État de palais, et ils ont souvent trahi leur suzerain en faveur d'un prétendant au trône, tandis que les Landsknechts ne servaient que pour de l'argent et, en règle générale (sous réserve d'un paiement généreux et régulier), n'avaient aucune raison de participer. dans les intrigues politiques, et jouissait donc d'une plus grande confiance de la part des monarques.
Tactiques militaires
Dans les grandes bandes de Landsknechts, il y avait une division en détachements, chacun remplissant sa propre fonction :
Piquiers - la majeure partie des landsknechts étaient des soldats utilisant des piques et protégés par un casque et une cuirasse. Ils formaient les premiers rangs et protégeaient le détachement de la cavalerie.
Les troupes de choc sont armées d'épées à deux mains ou de hallebardes et sont bien protégées. Ils ont attaqué dans les premiers rangs, pénétrant dans les rangs des piques ennemies, les brisant et dégageant des passages pour les forces principales.


Arquebusiers - au début, ils utilisaient des arbalètes, mais plus tard, ils furent presque entièrement armés d'arquebuses et de katsbalgers. Ils ne portaient pratiquement aucune protection. Ces unités sont des tireurs d'élite qui infligent des dégâts lors d'escarmouches, dans des positions fortifiées ou avant des affrontements entre unités.


Armes et armures
Les Landsknechts pourraient être armés des types d'armes suivants :
Armes Blanches


Zweilhander(épée à deux mains)
Flamberge (épée à deux mains ou bâtarde à lame ondulée
Gross Messer (sabre à deux mains)
Katzbalger ou Koshkoder, sa taille variait de 35 à 120 cm, bien que la version standard avait une taille d'environ 70 cm. Il était utilisé comme arme supplémentaire à la pique/zweihander/flamberge/arquebuse, etc. Il avait un rôle de un couteau à une épée bâtarde, mais en gros elle peut être classée comme une épée courte pour le combat rapproché
Épée Reitar (pourrait être utilisée comme alternative au Katsbalger)
Armes d Hast
Pique d'infanterie (arme de la partie principale du gang Landsknecht)
Hallebarde

Sponton
Pertuisane
Partisan Attrape Coquin
Marteau de Lucerne
Armes à distance :
Arbalète
Arquebus au fil du temps complètement remplacé par des arquebuses

Arquebuse
Pistolet à Rouet pour Officiers
Casques

Bourguignotte
Morion
Armures
L'armure caractéristique des Landsknechts était une
demi armure  (un type spécial de protection partielle en plaques) également connue sous le nom d'« armure de Landsknecht ». La qualité et le degré de protection de l'armure dépendaient à la fois du statut économique du landsknecht lui-même et de sa position dans les rang
Tissu


Les vêtements des Landsknechts étaient les plus décorés, les plus provocateurs de la Renaissance
Un costume à manches et pantalons larges, d'énormes chapeaux à plumes Les Landsknechts étaient libres des lois régissant le style et l'apparence vestimentaire auxquelles les autres citoyens étaient soumis
L'empereur Maximilien Ier leur a accordé ce droit: « Leur vie est si courte et sans joie que des vêtements magnifiques sont l'un de leurs rares plaisirs. l'intention de le leur enlever " Leurs vêtements étaient célèbres pour leur décoration « bouffée et fendue », qui résultait de la découpe des vêtements extérieurs et du rembourrage des couches inférieures à travers ces fentes.
Cee style vestimentaire bouffant et fendu a également été adopté par d'autres peuples, devenant un type de décoration courant dans certaines régions d'Europe. Une partie de la noblesse anglaise était fascinée par les « bouffées et fentes ». Henri VIII a commencé à s'habiller de cette manière après avoir vu les vêtements des landsknechts qu'il avait embauchés ; en effet, le célèbre portrait d'Henri VIII réalisé par Hans Holbein le montre portant un pourpoint orné de bouffées et de fentes. D'autres portraits d'Henry VIII le montrent portant ce qui semble être une jupe jusqu'aux genoux ; il a adopté ce style des jupes militaires allemandes portées par certains Landsknechts. Le fils d'Henri, Édouard VI et Elizabeth Ier s'habillaient également dans ce style.
Comme dans les batailles il y avait souvent des mercenaires des deux côtés du conflit qui se ressemblaient exactement, afin de distinguer les « amis » des « étrangers » dans les combats au corps à corps, les landsknechts appartenant à la même compagnie portaient de larges rubans de tissu de la même couleur sur leur chapeau, sur leur ceinture, sous forme de bandage sur l'épaule ou d'une écharpe sur l'épaule.
Cela a donné lieu à appeler chaque compagnie de Landsknechts une bande de la couleur correspondante (de l'allemand das Band - ruban). Et grâce au comportement des Landsknechts envers la population civile, le mot « gang » dans la pratique paneuropéenne a acquis un nouveau sens : un groupe criminel armé stable.
L'énorme pièce de costume, reflétant les tendances de la mode de l'époque, que certains bourraient de coton pour plus de taille et pour adoucir le coup, est également mémorable dans le costume de Landsknecht. De plus, un portefeuille s'insérait facilement dans la braguette, et les landsknechts à double salaire avaient des braguettes comme élément d'armure


Le costume de lansquenet  n est pas si louffouque cela peu paraitre
Les chaussures sont en forme de pattes d'ours  ce sont des ballerines large en avant
Les pantalons sont larges avec des crevées afin de masquer la position des jambes à l'adversaire lors des duels et la chaussette montante fixée avec une jarretière
On utilise sa main gauche pour parer in extremis des coups d'épee
La Brayette volumineuse à l'entrejambe sert à mettre son argent  c'est un endroit plus sur que la sacoche  qui peut être subtilisée Aussi certains lansquenets fauchés faisaient semblant d'être riche mettaient des pommes dans leurs brayettes
Le lansquenet  porte une petite cuirasse contre les  coups d'estoc
Avec cette notion de camoufler l'emplacement des  membres ce qui pouvait sauver la vie lors des duels les manches étaient larges et bouffantes avec des crevées
Une belle barbe masquait aussi l'emplacement du cou aux adversaires
Les crevures pouvaient aussi coincer les coups d'épée d'estocs de l'adversaire, car l'épée  pouvait rester coincé dedans: il suffisait au lansquenet de se tourner un peu sur lui-même pour désarmer l'adversaire
Le chapeau  est en general une belle pièce du costume  Large avec des plumes. on pouvait aussi s'en servir de bouclier d'appoint avec l'autre main pour masquer l'emplacement des poignets/bras et les plumes pouvaient aussi distraire l'adversaire lors d'un duel. L'inconvénient était aussi la perte d'un membre

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