Avignon Le palais des Papes

Article écrit par : Claude Balmefrezol

Mis en ligne le 06/05/2022 à 08:44:09



Le palais des Papes Avignon
in memoriam A Houot +

 
 


 

La construction de ce palais va s’effectuer en moins de 20 ans, de 1335 à 1352.
Le palais des papes que nous connaissons et en fait la réunion de deux palais
En effet nous avons affaire à deux constructions voulues par deux papes
Benoît XII, qui fait construire le premier palais pontifical (dit Palais vieux), et Clément VI, qui fait édifier de nouvelles extensions (dit Palais neuf).
Le contexte Historique
Il faut avoir en tête que le Pape depuis longtemps déjà et surtout pendant la deuxième moitié du XIII° siècle, a l'habitude de résider hors de Rome. En effet la vie dans Rome est dangereuse pour sa sécurité aussi il prend l habitude de séjourner en dehors de Rome
Innocent VI, entre 1245 et 1251 passa beaucoup de temps à Lyon
Aussi quand Clément V arrive à Avignon en 1309, accueilli par les Dominicains, il n'a pas l'intention de s'y établir définitivement ni de faire de cette ville une nouvelle capitale de la chrétienté.
Son choix comme lieu de résidence permanent est lié à des considérations politiques.
Rome des un ville dangereuse déchirée par des clans rivaux, ce quii en fait une ville en proie à des émeutes quasi-permanentes.
Là dessus vient se greffer la Politique Religieuse et les relations internationales
Depuis le Schisme entre Église d'Orient et d'Occident, Rome se trouve excentrée par rapport au centre de la chrétienté catholique . Dans cet Occident se trouve deux royaumes les royaumes de France et d'Angleterre qui sont deux puissances rivales.
Mais Avignon jouxte le Comtat Venaissin, terre de l’Église depuis 1274.


Son suzerain est Charles II d'Anjou,neveu de Louis IX comte de Provence Roi de Naples donc vassal et allié du pape
De plus la Provence, pacifiée, jouit d'une paix profonde depuis un demi-siècle.
Aussi le pape décide de s’installer en Avignon
La période, allant de 1309 à 1376, voit sept papes se succéder
Clément V, Jean XXII, Benoît XII, Clément VI, Innocent VI, Urbain V et Grégoire XI.
Cette installation va transformer la ville car l'installation du pape et de sa cour provoque une formidable augmentation de la population.
Avignon va compter près de 40 000 habitants chiffre qui en fait une des plus grandes villes d'Europe . Elle est de plus vu ses habitants très cosmopolite.
Depuis longtemps déjà et surtout pendant la deuxième moitié du XIII° siècle, le pape a l'habitude de résider hors de Rome. Innocent VI, par exemple, séjourna plusieurs années à Lyon entre 1245 et 1251
Mais tout va se corser durant le Règne de Philippe le Bel .
En effet ce souverain a besoin d’argent pour entretenir une armée et une marine capables de lutter conte les riches villes flamandes et son puissant voisin le roi d’Angleterre. Aussi il décide de lever, en 1295, un impôt exceptionnel sur le clergé, la « décime ».


Le pape Boniface VIII, qui tire d'abondants revenus de France, répond par la bulle de 1296, Clericis laicos.
Il y est écrit que le clergé ne peut être soumis à aucun impôt sans l'accord du Saint-Siège. Les évêques sont tenus de suivre les recommandations du Saint-Siège sous peine d’
excommunication.
Philippe Le Bel interdit toute exportation de valeurs hors du royaume de France, ce qui a pour effet de priver le pape d'une part importante de ses ressources.
Aussi le pape réplique par en 1302, par la
bulle Unam Sanctam, dans laquelle Boniface VIII affirme la supériorité du pouvoir spirituel sur le pouvoir temporel et, de ce fait, la supériorité du pape sur les rois, ces derniers étant responsables devant le chef de l'Église
Boniface VIII menace d'excommunier Philippe IV et de jeter l'interdit sur le royaume de France.
 
Tombe de Boniface VIII, grotte vaticane.
 
Survint alors l incident ou l ‘attentat d’Agnani durant lequel Guillaume de Nogaret garde des sceaux, tente d’arrêter le pape et de le faire juger par un concile. Nogaret et Sciarra Collona se rende au palais d’Agnani le 8 septembre
1303, et lors d'un entretien tumultueux, le pape Boniface VIII est menacé par Guillaume de Nogaret. Il meurt quelques semaines plus tard
Son successeur
Benoît XI est élu le 22 octobre 1303 et il annule la plupart des mesures visant le roi de France mais il meurt rapidement le 07/07/1304
Son successeur est élu après onze mois de tractations entre le parti français conduit par la famille romaine des Collona, et le parti du défunt
Boniface VIII mené par les Caetani.
Bertrand de Got, prélat diplomate et juriste éminent, resté neutre dans la querelle entre Philippe le Bel et Boniface VIII est élu le 05/06/1305 par un conclave réuni à
Pérouse, sous le non de Clément V. Il est le dixième pape français. Et il est agé de 40 ans,
Mais le Pape renonce à se rendre à Rome par crainte des intrigues locales et des risques liés au conflit des
guelfes et des gibelin il est couronné à Lyon,le 1er novembre. 1307Clément V fait son possible pour se concilier les bonnes grâces du puissant Philippe le Bel, alors il voyage en France et en Guyenne Anglaise
S’il repousse la demande d'ouvrir un procès posthume contre Boniface VIII il fait condamner par le Concile de Vienne les Templiers sur ordre de Philippe Le Bel qui veut supprimer cet influent et riche ordre de moines-chevaliers qui répond de l'autorité du pape et non de la sienne
à lui Philippe
Suite au concile de Vienne il se rapprochât de cette ville et il décide de s’établir près du
Comtat Venaissin, terre pontificale et s’installe en Avignon, possession du comte de Provence (roi de Naples et à ce titre vassal du Saint-siège),
La position est bien choisie car sa situation la met en relation avec le nord de l'Europe, grace au Rhone qui marque aussi la frontière entre la
France et le Saint-Empire romain germanique,
Avignon est donc un lieu de passage obligé
De plus, l'importance des
foires de Champagne jusqu'à la fin du XIIIe siècle et la pérennité de la foire de Beaucaire avaient fait d'Avignon et de son rocher une étape commerciale obligée
A ce point de vue économique se greffe un point de vue Géopolitique
Le monde politique bascule de la Méditerranée vers l’Europe du Nord
Si Rome, dès l'Antiquité, avait dû sa puissance et sa grandeur à sa position centrale dans le bassin méditerranéen, elle avait perdu de l'importance et, dans cette fin du Moyen Âge, le centre de gravité du monde chrétien s'était déplacé. La situation d'Avignon était bien plus favorable politiquement parlant
il fut donc le premier pape Quand le pape Clément V arrive à Avignon en 1309, accueilli par les Dominicains, il n'a pas l'intention de s'y établir définitivement ni de faire de cette ville une nouvelle capitale de la chrétienté. C'est pourtant le rôle que la ville va jouer pendant un siècle.
Le choix d'Avignon comme lieu de résidence permanent est dû essentiellement à des considérations politiques. Le pape ne veut plus résider dans une Rome déchirée par des clans rivaux, en proie à des émeutes quasi-permanentes. Depuis le Schisme entre Église d'Orient et d'Occident, Rome se trouve excentrée par rapport au centre de la chrétienté catholique dont les royaumes de France et d'Angleterre sont les deux grandes puissances rivales. Avignon jouxte le Comtat Venaissin, terre de l’Église depuis 1274. La ville elle même appartient à Charles II d'Anjou, comte de Provence mais aussi vassal et fidèle allié du pape en tant que roi de Naples. La Provence, pacifiée, jouit d'une paix profonde depuis un demi-siècle.
Mais ce pape ne va pas profiter de sa résidence
Il arrive à Avignon en mars 1309 mais il meurt dans d’affreuses douleurs à la suite des malédictions des templiers ou plutôt d’un cancer des intestins,
Ses médecins tentent d’apaiser ses douleurs en lui faisant ingurgiter des émeraudes pilées. Il meut le 20/04/1314 à Roquemaure
Sous son pontificat, Avignon devint, la résidence officielle d'une partie du
Sacré Collège des cardinaux, tandis que le pape préféra résider à Carpentras, Malaucène ou Monteux, cités comtadines. Personne ne pensait qu'Avignon allait devenir la résidence papale pour neuf d'entre eux
Entre 1309 à 1376, sept papes se succèdent à Avignon : Clément V, Jean XXII, Benoît XII, Clément VI, Innocent VI, Urbain V et Grégoire XI. Ces années vont radicalement transformer la ville et la marquer L'installation du pape et de sa cour provoque une formidable augmentation de la population. Avignon devait certainement compter près de 40 000 habitants. Ce chiffre énorme pour cette époque, en faisait une des plus grandes villes d'Europe et sûrement la plus cosmopolite.La ville entière se transforme et se pare de monuments gothiques : on reconstruit, on agrandit, on embellit les églises, les monastères et les couvents. Les habitations débordent en dehors des remparts devenus trop étroits
Ainsi le Saint-Siège va demeurer pendant un siècle (jusqu’en 1403), en Avignon
Clement V Jean XXII Benoit XII Clément VI Innocent VI Urbain V Grégoire XI


Huit papes,vont se succéder dont deux, particulièrement, furent de grands bâtisseurs : Benoît XII (1335-1342) et Clément VI (1342-1352).
Ils nous ont légué ce monument, qui fut le tour à tour le siège de la papauté durant 100 ans donc siège d’un pouvoir temporel sur les États de l’Église, et d’un pouvoir spirituel et s’étendant sur toute la Chrétienté, ainsi que du gouvernement de l’Église, résidence d’un prince souverain et de sa cour puis il devient la résidence des vice-légats pontificaux jusqu’à la fin du XVIIIe siècle pour finir comme caserne militaire pendant le XIXe siècle


Il est parvenu jusqu’à nous presque intact malgré un certain nombre de vicissitudes Il a été classé au titre des Monuments historiques en 1840,
Étant un palais siège d’un pouvoir il sera fortifié pour pouvoir résister à des assauts Car le palais est aussi une puissant forteresse urbaine puissante,avec ses arcades-machicoulis sur contreforts, qui forment l’un des éléments caractéristiques de la physionomie de cet ensemble monumental.


Cet élément architectural est présent systématiquement sur les façades des différents bâtiments qui composent aussi bien le « palais vieux » de Benoît XII, que le « palais neuf » de Clément VI.
Ces grandes arcades-mâchicoulis sur contreforts supportent le parapet crénelé et contribuent à conférer à cet ensemble architectural un aspect puissant


On trouve aussi une douzaine de tours quadrangulaires,dont les deux principales qui sont nommées turris dans les textes sont situées du côté oriental.

 

 


Nous avons la tour des Anges ou du Pape édifiée en 1335 Elle se présente comme un édifice carré de 17,50 m de côté, haut de 46 m et dont les murs ont 3 m d’épaisseur, qui constitue un véritable donjon, de par sa position centrale et sa fonction avec la chambre du pape et du Trésor


Ensuite nous avons La tour de Trouillas édifiée entre 1341-45, haute de 52 m, avec des murs épais de 4,50 m,La tour de Trouillas Véritable donjon, elle occupe l'angle nord-est du palais et possède un toit terrasse Elle avait initialement une hauteur de 60 mètres
Elle est située à l’extrémité nord vers le Rocher des Doms qui surplombe l’ensemble.La tour compte un rez-de-chaussée et cinq étages. Dans la salle basse, qui communique avec le cloître, sous le pontificat de Clément VI, fut incarcéré
Cola di Rienzo pendant treize mois
Sa fonction de défense est confirmée par l'épaisseur de ses murs, jusqu'à 4,50 mètres, et les affectations de ses étages : chambres des sergents d'armes et d'artillerie Elle est construite en 1340 par Jaume Alasaud
Les autres tours sont placées dans les angles

 


 ;
Tour de la Campane (1339) au nord-ouest,
La tour de la Campane fait le pendant à la tour du Trouillas et protégeait la face nord du palais. C'est là que logeait le maître d'hôtel du pape. Il accédait à ses appartements par la galerie haute du cloître qui avait été décorée a tempera par Matteo Giovanetti
Tour Saint-Laurent (1353) au sud


La tour Saint-Laurent. Située à l'angle de la place de la Mirande et de la rue Peyrolerie, au sud-est du palais, elle fut rajoutée sous le pontificat d'Innocent VI. Vouée à la défense, on peut voir encore les rainures et les crochets de ses herses. Composée de six niveaux, elle assurait la protection de l'angle sud-est du palais. Les cardinaux revêtaient ici leurs vêtements sacerdotaux, ce qui lui a valu le nom de revestiaire. Plus tard, aux XVIIe et XVIIIe siècles,
elle devint le siège de l'Auditeur général, président de la Rote

 

la tour de la Gache située entre la porte des Champeaux et la Grande Audience, au sud-ouest du palais. Du haut de cette tour de guet, on donnait, à son de trompe, le signal du couvre-feu, on avertissait les habitants en cas d'incendie ou d'alarme Dans la salle du rez-de-chaussée se tenait, au temps des papes, l'audience des contredites ou petite audience Le siège de ce tribunal, lié à la chancellerie, fut transformé, au début du XVIIIe siècle, en arsenal. C'est de cette époque que date la décoration en grisaille de sa voûte

 


la tour d'angle ou des Grands Dignitaires car située dans le prolongement de l'aile des Grands Dignitaires (angle sud-ouest du palais neuf) ;(1345-46).

A gauche avec machicoulis


Tour du cardinal Blanc dans l’angle sud-ouest du « palais vieux »,
Les autres tours flanquent certains corps de bâtiments


Tour Saint-Jean au milieu de l’aile du Consistoire (1338),
Elle est située sur la façade est, cette petite construction crénelée de base carrée est dite encore tour des chapelles. En effet, outre la chapelle Saint-Jean réservée aux hauts dignitaires admis dans le Consistoire Elle abrite aussi la chapelle Saint-Martial réservée au pape et accessible depuis le Grand Tinel


Tour de la porte Notre-Dame, à la jonction septentrionale entre les palais « vieux » et « neuf »
 : Tour de l’Étude (1337)Toujours sur la façade est, au niveau des appartements privés. Elle était la plus proche de la « Roma » aujourd'hui détruite ;

Devant tour de la garde robe  Derrier tout de l'Etude


Tour de la Garde-robe (1343), de part et d’autre de la tour des Anges


Tour des Latrines (1339-42)
Sa première dénomination date du séjour des papes. Il y avait deux étages de latrines qui correspondaient avec les deux galeries du cloître. Leur fosse était irriguée par une récupération des eaux de pluie à partir du cloître et correspondait avec le grand égout des cuisines avant de se jeter dans la Durançole et le Rhône. Cette fosse servit de glacière au temps des vice-légats et ce nom lui resta après le massacre d'octobre 1791. Au sommet de la tour se trouvait le logement du
capitaine du palais;


Tour des Cuisines (1339-42) au sud de la tour de Trouillas ;Elle dépassait en hauteur les corps de bâtiments, comme la tour de la Gâche (1353), à la jonction de l’aile de la Grande audience et celle des Grands dignitaires.
Elle se trouve au sud et directement accolée à la tour des Latrines. Elle porte ce nom tout simplement car elle abrite les anciennes cuisines 
De plus, certains bâtiments, sans constituer de véritables tours, en ont adopté la forme et sont traditionnellement qualifiés ainsi, soit à cause de leur faible surface au sol et à leur aspect élancé, Ils possèdent d’ailleurs un petit nombre d’ouverture
Mais les éléments de défense de ces tour sont faibles avec peu ou pas d’ouvertures de tir pas de flanquement qui fait que les tours ne font pas saillie
Par ailleurs, la plupart sont accessibles au niveau du rez-de-chaussée, et la tour des Anges, qui fait figure de donjon, n’est guère dotée des moyens d’assumer le rôle d’un réduit défensif
La tour des Anges ou tour du pape est encore plus au sud de la façade est. Couverte d'une terrasse entourée d'un parapet crénelé et sommée d'un châtelet, elle fut d'abord dénommée « grande tour » ou « tour du trésor». En dépit de son occupation par les militaires, c'est l'une des mieux conservée du palais. Elle servit à abriter la « chambre du pape » Benoît XII peinte a tempera de rinceaux de feuillage sur lesquels sont posés des oiseaux ainsi que sa « librairie » et les salles du « trésor haut » et du « trésor bas. Ancienne extrémité sud du vieux palais de Benoît XII, sa seconde vocation fut d'être une tour de défense. Ses murs, épais de trois mètres, sont renforcés aux angles et au milieu par des contreforts. Le cinquième étage de la tour était affecté aux sergents d'armes formant la garde du palais
la tour du Jardin est aujourd'hui détachée du palais, dans le jardin à l'est du palais. Elle est située à l'est de la Roma (aujourd'hui disparue) 

Devant tour de la garde robe au Centre Porte Peyroline


La tour de la Garde-Robe est une construction du palais neuf de Clément VI directement accolée au sud de la tour des Anges
Et pour finir: aucun dispositif qui permette de l’isoler des bâtiments qui lui sont adossés, d’en limiter et d’en barrer les accès
Les fonctions assumées par les espaces intérieurs se prêtent également mal à un rôle militaire : c’est le cas pour la tour des Anges, affectée à la résidence pontificale et à certains offices, à la tour Saint-Laurent, qui abrite le « revestiaire » (sacristie de la grande chapelle de Clément VI) et une chapelle, à la tour Saint-Jean, où sont aménagées deux chapelles superposées, sans parler des pseudo-tours de la Garde-robe, de l’Étude, des Latrines ou de la Cuisine. En somme, ces éléments habituellement caractéristiques d’un château fort, semblent ici singulièrement dénués d’efficacité.
. En fait la fonction militaire de ces tours est principalement concentrée sur les structures sommitales  mâchicoulis et créneaux
l faut distinguer trois types de défenses sommitales :


Les crénelages en encorbellement sur consoles, avec mâchicoulis continu qui sont présent sur les tours de Trouillas et de la Campane, et sur la face intérieure de l’aile de la chapelle de Benoît XII tours Saint-Jean et des latrines mais là seule l’empreinte des consoles est visible, à la tour du cardinal Blanc visible sur l’iconographie ancienne, mais remplacé par un crénelage du mur. Ce dispositif se retrouve sur l’enceinte de la ville et sur la forteresse de Villeneuve-les Avignon.
les crénelages au nu du mur : au sommet de la face extérieure de l’aile des Grands dignitaires côtés sud et ouest et de la tour d’angle, des tours de la porte Sainte-Marie et de la Garde-robe, enfin don en trouvait sur la tour de la Gâche
les crénelages sur arcades-mâchicoulis sur contreforts


Les maîtres d’œuvre du palais ont semble-t-il hésité entre ces partis au cours de la construction des différents bâtiments. L’aile de la chapelle de Benoît XII (1335) présente sur la face extérieure (nord) des arcades-mâchicoulis sur contreforts et sur la face intérieure (sud) un crénelage sur consoles. Par ailleurs on constate aussi une combinaison verticale des deux partis : sur les faces extérieures ouest et nord de l’aile des Grands dignitaires, la partie basse des murs (premier et second niveau) est occupée par des arcades-mâchicoulis, alors que le sommet présente un crénelage au nu du mur Les faces orientales des tours Saint-Jean et des Latrines présentent des arcades-mâchicoulis, mais leur sommet comporte un crénelage sur consoles. La tour de Trouillas comporte un crénelage sur consoles, mais ses faces est et sud présentent les vestiges d’un système d’arcades-mâchicoulis sur contreforts. En ce qui concerne la tour de la Gâche, dont les parties hautes ne nous sont connues que par l'iconographie, elle semble avoir été couronnée d’un crénelage au nu du mur, mais sa face ouest présente deux contreforts. Lorsque l’on examine de près le dispositif des arcades-mâchicoulis sur contreforts, on se rend compte qu’il est moins homogène qu’il n’y paraît à première vue.


Les contreforts sont très fréquents dans l’architecture militaire médiévale, où ils ont été utilisés pour renforcer les parois et raidir les élévations, dans une architecture essentiellement basée sur la défense passive. Les « donjons romans » de France de l’Ouest et d’Angleterre en sont régulièrement pourvus
C’est un parti architectural qui tend à se raréfier au XIIIe siècle, où l’architecture militaire devient plus élaborée, mais les exemples ne sont pas rares encore pour la fin du Moyen Âge L’association des contreforts avec un système de défense sommitale est plus rare, sans doute à cause du mauvais état général de conservation des parties hautes de ces édifices

On peut citer, ce style au XIIe siècle d’ arcades-mâchicoulis en plein-cintre, à  dans l’ Hérault en effet ce style de construction semble avoir été particulièrement en vogue dans l’architecture des églises fortifiées dans le Languedoc comme à Albi et Agde Saintes-Maries-de-la-Mer mais aussi sur les palais comme le château des évêques de Narbonne à Capestang ou l’abbaye de Lagrasse

En effet, à côté des éléments complets et fonctionnels, qui seront décrits en détail ci-après, se trouvent des structures qui en ont l’apparence mais non la fonctionnalité. La face intérieure de l’aile des Grands dignitaires, sur la grande cour, présente une série d’arcatures sur contreforts sans mâchicoulis ni crénelage ; il est vrai qu’à l’intérieur il n’était sans doute pas nécessaire de renforcer la défense, et l’on a dû utiliser cette disposition à titre décoratif et d’homogénéisation. Cependant, à d’autres endroits de l’intérieur du palais, on a eu recours au dispositif complété de mâchicoulis : dans la même cour, les façades nord (Conclave) et ouest (Appartements) en comportent, de même que dans la cour du cloître, les façades ouest (Familiers), sud (Conclave) et est (Consistoire).
Pour les accès ou portes,Ces endroits sont habituellement les points faibles du dispositif et ici on s’aperçoit que celles ci sont vulnérable tant les points faibles sont nombreux
Le palais possède dans sa phase finale de construction de trois portes principales


La porte des Champeaux à l’ouest, celle de la Peyrolerie au sud-est et enfin celle de Notre-Dame au nord-ouest.
On trouve aussi des portes secondaires, que l’on connaît moins bien :
Au nord-est dans la tour de la cuisine et sans doute au sud-est pour l’accès au jardin. De plus, le niveau inférieur de l’aile de l’Audience, est directement accessible à l’est depuis l’extérieur, dans la salle de théologie.
Cette multiplication des accès est peu propice à une défense efficace.
Les trois portes principales, sont bien équipées pour la défense avec pour la porte de la Peyrolerie des herses et un corps de garde, la porte Notre-Dame une herse et des mâchicoulis, et la porte des Champeaux est protégée par une bretèche et deux tourelles en poivrière qui ont été restituées en 1933.

Devant tour de la garde robe  Derrier tout de l'Etude en  renfroncement à gauche Porte Peyroline


enfin les accès au palais, par l’intérieur depuis la salle de Théologie, ont été placés à plusieurs mètres au dessus du sol
Mais il faut savoir que la défense du Palais est plutôt dirigée vers la ville, au sud, En effet l’’édifice est adossé au Rocher des Doms et le « palais vieux » présentait dès l’origine une défense avancée de la porte, au sud avec la tour de la Porte majeure, au cente de l’aile du Conclave.
L’accès en était plus difficile encore car on y trouve un parcours coudé, longeant l’aile du Conclave, puis bifurquant vers le nord pour franchir une double porte donnant sur la cour du cloître.
Les travaux de Benoît XII ont commencé par la construction de la tour des Anges, placée très en avant vers le sud par rapport à l’ancien palais épiscopal qui comprenait des bâtiments autour de la cour du cloître, sans doute dans le but de mieux protéger l’accès du sud, avant la construction du « palais neuf » par Clément VI.
Le palais neuf a lui aussi une défense dirigée vers la ville 
La base de la tour Saint-Laurent enjambe la rue de la Peyrolerie et permet d’y bloquer le passage par la salle des herses, et il a même été nécessaire de réaliser quelques modifications architecturales pour améliorer une défense

 


jugée défectueuse de ce côté aussi la partie basse des fenêtres de l’Audience, au rez-de-chaussée de l’aile sud a été bouchée et le niveau du sol de la rue de la Peyrolerie a été abaissé de plusieurs mètres en creusant le rocher.
En conclusion on trouve un Palais qui semble bien fortifié mais si on y regarde de plus prêt on trouve les faiblesses un peu partout
Ouvertures nombreuses Tours qui ne sont pas en saillie Portes mal protégées
A ces faiblesses on peut y ajouter l’absence de fossés, et se ne sont pas les puissants chenaux qui vont faire la contrebalance car ci ses éléments de défense sommitales, semblent puissants l’étude en détail montre que il est difficile d’y circuler rapidement pour les besoins de la défense, à cause de l’étroitesse des parapets et des passages, des fréquents décalages en hauteur, de la nécessité de traverser des espaces habités,
De plus le palais se trouve surplombé par la rocher du Dom


En 1398 le palais fut assiégé quatre ans par l ‘armée royale qui installa un mangonneau devant la cathédrale, au nord, légèrement en surplomb, et tira sur le palais.L’antipape Benoît XIII posté à une fenêtre de la tour de la Campane fut blessé par un éclat de pierre d’un boulet
L intérieur du Palais
On peut y voir plusieurs étapes
La premier avec Jean XXII 1316 1334 qui fut le premier pape bâtisseur
A coté de la cathédrale se trouve la demeure épiscopale, qu’il transforme en résidence pontificale.
A proximité, il fait ériger une salle d’audience dont les vestiges dans la cour d’honneur sont les seuls témoins.
Mais c’est grace avec les aménagements qui vont durer 20 ans voulus par les deux pontifes qui succèdent à Jean XII : Benoît XII et Clément VI .que nous pouvons admirer cepalais gothique en près de vingt ans.
Benoît XII 1335 1342 créé de toue pièce le palais pontifical


Sous la direction de son compatriote du comté de Foix, l’architecte Pierre Poisson. S’élève une construction puissamment assis sur le rocher, en se servant comme base du palais de Jean XXII.
Il fait élever La tour du Pape qui dominant la ville . C’est un élément majeur du chantier. Elle est le cœur des appartements pontificaux, et protège la personne sacrée du pape et les richesses de l’Église. Elle est reliée aux bâtiments de la cour par deux corps d’appartements privés.
Il va faire élever dans le prolongement l’aile du consistoire flanquée de la Tour des Chapelles,puis vont apparaître les fondations de la tour de Trouillas,
Il finira par faire construire les cuisines et les latrines avec un jardin en contrebas. Les ailes du consistoire, des Hôtes, des Familiers et la Chapelle, forment un quadrilatère qui enserre une cour.
Les salles du palais sont richement décorées avec du mobilier, de tentures et de peintures murales.


Apres le pontificat de Benoit XII c’est au tour de Clément VI 1342 1352 de faire des extensions (opus novum)


De début de son pontificat, la tour de Trouillas est achevée et s’ajoute une nouvelle tour des cuisines Ensuite il fait construire la Tour de la Garde-Robe, accolée à la Tour du Pape.
C’est un nouvel architecte Jean de Louvres, originaire de l’Île-de-France,qui supervise toute l’organisation du chantier des nouvelles extensions, qui mobilisera en moyenne 600 hommes dans un contexte pourtant troublé par la guerre de Cent Ans et la peste noire.
Jean de Louvres fait détruire tout un quartier voisin et à l intérieur du palais il fait édifier la Grande Audience surmontée de la Grande Chapelle, flanquée du Grand promenoir.
L’architecte fait ensuite réaliser l’aile des Grands Dignitaires qui se referme sur un espace semi-public et crée ainsi la Cour d’Honneur.
Les palais devient un palais dans le style gothique On y trouve des croisée d'ogives des sculptures, culots de nervure, moulures fresques, vitrail, orfèvrerie, mobilier, tenture,


De grands artistes et intellectuels sont invités à la cour ce qui fait d’Avignon un creuset culturel et un foyer d’échanges européens. I
A la mort du pape l’essentiel des bâtiments est construit. Au cours des décennies suivantes, des travaux d’achèvement et des aménagements de confort sont entrepris par Innocent VI (tour Saint Laurent et de la Gâche, galerie du conclave…) et Urbain V (jardin et Roma)
Description tirée de Wikipedia
.La salle des gardes La salle des gardes est située dans l'aile des Grands Dignitaires. La pièce fait 17 mètres sur 10 et se compose de deux travées inégales avec croisée d'ogives
Au-dessus de celle-ci, se trouve l'ancienne chambre du Trésorier. Très haute de plafond, elle possède plusieurs portes et permet d'offrir à son occupant une agréable vue. La pièce dite : « le Cubiculaire », l'une des plus belles pièces du Palais, qui fut habitée par le cubiculaire du Pape, Bernard de Saint-Étienne. Située derrière les deux tourelles de la façade principale du palais où elle a une fenêtre, au-dessus de la porte des Champeaux la pièce fait 9,80 mètres par 7,40 m
L'aile du Conclave
L'aile du Conclave possède la salle du Conclave qui fut autrefois l'appartement des hôtes. Le roi Jean le Bon, l'empereur Charles IV, Pierre IV, roi d'Aragon, Louis II de Bourbon, les ducs d'Orléans, de Berry, de Bourgogne y séjournèrent
Le grand Tinel

 

C


 

Cette salle communique avec le grand Tinel qui désigne l'ancien grand réfectoire ou salle des festins. Cette pièce, aux proportions impressionnantes puisque très haute de plafond et couvrant 48 mètres de long sur 10,25 mètres de large, était aussi utilisée lors des conclaves Son lambris était recouvert, au XIVe siècle, d'étoffe bleue parsemée d'étoiles figurant la voûte céleste
La Paneterie
Au-dessous de la salle du Conclave se trouve la « Paneterie », grande pièce autrefois divisée en six plus petites et qui servaient à l'époque pour l'intendance et la confection des repas de la cour (soit plus de 300 repas par jour) et la fourniture de repas aux pauvres (distribution de pain et vin à 800 pauvres par jour, achats de vêtements, de draps et de grains par l'aumônerie des pauvres,. Encore au-dessous, au niveau le plus bas, le « grand cellier » (ou Grand Cellier Benoît XII), ancienne cave creusée een 1337 dans le rocher Pour y accéder, il fallait passer par la « galerie du Cloître ».
La salle de la Grande Audience

 
Enfin, la salle de la « Grande audience » appelée aussi, à partir de 1336, Tribunal de la Rota (tribunal des causes apostoliques dont les jugements étaient sans appel) chef-d'œuvre de Jean du Louvres, dit de Loubières, 52 mètres de long sur 16,80 mètres de large et 11 mètres de haut Elle est située du côté opposé à l'aile du conclave par rapport à la Porte des Champeaux. À la mort de Clément VI, Matteo Giovanetti avait réalisé sur le mur nord de sa travée orientale, ses deux voûtains et la moitié du mur est, une impressionnante série de fresques figurant le « Jugement Dernier ». Elles furent détruites par les militaires en 1822 1823
Plusieurs galeries permettaient de rejoindre les différentes parties dont la « galerie du Conclave » et la « galerie du cloître ».
Le studium de Clément VI ou chambre du cerf


C'est l'une des plus célèbres salles du palais grâce à sa décoration exceptionnelle. Ce studium ou salle d'études, voulu par Clément VI, porte depuis longtemps le nom de « Chambre du Cerf » à cause d'une chasse peinte sur son mur occidental. Lors d'un aménagement de cette pièce au temps des vice-légats, le cervidé a été coupé par la mise en place d'une cheminée, et il n'en reste plus que l'arrière-train.
Les chapelles


La chapelle Saint-Martial.
Située au deuxième étage de la tour Saint-Jean, la chapelle Saint-Martial retrace par ses peintures les points forts de la vie de
saint Martial. Elle fut réalisée par Matteo Giovannetti de Viterbe entre 1344 et 1345 Le sens de lecture de ces scènes va de haut en bas.
Les
voûtains de cette chapelle sont illustrés de treize scènes du début de la vie de saint Martial
sa rencontre avec l'enseignement du Christ lorsqu'il était jeune ; son baptême ; la prédication du
Christ ; la pêche ; l'apparition du Christ à saint Pierre et sa demande d'envoyer Martial évangéliser la Gaule ; l'envoi de Martial avec deux compagnons en Gaule ; la remise du bâton pastoral de saint Pierre à Martial ; la résurrection d'Austriclinien pendant laquelle Martial impose le bâton de saint Pierre à la mort ; la guérison de la fille d'Arnulfus ; la résurrection du fils de Nerva ; le baptême du peuple de Toulx; le miracle d'Ahun et la guérison du paralytique.
Le registre supérieur continue avec sept autres scènes en quatre panneaux: la résurrection d'André et d'Aurélien à
Limoges ; le martyre de sainte Valérie, la montée au ciel de son âme et la résurrection de son bourreau ; l'amende honorable du duc Étienne et la résurrection d'Hildebert, l'un de ses officiers ; la destruction des idoles à Bordeaux, la guérison de Sigisbert, comte de Bordeaux et l'extinction de l'incendie.
Sur le registre médian, on trouve neuf autres scènes en quatre panneauxl'apparition du Christ à Martial à Poitiers puis le martyre des saints Pierre et Paul ; l'ordination de saint Aurélien et la création de treize églises en Gaule ; l'apparition du Christ pour l'annonce de la mort à Martial, l'offrande faite à Martial par sainte Valérie de sa tête coupée et enfin sa mort ; le cortège funèbre et la guérison des malades grâce à son suaire. Ce registre étant plus proche du sol et donc plus facilement accessible, il est en moins bon état de conservation que le reste. Enfin, le registre inférieur, juste au-dessus du sol, est réservé à des motifs en trompe-l'œil.

La chapelle Saint-Jean.

De 1347 à 1348, Matteo Giovannetti s'occupa de la chapelle Saint-Jean. Située sous la chapelle Saint-Martial, cette dernière, avec une entrée par le nord, est accessible depuis la salle du Consistoire, de plain-pied avec le cloître construit par Benoit XII Là encore, le sens de lecture s'effectue de haut en bas, mais il y a en parallèle deux histoires, celle de saint Jean-Baptiste au sud et à l'est et celle de saint Jean l'évangéliste au nord et à l'ouest. L'histoire proprement dite ne commence qu'à partir du registre supérieur, les voûtains étant dédiés à la présentation de parents des deux saints. Pour saint Jean-Baptiste : sainte Élisabeth sa mère, saint Zacharie son père et sainte Ismèrie sa grand-mère maternelle. Pour saint Jean l'évangéliste : sainte Marie-Salomé sa mère, saint Zébédée son père et sainte Anne sa grand-mère maternelle. En tout, avec les deux Jean, huit personnages sont présents sur les voûtains.
Les registres supérieurs et médian reprennent cette même division et le registre inférieur était là encore réservé à des motifs en trompe-l'œil.
La
grande chapelle.

Édifiée sous Clément VI, la Grande Chapelle, est dédiée aux apôtres Pierre et Paul et fut achevée après quatre années de travaux. Avec ses 52 mètres de long sur 15 mètres de large et 20 mètres de haut, sa nef est exceptionnelle D'une qualité architecturale bien supérieure aux deux « petites » chapelles de la tour Saint-Jean, les premières peintures de ses murs datent en réalité du XVIe siècle.
On y accède par un escalier monumental, dit escalier d'honneur. Son concepteur, Jean du Louvres, opta pour un escalier rampe-sur-rampe, nouveauté qui rompait totalement avec les escaliers à vis ou à volée droite qui avaient été jusqu'alors construits. Il fut terminé et payé à l'architecte en octobrre 1346
Son portail et son parvis sont aussi remarquables. Situé au niveau de la Cour d'Honneur, c'est de cet endroit que le souverain pontife donnait sa triple bénédiction à la foule et qu'on lui apposait la tiare lors de son couronnement pontifical. L'occupation du palais par les militaires a dégradé l'ensemble
Les Cours
Cour d'honneur Voir Article détaillé :
Cour d'honneur du Palais des papes.


Clément VI, dès le début de son pontificat, en 1342, fit raser les maisons et édifices situés près du palais vieux. Ces bâtiments délimitaient la place des Cancels et c'est sur cet emplacement que fut établie la « Cour d’Honneur. Celle-ci accueille aujourd'hui les représentations majeures du Festival d'Avignon.
C'était au
XIVe siècle, le lieu de passage, de rendez-vous et d'attente où se pressaient tous ceux qui étaient admis au palais. De la fenêtre de la « Grande Audience », qui la surplombe sur le côté droit, le souverain pontife apparaissait à la foule et lui donnait sa bénédiction. C'est un carré de 1 800 mètres carrés environ qui est borné au nord et à l'est par le palais vieux tandis qu'au sud et à l'ouest, il l'est par le palais neuf. En son centre se trouvent les vestiges de la salle d'audience de Jean XXII et le puits, profond de 29 mètres, qu'Urbain fit creuser. Primitivement trois portes ouvraient cette cour :
la porte des Champeaux, seule entrée actuelle ;
La porte Notre-Dame, au nord-ouest ;
La porte de la Peyrolerie, au sud-est.
La cour du cloître


La cour du cloître est délimitée par quatre bâtiments : l'aile du Consistoire, à l'est, l'aile des Hôtes, au sud, l'aile des Familiers, à l'ouest, et la chapelle de Benoît XII, au nord
L'aile du Consistoire se compose de deux salles superposées : la salle du Consistoire et le Grand Tinel. À l'arrière de cette aile se trouvent la Bouteillerie et la Panetterie. L'aile des Hôtes ou aile du Conclave s'étage sur trois niveaux. Au rez-de-chaussée se trouve le Grand Cellier ; au-dessus, les appartements des bouteillers et des panetiers, et le troisième étage (30 mètres de long et de plain-pied), appelé « chambre de l'Empereur » depuis que Charles IV de Luxembourg y séjourna

L'aile des Familiers regroupe les logements de la Curie. Elle se compose d'un rez-de-chaussée et de deux étages. Quant à la chapelle de Benoît XII, elle est subdivisée en deux parties : la chapelle basse ou obscure, qui fut rapidement transformée en réserve ; la chapelle haute ou Grande Chapelle. L'ensemble de ces deux bâtiments est affecté aux Archives départementales, tandis que l'aile méridionale du cloître a été transformée en Centre de Congrès
Les jardins pontificaux Article détaillé :
Jardins du palais des papes d'Avignon.
Jardins du palais des papes d'Avignon, restaurés et inaugurés en 2020.
Les jardins pontificaux de 2 hectares sont fondés puis agrandis, remaniés, et améliorés par les papes d'Avignon qui se succèdent en ces lieux de 1305 à 1377, au pied de la façade arrière est, protégés du mistral par des puissantes murailles gothiques du palais de 10 m de haut. Ils sont restaurés entre 2017 et 2020, avec :
Le
Verger Urbain V, de 1 000 m2, avec accès aux anciennes cuisines du palais.
Le Jardin du Palais (ou jardin
Clément VI ou Benoît XII) de 1 250 m2.
Le Jardin du Pape (ou jardin du
Griffon) de 660 m2, jardin privé du pape, avec accès direct depuis ses appartements.
En conclusion on peut dire que le palais des papes dans sa structure et son décor, se réfère à deux traditions au moins, à parts égales
D’une part les formes traditionnelles et régionales de l’architecture castrale, D’autre part, il met en scène, d’une certaine façon, une référence symbolique forte au siège traditionnel du pouvoir pontifical, Rome, qui s’y exerce dans la continuité.

 
   


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